Harari pratique la méditation vipassana depuis 2003 (1).
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Il y a des moments dans l’histoire où une phrase révèle plus que mille pages de propagande
À Davos 2026, Yuval Noah Harari a pratiquement admis ce que beaucoup refusent encore de voir : l’Intelligence Artificielle n’est pas présentée uniquement comme un outil. Elle est présentée comme une nouvelle entité capable de remplacer des fonctions humaines, d’occuper des espaces sociaux, d’influencer les cultures, de façonner les religions, de contrôler les marchés et, finalement, de recevoir une reconnaissance juridique.
Remarquez le changement de langage.
On ne parle plus de programmes.
On ne parle plus de logiciels.
On ne parle plus de machines.
On parle d’« agents ».
On parle d’« immigrants numériques ».
On parle d’intelligences qui pourront gérer des entreprises, déplacer des fonds bancaires, créer des religions, participer à la politique et exercer une influence sur des milliards de personnes.
La question posée à Davos n’était pas technologique.
Elle était civilisationnelle.
Que se passe-t-il quand les êtres humains cessent d’être les principaux producteurs de connaissance, d’information et de récit ?
Qui contrôle les mots contrôle la perception.
Qui contrôle la perception contrôle la réalité.
Et qui contrôle la réalité contrôle des sociétés entières.
Pendant des siècles, les gouvernements se sont disputé des territoires.
Puis ils ont commencé à se disputer le pétrole, le commerce et les ressources naturelles.
Maintenant, la lutte porte sur le contrôle de l’intelligence.
Sur la capacité d’influencer les pensées avant même qu’elles n’émergent.
Le plus curieux est que tout cela est présenté comme inévitable.
Comme si l’humanité se trouvait face à un phénomène naturel.
Comme si personne ne prenait de décisions.
Comme si n’existaient pas des corporations milliardaires, des centres de données gigantesques, des gouvernements, des investisseurs et des organisations globales finançant cette transformation.
La question que personne ne pose est simple :
Si l’IA commence à produire la plus grande partie des informations que nous consommons, qui programmera les valeurs qui seront contenues dans ces informations ?
Qui définira ce qui est vrai ?
Qui définira ce qui est un discours acceptable ?
Qui définira ce qui peut ou ne peut pas être dit ?
Parce que, au bout du compte, nous ne parlons pas seulement de technologie.
Nous parlons de pouvoir.
Pouvoir sur l’information.
Pouvoir sur la culture.
Pouvoir sur l’éducation.
Pouvoir sur la religion.
Pouvoir sur l’économie.
Pouvoir sur la définition même de ce que signifie être humain.
La Révolution industrielle a remplacé les muscles.
La Révolution numérique a remplacé les tâches.
La Révolution de l’IA menace de remplacer la capacité humaine même d’interpréter le monde.
Et quand une civilisation remet sa capacité de penser à des systèmes qu’elle ne contrôle pas, elle n’avance pas.
Elle sous-traite sa propre liberté.
La vraie question n’est pas si l’IA sera puissante.
La vraie question est :
Qui sera puissant à travers elle ?
1) Le Père Joseph-Marie Verlinde, pratiquant du yoga et de la méditation transcendantale, était parvenu à la maîtrise de quelques siddhis mineurs. Il témoigne.






