Les députés macronistes ont retiré, à la suite de débats tendus à l’Assemblée nationale, ce jeudi la proposition de loi Yadan sur les nouvelles formes d’antisémitisme au profit d’un futur projet de loi gouvernemental.
Selon la députée, le gouvernement reprendra "intégralement" les dispositions du texte dans un projet de loi attendu d’ici la fin du mois de juin, qui sera examiné en premier lieu par le Sénat.
Depuis l’hémicycle, Caroline Yadan a justifié ce retrait par des retards accumulés dans le calendrier parlementaire, imputant notamment à La France insoumise (LFI) une partie des blocages. Elle a salué la reprise du dossier par l’exécutif, estimant que cette nouvelle approche permettrait d’"aller plus loin" que la version initiale.
L’opposition a vivement réagi. La présidente du groupe LFI, Mathilde Panot, a dénoncé ce qu’elle considère comme une marginalisation du Parlement et une concentration des décisions entre les mains de l’exécutif.
"Une seule parlementaire est plus informée que l’ensemble de la représentation nationale", a-t-elle affirmé, critiquant la manière dont le texte a été retiré et repris sans concertation suffisante.
"La lutte continuera"
Sur le réseau social X, la cheffe des parlementaires insoumis estime que "la résistance parlementaire et populaire a triomphé !", ajoutant que "la lutte continuera pour son retrait jusqu’au bout !".
Déposée le 19 novembre 2024 par la députée du groupe Renaissance Caroline Yadan, la proposition de loi avait été adoptée en commission des lois en janvier 2026 et devait être examinée en séance publique à partir du 16 avril 2026.
Le texte entend répondre à ce que ses auteurs qualifient de "nouvelles formes d’antisémitisme".
Il prévoit notamment l’extension du délit d’apologie du terrorisme, l’introduction de nouvelles infractions liées à la contestation ou à la remise en cause de l’existence d’un État, ainsi que la prise en compte de formes indirectes ou implicites de provocation à la haine.
Instrumentalisation de l'antisémitisme
Ces dispositions suscitent une vive controverse. Plusieurs organisations de défense des droits humains, syndicats et juristes dénoncent un texte juridiquement flou, susceptible de porter atteinte à la liberté d’expression.
Elles pointent notamment le risque de confusion entre critique politique de l’État d’Israël et antisémitisme, ainsi qu’un possible effet dissuasif sur certaines mobilisations, notamment celles liées à la cause palestinienne.
Des collectifs, y compris des organisations juives critiques de la politique israélienne, alertent également sur une possible instrumentalisation de la lutte contre l’antisémitisme et estiment que le texte pourrait, paradoxalement, fragiliser ce combat en brouillant ses contours.
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Chronologie des lois noachides :
déploiement d’un gouvernement mondial juif
Nous appelons à la reconnaissance internationale officielle du peuple juif comme "Lumière pour les nations" (Ésaïe 42 :6).
https://en.wikipedia.org/wiki/Light_unto_the_nations#:~:text=Light%20to%20the%20nations%20(Hebrew,of%20%22Light%20Unto%20the%20Nations%22
Vision pour l'avenir :
Établir la "Lumière pour les nations" comme la version rectifiée de l'ancienne "Organisation des Nations Unies", fondée sur les 7 lois universelles, avec un double siège à Jérusalem et à Washington, D.C., servant de phare moral pour toutes les nations.
https://www.sefaria.org/sheets/625978
https://m.youtube.com/watch?v=fCFJhI69Zk8&t=15s&pp=2AEPkAIB
Chronologie des lois noachides
Le déploiement d’un gouvernement mondial juif
1991 – Le président George H. W. Bush signe la "Public Law 102-14" qui reconnait les 7 lois noachides comme étant le socle éthique de la nation américaine, un fondement moral à toute nation civilisée:
https://www.congress.gov/bill/102nd-congress/house-joint-resolution/104/text/enr
Donald Trump perpétue cette tradition chaque année de son mandat en signant des proclamations présidentielles annuelles pour marquer le "Education and Sharing Day, U.S.A", reconnaissant ainsi la suprématie des 7 lois noachides. Dans ses messages les plus récents (comme en 2025 et 2026), Donald Trump réaffirme que l'éducation doit inclure le développement du caractère et de la droiture, s'inspirant de la vision du Rabbi de Loubavitch, pour contrer ce qu'il qualifie d'endoctrinement et restaurer les valeurs fondamentales dans les écoles.
https://www.whitehouse.gov/presidential-actions/2025/04/education-and-sharing-day-u-s-a-2025/
La Public Law 102-14 affirme que les sept lois noachides constituent le fondement de la civilisation américaine, que c’est la responsabilité de la nation juive de transmettre ses valeurs aux générations futures, et qu’à une date et un moment futurs, le président des États-Unis, avec d’autres chefs d’État, signera un parchemin international s’engageant à ramener le monde à la Loi Noachide par le biais de la charité et de l’éducation.
Cette loi commémore également la naissance du rabbin Menachem Mendel Schneerson, leader du mouvement Chabad-Loubavitch, en célébrant son engagement à ramener le monde aux sept lois noachides.
Voici la liste des sept lois noachides (Sheva Mitzvot B'nei Noach) telles qu’elles sont énoncées dans le Talmud de Babylone, traité Sanhedrin 56a-57b.
Le Talmud les présente comme les sept commandements universels donnés par Dieu à tous les non-Juifs (appelés les "enfants de Noé" ou "Bnei Noach").
Les 7 lois noachides selon le Talmud :
1- Obligation de mettre en place un système judiciaire équitable et d’appliquer la loi pour maintenir l’ordre social.
2- Ne pas blasphémer (ne pas maudire Dieu).
3- Ne pas pratiquer l’idolâtrie (interdiction d'adorer un autre Dieu que celui de l'Ancien Testament).
4- Ne pas commettre d’immoralité sexuelle : adultère, inceste, bestialité, homosexualité selon les interprétations traditionnelles, etc.
5- Ne pas commettre de meurtre.
6- Ne pas voler.
7- Ne pas manger un membre arraché à un animal vivant.
Ces sept lois sont considérées comme les lois morales minimales obligatoires pour tous les non-Juifs selon la tradition rabbinique.
Le Talmud et les commentateurs précisent que la peine théorique pour violation grave de ces lois (dans un tribunal noachide) est la décapitation. Selon la tradition talmudique (traité Sanhédrin 57a) et la codification de Maïmonide (Mishneh Torah, Hilkhot Melakhim 9:14), la décapitation par l'épée est la forme unique de peine capitale prescrite pour un "B'nei Noach" (Noachide) reconnu coupable par un tribunal.
https://www.sefaria.org/Sanhedrin.57a
Isabelle








