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Des centaines de personnes ont fait la queue plusieurs heures dans le 16e arrondissement de Paris (l'un des plus bourgeois de Paris) dans l’espoir d’avoir une dédicace de l’ancien président.
21 jours de prison et un livre. Ce mercredi 10 décembre sort Le journal d’un prisonnier de Nicolas Sarkozy, un mois pile après la fin de son incarcération. Alors pour l’occasion, l’ancien président organise une tournée de dédicaces en France qu’il inaugure ce mercredi par un passage dans une librairie de la très chic rue de la pompe dans le 16e arrondissement à Paris.
Commentaires sur X
"Dédicace de Sarkozy, le Johnny de la politique française.
Qu’a-t-il apporté à notre pays ?
Le retour dans le commandement intégré de l’OTAN.
La vente du stock d’or.
La trahison du référendum de 2005
Et plus de dette."
Le retour dans le commandement intégré de l’OTAN.
La vente du stock d’or.
La trahison du référendum de 2005
Et plus de dette."
Vigilance :
Liberty :
Mac :
Ella Kelian :
Tout ceci n’est possible que parce que Sarkozy a offert aux petits bourgeois le grand frisson politique, comblant la platitude de leurs petites vies, faites d’inaliénables convenances entraînant frustration absolue et ennui profond.
La France des mocassins à glands connaissait enfin l’orgasme, le droit d’exulter sans pudeur, et en public…
Celle qui jusqu’à la, refusait à d’autres l’idée que l’on puisse jouir sans entrave, avait enfin la possibilité de jouir de tous ses petits privilèges et plaisirs tartes, dans un mépris crétin, rajoutant un cynisme effroyable au vice effarant.
Ce monde parallèle, aux chemisiers bien repassées et à l’âme bourrée de faux-plis et d’autant de faux-semblants, ne connaît rien d’autre que cette pitoyable transcendance pour vibrer dans une société qu’elle déteste, et qui lui rend si bien…
Ainsi pour continuer à s’enivrer de cette chimérique respectabilité, et de ce bonheur tout aussi factice, les Sarkofans sont inlassablement caution du pire, du néant politique, tout en faisant de Sarkozy, la marionnette de leur délire grotesque, et c’est bien là toute la misère, la folie de la chose :
« Pour continuer d’exister, l’ancien Président de la République doit nourrir… des pires inepties et outrances la bête immonde qu’il a enfantée... »
Sans cette horde pathétique, sans ce cortège de la honte, sans cette caste de bourgeois frustrés, Sarkozy n’existe plus aux yeux du monde, et quand on a été prêt à tout pour prendre le Pouvoir, rien n’est inimaginable, ni même indigne à vos yeux pour en garder l’illusion, et continuer ainsi se nourrir sur une bête immonde se repaissant de vous-même.
Non, Sarkozy ne représente pas la République, encore moins incarne-t’il aujourd’hui les valeurs de celle-ci, Sarkozy n’est que la version la plus aboutie d’un écosystème de parasites prospérant grâce à une médiocrité méthodique, dénuée de toute conscience et de toute dignité.
Le Sarkozysme est aujourd’hui une décrépitude magistrale, une mort cérébrale, ayant trouvé un utopique mode de survie, sans aucune pudeur, ni limite, et dont les bouffées délirantes fascinent autant qu’elles ne stupéfient l’opinion.
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"Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n'est pas victime ! Il est complice."
Ecrits politiques (1928-1949) : Sur le socialisme, les intellectuels et la démocratie de George Orwell.