lundi 30 mars 2026

L’Iran fait-il partie de la « secte du complot mondial » ?




Israël / les USA et l'Iran sont censés être ennemis. Toutefois, sur le plan stratégique mondial, ils collaborent manifestement pour permettre la Grande Réinitialisation.

L'Iran n'occupe pas une place à part dans l'agenda mondial, car :

- L’Iran a participé à la fraude liée au Covid.

- L'Iran dispose de la 5G et travaille à la 6G.

- Il travaille sur une législation sur les cryptomonnaies et l’identité numérique.

- L'Iran travaille sur des lois concernant les cryptomonnaies et les documents d'identité numériques. Comme tous les gouvernements du monde, le gouvernement iranien avance d’un même pas vers les mêmes objectifs, les mêmes technologies et les mêmes formes de gouvernance.

Informations complémentaires :

L'ancienne banquière d'affaires Catherine Austin Fitts a récemment averti que le blocage du détroit d'Ormuz pourrait déclencher une crise économique et alimentaire, que ce projet émanait de la City de Londres et de la Fondation Rockefeller. Cette crise s'inscrit dans un plan plus vaste de contrôle numérique via les monnaies numériques de banque centrale (MNBC), les identités numériques et la surveillance.

Tous dans le même « club » Malgré leurs divergences idéologiques et religieuses, les dirigeants iraniens semblent également appartenir à une secte satanique. Un simple coup d'œil au bâtiment du Parlement iranien, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, ne laisse guère de doute à ce sujet.



Il s'agit d'une pyramide à 33 fenêtres. L’étage supérieur en compte 13, les 2 étages en dessous en comptent 10 chacun, soit 33 fenêtres au total. Ces nombres font partie du symbolisme de l'élite franc-maçonne. À l'intérieur, on peut voir un immense X (symbolisant la résurrection d'Osiris) au-dessus du pupitre et sept anneaux formés par les sièges (les sept anneaux de Saturne/Satan). En observant l'« ennemi », les États-Unis, on remarque que le billet d'un dollar regorge lui aussi de ces symboles et de ces chiffres.

À la lumière de la symbolique et des actes concrets, il apparaît clairement que ces élites, qui semblent en conflit mortel, ne font qu’un lorsqu’il s’agit d’asservir le monde sous un gouvernement mondial satanique.

Ernst Wolff a expliqué ce même phénomène d'un point de vue économique, en prenant comme exemples les États apparemment rivaux que sont les États-Unis, la Russie et la Chine : Les hostilités simulées entre États pour la suprématie numérique – Ernst Wolff

https://www.kla.tv/40474 [Kla.TV :]

Oui. Mais les différents États jouent aussi manifestement un rôle. Je vais vous citer quelques régions ou pays et vous demander votre avis : quel rôle ces pays ont-ils à jouer ? Tout d'abord, les trois grands acteurs sont évidemment les États-Unis, la Russie et la Chine.

[Ernst Wolff :]

Oui, exactement, comme je le disais, ces trois pays siègent tous au conseil d'administration de la Banque des règlements internationaux (BRI), où le même agenda est mis en œuvre. La CBDC a déjà été introduite en Chine où plus de 300 millions de Chinois disposent désormais d'un portefeuille électronique sur leur téléphone portable. En Russie également, on introduit maintenant le rouble numérique, en partant du principe qu'il faut se protéger contre les sanctions américaines et contre le système SWIFT. Et aux États-Unis, c'est le même agenda qui se déroule. Nous avons certes un président qui avait promis auparavant qu’il n‘introduirait pas de CBDC, mais toutes ses mesures en arrière-plan visent à préparer le terrain pour cette CBDC. Il mise donc très fortement sur ces cryptomonnaies, sur les stablecoins (monnaies numériques dotées d'un mécanisme de stabilisation des prix). Et les stablecoins ne sont rien d'autre que la préparation des CBDC par la petite porte.

Ce sont donc trois grands pays qui jouent ensemble en coulisses, mais qui, en apparence, s'affrontent bien sûr. Et ce qui importe ici, c'est que cette prétendue opposition conduit à devoir se protéger contre les autres. Et qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie tout simplement qu’il faut sans cesse développer l’industrie de l’armement. Et nous constatons actuellement que l’industrie de l’armement connaît une expansion sans précédent à l’échelle mondiale, ce qui permet à ces acteurs en coulisses de réaliser des profits colossaux. »


Sources/Liens : https://www.naturalnews.com/2026-03-16-fitts-warns-hormuz-shutdown-signals-covid-2.html

Tout le drame de l’histoire de la communauté juive

 

Devant des manifestants pro palestiniens à Nice, un passant (portant une kippa) simule une agression antisémite dés l’arrivée de la police. Quelle honte.


Source

*******


La fabulation hystérique


Par Hervé Ryssen


La fabulation est l’un des nombreux symptômes de la pathologie hystérique. Dans "Psychanalyse du judaïsme", nous en avions recensé une bonne vingtaine, à travers l’étude des ouvrages spécialisés, et en notant les extraordinaires similitudes avec le judaïsme intellectuel.

L’hystérie, on le sait, est très présente dans le judaïsme, pour la simple et bonne raison que l’inceste qui en est à la source, paraît beaucoup plus répandu dans cette communauté que partout ailleurs.

Cette pathologie qui avait tant retenu l’attention de Sigmund Freud présente aussi cette particularité d’être extrêmement contagieuse, et l’on note ici que les juifs, justement, sont les grands spécialistes de ces délires politico-religieux qui embrasent l’humanité. La prosternation devant l’holocauste n’est qu’un nouvel avatar de cette hystérie spécifique au judaïsme.

La personnalité hystérique, en effet, exprime toujours ses angoisses avec beaucoup d’émotions, tant et si bien qu’elle parvient à les communiquer rapidement à son entourage. Dans un premier temps, sa fragilité émotionnelle et ses crises existentielles inspirent la pitié et empêchent les proches de prendre conscience de son extraordinaire capacité de manipulation. C’est seulement après un certain laps de temps que l’entourage, épuisé, préfère s’éloigner de la malade ou bien décide de la maintenir à l’écart. Nous avons ici tout le drame de l’histoire de la communauté juive.


*******


J'ai étudié le judaïsme pendant 30 ans, de 1992 à 2022 ; d'abord à partir des textes anti-judaïques occidentaux, jusqu'en 2003, puis à partir des livres d'intellectuels juifs de toutes nationalités et de toutes les époques. C'est seulement en me plongeant dans la pensée juive pendant des années à travers des centaines de livres que j'ai pu comprendre "les secrets du judaïsme" et surtout : une psychologie très particulière. Pour faire très court et très simple : il n'y a que deux choses à retenir : le concept d' "inversion accusatoire", qui consiste à accuser son ennemi des tares qui sont les siennes ; ou mieux encore : accuser son ennemi d'user de cette inversion accusatoire. Et deuxièmement - ce qui est beaucoup plus important : le phénomène hystérique, que j'ai compris peu à peu à partir de 2006. Ce sujet est de loin le plus important (avant l'étude du mondialisme, du messianisme, du marxisme, de la finance, des escroqueries et du phénomène LGBT).

A partir de 2006, j'aborde cette question dans chacun de mes livres, toujours en troisième partie, parce que les choses se clarifient et se consolident au fur et à mesure de mes découvertes. C'est pourquoi la première version du livre "Psychanalyse du judaïsme" de 2006 n'est pas bonne. La seule qui tienne est la réédition de 2011, dans laquelle les 80 dernières pages ont été changées. Je ne peux évidemment pas parler davantage ici de cette "Psychanalyse du judaïsme", parce que c'est précisément ce sujet qui m'a valu le plus d'ennuis judiciaires. J'ai encore un bracelet électronique à la cheville en octobre 2024 pour une vidéo de 2017 dans laquelle je présente quelques témoignages, sans rien ajouter, ou presque. C'est dire que le sujet est sensible.

Cela pour vous dire qu'en ce qui me concerne, il n'y a plus de "secrets du judaïsme", au moins depuis 2007, quand tout s'est vraiment clarifié. 2007, c'est l'année où je publie "Le Fanatisme juif". La documentation y est confondante et implacable. C'est pour moi le livre le plus complet, puisque j'y aborde à la fois le communisme, le mondialisme et la psychanalyse.

A la fin de cet ouvrage, je présente un texte littéralement foudroyant et qui n'avait jamais été relevé sur le messianisme juif.

Il s'agit d'un propos d'un intellectuel juif nommé Itzhak Attia, que nous avions découvert dans le numéro d’avril 2003 d’Israël Magazine. Itzhak Attia était alors “directeur des séminaires francophones à l’École Internationale pour l’Étude de la Shoah de l’Institut Yad Vashem.

Tandis que beaucoup d'autres intellectuels de sa communauté, notais-je, considéraient que l'antisémitisme était une "maladie", Itzak Attia écrivait, lui, d'une manière ingénue : "...c’est le miroir déformant de notre identité, l’identité spécifique du peuple d’Israël".

Itzhak Attia tient ensuite ces propos très explicites, d’une clarté peu commune chez les intellectuels juifs, probablement parce qu’il s’exprimait dans un journal réservé à la communauté :

« Même si notre raison nous crie de toutes ses forces l’absurdité de ce face à face entre un tout petit peuple aussi insignifiant que le peuple d’Israël et le reste de l’humanité, écrit-il,… aussi absurde, aussi incohérent, aussi monstrueux que cela puisse paraître, nous sommes bien engagés dans un combat intime entre Israël et les Nations qui ne peut être que génocidaire et total, parce qu’il en va de nos identités respectives.»

Vous avez bien lu : entre le peuple juif et le reste de l’humanité, le combat ne peut être que « génocidaire et total ». ("Le Fanatisme", page 391).

Bien évidemment, tous les juifs du monde entier ne sont pas des fanatiques, fort heureusement. Mais il est bon de savoir que ce fanatisme existe dans le judaïsme, comme dans toutes les autres religions.

Mes études sur le judaïsme sont terminées depuis ma sortie de prison et mon dernier livre "Le Coup de la loi" (2022). Pourquoi ? Parce qu'il n'y a plus de "secrets du judaïsme".

dimanche 29 mars 2026

Non à la guerre



Mass protests across the U.S. against Trump, with millions rallying under slogans rejecting wars, extremism, and authoritarianism.



Des manifestations massives, rassemblant plus de 9 millions de personnes, ont eu lieu contre le président américain sous le slogan « Non à la monarchie, non à l'extrémisme, non aux guerres, nos forces armées ne sont pas à vendre », organisées par des démocrates et quelques républicains, rejetant en substance la politique de Trump consistant à déclencher des guerres de manière inconsidérée.

Les manifestations se sont concentrées dans plusieurs villes (dont New York, Washington, Chicago, Boston, Philadelphie et d'autres) et sont considérées comme la première tentative des opposants à Trump et des défenseurs américains de la paix de faire pression sur le gouvernement pour qu'il mette fin aux guerres.



IRAN : UNE FAUSSE GUERRE, UN VRAI TERRORISME D’ÉTAT




Depuis trois semaines, on nous parle de guerre au Proche-Orient, en particulier en Iran. C’est faux. Ce mot, répété à l’infini, sert à donner une apparence de légitimité à ce qui n’est, en réalité, qu’un déchaînement de violence étatique exercée à distance. Une guerre suppose des peuples engagés, des sociétés mobilisées, un affrontement assumé, des buts politiques identifiables et un rapport de forces clairement établi. Rien de tel ici.

Ce que nous voyons, ce sont des dirigeants qui frappent sans s’exposer, des appareils militaires qui détruisent sans rendre de comptes, des populations civiles – principalement iraniennes et libanaises – transformées en cibles, et des infrastructures réduites en cendres. Pas de front, pas de mobilisation, pas de responsabilité : seulement des missiles, des drones, des vies brisées et des territoires ravagés en Iran et au Liban.

Au même titre qu’à Gaza, où les opérations d’extermination méthodique conduites par Tsahal contre les populations civiles palestiniennes ne peuvent être qualifiées de guerre, l’offensive menée par le bloc américano-israélien contre l’Iran ne peut davantage être caractérisée comme telle. En l’espèce, le mot « guerre » ne décrit pas la réalité. Il la falsifie. Il sert à blanchir une entreprise de terreur qui n’a rien d’un affrontement entre forces opposées et tout d’une violence militaire organisée contre les civils : frapper, terroriser, imposer par la destruction. Ce mot n’explique rien. Il ment. Il maquille une terreur armée unilatérale en guerre transforme la brutalité en stratégie et la destruction systématique en méthode d’action militaire pleinement assumée.

Ce qui se déroule sous nos yeux au Proche-Orient n’est pas une guerre. C’est une violence militaire génocidaire dirigée contre les civils. Une entreprise méthodique de dévastation et d’exécutions politiques à distance. Un terrorisme interétatique à visage découvert.

Une « guerre » sans peuples mais peuplée de missiles

Dans cet énième conflit déclenché par le tandem américano-israélien, il n’y a ni mobilisation générale, ni affrontement terrestre massif, ni engagement des populations. À la place, une confrontation à distance : frappes aériennes, missiles, drones, destruction d’infrastructures, populations civiles pulvérisées par les frappes et les bombardements. Autrement dit, il ne s’agit pas d’une guerre entre peuples, mais d’un affrontement entre appareils d’État – ou, plus exactement, entre chefs de gangs de tueurs de masse : le tandem américano-israélien génocidaire et le régime massacreur iranien. (??? NDÉ)

Dans les guerres capitalistes classiques, les États mobilisent leurs sociétés : conscription, économie de guerre, propagande, enrôlement. Ici, rien de tel. Ni aux États-Unis, ni en Israël, ni en Iran : pas de mobilisation générale, pas de peuples en armes, pas de ferveur patriotique, aucun basculement dans une économie de guerre. Seulement des appareils militaires qui frappent à distance tandis que les populations iraniennes – et libanaises – restent à l’écart et subissent directement les destructions, les bombardements et leurs conséquences traumatiques.

Ainsi, ce qui domine, c’est une opération aérienne meurtrière, pilotée à distance par des appareils militaro-industriels spécialisés, depuis des quartiers généraux situés à des milliers de kilomètres des zones bombardées.

Aussi, ce qui est abusivement nommé « guerre » n’est en réalité qu’une opération technique, presque administrative : organiser la destruction à distance, s’exonérer de toute responsabilité et en faire payer le prix aux populations civiles, en Iran comme au Liban, en première ligne.

Des États qui bombardent, des populations pulvérisées

Dans ce « conflit à distance », ce ne sont pas les peuples qui font la guerre. Ce sont les États qui frappent. Les centres de pouvoir sont protégés. Les dirigeants sont à l’abri, du moins du côté américain et israélien. En revanche, certains responsables iraniens ont été visés et éliminés par l’armée israélienne. Non pas au terme d’un affrontement « loyal et héroïque », mais assassinés à distance, par missiles. C’est là toute la singularité de ce « conflit aérien terroriste » : une violence exercée sans exposition, où l’explosion des corps à coups de missiles remplace l’affrontement direct, et où l’élimination ciblée, exécutée à distance, devient une méthode assumée par les sanguinaires dirigeants israéliens et légitimée par des élites occidentales complices.

Cette prétendue « guerre » à distance ne réduit pas la violence : elle la déplace. Elle la concentre sur ceux qui n’ont aucun pouvoir : les populations civiles. En témoignent les faits : ce sont elles – en particulier en Iran et au Liban – qui supportent le coût humain, matériel et social de cette « confrontation aérienne terroriste ». Infrastructures détruites, territoires désorganisés, vies brisées : la prétendue « guerre ciblée » dévaste en réalité les sociétés iranienne et libanaise.

Ainsi, d’un côté, le bloc américano-israélien déploie une puissance militaire fondée sur la supériorité technologique et la projection à distance. Il frappe sans s’exposer, dans un rapport de force profondément asymétrique. De l’autre, le régime iranien instrumentalise la confrontation extérieure pour renforcer son emprise interne. La menace étrangère devient un levier de légitimation, un outil de verrouillage politique.

"Ces deux logiques ne s’opposent pas : elles se nourrissent. La violence militaire extérieure consolide la domination intérieure, et la domination intérieure alimente la fuite en avant militaire."

Cette double dynamique structure la politique du régime fasciste israélien depuis près de trois ans : une violence militaire permanente, exportée dans plusieurs pays pour contenir une société menacée d’implosion. Cette cohésion forcée alimente en retour une fuite en avant dans une escalade meurtrière sans fin. L’ironie de cette dynamique est qu’en cherchant à contenir l’implosion, les dirigeants génocidaires israéliens en précipitent l’avènement.

Extension régionale : infrastructures vitales foudroyées par un déluge de bombes

Cette dynamique meurtrière ne se limite pas à la scène intérieure : elle se prolonge et s’amplifie à l’échelle régionale. La nature terroriste de cet affrontement apparaît encore plus clairement dès lors que l’on observe son extension. Du côté iranien, la confrontation ne se limite pas à une riposte contre Israël : elle s’inscrit dans une logique d’expansion de la terreur à l’échelle régionale, exposant les pays voisins et leurs populations à une déstabilisation continue, voire à une menace existentielle liée à la destruction annoncée des usines de dessalement par le régime des mollahs. Une telle destruction aurait l’effet d’une bombe atomique dans une région où l’eau est plus précieuse que le pétrole.

Du côté israélien, les opérations terroristes au Liban illustrent cette même dynamique sanguinaire : frappes répétées, destructions d’infrastructures, plus d’un millier de civils tués. Dans les deux cas, la violence terroriste étatique ne reste pas contenue. Elle déborde. Elle s’étend. Elle contamine l’ensemble de la région.

"Dans les faits, les frappes américano-israéliennes ne visent pas des objectifs militaires. En Iran, elles touchent systématiquement les infrastructures civiles : usines, écoles, zones résidentielles, raffineries, marchés, hôpitaux. Ce ne sont pas des effets collatéraux, mais les éléments constitutifs d’une stratégie de désorganisation globale des forces productives et des rapports sociaux, jusqu’à leur désagrégation."

À cet égard, on peut s’interroger sur le fait que le tandem américano-israélien, capable de cibler dirigeants et infrastructures avec une précision chirurgicale, ne parvienne jamais à neutraliser les capacités de lancement de missiles et de drones iraniens, laissant ainsi se maintenir une force de frappe qui alimente une dynamique de ripostes meurtrières en chaîne. Tout se passe comme si l’objectif de Washington n’était pas la décapitation de la force armée iranienne – qu’il préserve, car indispensable au régime qu’il entend imposer pour maintenir l’ordre social – mais la destruction des forces productives, autrement dit la neutralisation du prolétariat iranien, réputé pour sa combativité et son légendaire anti-impérialisme contre les États-Unis. Et les destructions massives d’infrastructures participent de cette logique : elles visent à briser le moral des prolétaires iraniens et à étouffer toute velléité de rébellion, dans un Iran « libéré » réduit à un champ de ruines et à un camp de concentration, un GAZA cent fois plus grand…

La guerre verticale : frapper sans s’exposer

Cette logique se lit aussi dans le calendrier des frappes. Le recul de l’intervention militaire contre l’Iran, annoncé par Trump au moment même du soulèvement populaire, peut également s’interpréter à la lumière de cette logique. Alors que Washington se disait prêt à frapper dès le début du mois de janvier, l’attaque a été différée, laissant au régime iranien toute latitude pour écraser les prolétaires insurgés. Cette temporisation visait à laisser les Mollahs neutraliser eux-mêmes la menace sociale intérieure, avant l’installation d’un régime fantoche chargé d’administrer un ordre social déjà écrasé dans le sang.

Ce qui se joue ici dépasse largement ce cas particulier : c’est une logique générale des conflits contemporains. La destruction des forces productives et l’écrasement des sociétés ne sont pas des effets secondaires : ils redéfinissent les formes mêmes de l’affrontement. Cette dynamique révèle une transformation profonde : la disparition progressive de toute distinction entre zones de guerre et zones civiles. Le «front» devient un espace indéfini, extensible : à Téhéran, à Beyrouth, ce sont désormais les zones urbaines elles-mêmes qui deviennent des cibles.

Le tandem américano-israélien frappe les villes elles-mêmes, faisant des populations civiles des cibles directes. Washington comme Tel-Aviv invoquent la riposte ou la prévention. Mais ces justifications ne font que masquer l’essentiel : frapper les plus vulnérables, là où le carnage produit le plus de désagrégation sociale et de démoralisation politique, afin d’étouffer toute velléité de rébellion sociale interne et toute résistance contre Israël.

C’est en ce sens que ce « conflit à distance » relève du terrorisme d’État : une violence armée exercée par les États-Unis et Israël, qui vise moins à affronter un adversaire militaire qu’à produire sidération, désorganisation et terreur à l’échelle de populations civiles entières, afin d’écraser toute résistance armée contre Israël.

"Frapper pour sidérer. Détruire pour imposer. Terroriser pour gouverner. Telle est la stratégie criminelle des puissances impérialistes américano-israéliennes. Dans cette logique, les civils ne sont pas des victimes accidentelles. Ils sont les cibles de ce dispositif de terrorisme d’État."

Cette logique ne se limite pas à la destruction matérielle. Elle s’accompagne d’une transformation des représentations : la violence armée n’est plus seulement exercée, elle est revendiquée, exhibée, assumée par ceux-là mêmes qui la dirigent. Trump comme Netanyahou ne se contentent plus de frapper à distance ; ils mettent en scène leur puissance destructrice et la présentent comme une preuve de supériorité et de légitimité. La banalisation des crimes de guerre et de masse s’accompagne d’une brutalisation des esprits : aux États-Unis comme en Israël, l’effusion de sang cesse d’être un scandale pour devenir un instrument ordinaire, voire un motif de fierté gouvernementale.

Cette brutalisation accompagne et légitime la confiscation de toute souveraineté populaire. Ce qui caractérise ce « conflit aérien », c’est l’absence totale de souveraineté des peuples sur la « guerre » menée en leur nom. Aux États-Unis, en Israël comme en Iran, les décisions sont prises en haut lieu, exécutées par des structures spécialisées, et subies par des populations réduites à l’impuissance. Ce ne sont pas des armées qui s’affrontent : ce sont des pouvoirs terroristes – américain, israélien et iranien – qui frappent des civils et détruisent les infrastructures.

Une dévastation déferlant des airs, un terrorisme d’État sans frontières… morales

Dès lors, la qualification s’impose : lorsqu’un État organise et exerce une violence militaire contre des populations civiles et leurs infrastructures vitales, il ne s’agit pas de guerre, mais de terrorisme d’État, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

Au-delà du conflit en cours, les opérations menées par le tandem américano-israélien révèlent une transformation plus profonde : celle de la nature même des conflits armés contemporains et de l’État. Ce qui les caractérise n’est pas seulement leur intensité, mais leur structure: une violence génocidaire exercée depuis les airs, par missiles, drones et bombardements, sans exposition directe des forces qui frappent. Désormais, il n’y a plus d’affrontement entre forces exposées : missiles et drones frappent des villes entières, et ce sont les habitants qui en paient le prix de leur vie.

Il s’agit, en ce sens, d’un terrorisme d’État « stratosphérique », non comme image, mais comme réalité matérielle : une violence militaire exercée depuis les airs, où ceux qui décident ne s’exposent jamais et où ceux qui subissent ne peuvent répondre. Ceux qui frappent sont au-dessus, ceux qui meurent en dessous.

À cette verticalisation de la violence militaire répond une transformation de l’État lui-même. L’État capitaliste dispose, selon l’expression bourgeoise consacrée, du monopole de la violence légitime territorialisée qu’il exerce contre les citoyens nationaux; il y ajoute désormais une violence militaire terroriste extraterritorial exercée contre des populations civiles étrangères.

Encore une fois, de Gaza à l’Iran en passant par le Liban et la Syrie, les opérations militaires menées par le tandem américano-israélien révèlent une réalité bien différente de ce que prétend désigner le mot « guerre ».

"Le mot « guerre » est un masque et une imposture. Il masque une réalité plus simple, plus cruelle : les États-Unis et Israël bombardent des villes, détruisent des infrastructures et assassinent des civils en Iran et au Liban. Ces deux États voyous ne mènent pas une guerre : ils pratiquent un terrorisme d’État extraterritorial contre des populations civiles nationales et transnationales et contre des infrastructures vitales."

Khider Mesloub.




L’art de faire bénir le nucléaire par une "exorciste"

 


Paula White : Ses références à l’Armageddon, brandies comme un argument géopolitique, pourraient influencer des décisions américaines au Moyen-Orient avec la légèreté d’une prophétie auto-réalisatrice.


Apocalypse now : Paula White, la conseillère religieuse de Trump ou l’art de faire bénir le nucléaire par une exorciste

Née Paula Michelle Furr le 20 avril 1966 à Tupelo, Mississippi, cette prédicatrice au brushing impeccable incarne aujourd'hui tout ce que le christianisme peut produire de plus clinquant et de plus contestable. Pasteure, auteure de livres qui trouveraient meilleure place au rayon développement personnel qu'en section théologie, et surtout télévangéliste rodée aux caméras, elle a bâti sa fortune sur la "théologie de la prospérité" – cette doctrine d'une simplicité biblique : plus vous donnez à Dieu (et accessoirement à son compte en banque à elle), plus Dieu vous bénit en richesses matérielles. On pourrait sourire de cette escroquerie spirituelle si elle n'avait pas fonctionné.

Ses références à l’Armageddon, brandies comme un argument géopolitique, pourraient influencer des décisions américaines au Moyen-Orient avec la légèreté d’une prophétie auto-réalisatrice.

Issue d’un milieu modeste marqué par la pauvreté, le suicide de son père et des abus durant l’enfance, Paula White a découvert à 18 ans que la foi pouvait être une excellente affaire commerciale. Elle a cofondé l’église Without Walls International Church à Tampa, Floride, qui a attiré jusqu’à 20 000 fidèles avant de sombrer dans la faillite en 2014 – une faillite, certes, mais pas la sienne. Aujourd’hui, elle dirige la City of Destiny Church à Apopka et partage sa vie avec Jonathan Cain, claviériste du groupe Journey, preuve que Dieu aime aussi le rock FM.

Ascension et ramifications : quand Dieu devient un lobbyiste

Paula White doit sa notoriété nationale à ses apparitions télévisées et à ses livres aux titres aussi vagues que prometteurs, comme Something Greater ou Dare to Be. Mais c’est évidemment sa proximité avec Donald Trump qui lui a ouvert les portes du pouvoir réel. Voisine du milliardaire à la Trump Tower, elle est devenue sa conseillère spirituelle personnelle dès les années 2000 – un poste qui, sous d’autres présidents, aurait paru absurde. En 2017, première femme pasteur à prononcer l’invocation lors d’une investiture présidentielle, elle offrait à l’Amérique un moment de télévision aussi solennel que ses émissions du dimanche matin. En 2019, elle intégrait le conseil consultatif sur la foi de la Maison-Blanche, et en février 2025, Trump la propulsait à la tête du nouveau White House Faith Office. Une consécration pour celle qu’on décrit justement comme une « figure quintessentiellement trumpienne » : divorcée deux fois, vivant dans un luxe tapageur et promouvant un évangélisme populiste où la foi devient un produit comme un autre.

Paula White ne néglige pas pour autant la politique étrangère, surtout quand elle rapporte des voix. Son soutien fervent à Israël, qu’elle considère comme une terre sacrée, lui assure la fidélité des évangéliques sionistes. Dans une vidéo où elle exprime son « honneur » de rencontrer Benjamin Netanyahou, elle affirme que le Premier ministre israélien et son épouse sont « choisis par Dieu » – une formule qui dispense évidemment d’examiner leur bilan politique. Israël est « sacré » pour elle, comme le sont les chèques des donateurs.

Controverses en série : quand la brebis galeuse tond son troupeau

Les critiques pleuvent sur Paula White comme les bénédictions sur ses comptes bancaires. La « théologie de la prospérité » qu’elle promeut lui attire les foudres des chrétiens les plus cohérents, qui lui reprochent de transformer l’Évangile en machine à cash. Ses méthodes sont d’une créativité sans limite : elle propose à ses fidèles des « semences de résurrection » à 1 144 dollars ou des « anges personnels » pour la modique somme de 1 000 dollars – des tarifs qui laissent penser que le salut a un prix, et qu’il est indexé sur le dollar. Des enquêtes ont révélé qu’elle aurait utilisé des fonds d’église pour des chirurgies esthétiques, preuve que Dieu veut aussi que son visage reste présentable à la télévision. En 2007, après son divorce d’avec Randy White, l’église Without Walls s’est effondrée financièrement, tandis que des rumeurs d’une liaison avec Benny Hinn, autre célébrité de l’évangélisme people, alimentaient la chronique.

De nombreux chrétiens conservateurs la qualifient de « fausse enseignante », lui reprochant de déformer les Écritures avec une liberté qui ferait pâlir un prédicateur de foire. Ses exorcismes publics, où elle chasse des « esprits sataniques » en invoquant des forces angéliques dans des séances d’un irrésistible kitsch, sont devenus viraux. Millionnaire assumée, elle vit dans une villa qui ferrait pâlir de jalousie le plus prospère des marchands du Temple, et continue de réclamer à ses fidèles leur premier salaire mensuel pour obtenir des « bénédictions » – une pratique qu’on appelait autrefois de l’extorsion.

L’inquiétant mélange des genres

Avec le retour de Trump au pouvoir, l’influence de Paula White n’a rien d’une anecdote. Son cocktail détonnant de religion, de politique et d’affaires pourrait amplifier des discours apocalyptiques directement inspirés de ses lectures sélectives de la Bible. Les références à l’Armageddon, brandies comme un argument géopolitique, pourraient influencer des décisions américaines au Moyen-Orient avec la légèreté d’une prophétie auto-réalisatrice. Des observateurs sérieux, du Guardian au New York Times, s’inquiètent de voir la foi instrumentalisée pour justifier n’importe quelle aventure politique, pendant que Paula White continue d’empocher les dividendes de cette confusion soigneusement entretenue.

Paula White incarne ainsi le rêve américain version télévangélique : partie de rien, devenue millionnaire en promettant aux pauvres ce qu’elle seule a réussi à obtenir – l’argent des autres. Ses controverses ne sont pas des accidents de parcours, mais la structure même de son entreprise. Dans un monde où les discours extrêmes prospèrent sur la misère intellectuelle et matérielle, elle nous rappelle que le plus sûr chemin vers la fortune reste encore de vendre du rêve à ceux qui n’ont que leur foi à perdre.

Un précédent : l’Église catholique

Le père George Zabelka fut le soutien spirituel de l’unité de l’US Air Force en charge du déploiement de la bombe atomique au Japon. Sans être militariste, l’aumônier estime, comme de nombreux contemporains, que l’usage de la bombe atomique est acceptable pour mettre fin au conflit mondial. Il a donc donné la bénédiction du Seigneur à ceux qui s’apprêtent à larguer Little Boy and Fat Man les 6 et 9 août 1945. Il s’en est ensuite repenti.




Paula White a bâti sa fortune sur la "théologie de la prospérité" – cette doctrine d'une simplicité biblique : plus vous donnez à Dieu (et accessoirement à son compte en banque à elle), plus Dieu vous bénit en richesses matérielles".




samedi 28 mars 2026

Frappes sur l’Iran: entre interrogations géopolitiques et symbolisme religieux



Les frappes menées le 28 février 2026 par les États-Unis et Israël contre l’Iran suscitent des interrogations. Une école de filles a été touchée, causant de lourdes pertes civiles. Cette date coïncide avec le Shabbat Zakhor, moment clé du calendrier juif lié à Amalek. Entre cérémonie religieuse préalable à la Maison Blanche, calendrier symbolique et événements astronomiques, certains analystes évoquent une convergence troublante. Toutefois, aucun lien direct n’est établi à ce stade entre ces éléments et les décisions militaires.



Des frappes menées conjointement par les États-Unis et Israël contre l’Iran suscitent de vives interrogations. Au-delà de leur portée militaire, leur calendrier et certaines circonstances alimentent un débat sur une possible dimension symbolique.

Quelques heures avant le lancement des opérations, une cérémonie religieuse s’est tenue à la Maison Blanche à l’initiative de Donald Trump. Cet événement, marqué par des références bibliques, intervient dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient.

Officiellement, ces frappes visaient des cibles stratégiques iraniennes. Cependant, plusieurs observateurs soulignent que le choix du moment pourrait revêtir une signification particulière, à la croisée de la religion et de la géopolitique.

Une frappe controversée : une école de filles touchée en Iran

Le 28 février 2026, première journée des frappes, une école primaire de filles figure parmi les sites touchés. Selon plusieurs sources, 156 enfants ont été tués lors de cette attaque.

Washington évoque une "erreur de ciblage" ou des "dommages collatéraux". Cette explication soulève néanmoins des questions, compte tenu de la précision revendiquée des systèmes militaires modernes, notamment via l’intelligence artificielle, les satellites et les drones.

Ce type d’incident rappelle d’autres opérations controversées, notamment dans la bande de Gaza, où des infrastructures civiles ont été touchées, suscitant des condamnations d’organisations internationales.

Shabbat Zakhor et référence à Amalek : un contexte symbolique sensible

La date du 28 février 2026 correspond au Shabbat Zakhor, un moment important du calendrier juif. Ce jour est consacré à la mémoire d’Amalek, figure biblique considérée comme un ennemi ancestral d’Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a, à plusieurs reprises, évoqué Amalek dans ses discours politiques, notamment pour qualifier certains adversaires.

Pour certains analystes, la coïncidence entre cette date religieuse et le lancement des frappes mérite attention. Ils évoquent la possibilité d’une influence indirecte de références symboliques dans la communication politique ou stratégique.

Alignements religieux et phénomènes célestes : une convergence rare

Les jours suivant les frappes coïncident avec plusieurs მოვლენ calendaires et astronomiques notables.

Le 3 mars 2026, un alignement planétaire rare a été observé, suivi d’une éclipse lunaire qualifiée de "lune de sang". Ces phénomènes sont interprétés de manière diverse dans plusieurs traditions religieuses.

Cette période correspond également à la fête juive de Pourim et au mois sacré du Ramadan dans le calendrier musulman. Cette superposition est relativement rare.

Certains courants religieux, notamment évangéliques aux États-Unis, interprètent ces événements comme des signes liés à des scénarios eschatologiques. Toutefois, ces lectures restent minoritaires et contestées.

Entre faits et interprétations: prudence face aux conclusions

Plusieurs éléments factuels entourent ces frappes : une cérémonie religieuse préalable, un calendrier particulier et une cible civile controversée. Toutefois, établir un lien direct entre ces éléments relève de l’interprétation.

Des experts appellent à la prudence, rappelant que les décisions militaires reposent principalement sur des considérations stratégiques, même si des références culturelles ou religieuses peuvent parfois influencer les discours politiques.

La question demeure: s’agit-il de coïncidences ou d’un enchevêtrement plus complexe entre symbolisme et stratégie ? À ce stade, aucune preuve formelle ne permet de trancher.


La Franc-maçonnerie au Moyen Orient (2/2)



Histoire de la Franc-Maçonnerie au Moyen-Orient (Liban, Syrie, Palestine, Turquie, Égypte, Iran) de Jean Marc Aractingi.

Francs-maçons en Égypte © Musée de la Franc‑maçonnerie.

Abdel Kader El Djazaïri et ses trois enfants, Gamal Abdel Nasser et Anouar el Sadate, Mohamad Abdo (Egypte), Jamal Eddine al Afghani, Atatürk et Souleymane Demirel (Turqie), le Roi Hussein de Jordanie et son frère Talal, des Francs-Maçons.

Le sujet avait alimenté la controverse pendant des décennies, mais le mystère est désormais tranché : L’Emir Abdel Kader Djazaïri, la figure mythique du combat nationaliste algérien contre le colonialisme français, son frère et ses trois enfants étaient des Francs-Maçons.

L’Emir a été « initié par Chahine Makarios, – un libanais chrétien de la loge « La Palestine » à l’Orient de Beyrouth–, de même que ses deux fils, Mohamad Et Mohieddine. Son 3ème enfant, Omar, à la loge « Lumières de Damas ». En reconnaissance de son intervention en faveur des Chrétiens de Syrie, en les protégeant dans son palais de Damas, la « loge Henri IV à l’Orient de Paris du Grand Orient de France » lui envoya un cadeau: un bijou représentant les insignes maçonniques : un cercle posé sur un double carré rayonnant avec au centre sur fond d’émail vert, une équerre à laquelle sont suspendus les éléments du carré de Pythagore, ainsi que des lettres. (page 564).

Le frère de l’Emir AbdelKader, l’Emir Tahar El Djazaïri a été, lui aussi, initié à la Franc-Maçonnerie. La photo de l’Emir Abdel kader en tenue maçonnique est publiée (page 573).

Ci joint la liste non exhaustive de personnalités maçonniques :

Egypte : 

Le général Jean Baptiste Kléber, général en chef de l’armée d’Egypte lors de l’expédition de Bonaparte, fond ala loge ISIS, dont il a été le vénérable Maître. Et Ferdinand de Lesseps, l’artisan du percement du canal de Suez, a initié le Khédive Ismail.

Le président égyptien Gamal Abdel Nasser et son vice président Anouar el Sadate étaient membres de “l’Ordre mystique d’Egypte et des Shriners” (page 622). 

L’affaire de Suez, en 1956, – la nationalisation du Canal de Suez par Nasser et l‘agression tripartite qui s’est ensuivie contre l‘Egypte de la part du Royaume uni, la France et Israël– a mis un terme brutal à la présence de toutes les loges étrangères d‘Egypte. La dissolution a été prononcée par Nasser lui-même. Les institutions para-maçonniques “Lion’s Club”’ Rotary club“ ont été maintenues.

Boutros Ghali, ancien premier ministre et grand père de l’ancien secrétaire général de l’ONU et ancien ministre des Affaires étrangères du président Anouar el Sadate, appartenait à la Franc-maçonnerie.

Mohamad Abdo (page 589) Mufti d’Egypte a rejoint la loge « Kawkab Al Charq » (l’Astre d’Orient) à 28 ans. Grand réformateur, il est l’initiateur du Monde musulman à la Renaissance….aux antipodes des mouvements islamistes transnationaux de l’époque contemporaine, « Al Qaïda » et « Daech » (l’Etat Islamique), fruit de l’instrumentalisation de l’Islam par l’OTAN en faveur des pétromonarchies arabes et contre ses ennemis aussi bien l’Union soviétique que les pays arabes à structure républicaine (Libye, Syrie).

Jamaleddine Al Afghani : Né en Iran, formé au rite chiite, il se faisait passer pour un sunnite parce que le chiite était mal vu hors d’Iran. Il se faisait passer pour un afghan, d’où son nom Al Afghani. (Sa photo en tenue maçonnique est publiée en page 585).

Turquie : 

Le sultan Mourad V et Atatürk, le père de la Turquie moderne et Souleymane Demiral.

La Jordanie : 

Le Roi Hussein mérite une mention à part. Opportuniste en diable, ce Franc-maçon émargeait aussi sur le budget de la CIA, l’agence centrale du renseignement américain. Son frère Talal appartenait également à la Franc-maçonnerie..

Ci joint le récit des turpitudes du fossyeur des Palestiniens dans la séquence dite du « septembre noir jordanien » en 1970 et de sa connivence avec Israël.

https://www.madaniya.info/2025/06/02/la-face-hideuse-du-roi-hussein-de-jordanie/

Iran : 

La Loge « Le réveil de l’Iran » sera à l’avant-garde de la révolution constitutionnelle de 1906. Parmi les membres les plus illustres de cette loge, l’ancien premier ministre Amir Abbas Hoveyda, Mohamad Foroughi, Jafar Sharif Emami.

Koweit : 

Saad Abdallah Al Sabah, Émir du Koweït, a été initié par le Grand Maître de la Loge du Liban et des Pays arabes et Grand Maître Honoraire du Grand Orient d’Italie, le très honorable illustre Honein kattini 343ème du REAA (page 450).

Les personnalités importantes sont enrichies d’une notice détaillant leur affiliation et leur grade, d’une photo illustrant leurs activités. Chaque chapitre de ce volumineux ouvrage est accompagné d’une abondante biographie.

L’histoire de la Franc-maçonnerie au Moyen-Orient constitue une mine d’informations pour quiconque désireux d’entreprendre ce voyage dans les méandres de l’archéologie souterraine de la vie politique de cette zone, des connections souterraines des élites, de leur enchevêtrement, de la solidarité clanique, à la veille des chamboulements qui allaient s’opérer et en bouleverser radicalement le paysage.

Une vie foisonnante. Mais « la création d’Israël, perçue comme une création de l’Occident, va donner un brutal coup d’arrêt à la Franc-Maçonnerie » et briser net cet élan.





vendredi 27 mars 2026

La Franc-maçonnerie au Moyen-Orient (1/2)


Jean-Marc ARACTINGI a écrit "Histoire de la Franc-maçonnerie au Moyen-Orient" :

"Dès ses débuts e
t jusqu’à nos jours plusieurs dirigeants du Moyen-Orient ont été francs-maçons : Ismail Pacha, le fils du khédive d’Égypte, le prince Askari Khan en Iran, le sultan Mourad V, Atatürk en Turquie ; Gibran Khalil Gibran, Charles Debbas, Camille Chamoun, les El Solh et probablement le Président martyr Bachir Gemayel au Liban ; Ahmad Nami Bey, Ata el Ayoubi, Jamil Mardam Bey, Ibrahim Hananou, les Azm, les Présidents Husni Zaïm et Choucri Kouatly en Syrie ; César Araktingi, Maire de Jaffa et Vice-Consul de Grande-Bretagne en Palestine ; le Roi Hussein de Jordanie... 

Au début du XXe siècle, un grand nombre de francs-maçons, issus pour la plupart de personnalités appartenant à l’élite de ces pays, œuvrèrent pour la diffusion des idées de laïcité, de tolérance et de fraternité. C’est ainsi qu’ils jouèrent un rôle important dans l’émergence de divers nationalismes (arabe, panislamique, libanais) ainsi que dans le mouvement d’éveil littéraire et social connu sous le nom de Nahda (Renaissance). La création de l’État d’Israël en 1947 va provoquer le déclin de cette franc-maçonnerie qui sera taxée d’être sioniste ! 

Aujourd’hui, elle bénéficie d’un certain regain en Turquie, au Liban et en Syrie." 

 La Franc-maçonnerie au Moyen-Orient





Le sujet a longtemps nourri les fantasmes et les supputations, les phobies aussi du fait de son culte du secret, de son rite initiatique ésotérique et de la solidarité clanique des membres de la corporation.

L’antimaçonnisme était souvent lié à l’Église catholique craignant une remise en question de son magistère sur la vie publique nationale, condamna à plusieurs reprises la franc-maçonnerie en tant que telle depuis la bulle pontificale In Eminenti apostolatus spéculum en 1738.

L’Abbé Augustin Barruel, prêtre jésuite, polémiste, par exemple, a défendu la thèse que la Révolution française résultait d’un complot maçonnique. L’anti maçonnisme devient progressivement une doctrine qui se développe dans les milieux catholiques ultramontains, qui soutiennent la position traditionnelle de l’Église italienne, partisans du pouvoir absolu du pape, par opposition aux gallicans, et chez les penseurs de la contre-révolution.

Un auteur a entrepris de dissiper ce halo de mystère, dans un magistral ouvrage de 755 pages, solidement documenté conforté par des photos d’époque. Une encyclopédie en somme. L’auteur, il est vrai, n’est pas un perdreau de l’année ni un plaisantin. Plutôt un hyper-capé du cursus universitaire français en même temps qu’un grand ponte de la Franc-Maçonnerie.

Jean Marc Aractingi est tout à la fois «Maître à la Grande Loge de France et de l’Orient de Paris, membre correspondant de la célèbre loge de recherche Jean Scott européenne de la Grande Loge de France, haut dignitaire du Souverain Sanctuaire International des rites égyptiens de Memphis Misraïm et Commandeur de l’Ordre de La Fayette» Grand maître du Grand Orient Arabe, il est pour les initiés (33e, 99e, CBCS, 7e R), autrement dit le «Grand Manitou».

Son cursus universitaire n’en est pas moins impressionnant.

Diplôme de l’École Centrale de Paris (DEA thermique), cet ingénieur en énergie solaire est titulaire d’un triple diplôme : DEA thermique-Centrale, DEA en Développement de l’Université Paris I-Sorbonne, Diplôme de 3e cycle en Diplomatie Supérieure du Centre des Études Diplomatiques et Stratégiques de Paris (CEDS), par ailleurs ancien stagiaire au Collège Interarmées de défense (anciennement École de Guerre)-Exercice COALITION 2003. Ancien PDG du Groupe ARCORE-SOLARCORE SA, il est Président de l’Association Franco-Arabe des Diplômés des Grandes Écoles Françaises. Il est l’auteur du livre «Peintres orientalistes», Éditions vues d’Orient (2003) et co-auteur avec Christian Lochon du livre sur "Confréries soufies : secrets initiatiques en Islam et rituels maçonniques" (Harmattan 2008).

Le Grand Orient au Moyen Orient

L’Angleterre aura durablement façonné le Moyen-Orient à son image, plus que toute autre puissance coloniale. Des accords Sykes-Picot, en 1916, portant démembrement de l’Empire ottoman et son partage en zone d’influence entre la France et la Grande Bretagne, à l’avantage des Anglais, à la Promesse Balfour, en 1917, portant création d’un Foyer National Juif en Palestine, à la propulsion de la dynastie wahhabite à la tête du royaume saoudien et de la dynastie hachémite sur le trône jordanien, à la mainmise enfin sur le golfe pétrolier, tout, absolument tout, aura porté la marque de son empreinte, y compris l’introduction de la Franc-Maçonnerie dans le Monde arabe et musulman. À l’ancrage du Grand Orient au Moyen Orient en vue d’accompagner le Monde arabo-musulman dans son accession à la modernité.

La première loge de la Grande Loge d’Écosse en Syrie remonte en effet à 1748, soit trente ans avant la Révolution française. Elle a été instituée d’ailleurs par Alexandre Drummondville, Consul britannique à Alep et frère de Georges Drummond, Grand Maître de la Grande loge d’Écosse (1752-1753), lui-même grand provincial (1739-1747).

Revue de détails

1- Liban: Camille Chamoun, Charles Debbas, Bachir Gemayel, Sami et Rachid Solh, l’Émir Majid Arslane, Gebrane Khalil Gebrane, Antoun Saadé, chef du Parti populaire syrien, Melhem Karam, ancien président du syndicat de la presse.

Dans la décennie 1920, le Liban comptait plus de 1.200 Francs maçons, soit 7 pour cent de la population adulte de sexe masculin. La loge Palestine N0 415, en 1851, comptait 150 membres avec comme adhérents les grandes familles de Beyrouth, de Damas et de Palestine, comme les Beyhum, les Sursock, les Ammoun, les Azm etc.

Parmi les personnalités ayant adhéré à la Franc-maçonnerie, les deux présidents Charles Debbas, Camille Chamoun, ainsi que des membres des grandes familles, Sami et Rachid Solh, deux anciens premiers ministres, l’Emir Majid Arslan, ancien ministre de la défense, ses collatéraux, l’Emir Chakib, Arslan, l’Emir Adel Arslane et l’Emir Amine Arslane, Mahmoud Joumblatt.
Camille Chamoun, de porte étendard de la Palestine au chef du camp pro américain au Moyen orient

L’homme qui commença sa carrière par une éblouissante profession de foi pro-palestinienne que ne renierait pas le plus farouche nationaliste arabe, dans sa première intervention devant l’Assemblée générale des Nations-Unies, en sa qualité de délégué du Liban, en 1948, finira sa carrière en tant que chef du camp pro-américain au Moyen-Orient.

Succédant dans cette fonction à l’irakien Noury Said, lynché par la foule à Bagdad à la chute de la monarchie hachémite, en juillet 1958, Camille Chamoun présidera un pays qui aura connu sous son magistère la première guerre civile interconfessionnelle libanaise (1958), et sous son autorité au ministère de l’intérieur en 1975-1976, le lancement de la 2e guerre civile libanaise.

Circonstance aggravante, le plus en vue des dignitaires maçonniques libanais sera le seul dirigeant arabe à refuser de rompre ses relations diplomatiques avec la Grande Bretagne et la France, en 1956, en signe de solidarité avec l’Égypte nassérienne dans la foulée de l’agression tripartite israélo-anglo-française de Suez, en 1956.

Cet alignement inconditionnel sur la stratégie atlantiste de même que la cécité politique des milices chrétiennes libanaises dans leur alliance contre nature avec Israël, quinze ans plus tard, lors de la guerre inter factionnelle libanaise (1975-1990) ont semé la suspicion sur le patriotisme des maronites vis à vis du Monde arabe, entraînant un déclassement de leurs prérogatives constitutionnelles dans la règlement du conflit libanais.

L’effondrement des structures familiales et la recomposition des alliances claniques à la faveur de la guerre intestine inter-libanaise (1975-2000) ont donné lieu à une prolifération de groupuscules se proposant de développer des solidarités parallèles en marge des réseaux habituels.

Conséquence sans doute lointaine de l’aspersion des méga-radios religieuses américaines, les fameux prédicateurs électroniques, le prosélytisme a connu un regain de vigueur au Liban et en Cisjordanie.

Les Témoins de Jéhovah se sont montrés très actifs au sein des couches paupérisées de la fraction chrétienne et de la population musulmane, désireux de modifier leur condition de vie ancestrale. Cet engagement s’expliquait par la perspective ou l’illusion d’un débouché, ou encore, par l’indéniable attrait, qu’offre, en cas de conversion, la possibilité d’un recyclage aux États-Unis.

Même la franc-maçonnerie, structure d’ordre et de discipline s’il en est, n’a pas échappé au phénomène de prolifération. Alors que le Liban comptait avant la guerre civile (1975-1990) près de 3.000 francs-maçons régulièrement identifiés, la fin des hostilités a déclenché une croissance exponentielle des loges issues de l’immigration, les loges de la diaspora.

Bachir Gemayel

Le chantre du libanisme intégral, d’une souveraineté nationale pleine et entière, était un franc maçon. “Initié par Georges Nercessian, Grand Maître de la Grande Loge du Liban, l’appartenance du président éphémère du Liban (1982) à la maçonnerie a été confirmée au Grand Maître du Grand Orient Œcuménique, le TSF Jean Marc Aractingi, par la famille du frère Charles Hernu (1923-1990), ancien ministre socialiste français de la défense.

Charles Hernu, ancien Maire de Villeurbanne (banlieue de Lyon) a raconté avoir fait la connaissance du chef des milices chrétiennes libanaises lors d’un atelier organisé par la Grande Loge d’Orient et d’Occident à Lyon”, est-il écrit à la page 181 de l’ouvrage.

Bachir Gemayel, un voyou

Richard Murphy, ambassadeur des Etats Unis en Syrie, en poste dans la zone à la fin de la décennie 1970 jugeait Bachir Gemayel, chef militaire des phalangistes et fondateur des Forces Libanaises, les milices chrétiennes libanaises, comme un «voyou».Sur ce lien, le jugement de Richard Murphy et le rôle trouble des phalangistes dans le déclenchement de la 2 me guerre civile libanaise (1975-2000). https://www.madaniya.info/2018/04/10/liban-memoires-de-guerre-2-3-le-pacte-national/

Parmi les autres personnalités libanaises ayant adhéré à la Franc-maçonnerie figuraient notamment Antoun Saadé, fondateur du Parti Populaire Syrien, Gébrane Khalil Gébrane, l’inoubliable auteuir du “‘prophète”, l‘écrivain Girgi Zeydan, le poète Bechara Abdallah Al Khoury “Al Akhtal as saghir”, Kamel Al Assaad, ancien président de la chambre des députés, l’homme politique Bachir al Awar, Melhem Karam, ancien président du syndicat de la presse, ainsi que Prosper Gay Para, propriétaire du Palm Beach à Beyrouth et du Byblos à Saint Tropez.

Syrie: Jamil Mardam Bey, Housni al Zaim, Adib Chichakli, Choucry Al Kouatly

Au XX me siècle, La loge «Qayssoun» a regroupé les principaux dirigeants nationalistes parmi les plus hostiles à la France, puissance mandataire de l’époque. Pas moins de dix présidents de la République et de premiers ministres était affiliés à des instances maçonniques notamment Jamil Mardam Bey, Choukry Al Kouatly, Husni al Zaim, Adib Chichakli, Nazem Al Kodsi, Fawzi Selo, Sami al Hennaoui, Farés Al Khoury et Saadallah Al Jabri.,
Syrie : Jamil Mardam Bey, une réputation vouée à la suspicion

Le plus en vue des francs-maçons syriens n’est autre que Jamil Mardam Bey (1894-1960), l’ancien premier ministre du mandat français sur la Syrie, le plus controversé des dirigeants politiques syriens de l’histoire moderne.

L’évocation de son nom dans les cercles intellectuels arabes prête à controverse et emporte rarement une adhésion spontanée. Présenté par ses partisans comme un «éminent nationaliste», il est, pour ses détracteurs, «le chef du parti colonial» français en Syrie.

L’homme traîne en effet comme un boulet une réputation vouée à la suspicion, conséquence de la satire dont il a été l’objet de la part du célèbre poète arabe Omar Abou Riché mettant en question son patriotisme.

Né à Damas, en 1894, d’une famille sunnite, d’origine ottomane, appartenant à la grande aristocratie damascène, titulaire d’un diplôme universitaire de Paris, Jamil Mardam Bey est le fondateur, en 1911, à Paris, avec cinq de ses camarades d’école, la société secrète «Al Fatat» œuvrant pour l’indépendance des provinces arabes de l’Empire Ottoman.

En 1916, condamné à mort par contumace par les Ottomans, il fuit en Europe. Mais ses camarades moins chanceux seront, eux, pendus en public à Damas et à Beyrouth, le 6 Mai 1916, du fait d’une négligence du consul général français à Beyrouth, Georges Picot, qui avait laissé traîner dans ses tiroirs la liste de ses interlocuteurs habituels.

De retour à Damas, en 1918, il accompagne en 1919 le roi Fayçal à la Conférence de Paix de Paris. En 1920, l’armée française, après avoir détrôné le roi Fayçal, le condamne à mort. Il fuit à Jérusalem. Amnistié, il devient membre du mouvement clandestin, la «Société à la “main de fer» de son ami et «frère» Abdul Rahman Shahbandar.

À l’indépendance de la Syrie, en 1943, le nouveau président syrien Chucri Al Kouatly le nomme ministre des Affaires étrangères et de la Défense. En 1947, il est de nouveau Premier Ministre. En 1948, avec l’arrivée des militaires au pouvoir, il démissionne et annonce son retrait de la vie politique. Son parcours maçonnique et la satire du grand poète arabe Omar Abou Riché, Jamil Mardam Bey est rentré assez tard en franc-maçonnerie à l’âge de 30 ans. Il a passé tous les échelons de la franc-maçonnerie pour devenir un Haut Dignitaire de la Célèbre Loge «AL Zahra N°92» à l’Orient de Damas, sous juridiction de la Grande Loge Nationale d’Égypte.
Il rejoindra, plus tard, la Grande Loge de Syrie.

Ce haut dignitaire maçonnique traîne cependant une réputation sulfureuse de chef du parti colonial, sans doute en raison de son comportement à l’égard de la puissance mandataire. Il sera à ce titre fustigé par l’un des plus célèbres poètes arabes, Omar Abou Riché.

Dans un papier intitulé «Ceux qui ont bradé la Palestine», l’écrivain Mohamad Al Walidi dresse le portrait de Jamil Mardam Bey, en reprenant à son compte la satire du poète Omar Abou Riché à l’encontre du politicien syrien :

«Comment une nation peut elle forger sa grandeur, alors qu’elle compte parmi les siens un homme à l’exemple de Jamil Mardam Bey. Jamais entrailles n’ont porté un criminel d’un tel calibre».Sur ce lien pour le lectorat arabophone :
http://pulpit.alwatanvoice.com/articles/2006/10/08/58713.html

Jamil Mardam Bey

Il est le grand oncle de l’éditeur franco-syrien Farouk Mardam Bey, Directeur des Éditions Sindbab (groupe Actes Sud) et de ses cousines, les deux sœurs Kodmani, Basma et Hala Kodmani.

En filiation intellectuelle directe avec leur aîné, Farouk Mardam Bey et Hala Kodmani ont animé durant la guerre de Syrie (2011-2024) depuis Paris une micro structure oppositionnelle «Souriya Hourra» -(Syrie Libre), dans un parfait synchronisme de la guerre menée par la France contre la Syrie, leur patrie d’origine, depuis 2011, sous couvert de «printemps arabe». Hala Kodmani est par ailleurs salariée du journal Libération, propriété du milliardaire franco-israélien Patrick Drahi.

Sa sœur, Basma Kodmani, a assumé les fonctions de porte-parole de l’opposition off shore syrienne pour le compte de la coalition islamo-atlantiste avant d’être déchargée de ses responsabilités.


Choucri Kouatly

Premier Président de la République syrienne post-indépendance (1943), Choucri Kouatly était, par malchance et en dépit de son nationalisme, un féal du royaume saoudien. Plus que de besoin.

Ses relations avec le Roi Abdel Aziz et ses enfants, étaient étroites. Il gravitait dans leur giron depuis 1926. Plusieurs membres de sa famille exerçaient des activités commerciales fructueuses en Arabie. Kouwatly était partisan de la restauration de la Monarchie en Syrie, dans la décennie 1930. Il a même soutenu la candidature de Fayçal Ben Abdel Aziz au poste de Roi de Syrie, mais échouera dans son projet. Ces faits sont mentionnés dans l’ouvrage «Syria and Lebanon under French Mandate» de Stephen Hemsley Longrigg –traduction en langue arabe Pierre Akl, Maison d‘édition Dar Al Haqiqa.

Lorsque Nasser demanda à Sarraj d’aviser Kouatly du complot ourdi contre lui par le Roi d’Arabie, l’officier syrien s’est montré très réticent, craignant que «le citoyen arabe N°1», titre que lui avait attribué Nasser au moment de la fusion syro-égyptienne, n‘alerte ses amis saoudiens de cette grave affaire.

De surcroît les relations entre Sarraj et Kouatly n’étaient pas empreintes d’une grande chaleur. Sarraj était parfaitement informé de la nature des relations Kouatly -Al Saoud.

Nasser insista. Les craintes de Sarraj étaient fondées. Kouatly avait bel et bien alerté les Saoudiens, les assurant que Nasser était au fait de leurs menées. Sarraj s’est étranglé de colère lorsque son officier d’ordonnance lui a remis un message chiffré adressé par l’ambassade de d’Arabie saoudite à Damas, à la Cour Royale saoudienne et intercepté par les services syriens qui mentionnait laconiquement : «L’immeuble est virusé».




jeudi 26 mars 2026

L'analyse géopolitique de Bardella 🤣


Bardella peaufine son analyse géopolitique

La revue de son groupe du RN au Parlement européen fonde son analyse sur une carte totalement loufoque qui :

- nomme la Mer Rouge "Golfe d'Ormuz",

- place Moscou à Istanbul,

- le Caire à Benghazi,

- Colombo à l'est de la Somalie et à l'ouest de Java,

- le Détroit d'Ormuz au Détroit de Malacca;

- le Détroit de Malacca sur la côte nord-ouest de l'Australie,

- l'Océan Atlantique au Mali.

On comprend mieux que Bardella ait jeté l'éponge après son 1er trimestre de licence de géographie où il avait obtenu, dit-on, 04/20.

Mais est-il raisonnable de confier notre force de frappe nucléaire à quelqu'un d'aussi incroyablement nul ?

François Asselineau sur X.

Source : 

Rassemblement national : «Golfe d’Ormuz», Le Caire situé à Tripoli, Moscou à Istanbul… Le conseiller spécial de Marine Le Pen publie des cartes truffées d’erreurs


Le vieux mythe du pacte avec le Diable franchit les siècles de manière étonnante



Le satanisme rôde sur toutes les pochettes de disques, explicitement chez Black Sabbath, Deicide, Slayer, Mayhem, Venom, Marilyn Manson, Madonna, Lady Gaga, Rihanna.

La version implicite est encore plus répandue : Led Zeppelin, Iron Maiden, Ozzy Osbourne, etc. Peu à peu, le phénomène qui est parti des pochettes de disques s’étend à la mode où l’on voit surgir symboles et pentagrammes accompagnés de maquillages noirs dans une atmosphère lugubre sous la signature de créatrices comme Vivienne Westwood, Sonia Rykiel, plus tard Michèle Lamy à Hollywood, toutes jouant avec ce qu’on appelle le Gothique. Dans ces années là sort un film clinquant réalisé par un publicitaire, mal accueilli par la critique mais qu’on nous présente depuis comme “culte” , The Hunger, les Prédateurs, où Catherine Deneuve et David Bowie interprètent des vampires dont le drame est de vieillir et dont l’ambivalence sexuelle est non seulement assumée mais glorifiée.



Les deux piliers de la dépravation future sont posés, il ne reste qu’à monter le portail et à bâtir le temple. Premier pilier, là où la tradition philosophique notamment chrétienne mais aussi bouddhique veut placer la sagesse, la vérité, le sens de la vie humaine, c’est à dire la vieillesse, à travers le cycle mort-réincarnation, ou mort-rédemption, la mode satanique, elle, préfère l’éternité fabriquée, la régénérescence des cellules et la jeunesse éternelle.

Bowie et Deneuve, archi-trafiqués physiquement dans le réel comme au cinéma, en sont les symboles. Que font, dans le film, ces deux vampires qui hantent les boîtes de nuit new-yorkaises ? Ils boivent le sang de jeunes proies ramassées sur les pistes de danse. Et par quoi se définit leur sexualité ? Par une absence de définition justement, par la confusion des sexes. Ils renversent leurs préférences à volonté, et passent de l’endroit à l’envers selon leur gré. Nous avons là tous les ingrédients de l’étape suivante que la mode va sanctifier et sur laquelle seront bâties des fortunes : l’exploitation de l’extrême jeunesse par le désir sexuel, le prélèvement des cellules, le satanisme rituel, et le changement de polarité sexuelle à volonté.

A ce stade de notre observation, comme si nous étions au balcon de l’histoire d’après-guerre, mon cher Léon, tu soulignes très justement que la conduite des élites occidentales, est à la fois logique et paradoxale. D’abord elles rendent un culte à la mort, à la dégradation de l’innocence, en mettant en avant des personnages comme Marilyn Manson qui parlent d’amour souillé, elles laissent entendre que tout est laid, voué à périr, à se dégrader. Mais cette conduite est paradoxale puisqu’après avoir pratiqué le culte de la mort elles se repaissent de la jeunesse et de la pureté perdues, pour affirmer qu’on peut enrayer la dégradation des cellules, par le vampirisme d’abord, puis par l’occultisme, puis par la Science, et dans tout cela, le vieux mythe du pacte avec le Diable franchit les siècles de manière étonnante.

L’idée que l’on puisse sceller, en échange de sa damnation future, un contrat faustien avec le Diable pour fonder un empire terrestre est répandue dans la littérature mais nous n’avons pas le temps de jouer les érudits. Relevons plutôt le principe, largement confirmé par les faits, selon lequel aucune fortune colossale ne se bâtit sans compromission de départ, sans crime fondateur. Il suffit de se pencher sur les origines de l’empire Rockefeller ou la naissance de la pieuvre Rothschild pour se convaincre que rien de terrestre ne se bâtit sans avoir piétiné la morale dès les fondations. Là encore, nous trouvons un condensé de cette méthode dans l’horrible film “Le Loup de Wall Street” où l’on voit un personnage obsédé par le fait de gravir l’échelle sociale. Et comme dans toutes les sociétés où les gens de pouvoir se défendent contre les ambitieux, les premiers barreaux de l’échelle sont trop hauts pour lui. Mais qu’à cela ne tienne, il exige des autres qu’on lui fasse la courte échelle, après quoi il leur marche dessus pour monter plus vite.


Christian CombazÀ l'endroit.

À l'endroit

« Notre hôte m’a dit qu’il voulait écrire un petit livre cet été et qu’il voulait l’appeler À l’endroit. Son idée est que le monde marche à l’envers depuis un bon moment, et il veut montrer à quel point ça va changer. L’envers ce n’est pas seulement ce qui est caché, c’est le miroir, c’est ce qui est renversé. Dans le monde qu’on a inventé, il est de plus en plus utile d’être un salaud, ça rapporte de plus en plus, donc quand monsieur l’écrivain parle d’un retour à l’endroit je ne peux m’empêcher d’appliquer la métaphore au renversement magnétique des pôles, je trouve que tout est cohérent. Le nord magnétique de l’histoire occidentale est en train de se déplacer à toute allure et la planète humaine va inverser ses polarités morales. Je ne blâme pas en fait l’inversion des valeurs, mais leur effacement, leur confusion la disparition du nord magnétique. Je blâme une tentative de fabriquer un monde monopolaire, un monde qui n’a plus besoin de l’autre pôle, un monde où l’envers et le signe moins ont pris toute la place de l’endroit et du signe plus. – Il a raison a dit Léon, c’est la définition du diable. Le diable dit qu’il n’a pas besoin de la dualité, il veut prendre toute la place, il veut occuper l’estrade, le diable n’admet pas la contradiction du divin, il refuse le débat, il repousse toute négociation avec l’autre versant de la morale , le diable essaie de se déguiser en son contradicteur pour avoir raison, il essaie de noyauter ses opposants, il dit finalement : tout le monde est d’accord, alors que c’est un mensonge, et c’est exactement ce qui se passe dans la démocratie moderne ».


À propos de l'auteur :

Christian Combaz, fils de la bourgeoisie moyenne et provinciale, après les Jésuites de Paris, et de trois années de Sciences Po, est devenu romancier à succès publié chez Fayard, Seuil, Robert Laffont et Flammarion, puis journaliste au Figaro, à l'Express, à Valeurs actuelles, dans une France dont il a vécu, comme témoin privilégié, le passage de la grandeur gaullienne au n'importe quoi « hollandien » et à présent « macroniste ». Il anime une chronique villageoise sur TV Libertés autour de sujets brefs, des scandales ou des questions qui empoisonnent la vie de nos concitoyens : « La France de campagnol ».