mercredi 22 avril 2026

Le platonisme politique de l’empereur Julien





Introduction[1]

Les historiens du platonisme tardif adhèrent souvent à une approche qui soutient que l’aspect politique ne fait pas partie de la sphère d’intérêt du néoplatonisme, qui est plutôt supposée être orienté exclusivement vers la contemplation intellectuelle et concentré sur l’apophatique (Ἕν), la hiérarchie des émanations, et les pratiques théurgiques. L’historien allemand du platonisme Ehrhardt en particulier a défendu ce point de vue[2]. Cette position, qui fait l’objet de critiques répétées tout au long de l’ouvrage de Dominic O’Meara, Platonopolis: Platonic Political Philosophy in Late Antiquity[3], peut être remise en question, et l’un des arguments décisifs sur cette question pourrait bien être le cas de l’empereur Julien (331/332-363), qui a non seulement proposé une théorie politique néoplatonicienne développée, mais a également accompli un certain nombre de mesures décisives en vue de son application politique dans la gouvernance de l’Empire.

Julien le Philosophe-Roi

L’empereur Flavius Claudius Julianus, représentant de l’école néoplatonicienne de Pergame, était un platonicien modèle qui non seulement réfléchissait à la nécessité pour le philosophe de s’engager en politique (c’est-à-dire d’être un dirigeant), mais qui, pendant une période très brève mais très intense, fut également empereur de l’Empire romain, incarnant ainsi le projet politique de l’État idéal platonicien. Une telle combinaison de respect pour la vie contemplative et le service politique était rare — il y a eu peu de philosophes-dirigeants dans l’histoire, mais l’un d’entre eux, Marc Aurèle, a inspiré Julien à bien des égards. « Les rêveurs de ce genre sont rares parmi les princes : c’est pourquoi nous devons le respecter [l’empereur Julien] », a fait remarquer l’historien français Victor Duruy[4]. Ce qui distinguait particulièrement Julien de ses prédécesseurs était son obsession sincère pour la philosophie, dont la doctrine néoplatonicienne était, à ses yeux, la plus haute manifestation. Le jeune empereur était particulièrement fasciné par Jamblique (245/280-325/330) de l’école néoplatonicienne syrienne. L’école de Pergame où Julien étudiait était essentiellement une branche de l’école syrienne, et Jamblique était considéré comme une autorité incontestable. Jamblique était le modèle de « mystique et de perfection » de Julien, et dans ses écrits, Julien trouvait « la sagesse la plus parfaite qu’un homme puisse découvrir ». Cependant, comme l’a noté Jacques Benoist-Méchin, biographe de Julien, celui-ci ne se contentait pas d’écouter et de reproduire les enseignements de Jamblique, mais il les complétait et les développait, élaborant la doctrine de l’élément intermédiaire (le « monde intermédiaire »), du Roi Soleil (en trois hypostases) et, ce faisant, détaillant le paysage métaphysique de la philosophie néoplatonicienne[5].

Les trois soleils

L’hypostase la plus élevée du Soleil était le soleil apophatique, identique à l’Un (Ἕν) de Plotin. Le Soleil intermédiaire était la Lumière métaphysique reliant les mondes intelligibles (noétiques) au cosmos. Enfin, la troisième hypostase était le Soleil du monde visible et corporel, qui représentait la limite inférieure des émanations du principe absolu. Pour Julien, la question du lien entre le monde intelligible et le monde matériel (le problème du « Soleil intermédiaire ») était fondamentale. Il cherchait une réponse à la fois sur le plan ontologique et sur le plan politique. Pour lui, comme pour tout platonicien, les plans politique et ontologique sont interconnectés et homologues. Le médiateur, qui pour Julien était Hélios, est à la fois une figure métaphysique et politique : il est roi par rapport à tout ce qui est en dessous de lui, ainsi que représentant du Premier Principe métaphysiquement supérieur.

Pour décrire ce soleil, Julien utilise les noms βασιλεύς, « roi », κύριος, « seigneur », et les verbes ἐπιτροπεύω, « être un gardien » ou « celui qui gère », et ἡγέομαι, « gouverner », « guider », « diriger », « aller de l’avant ». Les parallèles entre Hélios et la figure du souverain imprègnent l’ensemble de son « Hymne au roi Hélios ». Par exemple : « Les planètes dansent autour de lui comme leur roi, à intervalles réguliers, fixés par rapport à lui, et tournent en cercle dans un accord parfait »[6]. Tout comme Hélios, le dieu Soleil, agit comme transmetteur d’idées dans le monde sensible, le philosophe-empereur est le compagnon du Soleil-Roi. « Compagnon » (ὀπᾱδός) est le terme que Julien utilise pour se désigner au début de l’hymne. Selon lui, tout souverain est apte à être le « serviteur » et le « voyant » du « roi des dieux [Hélios] ». De même, le Roi Soleil accorde la sagesse, la connaissance et l’existence à la déesse protectrice de la polis et des États, Athéna — sa sagesse, qui découle d’Hélios, « est le fondement de la communion politique ».

L’Hélios de Julien s’avère également être le fondateur de Rome, ce qu’il prouve en citant une légende selon laquelle l’esprit de Romulus serait descendu sur terre depuis le soleil : « La conjonction étroite d’Hélios et de Séléné, qui partagent l’empire sur le monde visible, tout comme elle avait fait descendre son âme sur terre, fit monter de la même manière celui qu’elle avait reçu de la terre, après avoir effacé par le feu d’un éclair la partie mortelle de son corps ». L’unité de la Lumière comprise métaphysiquement et symbolisant Hélios imprègne tout le système philosophique de Julien. Selon la conception néoplatonicienne, l’Un est toujours apophatique, inexprimable et transcende l’être. Il ne peut être atteint que de manière tangentielle. La forme la plus élevée d’unité est accessible par le biais de ἕνας, ou la participation à l’Un. Ainsi, le cosmos semble se rassembler et graviter vers l’Un sans jamais l’atteindre.

De même, la plus haute hypostase du Soleil-Roi chez Julien est apophatique. La nature de la Lumière trouve son origine dans l’obscurité apophatique du soleil invisible et imprègne à partir de là tous les autres niveaux du cosmos. L’État, compris comme l’Empire, est le rassemblement de nombreux peuples vers cette unité, c’est-à-dire qu’il est une hénadie. Il ne s’agit pas de l’unité et de la lumière elles-mêmes, mais d’une volonté vers elles, d’un mouvement vers elles. Tout comme l’âme ou l’essence du roi descend des sphères supérieures, le royaume lui-même tend vers le roi comme sa source, ce qui confère à la politique une grâce hénadique.

Julien s’était fixé la tâche pratiquement impossible de mettre en œuvre l’idéal platonicien du roi-philosophe dans le contexte réel de l’Empire romain du IVe siècle, de devenir le « compagnon » du soleil et le garant de la justice (δικαιοσύνη) dans un contexte où le christianisme gagnait en puissance et en influence. « Sa principale force motrice était un sens des responsabilités aussi fort que celui de Marc Aurèle le philosophe empereur, qu’il idolâtrait. »[7]

Pendant l’année et demie de son règne impérial (et avant cela pendant plusieurs années en tant que César en Gaule), guidé par les principes de l’État platonicien (comme l’a justement noté Walter Hyde, « Julien a mis en pratique la théorie platonicienne »[8]), Julien a tenté d’harmoniser le système politique avec l’idéal philosophique de la tradition philosophique platonicienne, et il y est partiellement parvenu[9]. Homme d’État accompli, il se révéla être un commandant doué (remportant des victoires remarquables sur les Germains en Gaule et commandant efficacement l’armée jusqu’à sa mort, lors de la dernière bataille contre les Perses au cours de laquelle l’empereur fut tué) et un réformateur radical de la foi païenne qui avait perdu de sa force avec l’avènement de la nouvelle religion chrétienne qui, bien que ses contours fussent encore flous, se fragmentait déjà en d’innombrables courants se livrant à de violentes polémiques.

Julien n’était pas un simple souverain laïc ; il cherchait à incarner l’image idéale du roi-philosophe dans sa conception ontologique — pancosmique —, en stricte conformité avec les schémas symboliques du néoplatonisme. La tolérance religieuse décrétée par Julien reposait également sur de profondes convictions philosophiques. Son décret n’était pas un simple rejet de la christianisation de l’Empire au profit de la laïcité, ni le remplacement d’une religion par une autre. Selon la pensée de Julien, la foi, la religion et l’autorité – le domaine de l’opinion (δόξα) – devaient être subordonnées au principe supérieur du Roi de l’Univers, « celui autour duquel tout existe ». Mais cette soumission ne pouvait être formelle, car toute la structure hiérarchique du principe dirigeant, le Roi-Soleil, était ouverte vers le haut, c’est-à-dire hénadique. Dans la structure de la philosophie néoplatonicienne, on ne peut être certain que de progresser vers l’Un, sans certitude quant à l’Un lui-même, qui est inaccessible. Ainsi, le modèle politique de Julien représentait le principe de l’« Empire ouvert », dans lequel l’impératif était la recherche de la sagesse, mais pas la sagesse elle-même, car, en dernière analyse, la sagesse ne peut être incarnée dans aucun ensemble de dogmes, qu’ils soient chrétiens ou païens. Cependant, la conclusion de cette ouverture était à l’opposé des tendances séculières du New Age. La sacralité et le principe de la lumière sont les impératifs de la philosophie politique de Julien, mais cette gouvernance ne peut être figée dans des lois immuables. Le sens de la lumière est qu’elle est vivante. Il en va de même pour l’Empire ouvert et son souverain. Ici, le concept même de philosophie retrouve son sens profond. La philosophie est l’amour de la sagesse et le mouvement vers celle-ci. C’est la recherche de la lumière, le service au Roi-Soleil, qui l’accompagne. Mais si nous conférons à cette sagesse un caractère formel, nous n’avons plus affaire à de la philosophie, mais à du sophisme. C’est apparemment ce qui a rebuté Julien dans le christianisme : l’enfermement dans des dogmes stricts, le caractère hénadique de l’Empire ouvert était remplacé par un code étranger, et ainsi l’Empire était fermé à ce qui était au-dessus et perdait sa sacralité totale au profit d’une seule version possible de la religion. Pour lui, le domaine des opinions (δόξα) était la sphère du relatif, du contingent. Il devait être orienté vers le Soleil, auquel cas l’opinion devenait orthodoxie, ορθο-δοξία, signifiant « opinion juste », mais ce n’était toujours qu’une opinion.

Ce qui est intéressant dans le destin de Julien, c’est qu’il n’avait aucune aspiration particulière au pouvoir, car il se consacrait principalement à la philosophie et était fasciné par les rituels théurgiques. Julien était avant tout un philosophe, et ce n’est que par la force de l’inévitable, du destin, de la prémonition et du chemin que lui avait tracé Hélios qu’il est devenu souverain. Dans son Éloge funèbre de l’empereur Julien, Libanius remarque qu’il « ne recherchait pas la domination sur les cités, mais leur prospérité », et le rhéteur note que si, à l’époque de Julien, un autre candidat au trône avait pu faire revivre l’hellénisme, Julien aurait « obstinément évité le pouvoir »[10]. Julien était un philosophe condamné par la Providence à descendre, à émaner, et sa mission avait donc un caractère démiurgique et sotériologique. Il était destiné à devenir un souverain, un compagnon du Soleil, en vertu de sa nature philosophique.

Le Soleil du centre absolu

La « médiocrité » du Soleil dont nous avons parlé plus haut et son leadership correspondent à la position du roi-philosophe dans l’État idéal. À l’instar d’Hélios dans son activité démiurgique qui génère ou embellit de nombreux eidoi (« Il perfectionne certaines formes, en crée d’autres, en embellit certaines ou donne la vie, et il n’existe rien qui, en dehors du pouvoir créateur dérivé d’Hélios, puisse voir le jour et naître. »[11]), le philosophe-roi donne aux classes sociales leurs contours propres. Il est le « juste milieu », le conducteur de la connaissance authentique de la nature secrète des choses et le bâtisseur de l’ordre fondé sur cette connaissance authentique. Julien associait Hélios à Apollon, celui qui établit des oracles partout sur terre pour donner aux hommes la vérité d’inspiration divine[12]. Hélios-Apollon est censé être l’empereur ainsi que l’ancêtre du peuple romain, ce qui ajoute à la doctrine politique de Julien la thèse selon laquelle les Romains ont été « choisis par Dieu ».

Hélios-Zeus agit également comme le porteur du principe royal. Même le dieu des mystères nocturnes, Dionysos, qui dans la pensée de Julien devient une autre incarnation du Soleil, Hélios-Dionysos, est traité comme une continuation du même principe d’autorité dans les profondeurs des mondes corporels. Zeus, Apollon et Dionysos sont, selon Julien, les trois points de la démiurgie politique du souverain parfait. Comme Zeus, il gouverne le monde. Comme Apollon, il écrit les lois et veille au respect du sacré orienté vers l’Empire solaire. Comme Dionysos, il est le patron des religions, des cultes et des arts, et supervise également les mystères et les liturgies.

Certains éléments indiquent que la figure du Soleil médiateur a tellement impressionné l’empereur que, lors de sa réforme de l’armée, il a remplacé l’inscription chrétienne sur la bannière impériale In hoc signo vinci (Par ce signe, tu vaincras) par la dédicace mithraïque Sol Invictus (Au soleil invincible). Il est évident que la figure de Mithra est ici utilisée comme une métaphore philosophique et non comme un signe que le mithraïsme a inspiré les réformes religieuses et politiques de Julien. Sol Invictus est le roi Hélios lui-même dans sa nature générale et primordiale. Il pouvait servir de dénominateur commun à diverses figures religieuses dans l’esprit de la synthèse néoplatonicienne ou de ce que le néoplatonicien Proclus appela plus tard la « théologie platonicienne ».

Dans le cas du remplacement de In hoc signo vinci par Sol Invictus, parfois interprété comme le cas le plus frappant de « restauration païenne », on pourrait également voir quelque chose de différent : non pas le remplacement d’un culte par un autre, mais un appel à la source philosophique commune à différentes religions et croyances. Tout comme l’Empire rassemble les peuples et les royaumes, la sacralité impériale à part entière ramène toutes les formes particulières à leur source hénadique. En fin de compte, la croix est aussi un symbole solaire, et son affichage sur la bannière impériale était étroitement lié à la victoire militaire et à l’apogée politique de Rome sous Constantin.

Une tentative de restauration de Platonopolis

L’époque de Julien a vu une tentative de construction d’un empire universel, Platonopolis. En tant que véritable platonicien, Julien a tenté de couvrir et de réformer tous les domaines : la sphère religieuse (introduction du rite de repentance, charité, attribution d’un caractère éthique aux cultes païens officiels, édit sur la tolérance religieuse)[13], la sphère de la vie palatine (rationalisation du personnel de la cour, invitation de philosophes, d’orateurs et de prêtres nobles à la cour, restauration de l’ancien statut et du pouvoir du Sénat) et la sphère financière (restauration de l’autonomie urbaine, transfert aux municipalités du droit de percevoir des impôts en faveur des villes). Mais le cours de l’histoire était déjà prédéterminé. Le christianisme, absorbant certains éléments de l’hellénisme (en particulier, assimilant la doctrine du royaume platonicien et les meilleurs éléments du mysticisme et de la théologie néoplatonicienne), renversa irréversiblement l’édifice délabré de l’Antiquité.

L’historien W.R. Inge a fait remarquer que Julien était « un conservateur alors qu’il n’y avait plus rien à conserver »[14]. L’heure de Julien sonna et un nouveau souverain fit son apparition. Désormais, la sacralité impériale et la mission métaphysique de l’empereur seraient interprétées dans un contexte strictement chrétien comme la figure du katechon (κατέχων), le « reteneur », dont la signification est définie par la structure de l’eschatologie chrétienne, dans laquelle l’empereur orthodoxe est, selon l’interprétation de Jean Chrysostome, considéré comme le principal obstacle à la venue de l’Antéchrist. Mais même dans ce concept de katechon, on peut voir un lointain écho de l’ontologie politique du Roi-Soleil, car l’Empire continue d’être considéré comme un phénomène métaphysique et revêt donc un caractère philosophique dans le byzantinisme. À ce stade, cependant, nous avons affaire à une version considérablement réduite du platonisme politique, plus étroite et plus dogmatiquement délimitée que la portée universelle de la philosophie politique de Julien.



[1] Initialement publié en russe dans la revue Contextes et réflexions : philosophie du monde et l’humain 7. 2A (2018), p. 32-38.

[2] A. Ehrhardt, « The Political Philosophy of neo-platonism » in Studi in onore di Vincenzo Arangio-Ruiz nel XLV anno del suo insegnamento, vol. 1, ed. M. Lauria, Naples, 1953, p. 457-82.

[3] Dominic J. O’Meara, Platonopolis: Platonic Political Philosophy in Late Antiquity, Oxford, Clarendon Press, 2003.

[4] V. Duruy, « Annuaire de l’Association pour l’encouragement des études grecques en France » in Revue des Études Grecques 17, Paris, 1883, p. 177.

[5] Jacques Benoist-Méchin, L’Empereur Julien ou le rêve calciné (331-363), Paris, Perrin, 1997.

[6] Julien, « Hymn to King Helios, dedicated to Sallust » in Julien, Complete Works, Delphi Classics, 2017.

[7] F.F. Zelinskii, Rimskaia Respublika, Saint Petersburg, Aleteia, 2016, p. 419.

[8] W. Hyde, « Emperor Julian », The Classical Weekly 37, 3, Baltimore: Johns Hopkins University Press, 1843.

[9] Polymnia Athanassiadi-Fowden, Julian and Hellenism: An Intellectual Biography, Oxford, Clarendon Press, 1981.

[10] Libanii, Rechi, vol. 1, Saint-Pétersbourg, Kvadrivium, 2014.

[11] Julien, Hymne au roi Hélios.

[12] Apollon occupe également une place centrale dans La République de Platon : dans le quatrième livre, il est reconnu comme le seul véritable législateur. Selon Socrate, les lois de l’État idéal ne doivent pas être établies sur la base de coutumes et d’habitudes antérieures, ni sur la volonté singulière d’une personne, mais sur un principe transcendant et divin. Ainsi, les lois de l’État peuvent être comprises comme les prophéties de Delphes, dont l’interprétation est détenue par le roi-philosophe de l’État idéal.

[13] Au IVe siècle, la religion païenne était dans un état de faiblesse considérable. Dans son ouvrage Rimskaia Imperiia (l’Empire romain), Zelinsky note qu’à l’époque de Julien, « la vue du temple le plus important du monde antique, le temple d’Apollon à Delphes, provoquait le découragement. Et Julien, désireux d’entendre la voix des oracles de Delphes, y envoya ses théurges. La dernière Pythie se montra digne de ses prédécesseurs. La triste réponse fut : ‟Transmettez ce message au seigneur : il ne reste que des ruines du temple, Phébus n’est plus le maître de ce sanctuaire et a perdu la couronne de laurier des prophètes, la source de l’inspiration s’est tarie et les flots castaliens ont cessé de couler.” » — F.F. Zelinskii, Rimskaia Imperiia, Saint-Pétersbourg, Aleteia, 2020, p. 425.

[14] W.R. Inge, « The Permanent Influence of Neoplatonism upon Christianity », The American Journal of Theology 4:2, Chicago, University of Chicago Press, 1900.




mardi 21 avril 2026

Le marquis de Sade sur notre affaire Epstein



Tout le monde a déjà tout dit et rabâché et ahané sur notre affaire Epstein… Kubrick aussi dans "Eyes Wide Shut" nous avait mis en garde (les riches sont vicieux) … Et comme il n’y a rien de nouveau sous le sommeil, on va rappeler notre texte sur le marquis de Sade et la mondialisation. Car nos élites avaient déjà pris le marquis…On n’aura pas oublié Descoings, Clinton, DSK, les gardes du corps d’Obama et les milles peccadilles recensées dans le livre "Sexus politicus" d’Albin Michel….

Sade a gagné la partie, et pas qu’un peu. Il a laissé Platon, Leibnitz, Marx et Hegel loin derrière. Il est le vrai inspirateur de la société ouverte de George Soros (Bergson et Popper cela fait pékin à côté pour un diplômé de philo). Une société où sur the-economic-collapse-blog.com Michael Snyder dénombre quatre millions de sites de sexe rien qu’en Amérique, une société où le porno fait mille milliards de dollars de business par an, devant l’armement et la pharmacie, a encore de beaux jours sadiens devant elle.

A propos du lien Sade-Scorsese et du film "Loup de Wall Street", le blogueur Dany-Robert Dufour déclarait :

"Son récit montre que les luxueuses propriétés bien gardées, les yachts, les hélicoptères, les jets privés, la valse des prostituées et les drogues faisaient partie de l’univers quotidien d’une partie non négligeable du monde de la haute finance où ce héros de Wall Street baignait, caractérisant selon lui jusqu’à 20% des acteurs-clefs de ce secteur. À lire ce récit, le nom de Sade vient à l’esprit, comme dans d’autres situations touchant directement ce qu’il convient d’appeler l’actuelle hyper-bourgeoisie… Si ces informations venaient à se vérifier, il faudrait en conclure que le Président du conseil italien qui, de façon très fellinienne, a accueilli le G8 de juillet dans la ville martyr de L’Aquila, a utilisé une de ses luxueuses villas pour abriter des « fêtes » dans une « ambiance (je cite) désinhibée » pour lesquelles étaient recrutées des Escort girls (c’est-à-dire des prostituées) parfois mineures."

Economie de marché, sadomasochisme, cruauté anti-pauvres, abolition des préjugés, antichristianisme, libération sexuelle, homosexualité, pédophilie, procédés argumentatifs poussés jusqu’à l’écœurement rhétorique, tout est déjà chez le Divin Marquis comme dans un bon vieux catalogue de fringues, vous savez, ces catalogues de fringues fabriquées par des enfants musulmans, bengalis ou indonésiens, payés douze euros par mois – mais quand on préfère parler des maillots de bain à Cannes ou à Menton…

Lisons donc sa philosophie dans le boudoir. 

Sur nos éternels préjugés qui frappent les personnes pas libérées, filles surtout :

"Mais qu’elle ne revienne plus sur les préjugés de son enfance, menaces, exhortations, devoirs, vertus, religion, conseils, qu’elle foule tout aux pieds, qu’elle rejette et méprise opiniâtrement tout ce qui ne tend qu’à la renchaîner, tout ce qui ne vise point, en un mot, à la livrer au sein de l’impudicité (p.44)."

Sur la postmoderne et surtout nécessairement rebelle Jeune Fille :

"Jeunes filles trop longtemps contenues dans les liens absurdes et dangereux d’une vertu fantastique et d’une religion dégoûtante, imitez l’ardente Eugénie, détruisez, foulez aux pieds, avec autant de rapidité qu’elle, tous les préceptes ridicules inculqués par d’imbéciles parents (p.4)."

On croirait revoir les "Valseuses" de Blier. 1973 !

Sur les délices de la bisexualité :

"…les délices de Sodome lui sont aussi chers comme agent que comme patient ; il n’aime que les hommes dans ses plaisirs, et si quelquefois néanmoins il consent à essayer les femmes, ce n’est qu’aux conditions qu’elles seront assez complaisantes pour changer de sexe avec lui (p.7)."

Sur la logique du viol. A transmettre aux suédoises ou aux jeunes allemandes : c’est la doctrine Merkel. On ne se refuse pas au conquérant violeur et bienvenu quand on est féministe ou libérée…

"… Le premier mouvement de concupiscence qu’éprouve une jeune fille, est l’époque que la nature lui indique pour se prostituer, et sans aucune autre espèce de considération, elle doit céder dès que sa nature parle ; elle en outrage les lois si elle résiste (p.163)."

Menu fretin. Sade justifie ensuite viols, pédophilie, consommation d’enfants. On se croirait à Key West, à Marrakech ou Negombo. La saison est ouverte dans les luxueuses colonies pédophiles qui prospèrent aux quatre coins de la planète. Il faut reconnaître (et Sade nous le rappelle à propos en connaisseur) que les mœurs de Retz ou du grand Condé (et de ses favoris) n’étaient pas tristes non plus. Mais on ne se refait pas.

– Sur les destructions créatrices, prétendument venues de Schumpeter, sujet qui obsède les néo-libéraux (le Grand Remplacement en fait partie, lisez enfin la prose du copain du pape l’effarant Peter Sutherland) :

"Ces vérités une fois admises, je demande si l’on pourra jamais avancer que la destruction soit un crime… La destruction étant une des premières lois de la nature, rien de ce qui détruit ne saurait être un crime (p.64)."

Sade encense et la rapide destruction de l’espèce humaine ; encore un sujet qui obsède nos élites militaires et politiques qui adorent nous mijoter aux petits obus (Céline) !

Sur nos bons « rebelles », nouveaux riches de la mondialisation qui défient les préjugés :

"…l’irréligion, l’impiété, l’inhumanité, le libertinage découlent des lèvres de Dolmancé, comme autrefois l’onction mystique, de celles du célèbre archevêque de Cambrai ; c’est le plus profond séducteur, l’homme le plus corrompu, le plus dangereux… (p.11)"

– Sur les progrès déjà bien relatifs de la science (la nullité technique des USA et de leur pentagone est compensée comme on sait par une aberration (et non libération) sexuelle du meilleur aloi :

"Le mot technique est couilles,… testicules est celui de l’art. Ces boules renferment le réservoir de cette semence prolifique dont je viens de te parler, et dont l’éjaculation dans la matrice de la femme, produit l’espèce humaine ; mais nous appuierons peu sur ces détails, Eugénie, plus dépendants de la médecine que du libertinage (p.22)."

Voici comment Sade baptise les prostituées :

"Les putains… Voilà les femmes vraiment aimables, les seules véritablement philosophes (p.31)"

La femme libérée a ensuite pour obligation, pour contrainte morale et même juridique de ne pas se refuser au libertin. Se libérer c’est se rendre esclave, Sade le souligne deux siècles avant Orwell revenu d’illusions bien plus naïves. Et comme il est interdit d’interdire, il est interdit d’interdire le viol, le meurtre, le génocide. Nos élites libérales ne s’en privent pas, tout cela barbouillé à la sauce humanitaire.

Sur le révisionnisme antichrétien et antisémite, proche de celui de Voltaire :

"… c’est dans le sein d’une putain juive ; c’est au milieu d’une étable à cochons que s’annonce le dieu qui vient sauver la terre ; voilà la digne extraction qu’on lui prête ; mais son honorable mission nous dédommagera-t-elle (p.35) ?"

Sur l’art de traiter le pauvre et le droit du travail, spécialité de la mondialisation et du socialisme à la française :

"J’entends de toutes parts demander les moyens de supprimer la mendicité, et l’on fait pendant ce temps-là tout ce qu’on peut pour la multiplier. Voulez-vous ne pas avoir de mouches dans une chambre, n’y répandez pas de sucre pour les attirer. Voulez-vous ne pas avoir de pauvres en France, ne distribuez aucune aumône, et supprimez surtout vos maisons de charité : l’individu né dans l’infortune, se voyant alors privé de ces ressources dangereuses, emploiera tout le courage, tous les moyens qu’il aura reçus de la nature, pour se tirer de l’état où il est né, il ne vous importunera plus… (p.39)"

Pas la peine de parler au marquis de l’abolition de Schengen après cela !

Notre prestigieux penseur libéral-libertaire n’en reste pas là. Comme le très inspiré Fig-Mag, il donne en exemple la Chine et l’Asie :

"Là, tout le monde travaille, là, tout le monde est heureux, rien n’altère l’énergie du pauvre, et chacun y peut dire comme Néron : Quid est pauper (p.40) ?"

Sur la libération sexuelle et la libération de ces « préjugés » qui tant insupportent nos maîtres, le marquis est aussi très bon. On l’écoute :

"…brise le joug s’il veut t’asservir, plus d’une fille a agi de même avec son père. Fous, en un mot, fous, c’est pour cela que tu es mise au monde ; aucunes bornes à tes plaisirs, que celles de tes forces ou de tes volontés ; aucune exception de lieux, de temps et de personnes ; toutes les heures, tous les endroits, tous les hommes doivent servir à tes voluptés…"

La barbarie sadique débouche sur la guerre libérale de tous contre tous, programme qui fait fureur actuellement :

"À la bonne heure, le plus fort seul aura raison. Eh bien ! Voilà l’état primitif de guerre et de destruction perpétuelle pour lequel sa main nous créa, et dans lequel seul il lui est avantageux que nous soyons (p.83)."

Il ne vous reste qu’à prendre le Marquis et vous rappeler, à vous gilets jaunes, sa leçon sur la cruauté :

"La cruauté est dans la nature, nous naissons tous avec une dose de cruauté que la seule éducation modifie ; mais l’éducation n’est pas dans la nature, elle nuit autant aux effets sacrés de la nature que la culture nuit aux arbres… la cruauté n’est autre chose que l’énergie de l’homme que la civilisation n’a point encore corrompue…"

Et n’oublions que nous sommes en république, dans leur république qui lutte contre les préjugés et qui, fondée dans la haine antichrétienne et dans la Terreur (elle a donné le mot terroriste d’ailleurs au lexique moderne) adore la violence. Le marquis énonce alors son idéal citoyen :

"…la fierté du républicain demande un peu de férocité ; s’il s’amollit, son énergie se perd, il sera bientôt subjugué… une nation déjà vieille et corrompue, qui courageusement secouera le joug de son gouvernement monarchique pour en adopter un républicain, ne se maintiendra que par beaucoup de crimes (p.176)."

Dans "Justine ou les malheurs de la vertu", Sade encense « l’état de guerre perpétuel (p.45) ». Cette heureuse expression est celle qu’utilisera l’historien révisionniste américain Charles Beard quand il parle du pentagone, et de ces guerres qui attendent un jour d’être couronnées par une paix perpétuelle (on verra laquelle, mais on n’a aucune raison d’être pessimistes…). On rappellera que le pentagone est cette institution qui depuis trois-quarts de siècle répand la révolution sexuelle de par le monde pacifique, indien, océanien ou tropical, à coups de GI et de BMC. Car Eros ne marche jamais sans Polemos, Sade l’a compris bien avant le vieux Freud.

Nicolas Bonnal



lundi 20 avril 2026

Edgar Cayce : « La Russie sauvera le monde »




Edgar Cayce (1877–1945) est un clairvoyant et guérisseur américain, souvent surnommé « le prophète dormant ». Il entrait dans un état de transe (sommeil hypnotique) durant lequel il donnait des « lectures » : des diagnostics médicaux, des conseils de guérison, des enseignements spirituels…

On lui attribue plus de 14 000 lectures, touchant à : la santé (médecine alternative), la réincarnation, la spiritualité chrétienne, l’Atlantide et des sujets ésotériques… Il n’avait pas de formation médicale, mais utilisait en transe un vocabulaire technique très précis.

Voici quelques une de ces prophéties, suivies du premier chapitre de livre de Joseph Millard, "Edgard Cayce, l’homme de mystère", 1956.


En 1944, en pleine Seconde Guerre mondiale, Edgar Cayce a prononcé une phrase qui hante les chercheurs depuis 80 ans : "De la Russie viendra l'espoir du monde."


Soudain, elle se trouva dans une pièce ensoleillée donnant sur le lac, une pièce en désordre, toute simple. Derrière la maison, deux petits garçons pêchaient d’une jetée de bois.

Elle chercha désespérément quelque chose qui confirmerait son scepticisme. À sa droite, il y avait un divan avachi poussé contre le mur, un vieux fauteuil, une chaise, un guéridon. Sur la gauche, d’autres chaises et un classeur désuet, une vitrine pleine de coquillages et de pierres, des souvenirs, des éléphants d’ivoire. Le plancher était recouvert d’une natte de jute usée, et au-dessus de la porte, côte à côte, il y avait les portraits d’Abraham Lincoln et de Robert E. Lee. Des photos jaunies, photos de famille visiblement, occupaient une partie des murs. Au-dessus du divan, il y en avait des dizaines, portant des dédicaces à Edgar Cayce, et des remerciements pour ce qu’il avait fait. Partout ailleurs, des tableaux et des gravures, religieux pour la plupart. Elle vit ces preuves d’une vie simple, presque banale, et entendit la voix de Gertrude Cayce.

– Voici Edgar Cayce, celui qui va vous guérir.

Il se levait, derrière un vieux bureau encombré de papiers, en repoussant une machine à écrire. La jeune fille regarda cet homme-miracle, celui qu’elle avait traité de charlatan, d’escroc vivant de la crédulité publique.

Il était grand et mince, mais ne ressemblait en rien à un quelconque fakir. Ses cheveux clairsemés étaient châtains, ses oreilles un peu décollées, sa figure ronde, ses lèvres charnues. Il avait l’air d’un bon vivant plutôt que d’un ascète. Les yeux gris-bleu pétillaient derrière les lunettes sans monture. On aurait pu le prendre pour un pasteur, un professeur, un médecin, même un vendeur de magasin, n’importe qui sauf l’individu que la jeune fille avait imaginé.

Il lui prit la main en souriant.

– J’ai prié pour que je puisse vous guérir, mademoiselle, parce qu’il est évident que votre malheur est grand. Je ne peux rien promettre, bien sûr. Cela échappe à mon contrôle.

Même sa voix était banale, douce, presque timide. La jeune fille était stupéfaite. Elle avait subitement l’impression qu’il existait dans la vie d’Edgar Cayce une niche qu’elle devait occuper, elle seule. C’était un sentiment d’amitié qu’elle éprouvait, celui d’être pour le moment la personne la plus importante de la vie du guérisseur.

– Je… je ne sais pas, bredouilla-t-elle. C’est si différent de ce que je croyais. Je ne comprends pas.

– Moi non plus. Je sais seulement que je possède un don étrange. Je m’endors, et les mots sortent de ma bouche, des mots que je n’entends pas et que je ne comprends pas ensuite quand je les relis. Tout ce que je sais, c’est que, depuis la première fois que c’est arrivé, en 1910, il y aura trente-sept ans ce mois-ci, des milliers de personnes ont été guéries et pas une seule blessée par mon pouvoir. Aujourd’hui, avant de m’endormir, je vais faire une prière spéciale, pour que ce qui sortira de ma bouche vous guérisse.

Une jolie femme blonde entra, un bloc de sténographe à la main. C’était Gladys Davis, la secrétaire d’Edgar Cayce depuis 1923. Elle s’assit dans le fauteuil près du divan.

– Qu’est-ce que je dois faire ?, demanda nerveusement la jeune fille.

– Rien, ma chère petite, lui dit Gertrude Cayce en souriant. Asseyez-vous, et écoutez. Ce ne serait pas mauvais si vous profitiez de ce moment de méditation pour réfléchir à votre besoin de guérison et à ce que vous pourrez faire pour aider les autres une fois guérie. Très souvent, la lecture commence par ces mots : "Ce serait mauvais de guérir le corps sans guérir l’âme".

Edgar avait ôté sa veste et défait sa cravate. Il déboutonna son col et ses manchettes et s’assit sur le divan pour enlever ses chaussures. Puis, avec un sourire timide, il s’allongea et plaça les deux mains sur son front, paumes en dehors.

Il sourit à Gertrude, assise près de lui. Quand leurs regards se croisèrent, la jeune fille se dit qu’elle n’avait jamais senti un tel courant d’amour et de compréhension passer entre deux êtres. Gertrude caressa légèrement la joue de son mari. Edgar Cayce, l’énigme, ferma les yeux, baissa les mains et les croisa sur sa poitrine.

Gertrude et Gladys fermèrent aussi les yeux. Après une minute ou deux de silence, Edgar Cayce soupira profondément et le rythme de sa respiration changea. Gladys prit son crayon.

Gertrude se mit à parler à mi-voix, répétant la suggestion hypnotique qui provoquerait la lecture.

– Nous avons devant nous le corps de R… G…, qui est présente dans cette pièce. Vous allez examiner ce corps avec soin, et me dire l’état dans lequel vous le trouvez en ce moment, ainsi que les traitements destinés à le guérir. Vous parlerez distinctement et lentement, en répondant aux questions que je poserai.

Pendant quelques instants, on n’entendit que les halètements pénibles de la jeune fille. Puis Edgar Cayce se mit à marmonner, répétant tout bas la suggestion. Soudain, sa voix résonna clairement, avec autorité. La jeune fille et sa mère sursautèrent.

– Oui, nous avons le corps ici. Nous voyons son état et les causes spécifiques de cet état. Les effets des troubles ont été pris pour les causes. Le corps présente une affection de la circulation pulmonaire qui affecte tout le système.

La jeune fille était stupéfaite. La voix du dormeur lui disait de quoi elle souffrait, mais, de plus, que sa maladie des poumons était provoquée par quelque chose de profond, d’insoupçonné.

– Les causes proviennent de pressions existant dans le système cérébro-spinal, et qui, par les parties nerveuses sclérosées de ce système, ont épaissi les tissus provoquant ainsi une pression sur la capsule du poumon.

La lecture déclara que la sensation d’étouffement était provoquée par une accumulation de toxines dans la circulation pulmonaire, toxines qui devraient être éliminées par des poumons normaux. Puis :

– Nous trouvons dans le système nerveux les sources ou la cause de ces troubles. Ces pressions se produisent dans le dorsal supérieur, et plus spécifiquement dans le cervical inférieur, provoquant un épaississement des tissus qui s’enflamment et appuient sur la plèvre.

La jeune fille pouvait voir, de là où elle était assise, une partie de la lettre qu’Edgar Cayce était en train de taper quand elle était arrivée. Une phrase lui sauta aux yeux au milieu d’un embrouillamini de fautes de frappe. Il avait écrit, sans ponctuation : « Je suis plus heureux que je saurais vous dire d’apprendre que vous allez mieux grâce à une de mes lectures je sais que Dieu me guide quand je reçois des lettres comme la vôtre… »

Un homme aussi peu instruit ne pouvait sûrement pas employer ces termes médicaux de la lecture ! À moins que cette ignorance simulée cache des connaissances certaines ? Elle sentait revenir son scepticisme. Mais elle sursauta en entendant les mots suivants :

– Cette affection a été primitivement causée par l’inhalation d’un corps étranger, de la poussière ou quelque chose d’analogue. Puis avec la pression produite par une blessure ou un traumatisme de l’épine dorsale, les troubles se sont accentués.

La jeune fille vit sa mère se redresser, bouche bée. Personne, même le plus habile des charlatans, ne pouvait savoir que, quinze ans plus tôt, elle était tombée d’un arbre et s’était blessée dans le dos, exactement dans la région indiquée par la voix autoritaire.

C’était donc ça qui avait affecté ses poumons ! Tout lui paraissait logique, à présent, ainsi que l’autre cause, quand elle avait surveillé le terrain de jeux d’un centre récréatif de la banlieue de New York, et respiré la poussière, la suie et les vapeurs d’essence de cette zone industrielle. C’était ça, le corps étranger logé dans des poumons affaiblis par la chute de l’arbre, qui avait ouvert la porte à sa tuberculose. Ses doutes s’envolèrent, et pour la première fois depuis son arrivée, elle sentit naître en elle un vague espoir.

– Nous commencerons donc par ceci, disait la voix. Premièrement, préparez un tonneau ou un fût de chêne, calciné à l’intérieur, d’environ cinq litres. Remplissez-le à moitié d’eau-de-vie de pommes ; pas de cidre, d’eau-de-vie de pommes pure. Bouchez-le bien mais tenez-le près de l’endroit où l’évaporation devra se faire. Préparez de manière à ce que les vapeurs puissent être respirées… »

Au seul mot d’eau-de-vie, la mère avait rougi d’indignation. Elle était violemment antialcoolique et le mot seul était un anathème. Comme si l’homme endormi l’avait deviné, il ajouta :

– Pas l’alcool, mais les vapeurs de l’alcool, aspirées par la bouche et par le larynx dans les bronches et les poumons. Faites ça au moins trois ou quatre fois par jour.

Les instructions continuèrent, des exercices de la colonne vertébrale, un régime :

– Ne buvez jamais de lait cru ! Des œufs et du lait cuits, oui.

La jeune fille poussa une exclamation de surprise.

– Mais on m’a fait boire des litres de lait de vache cru !

De nouveaux conseils suivirent, concis, précis, le nom d’un médecin près de chez elles qui possédait l’appareillage nécessaire, et une nouvelle réconfortante, elle pouvait fumer, mais pas plus de cinq à six cigarettes par jour.

– Faites tout cela et nous vous guérirons. Nous avons fini pour le moment.

Gertrude se pencha en avant, murmurant quelques mots, une formule habituelle, suggérant à l’esprit et au corps de se réveiller. Enfin, Edgar Cayce poussa un profond soupir, ouvrit les yeux et se releva en bâillant.

– Vous avez obtenu quelque chose ?, demanda-t-il.

– Tout, assura Gertrude en souriant. Tu as dit qu’elle guérirait et tout ce qu’elle devait faire pour ça.

La figure d’Edgar Cayce s’illumina, ses yeux brillèrent de joie.

– Ah, comme je suis heureux ! Je ne saurai pas ce que j’ai dit tant que Gladys ne l’aura pas tapé, mais quoi que ce soit, vous devez le faire et vous guérirez.

– Je suis abasourdie, avoua la jeune fille. C’est si… si fantastique. Jamais je n’ai entendu parler de cette inhalation de vapeurs d’eau-de-vie.

– Moi non plus, lui dit Gertrude, jusqu’à ce que ça me sauve la vie. Je mourais de tuberculose, dans le Kentucky. Les médecins m’avaient abandonnée. Et puis Edgar, au cours d’une hypnose, a été renseigné sur ce tonneau d’eau-de-vie et sur beaucoup d’autres choses. En quelques mois, j’étais complètement guérie.

– Je le ferai ! Je ferai tout ce que sa vision a dit, et moi aussi, je serai guérie !

https://egaliteetreconciliation.fr/Edgar-Cayce-La-Russie-sauvera-le-monde-80257.html


dimanche 19 avril 2026

Henry Makow : "Due to the urgency of our situation, I am offering "Illuminati 4 - Genocide & War" free as a PDF"




Henry Makow :

"My Illuminati series demonstrates that world wars are engineered by Freemasons on both sides to destroy Christian civilization.

Due to the urgency of our situation, I am offering Illuminati4- Genocide & War free as a PDF."



 

Genocide & War



I read William Shirer’s Rise and Fall of the Third Reich when I was ten. As the son of holocaust survivors, I asked, “How can adults demand my respect when they have made such a mess?” At age 75, I now understand that humanity has been sabotaged by Organized Jewry (the Rothschild world banking cartel) using Freemasonry (Cabalist Judaism for Gentiles) as instrument. 

Satanists have been gnawing at the foundations of Western Civilization since the English Revolution and the foundation of the Bank of England in 1694. In the 19th Century, it took the form of “British” imperialism and the Rhodes Round Table goal of “absorbing the wealth of the world.”

Throughout modern history, Freemasons on both sides started wars in order to undermine and destroy Western (Christian) civilization.

Depopulation has been their constant theme. 

Illuminati 4, as well as Illuminati 1-3, demonstrate that major wars are hoaxes aimed at exterminating patriots and civilians on both sides. 

Churchill, FDR, Stalin and Hitler were all Freemasons. 

Trump, Netanyahu and Putin are Freemasons. They belong to Chabad, a genocidal Jewish supremacist cult that is busy engineering “a social cataclysm,” a prerequisite for the return of the Jewish “Messiah.” 

This is much bigger than disputes over land. You don´t come back from an abomination on the scale of Gaza. 

This is all-or-nothing — World War Three. 

This is the culmination of a centuries-old conspiracy to ultimately rob and enslave “non-Jews” and exterminate anyone who does not comply. 

They want to kill us. The “vaccines” should have tipped you off. 

In the past, millions have died for some illusion. You’ll know why you and your family have been maimed or killed. 

WARS ARE THE JEWS’ HARVEST 

The Chief Rabbi of France, Rabbi Reichorn stated in 1869: “Thanks to the terrible power of our international banks, we have forced the Christians into wars without number. Wars have a special value for Jews since Christians massacre each other and make more room or us Jews. Wars are the Jews harvest. The Jew banks grow fat on Christian wars. Over 200 million Christians have been wiped off the face of the earth by wars, and the end is not yet.”

Charles Weisman – Who is Esau-Edom? (1991) p.93 

According to Bill Cooper, Israel was created as “the instrument to bring about the Battle of Armageddon and the fulfillment of prophecy,” a nuclear war so horrible people will be begging for one world government.

https://youtube.com/shorts/Mr4Zp5PrP08?si=fouusVmZmgh1WOa

WHY WE MUST DIE ?

The answer is found in the difference between Christianity and Judaism.

Judaism is a satanic cult masquerading as a religion.

It has brainwashed us to deny the existence of God.

It has stolen our soul. Your soul is the burning bush! The real gold.

“The very moment you seek happiness outside yourselves, you become our willing servants,” said Illuminati insider Harold Rosenthal. 

“You have become addicted to our medicine through which we have become your absolute masters…A dissatisfied people are pawns in our game of world conquest.” 


All our problems arise from the denial of our soul-connection to God. To fill the emptiness, humanity is addicted to money, sex, power, drugs, food, toys and trivia. 

The Cabalist god, Lucifer, represents a revolt against God and nature. Quite simply, they supplant God and invert reality to suit their diabolical agenda. “Secularism” and “humanism” are masks for Satanism. Now, they’ve removed their masks. 

They believe they are God and we must worship them.

 CHRISTIANITY 

Christianity acknowledges that we are connected to our Creator and to each other by a universal intelligence, a spirit or soul. 

"God is a Spirit: and they that worship him must worship him in spirit and in truth." (John 4:24)

We were made in the Image of God. 

We crave to know ourselves as God. 

God seeks to know Himself through us. 

We were sent here to create Heaven on Earth. 

The instructions are in our soul. 

As far as man is concerned, God is a spiritual ideal, Perfection. 

“Be ye therefore perfect, as your father who art in heaven is perfect,” Matt 5:48 

Our souls crave unity with our Creator: perfect Bliss, Truth, Goodness, Love, Beauty and Justice. 

Cabalist/Talmudic Judaism inverts spiritual ideals. 

Evil is good. 

Ugly is beautiful. 

Sick is healthy. 

Unnatural is natural. (Males can menstruate and have babies!?) 

Good is evil. 

Lies are true. Hate is love. Injustice is justice. 

This is our world today. 

GOD 

God is Consciousness, a dimension where spiritual ideals are self-evident, like sunlight streaming into a dark room after the curtains are opened. 

Call it Christ-consciousness if you prefer. Christ’s message is that we have the potential to be like Him. 

Isn’t that the whole point of Christianity? 

Christ did not intend to compete with His Father.

If you believe in good and evil, right and wrong, you believe in God.

You serve Him by serving spiritual ideals. 

An artist serves Beauty. A wife and mother, Love. 

My God is Truth. Truth does make you free. 

CABALIST JUDAISM (CHABAD) 

Jews are God’s “Chosen People” actually means non-Jews have to die.

According to Cabalist/Talmudic Judaism, the goyim’s purpose is to serve “Jews.” 

Only Jews are human. Everyone else is subhuman or an animal.

Organized Jewry rejects any concept of a Divine Spirit. 

Cabalism rejects the sanctity of human life by virtue of our common Divine soul. 

WEF guru Yuval Harari says people are “hackable animals” programmed to serve them like robots.

The COVID vaccines may contain bar codes that connect us to a grid. 

COVID stands for “Certification Of Vaccination ID.”

According to Catherine Austin Fitts. “The new model is called transhumanism. The idea is you basically chip everybody; you put them on remote control through the cell tower system and instead of resonating with the Divine, they resonate with a machine.”

Christianity believes we must discern and obey God (Truth.) 

Cabalist Jews (Zionists and Communists) believe Truth is whatever they say it is. 

They force you to comply on pain of losing your job, going to jail or worse (genocide.) 

The Pharisees crucified Christ. You’d think Christian Zionists would get the message. 

They will. Too late.

CABALIST JEWS THINK THEY ARE GOD 

The reason Israelis have no compunction about shooting women and children is that non-Jews are considered animals. 

Deuteronomy 7-2 “You must destroy [your enemies] totally. Make no treaty with them, and show them no mercy. Do not save alive anything that breathes, for you are a people holy to the Lord your God who has chosen you out of all the peoples on the face of the earth to be his people, his treasured possession…” 

Anyone who resists Jewish “Chosen-ness” must die. 

Genocide is acceptable. It starts with Palestinians. We are all Palestinians. “Greater Israel” is the whole world. 

Isaiah 60 says Jews will despoil Gentile wealth. (Klaus Schwab —“You’ll own nothing but you’ll be happy.”) 

“You shall eat the riches of the Gentiles, and in their glory you shall boast as they surrender unto you their gold and incense…So that men may bring to you the wealth of the Gentiles…And their kings led in humble procession before you, For the nation which will not serve you shall perish, it shall be utterly destroyed.” 

The author of the "Controversy of Zion", Douglas Read described “Judaism’s Destructive Mission.” 

”The Judahites were ruled by a priesthood which avowed that destruction was Jehovah’s chief command and that they were divinely chosen to destroy. Thus they became the only people in history specifically dedicated to destruction as such. Destruction as an attendant result of war is a familiar feature of all human history. Destruction as an avowed purpose was never before known and the only discoverable source of this unique idea is the Torah-Talmud…”


In Antisemitism, Its History and Causes (1969) Bernard Lazare, a Jew, wrote, “The Jew …is not content merely to destroy Christianity…but he incites to unbelief, and then imposes on those whose faith he has undermined his own conception of the world, of morality and of life. He is engaged in his historic mission, the annihilation of the religion of Christ.” (p. 158) 

“JEWS” REFERS TO SATANISTS, NOT RACIAL JEWS 

“The Great Rebbe” Rabbi Menachem Mendel Schneerson said, “A Jew was not created as a means for some other purpose; he himself IS the purpose, since the substance of all divine emanations was created ONLY to serve the Jews.” 

In spite of Schneerson adding, “a non-Jewish soul comes from three satanic spheres, while the Jewish soul stems from holiness,” Jews does not appear to be a racial standard. 

The Noahide Laws are “a set of imperatives which, according to the Talmud, were given by God as a binding set of laws for the “children of Noah” — that is, all of humanity. 

According to Jewish tradition, non-Jews who adhere to these laws are said to be followers of Noahidism and regarded as righteous gentiles who are assured of a place in the world to come.” 

On the other hand, belief in Jesus Christ is punishable by decapitation by guillotine! 

The Noahide laws have been formally introduced into the American legal system and the racist psychopath Schneerson honored as a spiritual seer! 

They conflate the American Constitution with satanic Jewish tyranny. 

“Whereas Congress recognizes the historical tradition of ethical values and principles which are the basis of civilized society and upon which our great Nation was founded; Whereas these ethical values and principles have been the bedrock of society from the dawn of civilization, when they were known as the Seven Noahide Laws…Whereas Rabbi Menachem Mendel Schneerson, leader of the Lubavitch movement, is universally respected and revered … we turn to education and charity to return the world to the moral and ethical values contained in the Seven Noahide Laws.”

https://www.govtrack.us/congress/bills/102/hjres104/text

https://www.congress.gov/ bill/102nd-congress/house-joint-resolution/104/text 

Make no mistake, this masks a satanic Jewish (Communist) tyranny over the whole world, administered by a rabbinical court in Jerusalem on pain of guillotine, i.e. genocide. 

What Israel did to Gaza is what Organized Jewry (Chabad) would like to do to everyone who doesn’t worship them as God. The Scamdemic was a test of our compliance. 

Everyone who accepts their satanic dispensation will be spared. 

“We use the term Jewish race merely for reasons of linguistic convenience,” Hitler wrote to a friend, “ for in the real sense of the word, and from a genetic point of view, there is no Jewish race…The Jewish race is above all a community of the spirit.”

Similarly Jews who reject this insanity will be guillotined along with the rest of the recalcitrant goyim.


“JEWS” IS DEFINED BY BELIEF IN LUCIFER 

David Spangler, Director of Planetary Initiative at the United Nations said, “No one will enter the New World Order unless he or she will make a pledge to worship Lucifer. No one will enter the New Age unless he will take a Luciferian Initiation.” 

Benjamin Crème, another prominent New Age “prophet insists that those who refuse to join in this World Initiation will find themselves in the minority and will have to “withdraw from this life.” Matrieya’s Mission, p. 128.

Remind you of the vaccine passport? 

Remind you of genocide? Comply or die? 

According to Patrick O’Carroll, the Antichrist is the Jewish “End Times Messiah” or “Moshiach ben David.” 

According to the “holy” Chabad Rabbi Menachem Mendel Schneerson, the main requirement for the Antichrist to come to Earth is the genocide of Christians. 

Up until Schneerson’s death in June 1994, many followers believed that he was the Messiah but Schneerson explained that, if he were the Antichrist, then no Christians would have been alive during his lifetime. 

A key Chabad requirement for the Jewish “End Times Messiah” to be installed is the genocide of Christians. In July 2024, the “holy” Chabad Rabbi Isser Weisberg said Donald Trump will play a key role in bringing about the Messiah.


Weisberg says that the “final window” for installing the Antichrist is the Hebrew Year lasting from Rosh Hashanah 2027 until Rosh Hashanah 2028, meaning from 2 Oct 2027 until 30 Sep 2028.


According to the Jewish Telegraphic Agency, 4 January 1962, Prime Minister of Israel David Ben-Gurion declared that Jerusalem will be the capital of the New World Order:

“In Jerusalem, the United Nations (a truly United Nations) will build a Shrine of the Prophets to serve the federated union of all continents; this will be the seat of the supreme court of mankind, to settle all controversies among the federated continents, as prophesied by Isaiah.”

http://www.jta.org/1962/01/04/archive/ben-gurion-foresees-gradualdemocratization-of-the-soviet-union

Henry Makow, "Illuminati 4 - Genocide & War".


samedi 18 avril 2026

De la loi Yadan aux lois noachides en passant par le futur projet de loi gouvernemental 😒



Les députés macronistes ont retiré, à la suite de débats tendus à l’Assemblée nationale, ce jeudi la proposition de loi Yadan sur les nouvelles formes d’antisémitisme au profit d’un futur projet de loi gouvernemental.

Selon la députée, le gouvernement reprendra "intégralement" les dispositions du texte dans un projet de loi attendu d’ici la fin du mois de juin, qui sera examiné en premier lieu par le Sénat.
Depuis l’hémicycle, Caroline Yadan a justifié ce retrait par des retards accumulés dans le calendrier parlementaire, imputant notamment à La France insoumise (LFI) une partie des blocages. Elle a salué la reprise du dossier par l’exécutif, estimant que cette nouvelle approche permettrait d’"aller plus loin" que la version initiale.

L’opposition a vivement réagi. La présidente du groupe LFI, Mathilde Panot, a dénoncé ce qu’elle considère comme une marginalisation du Parlement et une concentration des décisions entre les mains de l’exécutif.

"Une seule parlementaire est plus informée que l’ensemble de la représentation nationale", a-t-elle affirmé, critiquant la manière dont le texte a été retiré et repris sans concertation suffisante.

"La lutte continuera"

Elle a également interpellé le gouvernement en séance : "Monsieur le ministre, vous ne nous avez pas dit pourquoi vous repreniez ce texte, qui passerait ensuite le 22 juin ou je ne sais quand, ce qui nous donnera plus de temps pour pouvoir battre ce texte, ne vous en déplaise", a-t-elle ajouté.

Sur le réseau social X, la cheffe des parlementaires insoumis estime que "la résistance parlementaire et populaire a triomphé !", ajoutant que "la lutte continuera pour son retrait jusqu’au bout !".

Déposée le 19 novembre 2024 par la députée du groupe Renaissance Caroline Yadan, la proposition de loi avait été adoptée en commission des lois en janvier 2026 et devait être examinée en séance publique à partir du 16 avril 2026.

Le texte entend répondre à ce que ses auteurs qualifient de "nouvelles formes d’antisémitisme".

Il prévoit notamment l’extension du délit d’apologie du terrorisme, l’introduction de nouvelles infractions liées à la contestation ou à la remise en cause de l’existence d’un État, ainsi que la prise en compte de formes indirectes ou implicites de provocation à la haine.

Instrumentalisation de l'antisémitisme

Ces dispositions suscitent une vive controverse. Plusieurs organisations de défense des droits humains, syndicats et juristes dénoncent un texte juridiquement flou, susceptible de porter atteinte à la liberté d’expression.

Elles pointent notamment le risque de confusion entre critique politique de l’État d’Israël et antisémitisme, ainsi qu’un possible effet dissuasif sur certaines mobilisations, notamment celles liées à la cause palestinienne.

Des collectifs, y compris des organisations juives critiques de la politique israélienne, alertent également sur une possible instrumentalisation de la lutte contre l’antisémitisme et estiment que le texte pourrait, paradoxalement, fragiliser ce combat en brouillant ses contours.


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Chronologie des lois noachides : 
déploiement d’un gouvernement mondial juif


Reconnaissance publique du leadership juif :

Nous appelons à la reconnaissance internationale officielle du peuple juif comme "Lumière pour les nations" (Ésaïe 42 :6).

https://en.wikipedia.org/wiki/Light_unto_the_nations#:~:text=Light%20to%20the%20nations%20(Hebrew,of%20%22Light%20Unto%20the%20Nations%22

Vision pour l'avenir :

Établir la "Lumière pour les nations" comme la version rectifiée de l'ancienne "Organisation des Nations Unies", fondée sur les 7 lois universelles, avec un double siège à Jérusalem et à Washington, D.C., servant de phare moral pour toutes les nations.

https://www.sefaria.org/sheets/625978

https://m.youtube.com/watch?v=fCFJhI69Zk8&t=15s&pp=2AEPkAIB

Chronologie des lois noachides
Le déploiement d’un gouvernement mondial juif

1991 – Le président George H. W. Bush signe la "Public Law 102-14" qui reconnait les 7 lois noachides comme étant le socle éthique de la nation américaine, un fondement moral à toute nation civilisée:

https://www.congress.gov/bill/102nd-congress/house-joint-resolution/104/text/enr

Donald Trump perpétue cette tradition chaque année de son mandat en signant des proclamations présidentielles annuelles pour marquer le "Education and Sharing Day, U.S.A", reconnaissant ainsi la suprématie des 7 lois noachides. Dans ses messages les plus récents (comme en 2025 et 2026), Donald Trump réaffirme que l'éducation doit inclure le développement du caractère et de la droiture, s'inspirant de la vision du Rabbi de Loubavitch, pour contrer ce qu'il qualifie d'endoctrinement et restaurer les valeurs fondamentales dans les écoles.

https://www.whitehouse.gov/presidential-actions/2025/04/education-and-sharing-day-u-s-a-2025/




https://jewishinsider.com/2024/10/trump-makes-first-visit-to-lubavitcher-rebbes-gravesite/

La Public Law 102-14 affirme que les sept lois noachides constituent le fondement de la civilisation américaine, que c’est la responsabilité de la nation juive de transmettre ses valeurs aux générations futures, et qu’à une date et un moment futurs, le président des États-Unis, avec d’autres chefs d’État, signera un parchemin international s’engageant à ramener le monde à la Loi Noachide par le biais de la charité et de l’éducation.

Cette loi commémore également la naissance du rabbin Menachem Mendel Schneerson, leader du mouvement Chabad-Loubavitch, en célébrant son engagement à ramener le monde aux sept lois noachides.

Voici la liste des sept lois noachides (Sheva Mitzvot B'nei Noach) telles qu’elles sont énoncées dans le Talmud de Babylone, traité Sanhedrin 56a-57b.

Le Talmud les présente comme les sept commandements universels donnés par Dieu à tous les non-Juifs (appelés les "enfants de Noé" ou "Bnei Noach").

Les 7 lois noachides selon le Talmud :

1- Obligation de mettre en place un système judiciaire équitable et d’appliquer la loi pour maintenir l’ordre social.

2- Ne pas blasphémer (ne pas maudire Dieu).

3- Ne pas pratiquer l’idolâtrie (interdiction d'adorer un autre Dieu que celui de l'Ancien Testament).

4- Ne pas commettre d’immoralité sexuelle : adultère, inceste, bestialité, homosexualité selon les interprétations traditionnelles, etc.

5- Ne pas commettre de meurtre.

6- Ne pas voler.

7- Ne pas manger un membre arraché à un animal vivant.

Ces sept lois sont considérées comme les lois morales minimales obligatoires pour tous les non-Juifs selon la tradition rabbinique.

Le Talmud et les commentateurs précisent que la peine théorique pour violation grave de ces lois (dans un tribunal noachide) est la décapitation. Selon la tradition talmudique (traité Sanhédrin 57a) et la codification de Maïmonide (Mishneh Torah, Hilkhot Melakhim 9:14), la décapitation par l'épée est la forme unique de peine capitale prescrite pour un "B'nei Noach" (Noachide) reconnu coupable par un tribunal.

https://www.sefaria.org/Sanhedrin.57a

Isabelle


vendredi 17 avril 2026

MACRON AU CŒUR D’UN RITUEL SATANIQUE À NOTRE-DAME ?


Nicolas Stoquer balance sec : « J’ai un témoignage de première main d’un magistrat haut placé… Une conservatrice de Notre-Dame, pendant les travaux, entre le soir dans la cathédrale et voit, dans un halo de lumière, Macron au centre d’un cercle de personnes en tenue rituelle. Les cheveux dressés sur la tête, elle fuit sans récupérer son dossier. »





"Personne n’entrera dans le Nouvel Ordre Mondial à moins qu’il ou elle ne fasse le serment d’adorer Lucifer"




David spangler dans son livre Reflections on the Christ (1978) qu’il développe l’idée d’une “initiation luciférienne” comme passage obligé vers la “plénitude” et le Nouvel Âge. La version popularisée dit :

“Personne n’entrera dans le Nouvel Ordre Mondial à moins qu’il ou elle ne fasse le serment d’adorer Lucifer. Personne n’entrera dans le Nouvel Âge à moins de passer par une initiation luciférienne.”

Voici des liens en français qui parlent de lui et de sa citation :

- Wikipédia (biographie) : https://fr.wikipedia.org/wiki/David_Spangler


- Article sur l’initiation luciférienne et le Nouvel Ordre Mondial : http://viens-seigneur-jesus.forumactif.com/t39302-en-route-vers-l-initiation-luciferienne-du-nouvel-ordre-mondial-davos-fait-la-promotion-du-panthei

- Critique chrétienne : https://levigilant.com/documents/nouvel_age.html

- Autre référence à la citation : https://medias-presse.info/delivrez-nous-du-mal-considerations-sur-le-great-reset-et-sur-le-nouvel-ordre-mondial-par-mgr-vigano-seconde-partie/146093/





La réalité du monde démoniaque



Reçus par Léon XIV, les exorcistes alertent sur la montée de l’occultisme

Former davantage de prêtres exorcistes et sensibiliser les séminaristes à : telles sont les recommandations formulées par l'Association internationale des Exorcistes au pape Léon XIV, lors d'une audience le 13 mars 2026. L'organisation alerte sur la multiplication des cas liés à l'occultisme et au satanisme.

Plus de prêtres formés à l'exorcisme : telle est la demande formulée par l'Association internationale des Exorcistes (AIE) auprès de Léon XIV lors d'une audience privée, le 13 mars 2026. Mgr Karel Orlita, président de l'AIE, et le père Francesco Bamonte, membre des Serviteurs du Cœur Immaculé de Marie et vice-président, ont abordé en présence du Pape les questions relatives au ministère de l'exorcisme, appuyant sur le besoin de formation et de disponibilité de prêtre exorciste dans chaque diocèse du monde.

L'AIE a remis au Pape un rapport et a notamment soulevé un point préoccupant, celui de la recrudescence de cas liés à l'occultisme, à l'ésotérisme et au satanisme, et sur les conséquences spirituelles que cela engendre pour de nombreuses personnes. D'après elle, il existe une "situation douloureuse et de plus en plus répandue de personnes gravement affectées par l'action extraordinaire du diable en raison de leur implication dans des sectes occultes". "La propagation de l’occultisme, sous ses diverses formes, et du satanisme, ouvre malheureusement la porte à l’action extraordinaire du diable dans le monde d’aujourd’hui. Cela peut causer de graves souffrances à ceux qui, par imprudence, ont recours à ces pratiques, à travers d’éventuels cas de possession, de harcèlement, d’obsession ou d’infestation démoniaque", a ainsi affirmé auprès d'ACI Prensa le père Bamonte.

Formation des prêtres et des évêques

Afin de garantir la bonne poursuite du ministère de l'Église en la matière, l'AIE a exhorté le Pape à veiller à ce que chaque diocèse du monde dispose d'un exorciste. "L’Église, en tant que famille de Dieu, a pour mission de prendre soin de ses membres dans tous leurs besoins, même les plus extrêmes sur le plan spirituel ; le prêtre exorciste est un pasteur qui offre cette aide", rappelle à ACI Prensa le père Bamonte. En particulier, l'AIE appelle à mieux former le clergé et recommande notamment la dispense d'une formation sur "l’existence réelle et la nature du monde démoniaque" dès le séminaire. Pour les nouveaux évêques, elle conseille un cours dédié à la pastorale exorciste pour discerner si une situation donnée nécessite ou non l'intervention d'un exorciste.

L'Église affirme la réalité de l'existence du démon et de son action dans le monde. L'exorcisme est une prière solennelle de l'Église qui invoque le pouvoir du Christ pour libérer une personne, un lieu ou une chose de l'influence démoniaque. Le Catéchisme de l'Église catholique (n° 1673) précise ainsi que l'exorcisme "vise à expulser les démons ou à libérer de l'emprise démoniaque, par l'autorité spirituelle que Jésus a confiée à son Église." Elle différencie les cas de possession des maladies psychiques, "dont le soin relève de la science médicale". Une collaboration étroite entre les prêtres exorcistes et les praticiens comme les psychiatres est donc souvent nécessaire, et a été de nouveau recommandée par l'AIE dans son rapport remis au Pape. En France, il existe environ une centaine de prêtres exorcistes, nommés par leur évêque.

https://fr.aleteia.org/2026/03/25/recu-par-leon-xiv-les-exorcistes-alertent-sur-la-montee-de-loccultisme/


jeudi 16 avril 2026

Ermite salarié





En 2016, un allemand de 55 ans, divorcé et père de quatre enfants, a postulé pour un emploi. Le poste exigeait qu’il vive seul dans un logement en pierre construit sur le flanc d’une falaise dans un défilé près de la ville de Soleure, en Suisse.

L'habitation n’avait ni télévision, ni internet, et très peu d’équipements modernes. Ses tâches incluraient l’entretien de deux chapelles, la maintenance des terrains, l’assistance lors de mariages et de baptêmes, et la transmission de quelques préceptes de la sagesse érémitique aux passants.

Le poste était donc celui d’ermite. La charge existait de manière ininterrompue depuis 1442. L’occupant précédent venait de démissionner, tout comme son prédécesseur. Tous deux étaient partis pour la même raison : trop de monde.

Michael Daum était un ancien policier qui avait quitté le corps de police, étudié la théologie catholique et les pratiques de méditation des moines. Il a passé des années à chercher une vie plus tranquille. Il fut sélectionné parmi vingt-deux candidats.

Le président du conseil municipal déclara qu’ils avaient trouvé « une personnalité charismatique », une qualité que la plupart des gens n’associent pas aux ermites. Daum s’est installé dans l’ermitage le 1er octobre 2016. Il y vit gratuitement et gagne environ deux mille francs suisses par mois.

Le lieu est une attraction touristique reconnue. Les visiteurs peuvent réserver une session de groupe avec lui pour cent cinquante francs afin de l’écouter parler de sa vie. À son arrivée, il a dit qu’il avait ressenti l’appel de Dieu. Il y est toujours.

Source

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L’Allemand Michael Daum vit depuis le 1er octobre 2016 dans l’ermitage de Sainte Vérène, dans le canton de Soleure. Il s’efforce de préserver l’endroit comme un «lieu de silence».

L’ermite se voit comme un mélange de Nicolas de Flüe et du moine-auteur bénédictin allemand Anselm Grün, a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse. [...]

L’homme en impose avec ses longs cheveux blancs, sa barbe touffue et sa corpulence. 
 [...]

Ses tâches sont notamment d’ouvrir la chapelle à 10h et de la refermer à 17h. Il veille également à la propreté et au bon ordre des lieux. Mais son rôle principal en tant que gardien est – comme le prévoit son contrat conclu avec la commune de Soleure 
 d’accueillir les personnes.