jeudi 5 février 2026

La Manifestation de l'Invisible : D'Epstein à Dylan en passant par David Bowie

 






L’ordre sous l’ordre mondial : Epstein




par Yasin Aktay


À mesure que les documents Epstein sont rendus publics, l’image des fondements, des piliers et des principes du système dans lequel le monde vit depuis des années devient de plus en plus nette. En réalité, nous nous attendions à beaucoup de choses de cet ordre mondial. Nous en attendions toutes les formes de mal et d’immoralité. Mais il y a des révélations face auxquelles on peut dire que, même ainsi, nous ne pensions pas que cela irait aussi loin. Pendant des années, à Gaza, en Palestine, nous observions une barbarie qui piétinait l’ensemble des prétentions du système mondial en matière de justice, de droits humains, d’égalité, de liberté et d’humanisme. Et nous ne cessions de nous étonner du silence du monde face à cette violence.

Nous tentions d’expliquer cette indifférence par une humanité qui ne fonctionnerait pas lorsqu’il s’agit de musulmans, par le deux poids deux mesures, par l’absence de principes ou, au mieux, par une forme d’impuissance. Or il s’avère que, derrière cette façade, il y a bien plus que de l’impuissance.

Un petit groupe de valeureux combattants des Brigades Izzeddin al-Qassam a révélé que, face à l’ordre mondial sioniste, l’ensemble des États du monde sont en réalité captifs, que toutes leurs terres sont occupées. Le seul peuple qui ne serait pas captif face à cet ordre serait le peuple de Gaza, et la seule terre libre serait Gaza. Nous avons souvent rappelé ce constat face à l’incroyable désinvolture du monde devant le génocide perpétré contre Gaza. Mais ce qui se dévoile aujourd’hui dépasse tout ce que l’imagination pouvait concevoir quant aux mécanismes de cette captivité des États et à l’existence, en arrière-plan, d’un régime de chantage fondé sur une déchéance morale profonde.

Au-delà de l’imaginaire sociologique des relations internationales
Sur tezkire.net, Veysel Karakaş écrivait que nous prenions tout cela pour des récits, pour des fables, alors qu’en réalité nous n’en avions entendu qu’une infime partie, même dans les contes : "Nous implorions des consciences qui se nourrissent de chair et de sang d’enfants en leur disant "que les enfants ne meurent pas", et nous leur demandions presque des faveurs. Pendant que nous disions "arrêtez cette guerre", eux mangeaient des enfants d’un côté, et de l’autre nettoyaient les restes coincés entre leurs dents tout en nous répondant. Oui, ce n’est pas une métaphore. Ils mangeaient réellement des enfants. Des relations incestueuses, des viols, des perversions glaçantes dépassant toute imagination."

Les documents Epstein révèlent, derrière des relations que notre intelligence en sciences sociales n’a jamais pu faire entrer dans aucune théorie, des causes que personne n’aurait pu imaginer. Ils montrent aussi à quel point les analyses produites par les spécialistes des relations internationales, mobilisant toute leur intelligence théorique et pratique, étaient vides de sens. Il apparaît que ces relations reposent sur des liens et des dépendances forgés par des penchants pervers. Des dirigeants pris et contrôlés par leurs organes sexuels. Le phallocentrisme serait ainsi le facteur déterminant des relations internationales. Dans ces relations fondées sur l’organe, il ne reste ni religion ni idéologie. Le billet de sortie de l’humanité est facile à délivrer et, dès qu’il l’est, on commence à jouer les rôles qui nous sont assignés dans une toute autre matrice.

Ce que nous voyons annonce quelque chose de bien pire encore

Lorsque les documents de WikiLeaks avaient été divulgués, une partie de ce sentiment avait déjà émergé. Mais à l’époque, il ne s’agissait que de rumeurs liées à des noms apparaissant dans des échanges internes aux réseaux de renseignement américains. Epstein constitue une explosion d’un tout autre ordre. Certains parlent d’une explosion d’égout. Je ne partage pas cette expression. Il s’agit de l’ordre lui-même. L’égout est bien plus profond, et nous n’en avons pas encore vu le pire. Tout ce que nous voyons annonce quelque chose d’encore plus grave.

Il existe ce récit devenu légendaire selon lequel un président américain aurait démissionné par honte et sous la pression des valeurs morales de la société américaine, simplement parce qu’un mensonge avait été révélé. Passons. Il y eut aussi l’affaire célèbre entre le président Bill Clinton et Monica Lewinsky. Quel monde cette affaire nous avait-elle donné à voir à travers le jugement de l’opinion publique ? Une Amérique qui ne tolère jamais le mensonge, profondément attachée aux valeurs familiales. Aujourd’hui, avec Epstein, les coulisses de cette Amérique réduite aux simulations décrites par Baudrillard apparaissent bien plus clairement.

La démocratie occidentale comme alibi du pillage

Ne savions-nous pas déjà que la sensibilité démocratique des États-Unis et de l’Occident n’était qu’un prétexte à leur propre colonialisme avide ? N’avions-nous pas vu ce qu’ils entendaient par démocratie à travers les atrocités d’Abou Ghraib, transportées dans le même paquet que la démocratie vers l’Afghanistan et l’Irak, ou à travers les mises en scène de DAECH qu’ils ont créées et contrôlées jusqu’au bout ? Avions-nous réellement cru que leur prétendue préoccupation pour l’éducation des femmes en Afghanistan provenait d’un amour sincère pour les femmes ? Fallait-il voir Epstein pour comprendre l’ampleur de la perversion qui se cache derrière tout cela ?

Les documents Epstein montrent qu’à Gaza, en Afghanistan, en Irak, en Syrie et partout où leurs mains atteignent, ils ont pu commettre toutes sortes de saletés que l’esprit et l’imagination des musulmans ne peuvent même pas concevoir.

Pourquoi la guerre en Syrie a-t-elle duré quatorze ans ? Comment, durant tout ce temps, des centaines de milliers de personnes ont-elles pu être broyées jusqu’à la dernière goutte de sang dans la prison de Saydnaya et dans d’autres geôles, sous les yeux du monde entier ? Quels réseaux de chantage ont empêché que l’on mette fin à ces atrocités ? Comment une production et un trafic de drogue de plusieurs milliards de dollars par an en Afghanistan ont-ils pu échapper au regard de l’OTAN ? Ou bien ont-ils été maintenus sous la surveillance même de l’OTAN ? Le monde a une dette de gratitude envers ceux qui ont fait exploser cet égout, mais ah, s’ils n’étaient pas les Taliban, n’est-ce pas ? Parce qu’ils restreignent l’accès des filles à l’éducation ? Ou parce qu’ainsi, elles ne peuvent pas être enlevées à cet âge pour être sacrifiées dans l’enfer Epstein, livrées à la prostitution et à toutes sortes de rituels pervers ?

Le facteur jamais pris en compte par aucune analyse

Les documents Epstein révèlent qu’un facteur bien plus fondamental, jamais pris en compte par aucune analyse, détermine en réalité le fonctionnement de l’ordre mondial. Au sommet de tous ces responsables politiques liés à des centres de décision par la prostitution et des relations perverses se trouve le MOSSAD israélien. Les documents dévoilent comment Israël, fléau pour le monde, dirige la planète à travers un réseau de relations sales et de chantage, et à quel prix pour l’humanité.

Une mécanique de chantage qui se retourne contre ses maîtres

Il apparaît que ces révélations ont été rendues possibles, dans une large mesure, par le fonctionnement même de ce chantage. Une sanction semble être infligée aux responsables politiques incapables d’honorer leurs engagements envers le MOSSAD. Mais en sanctionnant le débiteur, on expose aussi le maître-chanteur, lui infligeant un préjudice considérable. Cela crée une occasion sérieuse de s’attaquer à un mécanisme criminel.

Les incohérences de Trump, capable de dire une chose le matin et son contraire avant midi, ne peuvent pas être attribuées uniquement à sa personnalité. Les tentatives de mesurer l’efficacité de chantages qui le menacent et qui n’ont jamais réussi à le placer totalement sous la tutelle d’Israël ont peut-être conduit à ces révélations. Et il ne s’agit évidemment pas que de lui.

Le monde s’endette une fois de plus envers Gaza

Enfin, il faut le dire clairement : la mise à nu de cet ordre Epstein doit beaucoup au 7 octobre et à l’opération Déluge d’Al-Aqsa. La résistance menée pendant deux ans par les valeureux combattants de Gaza contre l’Israël génocidaire a progressivement contraint le monde entier à prendre position. Si des bombes se sont abattues sur Gaza, si de nombreux martyrs sont tombés et si des maisons ont été détruites, le monde contre lequel ils se battaient a, lui aussi, été secoué par un séisme d’une magnitude de 11,7. À chaque secousse, le monde a avancé d’un pas vers un changement nouveau. Le mouvement se poursuit. Jusqu’où ira-t-il ?


https://www.yenisafak.com/fr/columns/yasin-aktay/epstein-et-la-face-cachee-de-lordre-mondial-53021


Yasin Aktay est né le 20 février 1966 à Siirt. Il est diplômé de l'Université technique du Moyen-Orient (Ortadoğu üniveristesi), département de sociologie. Il a complété sa maîtrise et son doctorat à la même université. Aktay a travaillé comme professeur agrégé et professeur de sociologie au Département de sociologie de l'Université Selçuk et au Département de sociologie de la Faculté des sciences humaines et sociales de l'Université Yıldırım Beyazıt. Il a travaillé comme chargé de cours jusqu'en septembre 2012 au Département de sociologie de l'Université de Selçuk, où il est entré comme assistant de recherche en septembre 1992. Auteur de nombreux livre, il est également conseillé du président Turc, Recep Tayyip Erdogan.

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Le langage d’une caste qui se croit au-dessus de tout




Olivier Colom, passé par les cercles du pouvoir sous la présidence Sarkozy et intégré aux réseaux politico-diplomatiques français, apparaît dans les documents Epstein comme un interlocuteur parfaitement à l’aise avec la vulgarité et la déshumanisation.

Dans des mails de 2013, Jeffrey Epstein lui écrit :

« sur mon île dans les Caraïbes, avec un aquarium rempli de filles. »

Colom ne s’offusque pas. Il embraye. Il compare des femmes à des requins, à des crevettes, certaines bonnes à garder, d’autres à décapiter et jeter. Il parle de préférences de couleur, plaisante sur le tri, sur la consommation. Epstein dérape, Colom acquiesce. La conversation se termine sur un accord satisfait : « Nous sommes, encore une fois, d’accord. »

Ce n’est pas une blague isolée. C’est un échange complice, vulgaire, raciste et profondément misogyne, où des femmes, très probablement jeunes au vu du contexte Epstein, sont réduites à du poisson à classer, découper, consommer. Le tout avec un pédocriminel dont l’île était un centre d’exploitation sexuelle.

Colom, par ailleurs défenseur acharné d’Israël et de sa politique, incarne ici une constante troublante : même mépris des vies, même déshumanisation, même capacité à tout justifier tant que cela sert l’ordre dominant.

Ce n’est pas un dérapage. C’est le langage naturel d’une caste qui se croit au-dessus de tout, et qui, en privé, révèle ce qu’elle pense vraiment.

Glaçant. Et indéfendable.


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Note :

Vous pensiez que les dossiers Epstein ne révélaient que des relations occultes, des échanges douteux, des détails sordides. En réalité, les pages les plus graves sont caviardées

La règle est pourtant évidente : tant que les victimes sont protégées, tout le reste doit être exposé. Alors pourquoi masquer l’origine de certains courriels contenant des mentions aussi monstrueuses que : « Nouvelle Brésilienne arrivée, sexy et mignonne, 9 ans. » Ce n’est pas une question de pudeur. C’est une question de protection des coupables. Quand on efface les noms mais qu’on laisse apparaître l’horreur, on ne protège pas les victimes. On protège l’élite perverse qui a écrit ça.

Tomy le Magnifique sur X



Jack Lang, Moscovici, Bruno Lemaire et Macron cités dans le réseau Epstein




Pour une commission d’enquête parlementaire immédiate sur l’affaire Epstein !

La publication de nombreux nouveaux documents liés à l’affaire Epstein (échanges de courriels, photos, vidéos,…) depuis le 30 janvier 2026 laisse apparaître l’implication de nombreuses personnalités françaises dans cet effroyable scandale.

Certaines semblent impliquées dans l’aspect le plus glauque et monstrueux de l’affaire : la vérité doit être faite.

D’autres entretenaient manifestement des relations proches voire amicales avec Epstein : ils doivent en expliquer la teneur exacte.

D’autres, jusqu’au sommet de l’État ou des institutions européennes, semblaient participer à des relations d’ordre politique ou financière avec le pédocriminel américain : dans quel but, sur quels domaines de travail, avec quelles conséquences sur notre diplomatie et notre vie publique ?

Quid d’éventuelles transactions financières ?

Nous ne pouvons pas simplement « passer à autre chose » : l’affaire est bien trop grave, et plus tentaculaire encore qu’on n’aurait pu l’imaginer.

Les médias méritent aussi d’être convoqués par cette commission d’enquête tant il apparaît que leur traitement de l’affaire depuis des années a eu tendance à en minimiser la gravité et la portée, voire à chercher à discréditer tous ceux qui osaient s’interroger.

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Affaire Epstein : LFI veut une commission d’enquête parlementaire "transpartisane"


Le parti politique français La France insoumise (LFI) a annoncé vouloir créer une commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Jeffrey Epstein, retrouvé mort dans sa cellule à New York en août 2019 alors qu’il attendait d’être jugé pour trafic sexuel de mineures.

Le mouvement souhaite mener ce travail "si possible de manière transpartisane", a déclaré en conférence de presse le député de l’Essonne, Antoine Léaument.

Cette initiative intervient après la publication, le week-end dernier, de plus de trois millions de pages supplémentaires du dossier Epstein par la justice américaine, comprenant notamment des vidéos et des images.

Ingérence

Les noms de plusieurs personnalités françaises apparaissent dans ces documents, a confirmé LFI, précisant que leur simple mention ne présume en rien d’actes répréhensibles.

Selon Antoine Léaument, deux volets justifient l’ouverture d’une commission d’enquête : un volet "pédocriminel" lié à la traite d’êtres humains, et un volet "politique", évoquant des questions d’ingérence ou de financements. Le député a indiqué que LFI proposerait cette commission à la signature de l’ensemble des groupes parlementaires afin qu’elle puisse être constituée.

Il a également estimé que le "silence" autour de ce dossier risquait d’alimenter les théories complotistes, appelant la représentation nationale à "faire sa part du travail".


Le poids grandissant du sionisme chrétien dans les pays du Sud et le cas de l’Afrique du Sud






Le sionisme chrétien est devenu un vecteur clé de l’influence israélienne dans les pays du Sud, et l’Afrique du Sud est apparue comme le champ de bataille central.

Autrefois ancré dans la théologie impériale du XIXe siècle, le sionisme chrétien fonctionne aujourd’hui comme un projet politique qui cherche à légitimer le colonialisme israélien à travers des récits religieux. En Afrique du Sud, longtemps bastion de la solidarité entre les Noirs et les Palestiniens, sa propagation rapide et son soutien au lobbying pro-israélien menacent d’éroder le soutien public à la libération de la Palestine.

Les liens d’Israël avec les réseaux sionistes chrétiens se sont développées parallèlement à la croissance des mouvements pentecôtistes et évangéliques de la Prospérité en Afrique du Sud au cours des dernières décennies.

Ces courants théologiques présentent le soutien à Israël comme une obligation divine et leurs adeptes de plus en plus nombreux, s’engagent dans un lobbying pro-israélien actif et découragent l’engagement en faveur des droits des Palestiniens.

Ensemble, ces forces risquent de remodeler le paysage politique sud-africain dans un contexte où le système politique de coalition prend de l’ampleur et où les petits partis pro-israéliens peuvent exercer une influence disproportionnée.

Pour contrer cette tendance et renforcer l’engagement historique de l’Afrique du Sud en faveur de la libération de la Palestine, cet article formule pour conclure, un ensemble recommandations suivantes à l’intention des différents acteurs identifiés.

Introduction

Au XIXe siècle, les empires européens ont utilisé les missions chrétiennes pour légitimer leur conquête des terres africaines, s’emparer des ressources et consolider leur domination culturelle. Les écoles et les églises missionnaires ont diffusé les valeurs occidentales, sapé les traditions africaines et présenté le service rendu à l’empire comme un service rendu à Dieu.

Dans ce contexte impérial plus large, les évangéliques britanniques ont commencé à promouvoir une vision politique qui soutenait la réinstallation des juifs en Palestine.

Bien que les appels théologiques en faveur de la restauration juive aient circulé en Europe pendant des siècles, c’est Lord Shaftesbury, le principal sioniste chrétien de l’Angleterre victorienne, qui a poussé le ministre des Affaires étrangères Lord Palmerston à encourager la réinstallation des juifs afin de renforcer l’influence britannique face aux ambitions rivales de la France et de la Russie.

Ce faisant, les évangéliques ont contribué à transformer le sionisme chrétien d’une croyance théologique en une idéologie politique alignée sur les intérêts impériaux. [1]

Ancrés dans la conviction qu’un État juif en Palestine est nécessaire au retour de Jésus et à la fin des temps, les sionistes chrétiens contemporains assimilent souvent l’Israël moderne au royaume biblique ; ils présentent ses politiques comme la volonté divine et la présence palestinienne comme un obstacle au plan de Dieu. Dans cette optique, le déplacement forcé des Palestiniens est non seulement justifié, mais également présenté comme une obligation religieuse.

Cet article examine la propagation du sionisme chrétien pro-israélien dans les pays du Sud, en se concentrant sur l’Afrique du Sud, qui a toujours été un bastion de la solidarité avec les Palestiniens. Elle montre comment le régime israélien a cherché à saper ce soutien en tirant parti du sionisme chrétien pour faire pression en faveur de l’État colonialiste et affaiblir la solidarité avec les Palestiniens.

Le sionisme chrétien dans les pays du Sud

Le régime israélien cherche depuis longtemps à surmonter la résistance à la normalisation des relations avec le sud global, qui trouve ses racines dans la solidarité anticolonialiste et le soutien à l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).

L’un des points d’entrée les plus efficaces d’Israël a été l’influence croissante du sionisme chrétien, qui s’est développé parallèlement aux mouvements pentecôtistes et dispensationalistes prémillénaristes en Afrique et en Amérique latine au cours des trois dernières décennies.

Les décideurs politiques israéliens ont officialisé cette approche en 2004 en créant le Christian Allies Caucus à la Knesset afin d’« établir des lignes directes de communication, de coopération et de coordination » avec les dirigeants chrétiens du monde entier.

Le sionisme chrétien gagne du terrain en dehors du Nord global, comme l’indiquent les changements observés lors de la Fête des Tabernacles, un rassemblement évangélique annuel organisé à Jérusalem depuis 1980 pour manifester son soutien à Israël. Lors de la première fête, les Américains représentaient environ la moitié des 3000 participants. En 2008, cependant, le Brésil a envoyé la plus grande délégation, composée d’environ 1300 à 1500 participants.

S’appuyant sur le soutien croissant des chrétiens du Sud à Israël, l’Ambassade chrétienne internationale de Jérusalem (ICEJ), l’une des institutions sionistes chrétiennes les plus influentes au monde, a ouvert un bureau à Rio de Janeiro en 2023.

En Afrique du Sud, l’influence croissante du sionisme chrétien a été étroitement liée à la propagation rapide de courants théologiques alignés sur ses croyances fondamentalistes. Les pentecôtistes, par exemple, qui ne représentaient que 0,2 % des chrétiens sud-africains en 1950, en représentent aujourd’hui environ 10 %.

Les enquêtes indiquent que le soutien à Israël est, en moyenne, deux fois plus élevé parmi les congrégations pentecôtistes que parmi les autres groupes chrétiens.

Bien qu’ils ne soient pas tous pro-israéliens, les pentecôtistes ont tendance à interpréter littéralement les prophéties bibliques, ce qui les rend plus réceptifs à l’idée que l’État israélien moderne accomplit les Écritures. Cette orientation aligne souvent les communautés pentecôtistes sur les discours sionistes chrétiens et contribue à un niveau de soutien à Israël plus élevé que celui observé dans d’autres confessions.

La montée du sionisme chrétien en Afrique du Sud a des implications importantes pour le mouvement de solidarité avec la Palestine. Les Palestiniens et les Sud-Africains noirs partagent une longue histoire de lutte commune contre le colonialisme et l’apartheid, fondée sur un soutien réciproque à leur libération respective.

L’OLP entretient depuis des décennies des liens étroits avec l’African National Congress (ANC), notamment en formant des combattants sud-africains pour la liberté pendant la lutte contre l’apartheid. Cette solidarité entre Noirs et Palestiniens contraste fortement avec le soutien historique d’Israël au régime d’apartheid suprémaciste blanc, qui allait de l’aide militaire à la répression du mouvement de libération sud-africain et des mouvements anticolonialistes à travers le continent.

En conséquence, l’Afrique du sud est devenue un pôle central de soutien à la libération palestinienne, comme l’a récemment démontré son recours devant la Cour internationale de justice (CIJ), accusant Israël de génocide.

En réponse, le régime israélien a intensifié ses efforts de diplomatie publique – et son ingérence – en Afrique du Sud, cherchant à affaiblir cette solidarité. Si le sionisme chrétien et la mobilisation pro-israélienne parviennent à s’implanter en Afrique du Sud, qui est un centre majeur de la solidarité palestinienne, les implications pour l’ensemble du Sud global seront considérables.

Groupes pro-israéliens : la matrice sud-africaine

Il n’existe pas de définition ou de forme unique et universellement acceptée du sionisme chrétien, et le soutien au régime israélien prend des formes très diverses, allant de prières superficielles pendant la messe à un soutien financier aux colons qui s’emparent des terres et des maisons palestiniennes.

En Afrique du Sud, le sionisme chrétien comprend deux grands courants : un lobby pro-israélien actif et un courant dévotionnel « passif » plus large, composé de congrégations et d’individus qui adhèrent à la théologie valorisant l’État israélien mais ne font pas activement campagne en sa faveur.

Les groupes sionistes chrétiens actifs traduisent leurs convictions par un soutien direct au régime israélien et à ses objectifs géopolitiques. Ces groupes sont engagés dans diverses initiatives politiques, mais le sionisme reste un élément central de leur théologie et de leur plaidoyer. Ils entretiennent donc des liens étroits avec les réseaux israéliens et sionistes qui œuvrent à élargir le soutien au régime tant au niveau local qu’international.

L’ICEJ et Bridges for Peace (BP) comptent parmi les groupes sionistes chrétiens les plus influents d’Afrique du Sud. En tant que branches de mouvements mondiaux dédiés au « soutien d’Israël », ils disposent de bureaux dans le monde entier et travaillent en étroite collaboration avec les Amis sud-africains d’Israël (SAFI), qui collaborent directement avec le ministère israélien des Affaires stratégiques, en particulier dans le cadre des efforts visant à réprimer le mouvement Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS).

Alors que l’ICEJ et BP sont principalement implantés dans les communautés sud-africaines blanches, SAFI a noué des liens solides avec les congrégations noires, contribuant ainsi à diffuser une théologie pro-israélienne au-delà des clivages raciaux. [2]

En outre, le Parti chrétien-démocrate africain (ACDP), un parti explicitement chrétien représenté au parlement sud-africain, s’est engagé dans son manifeste de 2024 à « rétablir des relations diplomatiques complètes avec Israël » et à transférer l’ambassade sud-africaine à Jérusalem. Son fondateur, Kenneth Meshoe, est également membre de l’Israel Allies Foundation, un réseau mondial qui promeut une législation pro-israélienne dans plus de 40 assemblées législatives nationales, dont celle d’Afrique du Sud.

Les groupes sionistes chrétiens sud-africains et les réseaux de défense d’Israël sont étroitement liés, leurs dirigeants passant souvent d’une organisation à l’autre pour renforcer les programmes pro-israéliens.

Meshoe, par exemple, a également lancé une initiative visant à contrer les campagnes BDS, appelée Defend Embrace Invest Support Israel (Défendre, embrasser, investir, soutenir Israël).

Malcolm Hedding, éminent théologien sud-africain, a été à la tête de Christian Action for Israel (Action chrétienne pour Israël, Afrique du Sud) avant de déménager à Jérusalem pour devenir directeur exécutif de l’ICEJ.

Cassandra Mayekiso a cofondé la Coalition chrétienne Afrique pour Israël, a ensuite travaillé avec les Amis sud-africains d’Israël et dirige aujourd’hui la section sud-africaine de StandWithUs.

En tirant parti de ce chevauchement entre les dirigeants des groupes chrétiens sionistes et des groupes de défense d’Israël, le ministère israélien des Affaires stratégiques opère fréquemment par l’intermédiaire d’organisations locales afin d’éviter toute apparence d’ingérence étrangère.

En l’absence de rapports financiers vérifiés pour les groupes sionistes pro-israéliens, leurs sources de financement restent opaques, bien qu’il existe des indications du soutien du gouvernement israélien.

Par exemple, Proclaiming Justice to the Nations, une organisation sioniste chrétienne américaine classée comme groupe haineux anti-musulman, a reçu un financement direct du régime israélien pour organiser des événements à Johannesburg et au Cap en collaboration avec des partenaires locaux, tels que la South African Zionist Federation et l’ICEJ.

Cette information n’a été révélée qu’après qu’une demande en vertu de la loi sur la liberté d’information a révélé des paiements approuvés par le ministère israélien des Affaires stratégiques à des groupes à travers le monde. L’organisation en question continue de nier avoir reçu ces fonds.

Cette matrice de groupes sionistes pro-israéliens constitue un réseau de lobbying coordonné, dont les dirigeants passent avec aisance de rôles locaux à des rôles mondiaux et harmonisent leurs messages et leurs efforts de plaidoyer au-delà des frontières. En conséquence, l’organisation sioniste chrétienne en Afrique du Sud est étroitement liée à l’infrastructure internationale plus large de défense du sionisme.

Au-delà de ce lobby organisé, le sionisme chrétien prospère également dans les congrégations évangéliques de la Prospérité, où le soutien à Israël est présenté comme une obligation spirituelle liée à la faveur divine, à la santé, à la richesse et au succès. Ces interprétations théologiques conduisent de nombreux sionistes chrétiens, en particulier parmi les communautés marginalisées, à s’aligner instinctivement avec Israël en assimilant les Israélites bibliques à l’État moderne et en présentant le régime sioniste contemporain comme « la nation de Dieu ». [3]

Ces idées circulent largement dans les églises et à travers les grands réseaux médiatiques chrétiens, qui touchent un large public et promeuvent explicitement le message sioniste.

Les pèlerinages en Palestine occupée et les initiatives de dialogue de type « faithwashing » renforcent encore cette vision du monde, contribuant à la propagation rapide du sionisme chrétien dans les communautés pentecôtistes et charismatiques du Sud.

En Afrique du Sud, ce courant dévotionnel plus large, beaucoup moins actif que les réseaux de lobbying formels, constitue la majorité des sionistes chrétiens et joue un rôle essentiel dans le maintien du sentiment pro-israélien.

Son influence ne se manifeste pas par un soutien ouvert à Israël, mais plutôt par le désengagement du mouvement de solidarité avec la Palestine et le silence sur les droits des Palestiniens.

Ensemble, le courant dévotionnel et le réseau de lobbying sud-africains ancrent une base sioniste durable, qui étend son influence des églises au parlement.

Impact politique d’une base sioniste

L’ANC, le parti dominant au pouvoir en Afrique du Sud, perd progressivement sa majorité parlementaire. Son déclin annonce une dépendance croissante à l’égard d’un système de coalition, dans laquelle les petits partis peuvent exercer une influence disproportionnée. À mesure que la domination de l’ANC s’affaiblit, les groupes pro-israéliens au sein de ces petits partis gagnent en influence.

Les partis pro-israéliens d’Afrique du Sud, notamment l’Alliance patriotique, le Front de la liberté Plus et le Parti chrétien-démocrate africain, détiennent respectivement neuf, six et trois sièges au Parlement.

À eux seuls, leur influence est limitée par rapport à celle de l’ANC ou de l’Alliance démocratique. Cependant, lors des négociations de coalition ou sur des projets de loi controversés, leurs votes pourraient s’avérer décisifs, leur donnant ainsi un moyen de pression pour obtenir des concessions en échange de leur soutien.

De plus, même des partis ostensiblement « neutres », tels que l’Inkatha Freedom Party, qui détient 17 sièges, pourraient faire obstacle à la législation pro-palestinienne en réduisant la marge de manœuvre politique de l’ANC au parlement. Ces partis n’ont pas besoin de s’opposer ouvertement à une telle législation ; le simple fait de ne pas la soutenir peut affaiblir la position de l’ANC.

Alors que le paysage politique sud-africain devient de plus en plus fragmenté, la montée en puissance d’un bloc électoral sioniste chrétien renforce les petits partis pro-israéliens et intensifie les efforts de lobbying qui remettent en cause la solidarité de longue date du pays avec la Palestine.

L’évêque Lekganyane, de l’Église chrétienne sioniste, s’est joint à une tournée de propagande en Palestine colonisée sous le couvert d’une « mission de paix » et a ensuite lancé un appel directement au président sud-africain Cyril Ramaphosa afin d’adoucir la position de l’ANC envers Israël.

Inkosi Shembe, dirigeant de l’Église baptiste Nazareth d’Afrique du Sud, s’est rendu à Jérusalem pendant le génocide israélien pour exprimer sa solidarité avec le régime colonial, déclarant : « Notre tâche consiste à transformer ce soutien en quelque chose de tangible afin de montrer que les dirigeants politiques ne soutiennent pas la voix du peuple. » [4]

D’autres dirigeants religieux ont effectué des visites similaires, souvent financées par le régime israélien et ses représentants en Afrique du Sud. Ironiquement, ces tournées de propagande soigneusement orchestrées reflètent les mêmes tactiques que celles utilisées autrefois par l’Afrique du Sud de l’apartheid dans sa tentative vaine de redorer son image à l’échelle mondiale.

Remettre en question le sionisme chrétien

La longue histoire de solidarité entre les Noirs et les Palestiniens, sur fond de génocide en cours à Gaza, a redynamisé les réseaux anticolonialistes à travers l’Afrique et la Palestine après des années de relative négligence. L’Afrique du Sud ne fait pas exception, où la confrontation avec le sionisme chrétien est devenue un autre front dans la lutte plus large pour la libération de la Palestine.

Le Conseil sud-africain des Églises (SACC) a joué un rôle central dans cette lutte, en organisant des ateliers et des conférences en soutien à la Palestine, tout en remettant en cause le sionisme chrétien et l’évangile de la prospérité.

Le travail du SACC dépasse le cadre de la politique intérieure, en faisant progresser la cause palestinienne au sein du Conseil œcuménique des Églises à travers le document Kairos Palestine.

Ce document, publié par des théologiens chrétiens palestiniens à Bethléem en 2009, exhorte les chrétiens du monde entier à soutenir les Palestiniens dans leur résistance à l’occupation. Il fait écho au document Kairos publié en 1985 par des théologiens sud-africains, appelant les chrétiens du monde entier à aider les Sud-Africains à s’opposer à l’apartheid.

Parallèlement, l’Église anglicane d’Afrique australe a fermement condamné l’apartheid israélien. Lors de sa réunion de juin 2025 à Johannesburg, le Comité central du Conseil œcuménique des Églises a publié une déclaration qui non seulement affirmait les droits des Palestiniens et condamnait l’apartheid israélien, mais appelait également à des sanctions ciblées, au désinvestissement et à un embargo sur les armes contre Israël pour violation du droit international.

Pourtant, de nombreuses Églises évitent encore de s’attaquer aux formes passives de sionisme ancrées dans leurs propres traditions, souvent perpétuées par l’inertie des enseignements passés. Malgré tout, un engagement significatif reste possible. Dénoncer les dommages directs que les doctrines sionistes chrétiennes infligent aux Palestiniens pourrait inciter les congrégations à reconsidérer leur position.

Ncamisile Pamela Ngubane, autrefois militante sioniste chrétienne de premier plan, a incarné ce changement lorsqu’elle a démissionné de son poste de porte-parole de la SAFI après avoir pris conscience de la réalité de l’asservissement des Palestiniens.

Afin de limiter la menace qui pèse sur le mouvement de solidarité avec la Palestine, la Fondation Mandela a lancé un appel à propositions pour ses Solidarity in Action Awards, en mettant particulièrement l’accent sur la remise en cause du sionisme chrétien en Afrique du Sud.

Comme le souligne la fondation, « l’utilisation abusive des textes religieux pour justifier la domination et la discrimination est quelque chose que nous ne connaissons que trop bien en Afrique du Sud ».

Cette déclaration établit un lien délibéré entre la manière dont la religion a autrefois été utilisée pour légitimer l’apartheid en Afrique du Sud et la manière dont des arguments théologiques similaires sont aujourd’hui déployés pour défendre le régime israélien.

En fin de compte, la lutte contre le sionisme chrétien ne peut reposer uniquement sur un débat théologique. Pour remettre en cause cette idéologie, il faut exposer les conséquences matérielles qu’elle occulte, à savoir le rôle de longue date d’Israël en tant que puissance colonisatrice dans les pays du Sud.

Depuis des décennies, Israël s’aligne sur des régimes autoritaires et colonialistes, agissant contre les communautés noires et autochtones par le biais d’un soutien militaire et de partenariats politiques. Parmi ses antécédents, on peut citer son soutien à l’apartheid en Afrique du Sud, sa complicité dans le génocide au Guatemala et la fourniture d’armes et de formation à la dictature militaire brésilienne.

Conclusion

La montée du sionisme chrétien en Afrique du Sud, alimentée par une théologie qui prend les Ecritures au pied de la lettre, par la coordination internationale et par l’opportunisme politique, représente un défi croissant pour le soutien de longue date du pays à la lutte de libération palestinienne.

Par des moyens actifs et passifs, le sionisme chrétien s’est ancré dans certaines parties de la société sud-africaine, en particulier parmi les courants pentecôtistes et théologiques pratiquant l’évangile de la Prospérité.

Ces soutiens religieux, souvent présentés comme des initiatives apolitiques fondées sur la foi, servent en fin de compte les objectifs géopolitiques du régime israélien en favorisant la formation d’une base déconnectée des réalités du colonialisme sioniste.

Étant donné que ces croyances influencent la politique, en particulier à l’ère des coalitions, le risque que la position officielle de l’Afrique du Sud sur la Palestine soit affaiblie est de plus en plus grand.

Pour les Palestiniens, l’influence croissante du sionisme chrétien en Afrique du Sud et dans l’ensemble du Sud global souligne la nécessité urgente de renforcer les relations et de reconstruire stratégiquement d’anciennes alliances. Au lieu de laisser les discours sionistes dominer, les militants doivent s’efforcer de démystifier la réalité du sionisme chrétien, de remettre en question ses justifications et d’exposer ses liens avec les régimes coloniaux et d’apartheid, tant historiques qu’actuels.

Construire une véritable solidarité et sensibiliser les communautés africaines à l’oppression palestinienne, tout en établissant des parallèles clairs avec leur propre histoire de résistance, peut aider à reconquérir ces espaces.

La lutte contre le sionisme chrétien dans les pays du Sud dépasse le cadre théologique ; il s’agit d’une lutte contre des intérêts coloniaux matériels. Elle nécessite une approche renouvelée, issue de la base, qui se concentre sur les histoires communes de résistance contre l’impérialisme.

Recommandations

Pour lutter contre le sionisme chrétien en tant que vecteur de l’influence israélienne en Afrique et au-delà, il faut des stratégies coordonnées entre les mouvements, les espaces politiques et les communautés religieuses afin de dénoncer son rôle dans la promotion de l’expansionnisme et de la domination néocoloniale. Les recommandations suivantes décrivent des actions concrètes que les militants, les défenseurs et les chefs religieux peuvent mener pour favoriser la solidarité, lutter contre la désinformation et renforcer la résistance mondiale.

Militants, groupes de jeunes et mouvements de solidarité :Recadrer la Palestine comme faisant partie de la décolonisation inachevée du Sud global, en la reliant directement à la lutte anti-apartheid en Afrique du Sud.

Dénoncer le sionisme chrétien comme servant les intérêts néocoloniaux et mettre en évidence le rôle d’Israël dans la répression mondiale à travers les armes, les logiciels espions et l’entraînement musclé.

Mobiliser les militants et théologiens vétérans de la lutte contre l’apartheid afin de renforcer la solidarité historique.

Construire des alliances entre le BDS, les mouvements de jeunesse et les mouvements populaires pour contrer les discours sionistes et relier la libération palestinienne aux luttes africaines contre le néocolonialisme et le capitalisme.

Développer des outils numériques, des ateliers et des programmes culturels pour démystifier le sionisme chrétien et mobiliser les jeunes.

Coordonner des campagnes et des actions directes ciblant les entreprises complices des crimes israéliens et qui s’opposent aux transferts de ressources telles que le charbon.

Défenseurs des politiques, journalistes et observateurs :Enquêter et dénoncer les réseaux sionistes chrétiens, leurs sources de financement et leurs liens avec le gouvernement israélien et son appareil de propagande.

Faire pression pour que les ONG et les organisations caritatives complices de violations des droits soient surveillées ; révoquer le statut d’organisation caritative le cas échéant.

Combler les lacunes juridiques qui permettent le financement d’activités illégales israéliennes et accroître la transparence dans les déclarations d’exonérations fiscales.

Dirigeants religieux et théologiens : 

- Promouvoir la théologie de la libération comme alternative au sionisme chrétien et encourager les Églises à soutenir les mouvements de solidarité populaires.

- Amplifier la voix des théologiens palestiniens et favoriser les alliances mondiales avec les Églises qui résistent aux théologies impériales.

- Utiliser les forums internationaux (par exemple, le Conseil œcuménique des Églises) pour amplifier les perspectives palestiniennes.

- Étendre l’initiative Kairos Palestine à une coalition internationale réunissant les mouvements de libération du Sud.

- Approfondir la collaboration stratégique avec Kairos Afrique du Sud pour un plaidoyer théologique et politique conjoint.


Notes :

[1] Curtin, P.D. (1971). La « mission civilisatrice ». Dans : Curtin, P.D. (éd.) Imperialism. The Documentary History of Western Civilization. Palgrave Macmillan, Londres.

[2] Entretien de l’auteur avec Ncamisile Ngubane, 20 août 2025.

[3] Gamedze, T. (2025). Christian Zionism in South Africa: An Initial Mapping [Manuscrit soumis pour publication]. Desmond Tutu Centre for Religion and Social Justice, Université du Cap-Occidental.
[4] Gidron, Yotam. Israel in Africa: Security, migration, interstate politics. Bloomsbury Publishing, 2020.

Auteur : Fathi Nimer

Fathi Nimer est le chargé de mission d'Al-Shabaka pour la Palestine. Il a précédemment travaillé en tant qu'associé de recherche pour le « Arab World for Research and Development », chargé d'enseignement à l'université de Birzeit et responsable de programme au Centre d'études des droits de l'homme de Ramallah.

Fathi est titulaire d'une maîtrise en sciences politiques de l'université de Heidelberg et est le cofondateur de DecolonizePalestine.com, un référentiel de connaissances sur la question palestinienne. Les recherches de Fathi portent sur l'économie politique et les politiques litigieuses. Il se concentre actuellement sur la souveraineté alimentaire, l'agroécologie et l'économie de résistance en Palestine.




mercredi 4 février 2026

La France bascule-t-elle progressivement dans un régime autoritaire ?



Les locaux de X perquisitionnés en France




Réaction de la direction de X suite à la perquisition menée au sein du siège français de X :

« Les autorités judiciaires françaises ont perquisitionné ce jour les bureaux parisiens de X dans le cadre d'une enquête pénale reposant sur des motivations politiques et faisant suite à des allégations de manipulation d'algorithmes et de prétendues extractions frauduleuses de données. Nous sommes déçus par ce développement mais il ne nous surprend pas. 

Le parquet de Paris a donné un large écho médiatique à cette mesure, démontrant ainsi qu’elle constitue un acte judiciaire abusif visant à atteindre des objectifs politiques illégitimes plutôt qu’à favoriser la plus juste application de la loi dans le respect d’une administration loyale et impartiale de la justice. Le parquet de Paris tente manifestement d’exercer une pression sur la direction générale de X aux Etats-Unis en visant notre entité française, étrangère aux faits poursuivis, ainsi que ses employés, au mépris des mécanismes procéduraux établis par les traités internationaux leur permettant de collecter des preuves ainsi que du droit de X de se défendre. Ces mécanismes et véhicules procéduraux sont parfaitement connus et utilisés quotidiennement par les autorités judiciaires du monde entier.

Les allégations ayant justifié cette perquisition sont infondées et X réfute catégoriquement avoir commis la moindre infraction. Cette mise en scène ne fait que renforcer sa conviction que cette enquête viole le droit français, constitue un détournement de procédure et porte atteinte à la liberté d'expression. X est déterminée à défendre ses droits fondamentaux ainsi que ceux de ses utilisateurs. Nous ne nous laisserons pas intimider par les mesures mises en œuvre aujourd'hui par les autorités judiciaires françaises. »

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«Ce n’est pas un pays libre» : le patron de Telegram Pavel Durov tacle la France après la perquisition du réseau social X

L’Hexagone est le «seul pays au monde à poursuivre pénalement tous les réseaux sociaux qui offrent une certaine liberté aux utilisateurs (Telegram, X, TikTok…)», a tancé l’entrepreneur russe.

La France bascule-t-elle progressivement dans un régime autoritaire ? C’est en tout cas le point de vue, peut-être légèrement excessif, de Pavel Durov. Sur le réseau social X, le patron russe de l’application Telegram a rapidement réagi à l’annonce ce mardi, par le parquet de Paris, d’une perquisition visant X, dans le cadre d’une enquête plus large sur le réseau social controversé d’Elon Musk. La preuve, selon l’entrepreneur, que la «liberté» n’est plus qu’un lointain concept dans l’Hexagone.





Qui sont les véritables acteurs du pouvoir global de nos jours ?

 

Valérie Bugault :

"Cette vidéo, très importante et que je vous recommande sérieusement, explique et valide TOUS mes travaux et toutes mes analyses ! Elle fait plus, comme je le fais moi-même, elle révèle qui sont les véritables acteurs du pouvoir global de nos jours..."

https://www.youtube.com/watch?v=8Kia78pQrLs


Il a existé une compagnie si puissante que, ajustée à l’inflation, elle valait 7 900 milliards de dollars. Plus que Apple, Microsoft, Google, Amazon et Tesla réunis. Et pourtant… 99 % des gens n’en ont jamais entendu parler.

Cette entreprise possédait : sa propre armée, sa propre marine, le pouvoir de déclarer la guerre, le pouvoir de signer des traités, le pouvoir de gouverner des territoires entiers.

Elle a inventé : les actions publiques, la bourse moderne, la responsabilité limitée, le capitalisme corporatif tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Cette compagnie s’appelait la Compagnie Néerlandaise des Indes Orientales (VOC). Et son histoire explique qui contrôle réellement le monde moderne.

La vidéo explique :

Comment la VOC est devenue la première corporation moderne de l’histoire. 

Pourquoi elle était plus puissante que la plupart des États. 

Comment elle a posé les bases du capitalisme mondial.

Le rôle clé de la Maison d’Orange dans le pouvoir exercé via les marchés. 

Pourquoi Wall Street, la bourse et les multinationales actuelles descendent directement de ce modèle. 

Et surtout : les 5 corporations modernes qui fonctionnent aujourd’hui exactement comme la VOC : BlackRock, Google, Amazon, Big Pharma, le complexe militaro-industriel… 


mardi 3 février 2026

Călin Georgescu : "Tous ces oligarques sont liés au système pédophile"



"Călin Georgescu avait évoqué l'existence d'un réseau international de pédocriminels impliquant des hommes politiques et des personnalités importantes plusieurs années avant la publication des Epstein Files. [...]

À l'époque où Călin Georgescu était candidat, les grands médias ont utilisé cet extrait pour le faire passer pour un complotiste illuminé."

 Daily Romania sur X



"À l’heure des Epstein Files, ces propos résonnent comme une accusation frontale : non pas des scandales isolés, mais un système de chantage et de compromission au sommet du pouvoir.

Une question demeure : qui contrôle qui ?
Et surtout… qui sait ?"

Camille Moscow sur X


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Clique sur sur ce lien :

https://www.justice.gov/epstein/files/DataSet%2010/EFTA01316554.pdf

Réponds à 2 questions. 

Tu trouveras cette photo :



"Cette photo devrait faire le tour du monde et hanter tous ceux qui ont été complices, amis ou collaborateurs d'Epstein et de ses hommes de main. La fin de l'humanité."




Les dossiers Epstein montrent que nous sommes gouvernés par des pédophiles démoniaques



par Kevin Barrett


J'ai donc lu les dossiers Epstein aujourd'hui et putain de merde. Le viol et la pédophilie, vous étiez évidemment au courant, mais les rituels de torture, les sacrifices humains et le cannibalisme ? Les histoires d'enlèvement de bébés ? Les allégations de démembrement ? On ne peut pas affirmer que tout ce qui est écrit dans les dossiers est vrai, mais si ne serait-ce qu'une partie de ces horreurs s'est réellement produite…

Un document décrit des actes de torture à l'aide d'un cimeterre, le démembrement d'un bébé et l'extraction de ses intestins. Il évoque également un viol commis par George Bush père. D'autres documents (rapidement supprimés) décrivent Trump violant des enfants, mesurant leurs parties génitales et les vendant aux enchères à Mar-a-Lago [1]. Une survivante a témoigné avoir participé à des orgies et a déclaré que des filles avaient disparu. On lui a dit que si elle parlait, elle finirait « comme les autres salopes ».

On nous demande de croire que toutes ces accusations sont fausses, mais mentir aux forces de l'ordre est un délit grave et accuser des hommes riches et puissants est extrêmement risqué. Les accusateurs n'ont rien à gagner à mentir et tout à perdre.

Le fait que certains des documents les plus compromettants concernant Trump aient été rapidement supprimés est un signe évident de dissimulation. Premièrement, c'est illégal, et deuxièmement, si l'on prétend que la plupart des allégations contenues dans ces documents sont sans fondement, pourquoi publier certaines allégations et en cacher d'autres ? Je me risque à suggérer que les allégations concernant Trump sont probablement vraies, d'autant plus qu'il est cité des milliers de fois dans ces documents.

Les allégations de torture corroborent les témoignages précédents. Virginia Giuffre a décrit des actes de torture sexuelle sado-maso qui avaient eu lieu dans la résidence new-yorkaise d'Epstein [2]. Une victime anonyme a raconté avoir été droguée, attachée à une table et électrocutée par Maxwell alors qu'elle avait entre 6 et 8 ans. Cette personne a affirmé que les tortures se sont déroulées dans le Surrey, sous le regard du prince Andrew. Un document indique qu'Andrew aurait torturé un mannequin et l'aurait forcée à se suicider.

Bien que certains affirment que ces allégations ne sont pas prouvées, des experts de l'ONU indiquent que les victimes d'Epstein ont décrit des schémas récurrents de coercition, d'abus, d'actes forcés et de torture. Par ailleurs, des dossiers du FBI décrivent des cachots dans les propriétés d'Epstein, dont un à l'intérieur d'un temple sinistre , où les victimes étaient battues jusqu'à perdre connaissance.

Epstein a envoyé un message à une personne disant : « J’ai adoré la vidéo de torture », et le ministère de la Justice a masqué le nom du destinataire (Trump ?). Il a envoyé un message à une autre personne disant : « Veux-tu que j’essaie de la… ou juste de la torturer ? » et le ministère de la Justice a masqué le nom du destinataire. Quelqu’un a envoyé un message à Epstein lui donnant la permission de tuer quelqu’un, et le ministère de la Justice a masqué le nom de l’expéditeur. Comment peuvent-ils s’en tirer avec de telles horreurs ?

Trente-sept proches de Trump sont cités dans les dossiers Epstein. C'est presque comme si être un proche d'Epstein était une condition sine qua non pour accéder aux postes les plus importants. Ces dossiers contiennent de nombreux témoignages de viols commis par Trump sur des jeunes filles . Epstein était apparemment furieux que Trump ait pris la virginité d'une jeune fille de 13 ans par simple désir. J'ai moi-même une enfant de 13 ans, et que Dieu me vienne en aide… Je ne sais même pas comment terminer cette phrase.

Un témoin a déclaré sous serment que Trump avait menacé une jeune fille, affirmant qu'elle pourrait disparaître comme une autre fillette de 12 ans et que toute sa famille pourrait être tuée. Les documents mentionnent également une autre jeune fille qui avait accusé Trump et Epstein de viol et qui a été liquidée, tuée par balle.

J'ai du mal à croire que des gens assistaient à ces soirées sans se douter de rien. On a de nouvelles photos du prince Andrew à quatre pattes, en train de peloter une femme, et on est censé croire qu'il n'y prêtait aucune attention ? On a un message inquiétant d'Epstein lui proposant de le présenter à une belle Russe de 26 ans.

Quant aux autres personnes citées, nous avons certainement suffisamment de preuves pour enquêter sur elles, alors pourquoi n'ont-elles pas été arrêtées ?

Elon Musk semble avoir fait la fête sur l'île d'Epstein trois années de suite . L'homme qui a qualifié Musk, ce plongeur spéléo, de « pédophile » suppliait Epstein de l'inviter à ses « fêtes les plus débridées ». Il a accepté une invitation d'Epstein aux Caraïbes en 2013 pour faire la fête avec Woody Allen [3]– l'invitation disait : « Vous pourriez apprécier ». À cette époque, Epstein était un délinquant sexuel condamné et était connu pour faire la fête avec des mineures.

Vous vous souvenez quand Musk a dit que si Trump ne gagnait pas l'élection, il pourrait aller en prison à vie ? Je pense que nous pouvons tous deviner ce qu'il entendait par « fêtes les plus débridées ».

Musk a envoyé un courriel à une personne se faisant appeler Jeff E , intitulé « vacances épiques sur une île », indiquant qu'il « envisageait de s'y rendre » et ajoutant entre parenthèses : « Vive les filles ! ». Ghislaine Maxwell a reçu le courriel et a expliqué que « J.E. » pensait mettre fin à l'opération, mais qu'elle le préviendrait si elle reprenait.

Elon Musk a prétendu avoir refusé une invitation sur l'île d'Epstein alors qu'il demandait d’y aller à plusieurs reprises et qu'il semble avoir assisté à des fêtes. Ce mensonge suffit amplement à justifier son arrestation. Comment enquêter sur des crimes sans interroger les personnes qui suppliaient d'être présentes sur les lieux de ces crimes?

Epstein a écrit que Bill Gates, l'homme qui s'est autoproclamé responsable de la santé mondiale, avait transmis une MST à sa femme, contractée auprès de jeunes femmes russes, et l'avait droguée à son insu avec des antibiotiques. Étrangement, l'histoire se termine par l'exclusion d'Epstein du Xbox Live par Gates [4].

Epstein a confié à Peter Mandelson avoir passé des moments « monstrueusement agréables » avec Bill Gates. Melinda a déploré qu'Epstein soit « l'incarnation du mal », mais Bill continuait de le fréquenter, et vous prétendez qu'il n'y a pas assez de preuves pour arrêter Gates ?

Arrêtez tous ces salauds, perquisitionnez leurs domiciles, saisissez leurs appareils et fouillez leurs dossiers comme vous l'avez fait pour Epstein ! Comment allez-vous faire la lumière sur cette affaire autrement ? La seule explication rationnelle est que l'absence d'arrestations est délibérée. La vérité, toute entière, ne sera jamais révélée…

Une note du FBI , rapidement effacée, révélait que Trump était « tenu par les couilles » par Israël, que Jared Kushner tirait les ficelles de sa présidence et qu'Epstein était un agent du Mossad. Elle laissait également entendre que l'avocat d'Israël, Alan Dershowitz, avait des liens avec le Mossad. Je comprends votre choc.

Tous ces crimes ont été perpétrés pour le compte d'Israël. Des livres entiers ont été écrits sur les liens d'Epstein avec les services de renseignement israéliens, mais nous n'avons pas le droit d'en parler car révéler la vérité est considéré comme de l'antisémitisme. Les médias ont laissé Israël impuni pour génocide et maintenant, ils vont laisser Israël impuni pour viols sur mineures et assassinats.

Presque toutes les personnes influentes ont été compromises. Les dossiers Epstein comportent d'innombrables passages caviardés, et pourtant, il serait plus rapide de dresser la liste des riches et puissants qui n'y sont pas nommés [3]. N'oubliez pas que ceux dont le nom n'est pas mentionné pourraient figurer parmi ceux dont le nom a été expurgé. Il est facile de repérer ceux qui n'ont pas été compromis, car ce sont eux les cibles de ceux qui l'ont été.

Kash Patel a menacé l'équipe de Thomas Massie de poursuites pénales s'ils ne se taisaient pas [5]. Le fait que Massie soit l'un des rares politiciens à dénoncer Epstein est révélateur. Des donateurs juifs dépensent des sommes colossales pour destituer Massie, et au moins l'un d'eux (John Paulson) est cité dans les documents. Ils ne s'attaquent pas aux pédophiles, mais à l'un des rares qui ne l'est pas !

Tout le monde devrait parler des dossiers Epstein. Pour moi, le silence équivaut à de la complicité. Je ne peux pas affirmer que toutes les personnes citées dans ces dossiers sont coupables, mais beaucoup le sont forcément, et pourtant, pas une seule arrestation n'a eu lieu. Tous les accusés doivent être jugés. Ceux qui seront reconnus coupables doivent être exécutés publiquement. Je ne crois même pas à la peine de mort, mais s'il faut un bourreau, je me porte volontaire sans hésiter !

Source

Notes de H. Genséric :

[1] Pédophilie chez Trump ?
- Trump a organisé une fête avec Epstein et 28 très jeunes filles. Est-ce là qu'il a rencontré Mélania ?
- Nous vivons « le génocide par Jeffrey Epstein et Trump »
- De la salle d'audience au complot : les liens de Netanyahou, d'Alan Dershowitz avec le réseau de chantage du Mossad d'Epstein
- Explosif: de nouveaux liens Trump-Melania-Epstein et une dissimulation massive
- Trump va expulser les « terroristes d'Epstein ». La Cour suprême approuve une rafle massive

[2] Virginia Giuffre, figure emblématique du scandale Epstein, retrouvée morte en Australie
- Virginia Giuffre a été « suicidée »
- De la salle d'audience au complot : les liens de Netanyahou, d'Alan Dershowitz avec le réseau de chantage du Mossad d'Epstein
- L'île aux orgies de Jeffrey Epstein: quelles horreurs cache-t-elle?
- Nous vivons « le génocide par Jeffrey Epstein et Trump »

[3] Woody Allen incarne le narcissisme juif typique de la Covid-Arnaque
- Woody Allen le pédophile, ou Comment le sexe est devenu notre religion
- Pédophilie en haut lieu: la connexion juive
- Pourquoi les pédophiles sont-ils devenus les capitalistes les plus prospères ?

[4] Bill Gates-Jeffrey Epstein : la connexion qui révèle le Nouvel Ordre mondial
- Le ventre putride du capitalisme woke
- Bill Gates, ami du maître chanteur Epstein, risque la prison à vie pour pédophilie
- Voici les 180 noms ayant profité du trafic sexuel de Jeffrey Epstein

[5] Regardez Alaska ! Caspienne ! Occupation de Washington ! Oubliez Epstein et le génocide !
- Révélation explosive : le FBI pris en flagrant délit de suppression de preuves selon lesquelles Erika Kirk aurait fait du trafic d’enfants vers Israël

Source :


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Marcel D. sur Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell, Bill Clinton, Bill Gates… l’Etat Profond !


Il ressort des mails Epstein Files des clichés sur les juifs (argent, pouvoir...) et une haine des goyim (non-juifs) par Epstein et son entourage. Et avec tout ça : une floppée de mail sur le MOSSAD (notamment via ses liens avec Ehud Barak et d’autres figures israéliennes).

QUI n'a pas compris que ce mec bossait pour le MOSSAD ? QUI n'a pas compris qu'il avait en sa possession des cassettes vidéos pour faire chanter les plus gros poissons du monde ? QUI n'a pas compris que grâce à cela les présidents, ministres, journalistes, vedettes... se soumettent tous à Israël ?

Maintenant, il y a une chose que ces mails ne disent pas, car on ne remonte jamais au-dessus d'Epstein ou de Ghislaine Maxwell, pour une raison simple : dans ces mails, dans la section Mossad, les pages sont tartinées de bandes noires pour ne pas mentionner le Mega Group avec Les Wexner, Charles Bronfman, Edgar Bronfman, Max Fisher, Michael Steinhardt, Léonard Abramson, Harvey Meyerhoff, Laurence Tisch, Charles Schusterman... Car c'est ici que tout explose, c'est ici que tout se passe.

J'ai réalisé la meilleure enquête sur 4-4-2 sur le sujet en 2020 (censurée sur YouTube) et, chose étonnante, aujourd'hui en 2026 elle est encore plus vivante et plus percutante qu'à l'époque. Tout était là et tout se joue ici ! Bon visionnage et merci à faits et docs d'avoir tout révélé avant tout le monde !



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"La publication des Epstein Files provoque un séisme politique aux États-Unis, dont l'importance est cachée dans les médias français."

 François Asselineau.




Affaire Epstein : comment consulter les trois millions de documents déclassifiés par le ministère de la Justice américain ?

1. Se connecter sur https://justice.gov/epstein

2. Cocher : "Je ne suis pas un robot" 

3. Répondre à la question "Êtes-vous majeur ?" (Oui/Non) 

4. Utiliser la barre de recherche.



L'imam multilingue qui ne parle à personne, portrait d'une imposture





Mahammad Mehdizade, imam d’origine azerbaïdjanaise, est présenté depuis quelque temps dans certains médias français comme une voix musulmane dite “modérée”. Il ne s'est pas imposé, on cherche à nous l'imposer. Non par une reconnaissance venue des mosquées ou des fidèles, mais par une exposition médiatique fabriquée, taillée pour les plateaux télé et les récits dominants sur l’islam.

Il se présente comme multilingue et intellectuel. Dans les faits, c’est surtout un brouillard verbal. À l’oral, il bafouille, hésite, s’emmêle, avec un accent artificiel qui sonne comme un jeu de rôle mal répété. Là où des imams de terrain, inconnus des caméras, parlent avec simplicité, dignité et clarté, Mehdizade aligne des formules creuses, pensées pour l’image, pas pour la transmission. Beaucoup d’effets, très peu de fond. Ses titres font illusion et relèvent de l’arnaque médiatique :

- “Directeur européen du Global Imams Council”, un conseil basé à Najaf, en Irak, sans base populaire identifiable en Europe.

- “Vice-président de la Conférence des imams de France”, une structure marginale, sans mosquées, sans fidèles, sans autorité religieuse reconnue.

Des intitulés ronflants pour donner du poids à un personnage vide, utiles à l’écran, inexistants sur le terrain. 

Et puis il y a cette tenue. Folklorique, théâtrale, hors-sol. Aucun musulman ordinaire, sunnite ou chiite, ne s’habille ainsi.

Ni tradition religieuse, ni habit civil assumé, mais un montage visuel, un costume sorti d’un dessin animé orientaliste, pensé pour le regard occidental. Un imam de vitrine, caricatural, qui ridiculise plus qu’il ne représente. Rappel factuel essentiel. Mehdizade est chiite, alors que 85 à 90 % des musulmans dans le monde sont sunnites, y compris en France. Malgré cela, il s’exprime comme s’il parlait au nom de “tous les musulmans”, sans jamais rappeler cette réalité confessionnelle fondamentale. Cette confusion n’est pas innocente, elle est structurante.

Son activité sur X complète le tableau. Il y affiche un soutien clair aux Émirats arabes unis, État engagé dans la normalisation avec Israël et largement perçu comme collaborateur actif de l’entité israélienne sur les plans politique et diplomatique. Son discours médiatique s’inscrit pleinement dans cette ligne.

Mehdizade ne parle ni depuis les mosquées, ni depuis les fidèles. Il parle depuis un alignement politique, maquillé en discours religieux.

À force d’impostures aussi grossières, ils vont presque réussir l'exploit de nous faire regretter Chalgoumi.



lundi 2 février 2026

« Feux de forêt » en vue d'expropriations ?



Une femme en Argentine tire la sonnette d'alarme et appelle le monde entier à prêter attention aux incendies de forêts dévastateurs qui ravagent l'Argentine, soulignant qu'ils sont tout sauf naturels. Elle affirme que les incendies ont détruit son paradis, le brûlant délibérément.

Une situation similaire en Australie

Des images prises par drone dans le Victoria, en Australie, montrent les conséquences des incendies de forêts extrêmes qui ont ravagé Longwood. Plus de 120 bâtiments ont été détruits par les flammes ainsi que, selon les estimations, plus de 300 000 hectares de bouches australiennes. Mais une chose est étrange. 

Une fois encore, seuls les bâtiments semblent avoir été complètement détruits. Les maisons en briques, en béton et en acier, tandis que tous les arbres et arbustes qui entourent chaque maison sont restés intacts. Dans cette région également, des matières premières pour les énergies renouvelables ont été découvertes et leur exploitation est prévue. 

Pendant les incendies, c'est la première ministre du Victoria qui a décidé qui devait quitter sa maison et à quel moment. C'est ce que rapporte le site Legitime.ch. Conclusion Ce modèle de catastrophe naturelle, provoqué artificiellement, semble se répéter à l'échelle mondiale. Qu'il s'agisse d'inondations, de sécheresses, d'incendies ou autres, il est question d'expropriations visant à permettre aux grandes entreprises d'exploiter librement de précieuses ressources naturelles.


Source :


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Les incursions israéliennes en Patagonie

par José Alberto Niño

L’avertissement alarmant d’un sénateur palestino-chilien concernant les incursions israéliennes en Patagonie.

Les récents incendies de forêt en Argentine relancent les accusations du sénateur Eugenio Tuma Zedán concernant une ingérence israélienne au Chili et en Argentine.

Treize ans avant que les incendies ne ravagent la Patagonie chilienne, le sénateur Eugenio Tuma Zedán avait dénoncé au Sénat le comportement de prétendus « touristes » israéliens, qui étaient en réalité des éclaireurs militaires surveillant le territoire chilien. Aujourd’hui, alors que des feux de forêt font rage dans la région qu’il avait pointée du doigt, sa clairvoyance fait de lui un prophète des temps modernes.

Le sénateur de La Araucanía, représentant l’une des communautés palestiniennes les plus importantes d’Amérique du Sud , a accusé des milliers de routards israéliens de mener une opération militaire secrète sur le sol chilien.

« Entre 8 000 et 9 000 touristes israéliens entrant chaque année au Chili », a déclaré Tuma sur le plateau de l’émission Controversia TV, « n’étaient en réalité pas des touristes. » Il affirmait qu’il s’agissait de soldats infiltrés des Forces de défense israéliennes, « déguisés en civils », qui cartographiaient méthodiquement le sud du Chili. Ces jeunes routards, insistait Tuma, représentaient une menace pour l’intégrité territoriale du Chili.

Ces affirmations semblaient tout droit sorties d’un roman d’espionnage. Mais pour ceux qui connaissaient les théories latino-américaines sur l’influence juive, Tuma invoquait le Plan Andinia, une théorie vieille de plusieurs décennies selon laquelle Israël aurait secrètement planifié la création d’un État juif dans la nature sauvage et immaculée de Patagonie.

Eugenio Tuma Zedán est le 29 juillet 1945 à Temuco, capitale de la région chilienne d’Araucanie. Ses racines remontaient à la Palestine par son père, Juan Tuma Masso, qui avait immigré au Chili enfant en 1913. Ce dernier avait bâti un empire textile et mené une carrière politique, siégeant comme député de 1961 à 1969. La politique et l’identité palestinienne étaient profondément ancrées dans l’histoire familiale.

Le jeune Eugenio suivit les traces de son père. Diplômé en économie et en administration des affaires de l’Université du Chili, il gravit ensuite les échelons au sein des agences de développement chiliennes durant le début tumultueux des années 1970. Lorsque le coup d’État du général Augusto Pinochet contre le président Salvador Allende instaura une dictature militaire en 1973, Tuma rejoignit les forces d’opposition. En 1986, il participait à la fondation du Comité des droits de l’homme en Araucanie. Un an plus tard, il adhéra au Parti pour la démocratie, un parti de centre-gauche créé pour contourner les restrictions imposées par la dictature.

Le retour de la démocratie en 1990ouvrait de nouvelles perspectives à Tuma. Élu député en 1993, il représentait les communautés agricoles de la région de Temuco. Il a occupé ce siège pendant seize ans, accédant au poste de deuxième vice-président de la Chambre et de président de la puissante commission de l’économie. En 2009, il a été élu sénateur.

Les opinions de Tuma sur Israël et la communauté juive ont été révélées au public pour la première fois en mars 2008, lors des opérations militaires israéliennes à Gaza. En tant que député, il a appelé le Chili à rompre toutes ses relations diplomatiques et commerciales avec l’État hébreu. Ses propos étaient sans équivoque .

« Un nouvel holocauste » est en train de se produire au Moyen-Orient, a déclaré Tuma. « L’État d’Israël dissimule délibérément les pratiques d’extermination qu’il met en œuvre contre le peuple palestinien. » Cette situation relève de pratiques « terroristes », a-t-il affirmé, et « la diplomatie a ses limites, qui ont été largement dépassées ». Le Chili doit cesser de reconnaître Israël afin de rester « fidèle à la position constante de la nation chilienne en faveur du respect des droits humains, de la dignité des personnes et de l’autodétermination des peuples ».

Deux ans plus tard, en décembre 2010, Tuma changea de discours. Il accusa d’éminents Juifs chiliens d’être des « agents » d’Israël. Sa cible principale était Rodrigo Hinzpeter , ministre de l’Intérieur chilien, qu’il qualifia d’« activiste et militant de la cause israélienne ». Gabriel Zaliasnik, président de la principale organisation juive du Chili, fut également pris pour cible. Selon Tuma, ces citoyens chiliens étaient responsables du blocage de la reconnaissance par le Chili d’un État palestinien.

La communauté juive observait la situation avec inquiétude. Le Chili comptait environ 15 000 Juifs, largement minoritaires face aux 300 000 à 400 000 personnes d’origine palestinienne. Le pays abritait la plus importante diaspora palestinienne hors du Moyen-Orient, et les tensions liées au conflit israélo-palestinien ont fréquemment influencé la vie politique chilienne.

En 2012, alors que le Chili débattait d’une loi historique contre la discrimination, Tuma a intensifié ses attaques. Lors des débats parlementaires, il aurait déclaré : « Ce sont précisément des gens comme Gabriel Zaliasnik, ancien président de la communauté juive du Chili, qui ont empêché le Chili d’adopter une loi contre la discrimination, car ils voulaient introduire une loi spéciale pour les Juifs. »

L’accusation a profondément blessé. La communauté juive du Chili militait pour un renforcement de la législation contre les crimes « de haine », et non pour son affaiblissement. Ses représentants ont organisé une marche à Santiago pour rejeter ce qu’ils ont qualifié d ‘« accusations xénophobes mensongères ». La manifestation a rassemblé des centaines de personnes brandissant des pancartes défendant la minorité juive du Chili et exigeant le respect.

Tuma a qualifié la manifestation de « manifestation qui répond à une position d’intransigeance ». À l’époque, il ne montrait aucun signe de fléchissement.

En janvier 2012, Tuma s’interrogeait publiquement sur la nationalité et les intentions des visiteurs israéliens au Chili. « Des milliers d’Israéliens entrent dans le pays comme s’ils étaient chez eux, et personne ne leur dit rien », déclarait-il au site d’information chilien BioBioChile. Le sénateur laissait entendre que le gouvernement israélien envoyait des militaires déguisés en touristes.

Les spéculations que Tuma nourrissait au sujet du Plan Andinia avaient des racines profondes. Des membres du Front national-socialiste argentin avaient été les premiers à proposer cette théorie au milieu des années 1960, et le diplomate chilien et fervent partisan d’Hitler, Miguel Serrano, l’avait ensuite popularisée. Serrano affirmait que, depuis plus de vingt ans, des Juifs se faisant passer pour des routards et des randonneurs démunis parcouraient les régions les plus reculées et les plus critiques du sud du Chili, avec la complicité de responsables chiliens, de l’armée de terre, de la marine et de la Confédération nationale des forêts (CONAF), qui les considéraient comme de’authentiques membres des forces armées, de l’armée de l’air ou des services de renseignement israéliens.

L’apparition de Tuma à la télévision en octobre 2013 avait permis de clarifier la situation. Il inistait sur le fait qu’il ne s’agissait pas de simples touristes, mais d’équipes de reconnaissance. Le sénateur s’est interrogé sur la présence de panneaux en hébreu à Torres del Paine et dans d’autres destinations de Patagonie. Il a affirmé que le gouvernement chilien avait « décidé de ne rien faire compte tenu du pouvoir exercé par Israël et les États-Unis ».

Le Centre Simon Wiesenthal, une importante organisation juive de défense des droits, a réagi avec indignation. La direction du centre a écrit directement à Michelle Bachelet, candidate à la présidence avec Tuma comme coordinateur de campagne. Le centre a exigé son renvoi immédiat.

Le Dr Shimon Samuels, directeur des relations internationales du centre, a été catégorique : « Les calomnies de Tuma incitent à la violence contre des touristes israéliens innocents », a-t-il déclaré . L’organisation a souligné que ses accusations rappelaient les « Protocoles des Sages de Sion », en référence au tristement célèbre texte de propagande qui dénonçait un complot juif pour la domination mondiale.

L’American Jewish Committee s’est joint au concert de critiques. L’organisation a qualifié les propos de Tuma de « sans fondement » et d’« extrêmement dangereux », « d’autant plus dans un pays qui connaît une recrudescence de l’antisémitisme ».

L’AJC a appelé les dirigeants du gouvernement et de la société civile chilienne à condamner publiquement Tuma. Elle a insisté pour que la nouvelle loi anti-discrimination adoptée au Chili, celle-là même que Tuma avait critiquée lors de son vote, soit utilisée pour le sanctionner.

Derrière ces critiques se cachait une réalité troublante. De nombreux jeunes Israéliens se rendaient effectivement en Patagonie. Après avoir accompli leur service militaire obligatoire, beaucoup entreprenaient de longs voyages sac au dos à travers l’Amérique du Sud, les paysages spectaculaires du sud chilien étant une destination de choix. Cependant, ces voyages ont suscité leur lot de controverses.

Selon Radio Universidad de Chile , de nombreux Israéliens se rendent en Amérique du Sud juste après leur service militaire obligatoire, choisissant souvent la Patagonie comme destination prisée. Un exemple frappant remonte à fin décembre 2011, lorsque le touriste israélien Rotem Singer avait accidentellement déclenché un gigantesque incendie dans le parc national Torres del Paine au Chili, ravageant plus de 17 000 hectares de nature vierge.

Les autorités chiliennes ont détenu Singer, qui a accepté de verser environ 10 000 dollars de dommages et intérêts à la CONAF avant de quitter le pays. Cette clémence a provoqué l’indignation de l’opinion publique chilienne, qui espérait une peine d’emprisonnement. Des manifestants se sont rassemblés devant la Cour suprême après la confirmation de cette décision indulgente.

Par ailleurs, Elizabeth Muñoz, directrice régionale de la CONAF à Magallanes, a déclaré dans une interview de 2017 que les Israéliens représentaient près de 66 % des expulsions du parc national Torres del Paine sur une période de cinq ans. De ce fait, plusieurs propriétaires d’auberges de la région ont commencé à refuser officieusement les clients israéliens. Ces dernières années, les propriétaires d’auberges et les voyagistes ont constaté une montée des tensions. Certains voyageurs israéliens ont été confrontés à de l’hostilité là où ils avaient auparavant été chaleureusement accueillis.

Entre-temps, Tuma a siégé au Sénat chilien jusqu’en 2018, date à laquelle il a choisi de ne pas se représenter. En 2021, il a tenté un retour en politique en se présentant au poste de gouverneur de la région d’Araucanie. Il s’est qualifié pour le second tour, mais a été battu, n’obtenant que 41,79 % des voix. Plus tard dans l’année, il a démissionné du Parti pour la démocratie après 30 ans d’adhésion, protestant contre le soutien apporté par le parti au candidat à la présidence Gabriel Boric. En 2025, il s’est de nouveau présenté au Sénat, cette fois sous l’étiquette du Parti libéral, mais n’a recueilli que 4,97 % des suffrages.

L’influence politique de Tuma a manifestement diminué. Cependant, ses craintes concernant les incursions israéliennes en Patagonie sont partagées par un nombre croissant de Chiliens et d’Argentins de la région, et ce jusqu’à aujourd’hui.

Alors que des incendies ravagent actuellement la Patagonie, les internautes argentins reprennent les avertissements lancés en 2013 par le sénateur Eugenio Tuma Zedán, spéculant que des routards israéliens – qu’il qualifiait de cartographes clandestins – pourraient être à l’origine des feux, une théorie qui se propage désormais au Chili. En l’absence de toute déclaration officielle concernant un incendie criminel ou une implication étrangère, ces journalistes citoyens perpétuent la vigilance de Tuma face à ce qu’ils perçoivent comme des empiètements israéliens sur les terres du sud. Si les enquêtes officielles confirment leurs soupçons, la position prise par Tuma au Sénat il y a longtemps apparaîtra comme une clairvoyance prophétique, un cri d’alarme entendu trop tard.

https://www.unz.com/article/a-palestinian-chilean-senators-dire-warning-about-israeli-incursions-in-the-patagonia/



Source :
https://plumenclume.com/2026/01/28/les-incursions-israeliennes-en-patagonie-par-jose-alberto-nino/