mardi 10 mars 2026

Le karma s'abat sur Israël

 



Jim Leveilleur

jimleveilleur@gmail.com



Le luciférisme inconscient des prédicateurs protestants



Des pasteurs venus de tous les États-Unis se sont réunis pour prier.

Prier pour Trump. Prier pour les soldats américains envoyés mourir… pour Israël.

J'ai cru à une IA avant de poster. Mais non. C'est réel. Des hommes de Dieu bénissent une guerre au nom du Christ. Des croisés en costume, qui appellent la bénédiction sur des bombes qui tombent sur des enfants.



Quelle différence avec Daesh, exactement ?

Des deux côtés, on tue au nom de Dieu. Des deux côtés, on bénit les armes. Des deux côtés, on promet le paradis à ceux qui meurent pour la "bonne cause".

La seule différence, c'est le camp. Et le camp, ici, a les médias avec lui.


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René Guénon, "le métaphysicien français soutenait l'idée que le luciférisme conscient et plutôt grotesque d'un petit groupe était bien moins dangereux que le luciférisme inconscient de la plupart : par exemple, celui des prédicateurs protestants nord-américains qui, en prétendant disposer d'un canal direct de communication avec Dieu, tentent en fait de le transporter dans les strates inférieures de l'être". Daniele Perra.



Occident contre reste du monde : attention aux soubresauts de la bête

 



L’histoire du monde depuis 500 ans est celle de l’irruption de l’Europe dont les explorateurs déclenchent la troisième mondialisation. Dans laquelle ce qu’on appelle aujourd’hui l’Occident inscrira la « révolution industrielle » dont le levier sera le mode de production capitaliste, et qui va lui permettre d’asseoir, avec une brutalité sans nom sa domination du monde. D’abord en infligeant cette violence à ses propres populations, puis en se livrant à un pillage du monde à base d’extorsion de richesses, de massacres et de génocides. Et il ne faut pas l’oublier, en réglant ses contradictions internes par deux guerres mondiales de masse absolument monstrueuses. Pour finir par imposer à la planète une globalisation capitaliste néolibérale qui est la forme moderne de sa domination. Ce processus contradictoire a marié des progrès matériels stupéfiants toujours accompagnés d’une violence sans limite. Pour ne prendre qu’un exemple, celui de l’étude récente du Lancet première revue médicale du monde, il fait apparaître que les politiques de l’Occident, qu’elles soient directement militaires ou économiques ont provoqué la mort de 32 millions de personnes depuis la fin de la deuxième guerre mondiale.

Il serait ridicule de ne ramener la civilisation occidentale qu’à ce bilan meurtrier, mais il est tout aussi ridicule de le nier. Et de n’en pas mesurer le caractère constitutif. Dont nous voyons à l’œuvre les conséquences dans la crise mondiale à laquelle nous somment confrontés en ce début de XXIe siècle.

Hegel et Marx à sa suite, nous ont appris la lecture dialectique de l’Histoire. Il faut l’utiliser pour comprendre la crise présente. En commençant par l’identification de ce que Mao Tsé toung appelait la « contradiction principale ». C’est-à-dire, pour être très sommaire, celle qui structure réellement la marche de l’histoire et à laquelle on peut rattacher toutes les autres. Pour l’appliquer à la période qui nous occupe, même si on trouvera des contradictions secondaires importantes qui s’expriment, par exemple dans la guerre d’Ukraine, ou dans le conflit du Moyen-Orient, mais force est de constater la puissance de cette contradiction principale. C’est celle qui définit les autres ou plutôt, l’expression des autres. L’agression criminelle de l’alliance americano-israélienne contre l’Iran ne se comprend véritablement que lorsqu’on la rattache à cette contradiction principale. Petite incise concernant son caractère criminel, c’est simplement une analyse du droit international issu de la deuxième guerre mondiale et notamment des statuts du tribunal de Nuremberg. Le déclenchement de ces bombardements avec l’assassinat des dirigeants iraniens au moment même où se déroulaient des négociations sur le point d’aboutir entre les États-Unis et l’Iran, constitue bien un « crime contre la paix ». Et l’application de la jurisprudence de Nuremberg impliquerait que les auteurs de ce crime finissent au bout d’une corde comme leurs prédécesseurs nazis. La duplicité américaine est particulièrement immonde, mais ce n’est pas elle qui détermine la qualification juridique, c’est bien le déclenchement de la guerre lui-même qui le permet. Les grotesques baffouillis du profondément méprisable Thierry Breton interpellé par Rochebin sur le crime précédent de l’agression de l’Irak en 2003, n’y change rien, «dura lex, sed lex ».

Revenons à cette fameuse « contradiction principale ». On entend fleurir dans le débat un florilège d’analyses sur les raisons de cet événement et sur l’incroyable et stupide décision de Donald Trump de reprendre à son compte le crime israélien. Pour se lancer dans une aventure qui a toutes les chances de se terminer pour lui par une catastrophe personnelle. On y trouve un éventail d’hypothèses particulièrement fournies, jusqu’à la volonté messianique d’aboutir à l’Armageddon, pour permettre la Parousie et la fin des temps avec le retour du Christ. Ça c’est pour les chrétiens. Pour les sionistes fous, il s’agit d’aboutir à la reconstruction du troisième temple et activer l’arrivée du Messie juif. Il ne faut pas se tromper, il existe suffisamment de cinglés de part et d’autre pour en rêver. Mais ce n’est pas le véritable problème. car ce sont les conséquences de l’affrontement fondamental que nous connaissons. Celui qui oppose un Occident finissant, et le reste du monde, tout simplement. Et tous les événements qui se déroulent depuis le 24 février 2022, avec l’intervention russe en Ukraine en forme d’étincelle qui a mis le feu à la plaine, se rattachent à cette contradiction principale. L’intervention russe elle-même, le 7 octobre, la dynamique dans l’émergence des Brics, le génocide de Gaza, les agressions israéliennes contre le Liban, les révolutions de couleur en Géorgie (échec), en Roumanie (succès), des dérives fascisantes de l’union européenne, la guerre des 12 jours contre l’Iran, l’épisode vénézuélien, le Groenland, le blocus de Cuba etc. etc., chacun de ces événements au-delà de ses spécificités, et aussi terrible soient-elles, ne peut se comprendre vraiment qu’en le rattachant à cet affrontement.

Alors, qu’est-ce qui est en jeu dans l’agression americano israélienne du 28 février ? Le renversement du « régime des mollahs » qui sont trop méchants ? Pour instaurer en Perse un régime féministe organisant des Gay Pride ? Pour mettre à l’abri l’État théocratique génocidaire d’Israël parce qu’il serait « la seule démocratie du Proche-Orient » et disposerait de « l’armée la plus morale du monde » ? Parce que la mission de l’Occident doté d’une formidable supériorité civilisationnelle et morale serait bien d’imposer ses « valeurs extraordinaires » à des pays pour les mettre sur la voie du progrès ? Grotesques prétextes mis en avant pour masquer, aujourd’hui de façon dérisoire, un objectif très simple. Tout d’abord le contrôle américain sur l’Asie de l’Ouest, espace stratégique où se trouve de considérables ressources énergétiques, qu’il est essentiel de maîtriser. En donnant ensuite à Israël, entité purement occidentale et à visée coloniale, le rôle de gendarme direct. Tout en utilisant le prétexte de sa protection pour justifier à la fois la mainmise occidentale sur la zone et les exactions meurtrières qu’implique cette domination. Mais il y a plus, la domination de cette zone devant également servir de tremplin à la poursuite de la guerre menée contre la Russie caverne d’Ali Baba en matière de ressources dont l’Occident rêve depuis longtemps.

Depuis 1978, l’Iran constitue un obstacle à la pérennité de cette mainmise. Il faut donc s’en débarrasser. C’est la seule véritable raison, tout le reste du bavardage.

Ce qui le démontre encore un peu plus, c’est que Chine et Russie, les deux pilotes de l’affrontement Occident contre reste du monde, le savent parfaitement. Et que par conséquent la question iranienne est décisive dans la stratégie qu’ils déploient pour cet affrontement. Bien sûr, qu’ils soutiennent l’Iran, même si c’est discrètement. Et on ne va pas l’affirmer pour se faire plaisir, ou pour se rassurer, mais simplement parce que cette conviction se déduit de cette réalité incontestable de l’affrontement, et par conséquent de l’existence de cette « contradiction principale ». Cela ne veut pas dire que ces soutiens seront suffisants pour empêcher les États-Unis d’arriver à leurs fins, ça c’est l’Histoire qui va en décider. Mais on ne peut pas analyser ce qui se passe de façon pertinente sans intégrer ce facteur.

Et c’est bien cette réalité qui explique tant des événements que nous assistons. Nous ne reprendrons pas ici les éléments que nous avons examinés depuis le 28 février, notamment sur les blocages intellectuels des élites occidentales qui ne comprennent plus grand-chose à ce qui se passe, qui refoulent tout ce qui est de nature à les gêner, et les emmène de plus en plus souvent dans des décisions absurdes. La guerre contre l’Iran déclenché par Nétanyahou et Trump en est une, de taille géante. Arrogance, sous-estimation de l’adversaire, absence d’objectifs concrets, absence de stratégie, absence de plan, erreurs tactiques grossières, l’affaire est plus que mal engagée. Le pire étant que tout ceci était parfaitement prévisible et que nombreux ont été ceux qui, en Occident, ont sonné l’alarme : « surtout ne faites pas ça ! » La riposte iranienne préparée et organisée depuis longtemps est redoutable, et l’évidence d’une possible « défaite » occidentale a rapidement sauté aux yeux. Avec ses conséquences en termes de rapports de force, et le risque existentiel qu’elle fait peser sur la pérennité du projet sioniste.

Depuis les discours évoluent sans arrêt, les décisions absurdes succèdent aux décisions absurdes, les discours ineptes succèdent aux discours ineptes, jusqu’à basculer dans la dinguerie. Comme vient de le démontrer l’épisode religieux organisé à la Maison-Blanche. Ou les discours hallucinés d’Hegseth, le parfait abruti fanatique qui sert de « secrétaire à la guerre » des USA, parlant quasiment de la destruction de l’Iran par le feu. Le nihilisme et la brutalité américaine se déduisaient du soutien sans faille aux horreurs accomplies par l’État d’Israël. Désormais les États-Unis y participent sans complexe. Accompagnés des folies messianiques qui n’ont pas grand-chose à envier à celles qui animaient les fanatiques musulmans de Daech.

L’Occident qui se voyait aux commandes pour 1 000 ans les après la chute de l’URSS, a amorcé son déclin depuis déjà un moment. Il n’a désormais plus les moyens économiques culturels et militaires d’imposer son hégémonie, et les choses vont vraiment très vite. Il va devoir historiquement passer la main, à charge pour les pays qui le composent de le comprendre, et de travailler à trouver leur place, dans le Nouveau Monde qui se met en place. Pour ce qui concerne la France, la présence à sa tête d’un narcisse à la fois ridicule et incapable ne constitue pas un atout.

Jusqu’à 2022, nous avions affaire à un Occident malade, mais inconscient de son état. À la défaite en Ukraine, va succéder une défaite au Moyen-Orient. Celle-ci risque de montrer au monde à quel point désormais le roi est nu.

En mode animal blessé, sur une planète nucléarisée, les soubresauts de la bête seront particulièrement dangereux.


À propos de Régis de Castelnau

"À partir de juillet 2022, consterné par le basculement du système médiatique et politique français dans une propagande parfois délirante, je publie sur ma chaîne des émissions de ré-information politique, juridique, géostratégique et militaire."



Créer une société alternative ou disparaître avec le système





par Dominique Muselet


L’ancien monde, comme disait Gramsci, à savoir le système capitaliste libéral, dont l’inhumanité totale apparaît au grand jour dans les deux abominations qui se disputent actuellement l’affiche : l’horrible monde d’Epstein et le génocide de Gaza, est cliniquement mort, mais il bouge encore.

Cet ancien monde est un monde de faux-semblant où tout ce qu’on nous montre et tout ce qu’on nous dit est le contraire de ce qui se passe vraiment. Le système capitaliste libéral n’est pas du tout le monde de la libre entreprise, de la concurrence libre et non faussée et des droits de l‘homme. C’est au contraire le règne du capitalisme monopoliste prédateur, initié par John Rockefeller, comme l’explique l’Historien des Pièces :

«Aujourd’hui, vous vivez dans une économie où :
Des milliers de marques appartiennent à quelques groupes
La concurrence est une illusion
La richesse ne circule pas, elle s’accumule
Le pouvoir économique se transforme en pouvoir politique
Et les règles sont écrites par ceux qui gagnent déjà».

Et désormais «nous assistons», comme l’explique José Manuel Rivero, «à l’épuisement d’un modèle d’accumulation fondé sur une financiarisation extrême, le privilège exorbitant du dollar et la coercition militaire comme outil de politique étrangère. Son effondrement est précipité non seulement par des puissances rivales, mais aussi par ses propres contradictions internes : la désindustrialisation de sa base productive, le transfert mondial de capacité manufacturière, l’explosion des dettes impayables et l’érosion totale de la légitimité des élites qui la géraient».

Le corps pourrissant de cet ancien monde, de ce mort-vivant dégage une odeur pestilentielle qui donne au petit peuple une phénoménale envie de vomir. De sa tombe, sortent des vampires en costume italien sur mesure, tous plus cruels, vaniteux et dégénérés les uns que les autres, qui s’agitent et prétendent nous vouloir du bien, sous les applaudissements d’une foule de parasites débauchés, qu’ils entretiennent dans le luxe avec l’argent qu’ils nous volent à chaque instant.

Chaque nouvelle affaire de corruption semble être celle qui sonne le glas des zombies richissimes qui terrorisent le petit peuple en Occident, mais non… Ils continuent de sévir parce qu’ils ont tout verrouillé depuis longtemps. On a vu, avec les Gilets jaunes, qu’il ne servait à rien de se révolter. Les rescapés de la féroce répression policière et judiciaire ordonnée par Macron and Co ont vite été oubliés et si on en reparle un peu en ce moment sur les médias du pouvoir, essentiellement pour les calomnier, c’est uniquement à cause du procès de neuf des CRS qui, pour faire carrière ou simplement garder leur boulot, ont écrasé dans le sang la protestation pacifique. Ces neuf policiers ont tabassé avec acharnement quelques malheureux GJ qui s’étaient réfugiés dans un fast food pour échapper aux gaz lacrymogènes. Et, bien qu’il y ait plusieurs vidéos éloquentes de la scène, il est quasiment certains que les CRS de Macron seront acquittés parce que, comme le répètent les médias de propagande, le vrai coupable, c’est Poutine ! For sure, comme dirait notre président qui aime montrer qu’il parle américain fluently, c’est Poutine qui a lancé les Gilets jaunes à l’assaut du pouvoir parisien et les CRS n’ont fait que se défendre…

À nouveau avec l’affaire Epstein, on nous annonce la fin du système. Alistair Crooke, entre autres, titre «Le lent séisme Epstein : la rupture entre le peuple et les élites» :

«Après Epstein, après que les dossiers Epstein ont révélées comme endémiques la vénalité, la pourriture institutionnelle et la perversion de certaines élites occidentales, rien ne peut continuer comme avant : ni les valeurs d’après-guerre du «plus jamais ça», un expression qui reflétait le désir général d’en finir avec les guerres sanglantes et de mettre en place une société «plus juste» ; ni le système d’exploitation capitaliste basé sur d’insupportables disparités de richesse ; ni la confiance».

Mounir Kilani rétorque à Crooke, dans un article du 7 février 2026 intitulé «Ils savent. Nous savons. Et rien ne se passe», que si, bien sûr, ça va continuer comme avant et sans problème, car le petit peuple est désormais tellement habitué à la pourriture pestilentielle de la Caste que cela ne le choque même plus :

«Tout a été révélé. Tout a été nommé. Tout a été exposé.
Et pourtant, rien ne tombe.
L’affaire Epstein fonctionne comme un test de résistance du pouvoir globalisé. Elle montre qu’un système politique, financier et informationnel suffisamment intégré peut survivre à l’aveu, à la transparence et à la divulgation massive. Le scandale, autrefois facteur de déstabilisation, devient une variable gérable.
Ce qui se joue n’est pas une crise morale, mais une mutation géopolitique : le passage d’un ordre menacé par la révélation à un ordre capable d’en faire un instrument de régulation et de continuité».

herve_02, dans son commentaire, attribue plutôt l’escalade la criminalité de la Caste mondialiste dévoyée et son impunité à la disparition des contre-pouvoirs :

«… Ce n’est pas tant que le pouvoir absorbe et dure mais qu’il a pris tous les leviers :

Politique : il n’y a aucune force potentielle pour se présenter contre lui.

Policier : il maîtrise la police et est protégé.

Juridique : les magistrats corrompus obéissent et comme les malpropres sont au pouvoir et que le pouvoir à tous les leviers.

Éducatif : il n’est que voir que l’école n’est devenue qu’une propagande même plus déguisée.

Journalistique : pas besoin de faire un dessin, il suffit d’ouvrir sa télé ou un journal.

Économique : Le pouvoir distribue les richesses à quelques qui maintient le pouvoir économique entre quelques mains.
Et si certains veulent se rebeller, quelques mains arrachées et yeux énucléés font rentrer les enragés dans leurs maisons».

Personnellement je pense que les deux ont raison, certes les grands banquiers et milliardaires globalistes détiennent, à travers les pantins qu’ils ont mis à la tête de nos nations, absolument tous les pouvoirs et cela nous rend impuissants à combattre le système, mais on constate aussi une accoutumance à la perversion et à la répression dans la population. Le mal choque de moins en moins, parce qu’on en voit tellement que ça devient normal.

Il y a eu la répression des Gilets jaunes avec ses mutilés…

Il y a eu la dégoutante cérémonie des JO à Paris. J’ai demandé, à l’époque, à des ados et des chrétiens pratiquants ce qu’ils pensaient du spectacle, satanique à mes yeux, et notamment de la caricature de la cène, et ils n’étaient pas choqués, mais alors pas du tout, ils avaient trouvé cela très bien…

Il y a eu le Covid avec ses injections mortelles, son Rivotril, sa destruction des petits commerces et sa censure.

Et tout cela sur fond de dépècement de la France et autres infamies…

Alors Epstein, ça ne fait que confirmer ce qu’on savait déjà : qu’ils peuvent mentir et rementir, s’enrichir sans limite, ni morale, ni légale, sur le dos de leurs peuples, se divertir en violant et se droguant, emprisonner voire suicider qui bon leur semble, bombarder et exterminer des populations entières, bref semer la misère, mort et le chaos, en toute impunité…

On s’habitue au vice plus vite qu’à la vertu… C’est comme ça… Il n’y a qu’à voir Sodome et Gomorrhe, Abraham n’y a pas trouvé 10 justes…

Même Poutine s’y est mis ! En 2024, lors d’une interview, Vladimir Poutine a déclaré que les élites occidentales «ont l’habitude, depuis des siècles, de se remplir la panse de chair humaine et les poches d’argent», mais qu’elles «doivent comprendre que le bal des vampires touche à sa fin».

Ce système pourri jusqu’à l’os, qui survit uniquement par la dictature policière, la prédation des peuples, l’assassinat social ou physique des opposants ou soi-disant inutiles (loi sur l’euthanasie) et le génocide des peuples gênants, est mort mais il bouge encore assez pour qu’il soit dangereux de l’attaquer de front.

Et pour finir, voilà une petite piqure de rappel pour ceux qui croient encore que l’esclavage a disparu avec la guerre de Sécession, la révolution française et les droits de l’homme. Cette vidéo, Une minute avant l’abolition de l’esclavage, montre, en une minute, le peu de différence qu’il y a entre le statut d’esclave et celui de journalier ou d’employé d’usine. Entrée du personnel, un documentaire de Manuela Frésil sur les conditions de travail dans les abattoirs, enfonce le clou.

Un choix austère

Il reste un moyen d’échapper au sort épouvantable (l’esclavage et la mort) que le système nous réserve, sans avoir à émigrer. C’est, comme on commence à le voir dans certains villages et quartiers populaires, de prendre la tangente et de s’organiser en dehors du système, pour créer des petits ilots de vie communautaire solidaire, enrichissante et utile où on troque des biens et des services et ainsi développer une économie parallèle sur laquelle l’état prédateur n’a pas encore de prise.

Pour être en mesure de mener à bien de telles opérations de survie, il faut d’abord sauver son âme, son humanité et son espoir en l’avenir.

Il faut comme le souligne Amal Djebbar, faire un choix difficile, un choix austère, si nous ne voulons pas sombrer avec le système nihiliste et pervers qui nous entraîne dans sa chute :

«Il ne reste qu’un choix austère : refuser la contagion de l’indifférence et du conformisme. Se tenir droit, silencieux, dans l’ombre, sans chercher l’approbation des foules ni les applaudissements des tièdes. Conserver une mémoire vive, quand tout incite à l’oubli collectif, quand tout pousse à l’amnésie volontaire. Entretenir une exigence intérieure, une tension morale, dans un monde qui célèbre la docilité et châtre la révolte. Refuser la facilité, le confort illusoire, et marcher contre le flux comme un témoin solitaire. C’est dans ce refus que subsiste l’étincelle lucide».

C’est un fait, nous avons besoin de toutes nos facultés morales, critiques et créatives pour poser les bases d’un autre monde, le monde de demain, pour construire, à partir de l’économie parallèle anticapitaliste que nous mettons en place, les prémices d’une société solidaire et juste dont on pourra être fiers…

Ce ne sera pas facile, mais c’est possible. Le système, en se durcissant, rejette de plus en plus de gens. Le chômage touche désormais plus de 20% de la population française, notamment les jeunes, ce qui représente plus de 6 millions de personnes qui n’ont pas de quoi vivre, selon TVL. À quoi s’ajoutent tous les retraités dont la retraite est insuffisante, les immigrés clandestins ou pas, et tous les marginaux. Et puis, les gens, qui écoutent de moins en moins la propagande impériale et se réfugient sur les réseaux sociaux et autres plateformes alternatives pour avoir la vérité, se comptent par millions, voire milliards :

«Maria Zakharova révèle un basculement majeur dans l’équilibre mondial de l’information : plus de 3,2 milliards de personnes utilisent désormais des plateformes numériques en dehors de l’influence directe occidentale».

Ces millions/milliards de gens vomissent le système tyrannique corrompu occidental et n’en attendent plus rien, ce qui les rend disponibles pour de nouvelles expériences…

La cantine des Gilets jaunes de Montreuil

Je fais partie de ces gens-là.

Même si j’ai longtemps fait partie d’associations qui prônaient le Salaire à vie, un salaire égal pour tous tout au long de la vie dans une société fonctionnant sur le mode communiste, l’argument selon lequel il faut préparer les bases théoriques d’une nouvelle société afin d’être prêt en cas d’effondrement de l’ancienne, m’a toujours laissée sceptique. Je n’arrêtais pas de me demander comment Lénine avait fait pour imposer le communisme dans l’Union soviétique. Finalement, j’ai compris qu’il s’était appuyé sur les Soviets ouvriers (avant de les réprimer sauvagement). En gros, pas de Soviets, pas de révolution léniniste !

Peu après, j’ai renoncé aux éternelles discussions politiques sur un utopique retour à la démocratie dans notre pays, j’ai abandonné l’espoir irréaliste d’une révolution qui rebattra les cartes et accouchera miraculeusement d’une société plus conforme à mes vœux, et je me suis mise au boulot. J’ai accepté la présidence d’une association de soutien scolaire, puis j’ai rejoint un petit groupe de Gilets jaunes qui ont créé une cantine qui offre un repas hebdomadaire à prix libre à l’A.E.R.I, presque en face de chez moi. Ce lieu se présente comme «une utopie réelle en expérimentation permanente, un espace d’entraide, de rencontre, de création, de lutte et de mise en commun. Un espace où nous inventons et mettons en forme un rêve collectif, où se mènent, se croisent et se frottent des actions politiques, culturelles, sociales artistiques, éducatives et sportives. Un lieu où l’on invente de nouvelles façons de faire, où l’on invente d’autres rapports aux autres et à soi, où l’on improvise notre bonheur. Les rêves d’AERI s’articulent autour des principes d’autonomies, d’égalités et d’ouverture». Juste ce que je recherchais…

Préparer chaque semaine un bon repas chaud pour une soixantaine de personnes, sans aucuns moyens financiers et en comptant uniquement sur de bénévoles (une trentaine) et des dons de nourriture, serait sans doute qualifié de mission impossible par la plupart des gens, et pourtant cela fait quatre que ça dure. Ceux qui viennent manger ne se rendent pas compte du travail, de l’organisation et de l’abnégation que cela représente.

Le lundi, à six heures du matin, une équipe de trois bénévoles se rend au marché international de Rungis dans une camionnette prêtée par l’association «Les bons petits légumes», un collectif anticapitaliste qui lutte pour l’autonomie alimentaire à travers la gestion d’un camion collectif. Son but est de rendre accessibles des légumes à prix libre au plus de gens possibles, et de soutenir toute initiative contre la précarité alimentaire. Les trois bénévoles font la tournée des commerces partenaires pour récupérer les invendus. L’avantage pour les commerçants, c’est qu’ils peuvent ainsi toucher de petites subventions et/ou économiser sur le montant de la location de leur espace, calculé au poids du chargement.

Vers dix heures trente, la camionnette est de retour à Montreuil où l’attend une équipe d’une dizaine de personnes qui décharge, trie, décide du menu de la cantine du mercredi suivant en fonction de la récolte, stocke les fruits et légumes nécessaires dans la réserve, puis, vers treize heures, distribue le surplus à tous ceux qui en veulent.

Le mardi de seize à dix-neuf heures, une équipe de six/sept personnes prépare les ingrédients du repas du lendemain. On trie, on épluche, on coupe, on lave et on met tout dans des grandes marmites pour la cuisson du lendemain.

Le mercredi matin, une équipe d’une dizaine de personnes arrive vers neuf heures trente/dix heures pour préparer le repas et installer les tables pour midi et demi.

À l’entrée, un(e) bénévole accueille les arrivants qui mettent ce qu’ils veulent dans la tirelire. Il y a toujours assez d’argent pour acheter tout ce qu’on ne nous donne pas et faire des dons à différentes causes, comme les Mutilés Gilets jaunes ou autres.

La cantine des GJ est partenaire d’autres cantines et du Collectif de la ferme de Combreux, une magnifique ferme bio du 17e siècle, qui travaille avec les AMAP. En échange de légumes, les bénévoles de la cantine vont aider aux travaux des champs de temps en temps. J’y suis allée une fois et j’ai passé la matinée à noyer les doryphores qui avaient envahi les plants de pommes de terre et l’après-midi à arracher les mauvaises herbes qui proliféraient dans le quartier des oignons. À midi, nous avons partagé ce que nous avions apporté. Il y avait là une trentaine de personnes, la plupart jeunes, qui appartenaient à des AMAP ou des associations. C’était très gai… et délicieux !

La lutte des classes version Macron

Macron ne fait pas mystère de sa vision, progressiste j’imagine, de la lutte des classes : «Dans une gare, on trouve des gens qui ont réussi et des gens qui ne sont rien» nous a-t-il affirmé doctement.

Ceux qui ont réussi, ce sont les privilégiés, qui grâce à leur héritage et/ou leurs réseaux s’engraissent à volonté sur le système.

Ceux qui ne sont rien, ce sont les petits, les sans grade, les anonymes qui, en fait, font marcher le pays, ou ce qu’il en reste, et se font esclavagiser, humilier et finalement dépouiller par ceux qui ont réussi.

Et il y a ceux qui sont moins que rien, les marginaux, les laissés pour compte, les rejetés par le système que Macron ne voit même pas.

À l’AERI, nous on les voit, car tout un chacun peut venir s’installer, discuter, boire un café sans avoir à se justifier. Certains, qui n’ont nulle part où aller, y passent leurs journées, mais pas les nuits, c’est à peu près la seule limite.

Le miracle

Évidemment la créolisation, comme dit Mélenchon pour décrire la manière dont les races et les cultures des classes populaires finissent par se fondre en une seule, à force de vivre ensemble, ne se fait pas sans heurts. Ça me rappelle toujours Thick Nah Than, le maitre vietnamien qui a créé le centre bouddhiste, le Village des Pruniers, près de Bordeaux. Il comparait ses moines à des cailloux qui à force de se frotter les uns aux autres devenaient des galets ronds et doux.

À l’AERI, il y a, comme partout, pas mal de conflits à gérer, des vols, des indélicats qui ne rangent ni ne lavent ce qu’ils ont utilisé, des profiteurs et des malpolis. Mais comme tout le monde l’accepte, car d’une part il ne peut pas en être autrement, et d’autre part, il y a encore bien plus de gens dévoués et généreux, qui tout en râlant parfois, réparent les dégâts.

Personnellement, ce n’est pas la disparition du fromage, des œufs, de l’ail, ou même des robots ou des éplucheurs, ni même la saleté que certains laissent derrière eux, qui m’a le plus dérangée, ni le travail pourtant fatiguant, car finalement chacun fait ce qu’il peut comme il peut, mais le fonctionnement informel de l’AERI et de la cantine. Au petit noyau d’habitués qui savent ce qu’ils font et ce qu’il faut faire, s’agrège toute une faune hétéroclite, aux objectifs et besoins différents et aux comportements bizarres et parfois agressifs qui, à mes yeux de nouvelle recrue, perturbaient et parasitaient le travail. Je me suis frittée avec plusieurs d’entre eux avant de comprendre, que dans un village, il y a toutes sortes de gens qu’on n’a pas choisis, et qu’il faut accepter chacun comme il est, sinon ça ne peut pas fonctionner. Et le miracle, c’est que, lorsqu’on accepte tout le monde, ça fonctionne. Enfin, ça fonctionne parce que nous avons un but commun et concret, un but plus important que les désaccords, les désagréments, les différences : le repas, le bon repas, que nous avons promis de servir à douze heures trente à la soixantaine de personnes qui viendront le partager…

Oui c’est un miracle, mais c’est un miracle ordinaire, c’est le miracle de la vie…


lundi 9 mars 2026

Macron vient d’arriver sur le Charles-de-Gaulle 😂

 


Source



Ce qui se joue vraiment dans la guerre d'Iran : un Etat-civilisation affronte un cartel de mafieux



L'Iran est un Etat multimillénaire, plus ancien que la France. Et comme tout Etat structuré et solide, il a amalgamé des ethnies et des religions variées.

C’est ce qui met en rage les think tanks américains qui rêvent de faire éclater le pays.

Un exemple de carte dessinée par les néo-conservateurs américains


La religion aujourd'hui dominante, le chiisme iranien, est elle-même le fruit d'une complexe assimilation de l'islam par la culture perse.

L’Etat contre les cartels mafieux

Ce qui me semble essentiel à comprendre, c'est que la guerre actuelle voit s'affronter un Etat, l'Iran, d'un côté, une forme avancée d'organisation politique qui permet la coexistence des religions et des ethnies et la régule; et, de l'autre côté l'attelage d'un cartel d'intérêts financiers privés de plus en plus mafieux, qui aujourd'hui ne vit plus que de l'extorsion des ressources des autres pays, je veux dire les Etats-Unis, alliés à une bande de colons parmi les plus violents de l'histoire, à l'identité ethnoculturelle toujours plus exacerbée et intolérante.

Je note que le cartel des pirates et la bande des colonisateurs sont tous les deux dotés de l'arme nucléaire, ce qui les rend encore plus dangereux.

On est très loin des aimables considérations sur régimes démocratiques contre autocratie. Et ce serait bien si les experts cessaient de faire du bruit sur la ligne en invoquant christianisme, judaïsme ou islam pour justifier la tentative de destruction systématique, depuis quarante ans, par les Etats-Unis et Israël, d'un Etat vieux de presque 3000 ans.

Non, ce qui se joue, c'est la forme d'organisation humaine qui l'emportera. Soit l'Etat - un modèle commun à la Chine, l'Iran, l’Inde mais aussi, heureusement pour nous, tous les héritiers de Rome, la France et la Russie au premier chef ; c'est-à-dire la capacité à faire coexister pacifiquement cultures, religions, nationalités dans des frontières stables avec un code juridique à tendance universelle. Soit des formes archaïques d'organisation humaine du type oligarchie mafieuse ou tribu guerrière vivant de razzias.

L'un des acteurs les plus pervers mais les plus lucides de l'affrontement en cours, Benjamin Netanyahou, l'a dit à maintes reprises : son ennemi c'est "Rome". C'est bien le seul point où l'on peut être d'accord avec lui.

Edouard Husson


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Nous sommes tous d'accord pour dire que cette guerre est asymétrique.

D'un côté, vous avez :

- Le Dr Ali Larijani (secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale d'Iran) auteur de trois essais sur Emmanuel Kant :

• La méthode mathématique dans la philosophie de Kant.

• La métaphysique et les sciences exactes dans la philosophie de Kant.

• L’intuition et les jugements synthétiques a priori dans la philosophie de Kant.

- Le Dr Abbas Araghchi (Ministre des Affaires étrangères), docteur en philosophie de l'Université du Kent. Sa thèse de doctorat : « L’évolution du concept de participation politique dans la pensée politique islamique du XXe siècle. »

Et de l'autre côté : Donald Trump amateur d'actrices porno et ami du pédocriminel Epstein. Un homme dont le vocabulaire dépasse à peine les 200 mots. Citation la plus célèbre gravée dans le marbre : "Attrapez-les par la chatte !" (Grab Them by the Pussy).







"Cette image de Téhéran m’a donné la nausée"



Au neuvième jour de la guerre, les bombardements se sont encore intensifiés dimanche 8 mars.

Je n’étais pas née quand les USA ont largué des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki, mais j’avais 56 ans quand les USA et Israël ont commis un génocide en Palestine, transformé Téhéran en enfer sur terre, bombardé une école de petites filles à Minab, et torpillé une frégate non armée à plus de 3000 km du théâtre d’un conflit.

Pendant toute mon enfance et ma jeunesse, on nous disait que c’était eux les civilisés, les bons, les gentils.

C’est eux qui violent, mangent et tuent des enfants à tour de bras, mais ce sont les autres les sauvages.

C’est eux qui bombardent, napalment, asphyxient, rasent des villes entières, mais ce sont les autres les mauvais.

C’est eux qui enlèvent et tuent les présidents, chefs d’état et leaders religieux à l’étranger, et volent leurs ressources, mais ce sont les autres les méchants.

Cette image de Téhéran m’a donné la nausée. Et si ce qui s’est passé aujourd’hui ne suffit pas à briser les Iraniens, la prochaine étape pour Trump et son copain Netanyahu sera d’utiliser la bombe atomique. Et quand, ils auront terminé avec l’Iran, ils continueront avec Cuba, puis ils viendront chez nous en Afrique. La seule chose qui pourrait les freiner, c’est de réexporter chez eux la violence qu’ils imposent aux autres. Mais ça, personne ne le fera. Parce que personne n’est aussi sauvage et assoiffé de sang que ces gens.

Chères Iraniennes, pour la journée internationale des droits de la femme, vos ”sauveurs” vous ont juste réservé le droit de mourir.

Et nous, nous avons regardé, impuissants, et nous n’avons rien fait. Pardon.


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Dans le cadre de l'option Samson, Israël se réserve le "droit" de lancer des attaques nucléaires non seulement contre les agresseurs directs, mais aussi contre toute nation qu'il juge complice de sa chute.


Je vois monter une inquiétude concernant une potentielle frappe nucléaire israélo-américaine.

Soyons Français ! Gardons notre sang-froid. Et réfléchissons aux points suivants :

1. Parler de frappe nucléaire est curieux. On nous avait dit que l'Iran perdait la guerre...

2. Parler de frappe nucléaire peut être l'ultime manœuvre, pour un establishment américain et occidental en perdition pour continuer à faire régner la peur alors que tout le monde commence à voir que le roi est nu.

3. Il y a une succession d'obstacles avant qu'un chef de l'Etat puisse appuyer sur le bouton. Le Pentagone, hostile à la guerre, bloquerait Trump très en amont.

4. Et la bombe israélienne clandestine, direz-vous ? Oui, nous sommes confrontés à un danger. Seymour Hersh avait attiré l'attention sur le complexe psychologique de Samson - ce personnage de la Bible qui entraîne ses ennemis dans sa chute.

Mais : a. je ne pense pas que la bombe israélienne soit opérationnelle sans soutien logistique américain.

B. Les Russes et les Chinois surveillent cette question comme le lait sur le feu.

C. L'Iran semble avoir déjà ciblé des sites militaires sensibles. Et vu la rationalité implacable de la stratégie iranienne de riposte et de démantèlement progressif des défenses adverses depuis huit jours, je serais étonné que Téhéran ait oublié d'inclure le scénario d'une frappe nucléaire israélienne à sa planification.

D. Et puis, croit-on vraiment que Netanyahou, planqué comme un trouillard depuis huit jours, soit encore en état de déclencher un tel processus ?

5. Reste la possibilité d'une "bombe sale" manipulée par un terroriste commandité par le MI6, la CIA ou le Mossad. Les Occidentaux sont les premiers organisateurs et financeurs du terrorisme international. C'est le seul scénario réaliste, sans doute. Mais là encore, maîtrisons nos nerfs. La réalité est toujours plus complexe qu'un James Bond.




L'égrégore Epstein. La politique de la prédation institutionnalisée





« Je deviens plus fort à mesure que tu t'affaiblis, j'absorbe ta force. J'en suis capable car je ne ressens pas ta douleur, ta perte m'est indifférente et je ne regrette rien de t'avoir utilisé, maltraité et dévoré. » 
— Page 63, "L'Âge de Lucifer".

Considérez ce qui suit :

« Ce livre explore une étrange spiritualité nouvelle, sur le point d'entrer en concurrence avec les religions établies. Mon but est de vous convaincre que son émergence est probable, voire inévitable. J'entame cette exploration par une hypothèse non prouvée, fondée sur les principes de l'évolution darwinienne : un nouveau prédateur apparaîtra sur notre planète, un prototype évolutif conçu pour s'attaquer aux humains. Une autre hypothèse suit : ce prédateur évoluera progressivement à partir de l'humanité, tout comme nous avons apparemment évolué à partir de formes inférieures pour les chasser. Une autre hypothèse encore suggère que ces prédateurs sont déjà apparus sous forme de prototypes évolutifs, de nouveaux humains dotés de méthodes de survie avancées et de nouvelles formes d'expression spirituelle et d'organisation religieuse conçues pour soutenir et favoriser leur prédation. »

— Robert C. Tucker, "L'Ère de Lucifer : Spiritualité prédatrice et quête de la divinité".


Le livre en question est « L'Âge de Lucifer : Spiritualité prédatrice et quête de la divinité » de Robert C. Tucker. J'en ai parlé pour la première fois dans un article de Bombthrower : « Le Forum économique mondial n'est pas une cabale, c'est une secte » , et je ne me souviens plus comment je me le suis procuré. Je me souviens l'avoir possédé pendant des années sans jamais le lire, car, franchement, il m'effrayait.

Au début, j'ai cru que c'était une sorte de manuel de psychopathie – comment transcender ses émotions humaines limitantes pour atteindre le pouvoir et la gloire (voire la divinité ?) grâce à la prédation énergétique de ceux qui vous entourent.

Mais une fois que j'ai découvert que son auteur était un ancien conseiller et directeur de COMA, le Conseil sur les abus mentaux , basé au Canada, cela a commencé à prendre une autre dimension.

COMA travaillait avec des « adultes survivants et des enfants victimes d’ abus rituels », et Tucker a passé une grande partie de sa vie adulte à interviewer des satanistes et des lucifériens (oui, il y a une distinction, comme Tucker l’expliquera dans ce livre).


Le dieu ailé Lucifer, avec un enfant humain sur ses genoux…


Il s'agissait d'une étude anthropologique, née d'une expérience de pensée :

Et si tous ces abus rituels dont nous sommes témoins n'étaient pas de la criminalité aléatoire, mais l'expression d'un principe organisateur global qui considérait les simples êtres humains comme de la chair à canon psychique, à dévorer au profit de ceux qui étaient au courant ?

Dans ses conversations avec des satanistes et des sociopathes, Tucker a perçu à plusieurs reprises une odeur de quelque chose qu'il n'a jamais nommé, mais qu'il a décrit comme « la chose qui pointe au-delà d'elle-même ».

COMA a finalement fait faillite, victime d'une campagne de dénigrement acharnée menée par l'Église de Scientologie. Tucker est décédé d'une crise cardiaque au Mexique en 2003.

Dans mon article original sur Bombthrower, j'ai repris le fil conducteur de « La chose qui pointe au-delà d'elle-même », postulant l'existence très réelle, et non métaphorique, d'entités transpersonnelles plus vastes telles que les égrégores, les champs morphogéniques, les « pendules » de Vadim Zeland, la mémétique et les formes de pensée de masse en général.

Alors que le monde tente de comprendre les millions de nouveaux documents Epstein, partiellement déclassifiés, il devient très difficile d'ignorer la dynamique de ce qui s'est révélé être à l'œuvre aux plus hauts niveaux du pouvoir institutionnel, et ce depuis au moins des décennies.

La chose qui pointe au-delà d'elle-même

Un égrégore n'est ni une analogie ni un concept mythique. Il désigne ce que devient un système de croyances partagé lorsqu'il fusionne avec des incitations et des institutions et commence à se comporter comme un organisme. Il recrute, se nourrit et se protège. Le réseau Epstein n'est pas l'égrégore, mais l'un de ses organes.

À mesure que les noms défilent, il est difficile de ne pas avoir l'impression que, absolument tous ceux qui avaient atteint la gloire, l'influence, le pouvoir ou la renommée étaient mêlés à une cabale organisée de dépravation et de turpitude morale.

C'est comme si tous les discours TED auxquels vous avez acquiescé, tous les chanteurs primés aux Grammy Awards pour lesquels vous avez vibré au son de leurs chansons, tous les politiciens pour lesquels vous avez voté et tous les chefs d'entreprise dont vous avez acheté des actions, TOUS se moquaient de vous dans votre dos, parce que c'était un club très fermé et que vous n'en faisiez pas partie.

Le Club est engagé dans une stratégie de domination mondiale, et ses méthodes incluent la fraude, le racket, le chantage et les abus ritualisés envers les femmes et les enfants.


FedEx : « Quand vous avez absolument, positivement besoin d'une fresque murale représentant un massacre d'enfants pour un rituel qui aura lieu mercredi à 14h »

Mais ce qui est étrange avec ce club, c'est la prédominance apparente de pédophiles et de prédateurs sexuels. Est-ce que personne de bien n'accède jamais à des postes d'autorité ?

Le Club doit être animé par quelque chose, qu'il s'agisse d'une structure d'incitation ou d'une dynamique qui attire à la fois les sociopathes et les incapables facilement manipulables.

Mais cela va au-delà.

La falsification du rasoir de Hanlon

Le rasoir de Hanlon était autrefois le fondement de ma pensée. Il est dérivé du rasoir d'Occam. En résumé, il nous conseille :

« N’attribuez jamais à un complot ce qui peut s’expliquer par la stupidité. »

Quand on observe les profils des personnes engluées dans le gouvernement, la bureaucratie et le monde universitaire, cela paraît logique. On ne trouverait nulle part dans le secteur privé une telle concentration monotone d'apparatchiks unidimensionnels. Toute entreprise dirigée par une telle médiocrité institutionnalisée serait totalement désavantagée sur le plan concurrentiel et ferait faillite.

Cependant, j'aurais également dû prendre davantage en compte une observation faite il y a plus de vingt ans par James Dale Davidson et Lord Rees-Mogg dans leur ouvrage fondamental intitulé "The Sovereign Individual" :

« On a trop peu prêté attention au fait que la politique électorale attire des personnalités désordonnées et messianiques vers des postes de pouvoir. »

Mon postulat de base était que la classe politique était, par définition, composée d'échecs et de laissés-pour-compte. Éliminés du secteur privé, ils s'étaient ensuite tournés vers la politique par nécessité.

Je pensais que croire en un vaste complot d'élites puissantes qui contrôlaient tout était une pensée de perdant. Cela engendrait chez le croyant un sentiment d'impuissance, le rendant ambivalent et docile.

Maintenant, je réalise que je suis le perdant – du moins aux yeux de tous les membres du Club, car il ne fait désormais plus aucun doute, sauf pour les volontairement ignorants – que le Club existe, et que toute la classe politique dirigeante, les oligarques des entreprises, les influenceurs des conférences TED, les commentateurs et experts de CNN en font tous partie.

Maintenant que je sais que le Club existe, et que ceux qui se cachent derrière tirent les ficelles du pouvoir, du récit et de l'argent, je ne me sens plus impuissant.

Ça me met en colère. Comme sans doute beaucoup d'autres personnes.

Mais le Club est animé par quelque chose qui le motive, quelque chose qui se cache derrière.

Que cachent les trois M ?

J'ai écrit à de nombreuses reprises que le principal mal qui afflige l'humanité aujourd'hui est ce que j'appelle en privé les « 3M de l'insularité élitiste » : les membres du Club sont malthusiens, misanthropes et marxistes.

Mais je soupçonne maintenant qu'il ne s'agit que de simples symptômes de la manière dont se présente La Chose qui pointe au-delà d'elle-même, et cette chose est…



Un culte de la mort luciférien

Tout au long de son livre, le terme utilisé par Tucker pour désigner sa spiritualité prédatrice supposée est le luciférisme, et il a déclaré que

« Elle renforce et encourage quatre énergies fondamentales — la dévoration, la possession, la violence et le déguisement — qui, à leur tour, aident le luciférien à transformer sa conscience, à animer son potentiel caché et, finalement, à atteindre la divinité. »

La dévoration est le processus central – c'est l'acte d'ingérer différents types d'énergie pour soi-même, qu'il s'agisse de richesse, de biens ou d'énergie vitale elle-même – tout est permis aux élites du Club, car elles considèrent que tout leur appartient de droit divin.

« Les lucifériens croient que l’identité fondamentale ne peut être dévorée que lorsqu’elle est brisée comme une coquille d’œuf ou de noix. Une fois brisée, l’identité de la victime libère des énergies puissantes. » Page 71.

(Ambiance adrènechrome très prononcée…)

Les élites, le Club, se perçoivent comme une civilisation dissidente – mais pas au sens où je l'entends depuis des années. Pour moi, il s'agissait d'une scission en deux courants distincts au sein de l'humanité, à l'image des Éloïs et des Morlocks imaginés par l'irascible communiste H.G. Wells dans "La Machine à explorer le temps".

Mais le Club ne se sépare pas de l'humanité entière ; il utilise les masses comme carburant pour une séparation d'étages, à la manière d'une fusée d'appoint. Prêts à nous larguer nos enveloppes vides, à mesure que notre énergie psychique est consumée, pour nous propulser vers les étoiles et la divinité.

Pour que nous autres acceptions cela, nous devons nous y soumettre et accepter de nous servir de carburant énergétique à ceux qui nous surpassent.

Cela implique la promotion de ce que Tucker appelle les « traditions autodestructrices », et nous le constatons dans diverses formes de manipulation psychique et d'opérations d'influence de masse qui induisent une léthargie intellectuelle et instinctive tant au niveau individuel que collectif :

« L’expérience d’être dévoré émotionnellement, cognitivement ou spirituellement se produit généralement progressivement. La dévoration elle-même n’est jamais perceptible par la victime ; si elle l’était, des mécanismes de défense seraient mis en place. »

Toute souffrance endurée par les victimes est attribuée à d'autres causes – je les considère comme des « boucs émissaires institutionnels ».

L’expression « empathie suicidaire » est née du scepticisme de ceux qui remettent en question la pertinence de se laisser dévorer psychiquement, économiquement et même physiquement au profit du Club, soi-disant au service de la vocation supérieure du collectif.

Nous devons être conditionnés à désirer la fin de notre propre existence comme un impératif moral en soi – d’où la crise climatique implacable, le discours qui assimile l’humanité à un cancer, l’institutionnalisation de l’euthanasie, de l’avortement et l’incitation à une pseudo-science médicale qui induit des psychoses violentes à grande échelle.

À l'instar de l'équation anti-vie postulée dans la série New Gods de DC Comics, la plupart des humains doivent être conditionnés à vouloir mourir.

…afin que la « promotion de fin d’études », comme je l’ai appelée par le passé, puisse nous utiliser comme carburant pour accéder à la divinité.

Le livre de Tucker a été mis de côté comme une expérience de pensée, et c'est là qu'il est resté pour moi, jusqu'à présent.

Lorsqu'on applique ce modèle au monde dans lequel nous vivons, la question n'est plus de savoir si une nouvelle spiritualité de classe prédatrice pourrait émerger.
Elle est déjà là, et le fait est que nous vivons dans un système qui lui est parfaitement adapté.

À un moment donné, un prototype a évolué au sein de l'espèce et a appris à s'attaquer à ses congénères. Comme je l'ai expliqué dans
un autre article (très long), cela dure probablement depuis très longtemps .

(Cet article mentionnait par hasard Ira Magaziner, membre influent de la Fondation Clinton, son rôle dans la structuration d'Internet et sa présence dans le carnet noir d'Epstein ; les dernières révélations concernant Epstein montrent, malgré les dénégations, que Magaziner et Epstein étaient bel et bien en contact, au-delà des allégations formulées. Ira est toujours PDG de la Clinton Health Access Initiative. Son fils est le député Seth Magaziner, démocrate de Rhode Island.)

Revenons au Club : au fil des siècles, ils ont bâti une architecture sociale et spirituelle qui normalise la prédation et la favorise, en déployant des efforts particuliers pour récupérer tout ce qui pourrait la remettre en question. Tucker l’appelait « spiritualité prédatrice ». Nous, nous utilisons d’autres termes. Le comportement, lui, reste le même.

Et où une telle classe (le Club) prendrait-elle ses quartiers, si elle existait réellement ?

Ils ne vivraient pas en marge de la société, ni ne se fondraient dans la masse des classes défavorisées et impuissantes.

Le Club progresserait inexorablement vers le sommet. Il infiltrerait les institutions qui confèrent l'impunité, arpenterait les couloirs du pouvoir où les faveurs font loi.
Il prendrait le contrôle des médias où la manipulation façonne la réalité et se placerait au-dessus des lois, là où les conséquences pèsent sur les autres, sur le peuple.

La spiritualité prédatrice s'installe là où émane le pouvoir, car c'est là qu'elle peut se nourrir sans être vue, ou du moins en toute impunité.

Guerre civile, SplinterNet et guillotines
(en d'autres termes, où allons-nous…)

Epstein n'est pas important parce qu'il était exceptionnellement dépravé. Il est important parce qu'il est l'icône, le symbole qui transcende sa propre personne.

Les manœuvres de son réseau nous offrent un aperçu de son fonctionnement. C'est une étude de cas illustrant l'imbrication du pouvoir, des rituels et de la protection institutionnelle. Dès lors, la question n'est plus « Comment cela a-t-il pu arriver ? » mais « Depuis combien de temps cela dure-t-il ? » et « Qui ou quoi n'a pas été corrompu par ce système ? »

Dans le prochain article, j'élargirai mon champ d'analyse. Car lorsque la légitimité institutionnelle s'effondre, des structures alternatives comblent le vide.

Malgré ce que le Club souhaiterait pour le peuple, en fin de compte, les gens ne veulent pas être dévorés psychiquement, économiquement et spirituellement au profit d'une classe dominante et repliée sur elle-même.

Depuis des années, j'écris que l'ère de la centralisation et la géométrie linéaire de l'ère industrielle sont vouées à l'effondrement. Il était, et il est encore, trop tôt pour prédire l'avenir – mais quoi qu'il en soit, compte tenu de l'architecture émergente de l'ère du réseau, ce ne sera pas une hiérarchie verticale, dominée par des prêtres (lucifériens) du temple.

Quand on me demande de décrire brièvement ce que je vois venir, ma réponse a toujours été et reste : Catastrophe neigeuse.

On est déjà en plein Snow Crash. pic.twitter.com/KJjgRI6snQ

— Mark E. Jeftovic (@jeftovic) 11 février 2026

À mesure que l'effondrement de la légitimité institutionnelle s'accélère, les groupements non étatiques combleront le vide et fourniront l'échafaudage fonctionnel que les gouvernements civils ne sont plus disposés ou capables de fournir.

Parfois, cela ressemble à des rackets de protection. Parfois, cela ressemble à des zones économiques spéciales, à des souverainetés de franchise ou à des cités-États.

Parfois, ils ressemblent à des cartels utilisant des drones. Parfois, ils ressemblent à des sociétés transnationales dotées de services de renseignement privés.

Le résultat final est le même : fragmentation, autorités concurrentes, réseaux disjoints (et réalité consensuelle brisée).

Voilà où cela nous mène.

Épilogue

Mon prochain article explore une nouvelle construction sociale étrange, sur le point d'entrer en concurrence avec les souverainetés établies. Mon objectif est de vous convaincre que son émergence est probable, voire inévitable. J'entame cette exploration par une hypothèse non prouvée, fondée sur la théorie des jeux et de simples incitations : une nouvelle classe de souverains irréguliers apparaîtra sur notre planète, un prototype évolutif conçu pour s'opposer à la prédation luciférienne . Une autre hypothèse en découle : ces factions évolueront progressivement à partir d'États-nations largement compromis, tout comme nous avons apparemment évolué à partir d'anciennes structures de gouvernance obsolètes. Une autre hypothèse encore suggère que ces groupes sont déjà apparus comme des prototypes évolutifs, des guérillas dotées de méthodes de résilience avancées, de nouvelles formes de communication et de tactiques asymétriques destinées à soutenir et à faire progresser leur insurrection.

MARK E. JEFTOVIC 



dimanche 8 mars 2026

La France est leur 2ème Palestine



« Nous trouverons encore de puissants auxiliaires, de fervents apôtres dans les tribus judaïques, qui regardent la France comme une seconde Palestine." 
Anacharsis Cloots, "La République universelle".


"C'est d'ici (Moscou) que se mène le combat pour la libération de la France désormais !"


Alain Soral, qui a rejoint Moscou comme les opposants au nazisme rejoignaient Londres durant la seconde guerre mondiale, a twitté :   

"Comme je l'ai prophétisé (vidéo ci-dessous), nous allons voir dans les mois qui viennent des centaines de milliers de juifs supplémentaires se rabattre sur la France pour quitter Israël, raison pour laquelle le CRIF et ses nombreux valets s'acharnent à détruire à vitesse accélérée tout ce qui reste de gauche antiraciste, donc antisioniste.

D'où la diabolisation accélérée de Mélenchon et de LFI et la réhabilitation du traditionnel parti d'extrême droite RN.

Dorénavant ce n'est plus la Shoah et l'antiracisme qui guide nos maîtres communautaires, mais la Torah et son racisme décomplexé déjà parfaitement illustré à Gaza.

Un racisme qui n'est évidemment pas pour déplaire aux soumis du RN qui peuvent jouer à n'y voir que l'expression légitime de la question identitaire...

Sous la tutelle du CRIF - autant dire d'Israël - le climat de guerre civile, dont l'affaire Quentin n'était qu'une prémisse, va donc encore s'aggraver. Et ce afin qu'une certaine communauté organisée, minuscule et hostile, puisse continuer à régner sur notre pauvre France occupée par le diviser pour régner !

Insultez et menacez tant que vous voulez, suprémacistes sionistes, c'est exactement ce qui est en train de se passer et chaque jour qui passe aide à vous démasquer. [...]

La France étant totalement sous occupation des suprémacistes sionistes, c'est d'ici que se mène le combat pour la libération de la France désormais ! Je reviendrai..."


E&R :

La Russie aujourd’hui mène une guerre existentielle, selon les propres mots du président Poutine, contre les forces de l’OTAN, l’Ukraine ne servant que de proxy et malheureusement de réserve de chair à canon.


Officiellement, le pays de Zelensky, ce président fantoche, a perdu 55 000 hommes depuis le 24 février 2022. Officieusement, selon les chiffres cachés
du ministère de l’Intérieur kiévien, le nombre de morts et disparus oscille entre 1 400 000 et 1 700 000. Sans oublier les dix millions d’habitants partis à l’est ou à l’ouest, ou se cachant, et on les comprend.

Dans ce contexte, Alain Soral, le dissident français numéro un, part s’installer en Russie, où, selon ses propres mots, il poursuit le combat pour la libération. Cela nous rappelle quelque chose, il y a 86 ans...

L’écrivain est l’objet d’une persécution sans précédent pour des propos et des prises de paroles qui déplaisent au pouvoir profond français, au pouvoir profond qui sévit en France serait plus juste.

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Aymeric Caron, député de La France Insoumise :

"Tout s’écrivait déjà à Gaza, quand personne ne voulait écouter.

Israël est dirigé par des fanatiques racistes qui massacrent avec des méthodes de fascistes qu’ils sont, avec un mépris absolu pour toute vie qui les dérange, y compris celle des enfants.

Ces fanatiques n’en ont rien à faire d’éliminer le Hamas ou le Hezbollah. Ces « objectifs » ne sont que des prétextes pour tuer, déporter, coloniser, et agrandir Israël.

N’oubliez pas qu’à l’assemblée nationale française et au gouvernement, l’équipe de criminels qui dirige Israël est largement soutenue. Notre pays n’avait pas choisi ce camp depuis 1944."



Le truc le plus fou que j'ai vu cette semaine


200 000 neurones humains cultivés en labo viennent d'apprendre à jouer à Doom.



Pas programmés. Ils apprennent seuls.

En fait on vient de prouver qu'on peut créer des systèmes intelligents basés sur de la vraie biologie, en dehors du corps humain.

L'IA telle qu'on la connaît c'est du pattern matching sur du silicium. Là on parle de neurones qui s'auto-organisent et développent des comportements adaptatifs. 

C'est peut-être plus dangereux que tout ce qu'on débat aujourd'hui sur l'IA. Parce que la question n'est plus "est-ce que c'est intelligent ?". La question devient "est-ce que c'est conscient ?".

Source : 
Brivael sur X

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Grok :

"Les neurones viennent de cellules souches humaines cultivées en labo (type iPSC, reprogrammées à partir de cellules adultes). Ils sont créés de toute pièce en différenciant ces cellules en neurones vivants, pas prélevés sur des cadavres. C’est de la biotech pure pour faire des « mini-cerveaux » in vitro chez Cortical Labs."