mardi 30 juin 2026

L’Alliance Kripten : Enquête sur un réseau sataniste et pédocriminel en plein Paris



L’affaire Alliance Kripten est l’une des rares affaires françaises de pédocriminalité révélée dans les médias. Il s’agit d’une secte sataniste doublée d’un réseau pédocriminel ayant opéré à Paris et à l’étranger durant les années 1980-1990. Elle est dévoilée en mars 1997 alors que de nombreuses affaires pédocriminelles sortent dans la presse (affaires Toro Bravo, ADO 71 et bien sûr Dutroux). Relativement bien médiatisée, elle fait l’objet de deux reportages l’un pour TF1, l’autre pour France 2 diffusés lors du JT de 20 heures. Malgré cela, elle est peu connue de nos jours, si ce n’est des personnes enquêtant sur les réseaux pédocriminels.

Rituel de la Golden Dawn impliquant du Pédo-Satanisme 
 Samir Aouchiche "L'Enfant sacrifié à Satan"


Une enquête réalisée par Cathaoir et une membre de la Team FSociety.


Le journaliste Bruno Fouchereau, alors spécialisé dans les mouvements sectaires, publie en mars 1997 un livre intitulé "L’enfant sacrifié à Satan", aux éditions Filipacchi, rare livre français traitant d’un réseau pédocriminel et occultiste. L’ouvrage est coécrit avec Samir Aouchiche, l’un des enfants survivants ayant côtoyé la secte durant une dizaine d’années.

Les faits commencent début 1985, Samir Aouchiche est un adolescent qui vit dans un logement modeste de la banlieue parisienne, à Aubervilliers. Sa mère, alcoolique, est séparée de son mari et vit seule avec ses enfants. Samir se rend à l’école de manière irrégulière et fréquente les salles de jeux d’arcade de Pigalle. Il se lie alors d’amitié avec d’autres enfants dont Warrid et François Leconte qui lui font rencontrer un adolescent plus âgé, Steelarrow. Les nouveaux amis de Samir lui proposent de rejoindre leur organisation, Kripten.

Par la suite, Warrid disparait, probablement vendu à un autre réseau pédocriminel basé à Boston, aux États-Unis. L’Alliance Kripten appelle cela un « cas spécial ». Les membres de Kripten expliquent aux enfants que leurs amis disparus sont « partis pour Uranus ».

Warrid agissait comme rabatteur pour un adulte, un certain Ondathom, qui décide que Samir, étant isolé, est une proie idéale. Il l’emmène à Paris dans un appartement de la place de la Madeleine ressemblant à un cabinet médical, où il procède à des attouchements sexuels sur le garçon, le tout étant filmé. Puis Samir est présenté à l’un des chefs du réseau, un certain Ajouilark, qui lui révèle que leur organisation s’appelle Alliance Kripten. Cet Ajouilark a pour particularité d’être un policier en fonction à la BPM (Brigade de protection des mineurs) de la Préfecture de Police de Paris.

Peu de temps après, Samir est emmené dans un appartement de la place de Clichy pour son « initiation ». En réalité il est violé par Ajouilark, Ondathom et un autre homme de main d’origine laotienne surnommé le « Chinois ».

On peut envisager que Ajouilark, est le « chef de la sécurité », le « 426 » (appellation du chef de la sécurité des Triades asiatiques, sectes criminelles proches de la franc-maçonnerie occidentale par leurs rites) de Kripten, et que Ondathom et Le Chinois sont ses principaux hommes de main. En effet, Ondathom, nous le verrons plus tard, est un agent de sécurité et semble pratiquer les arts martiaux. Quant au Chinois, c’est un criminel international (aperçu à Londres et à Hambourg), probablement endurci par les combats de rue ; il préfère se battre au couteau.

Afin de briser Samir totalement, le viol est suivi de tortures à l’acide qui obligent Ajouilark à envoyer Samir aux urgences de l’hôpital Bichat, le lundi 11 mars 1985. Pour contraindre l’enfant à garder le silence, Ajouilark menace de tuer sa famille et de « bouffer leurs cadavres » (sic) si Samir en dit un seul mot. Il lui donne son nom au sein de la secte Kripten: Smir Karo.

Samir Aouchiche participe pour la première fois à une cérémonie de l’Alliance Kripten un dimanche, peu de temps après son anniversaire, fin avril 1985 (peut-être le 28 avril). Il est emmené dans une salle de gym située sous la gare de Paris Saint-Lazare, salle équipée de miroirs muraux avec barres de danse. Samir reconnaît l’endroit où il s’était déjà rendu peu de temps après son viol pour être « soigné » par des exercices de tai-chi dirigés par Ondathom. L’endroit, accessible par la salle des Pas perdus, n’est cependant pas autorisé aux usagers de la gare, car se trouvant derrière une entrée de service.

L’entrée de la salle de danse est gardée par des hommes au crâne rasé, ressemblant à des skinheads mais à l’allure plus soignée. Plusieurs adultes, parfois accompagnés d’enfants, arrivent dans la salle en tenue de ville pour se changer en tenue de cérémonie (saie blanche ou rouge, tenue de cuir ou encore torse nu) dans une sorte de vestiaire. Des enfants de la secte font la quête parmi les adeptes.

Samir rencontre alors une femme, surnommée l’Empereur. Décrite comme blonde, ayant la quarantaine, cette dirigeante de la secte est probablement la grande prêtresse du culte. On apprendra par la suite que cette énigmatique personne réside dans un hôtel particulier du XVIIe arrondissement de Paris. La cérémonie, qui se transforme en une orgie où les adultes violent les enfants, est décrite comme très proche de celles de la Golden Dawn. Cet extrait du livre est consultable sur le site internet Mk-polis, créé par Alexandre Lebreton, spécialiste des réseaux pédocriminels sectaires.

Samir est devenu un enfant prostitué de l’Alliance Kripten. Début 1986, on apprends que l’Empereur s’adonne à des séances d’hypnose sur Samir et les autres enfants esclaves du réseau pédocriminel. Dans l’affaire Pierre et Marie, qui compte de nombreuses similitudes avec celle de Samir, il est également question de séances d’hypnose à l’aide d’un pendule. Fin avril 1986 (semaine du 28 avril au 4 mai ,1986), Samir fait la rencontre de Willy Marceau, un pédophile et ils tombent amoureux l’un de l’autre. Willy Marceau n’est en réalité pas un inconnu car en 1982, il a été condamné dans l’affaire du Coral d’Aimargues, dans le Gard, étant l’un des pédocriminels ayant abusé des enfants. L’Alliance Kripten prend connaissance de leur relation au début de l’été 1986 et puni Samir en l’emmenant de force dans une maison en Bretagne où il est violenté par Ajouilark, Le Chinois et Ondathom.

Le 6 novembre 1986, Ondathom est arrêté par la Brigade de protection des Mineurs de Paris sous réquisition du juge S. pour avoir abusé d’un garçon alors qu’il travaillait comme vigile dans une grande surface. La secte se met provisoirement en sommeil jusqu’au procès d’Ondathom qui commence le 9 avril 1987. Samir est auditionné le 3 décembre 1986 par la brigade des mineurs, mais Ajouilark, présent sur place, a dissuadé l’adolescent de parler. Ondathom est condamné à huit mois de prison dont deux avec sursis. Il ressort libre, ayant déjà passé les 6 mois fermes en préventive. Le réseau pédocriminel Alliance Kripten ne sera jamais évoqué par les quatre enfants témoignant lors du procès, pas plus que les noms des chefs et des clients de l’organisation. Le soir même du verdict, l’appartement de Willy Marceau est saccagé par des inconnus.

Willy Marceau tente à plusieurs reprises de sauver Samir de l’Alliance Kripten, sans effet. Après avoir collecté des renseignements sur l’organisation criminelle, il rédige un rapport d’enquête de 26 pages. Puis le 29 juillet 1987, il décide de faire une déposition au palais de justice où il croise un certain Yvon Tallec nommé substitut du procureur de Paris en 1982. Tallec qui participera par la suite au « saucissonnage » des affaires de pédocriminalité Alliance Kripten, Pierre et Marie, et CD-ROM de Zandvoort .

Chose étrange, ce magistrat mentionne l’existence de la secte Kripten alors qu’elle n’a jamais été évoquée durant le procès d’Ondathom. L’inspecteur Fabrice P. de la BPM qui auditionne Willy Marceau est un proche d’Ajouilark et il est probablement au courant de l’existence de la secte. La déposition de Willy Marceau ne donne rien, et il est menacé de mort par Kripten via son nervi Le Chinois et plusieurs hommes au look skinhead se montreront devant le domicile de Willy Marceau.

Le 20 septembre 1987, Willy Marceau est informé par un ami que Samir a été choisi pour devenir un « cas spécial » et qu’il va être emmené loin d’ici en avion. Samir est à nouveau séquestré et appelle Willy depuis la maison en Bretagne. Nous comprenons par l’article de Paris Match que Samir, vendu par Kripten à une organisation internationale, devait être envoyé à Boston depuis la Bretagne.

De faux papiers ont été préparés pour lui. Comme Warrid avant lui, Samir devait finir en « cas spécial ». L’Alliance Kripten est donc un réseau pédocriminel capable d’opérer à l’international. Par crainte que Willy Marceau, qui possède des connexions dans le milieu anarchiste et antifasciste, ne dévoile tout, les chefs de Kripten décident d’annuler la transaction.
Samir est donc épargné, pour le moment.

Autorisé à revenir à Paris, il arrive à 13h le vendredi 25 septembre 1987 à la gare de Montparnasse. En effet, cette gare dessert la Bretagne notamment grâce à la ligne ferroviaire Paris-Montparnasse – Brest. Samir, épuisé et amaigri, va dormir pendant trois jours sans interruption. S’ensuit une période de tranquillité qui dure plusieurs mois, mais le 8 mai 1988, la police intervient pour arrêter Willy Marceau. Il faut rappeler que Marceau était un pédophile impliqué dans l’affaire du Coral. Cette opération de police se déroule en réalité le mercredi 9 mars 1988 dès 6h du matin. 300 perquisitions ont lieu dans les milieux pédophiles de toute la France. Le juge Michel Ajasse coordonne l’opération qui a pour but de neutraliser le réseau pédocriminel CRIES belge, dont l’un des relais est le CCL du pasteur Joseph Doucé. Willy Marceau figure dans la liste des abonnés à la revue L’Espoir, dont l’éditeur était Philippe Carpentier, fondateur du CRIES. Certaines photos « soft » d’enfants prises par le CRIES ont été publiées dans la revue L’Espoir.

Malgré cette opération d’envergure, aucun membre, ni aucun client de l’Alliance Kripten n’est ciblé par l’opération du juge Ajasse. Willy Marceau est donc interrogé dans les locaux de la BPM. Samir est interrogé en même temps, mais dans un autre bureau, par un policier, accompagné d’Ajouilark. Devant les policiers, Willy Marceau nie l’existence de la secte, tout comme Samir, qui dans sa déposition, accuse son amant de l’avoir abusé sexuellement. Marceau finit par céder, signer son audition. Il est aussitôt placé en cellule.

Le lendemain, Willy Marceau est interrogé par le juge Michel Ajasse, qui au départ, perplexe, décide de l’envoyer en prison quand ce dernier évoque l’existence du réseau pédocriminel Kripten et menace de tout révéler à la presse. La détention provisoire de Willy Marceau voit plusieurs évènements étranges se produire.

Tout d’abord, les policiers du fourgon cellulaire transférant Marceau vers la prison de la Santé lui proposent de s’évader. Willy Marceau, se rappelle de la disparition mystérieuse d’un membre du groupe armé terroriste Action Directe (Éric Moreau ou Mohand Hamami, on sait que ce dernier a en fait été exfiltré en Algérie ?) dans un contexte similaire, craint d’être abattu opportunément durant l’évasion et refuse leur offre.

Un nouvel entretien avec le juge Michel Ajasse se déroule le 27 juin 1988 et grâce à sa mère et à Me Jean-Jacques de Felice, de la LDH, Willy Marceau peut évoquer l’existence de l’Alliance Kripten. De retour en cellule, Willy Marceau est contacté par un autre prisonnier qui lui pose des questions précises sur son affaire. Ce mystérieux personnage se fait appeler Bernard Lerenoir et assure pouvoir faire sortir Willy Marceau de prison plus tôt que prévu. Il lui demande d’arrêter de parler de l’Alliance Kripten et fait comprendre à Marceau que cette organisation clandestine peut facilement changer de nom. La secte Kripten aurait été créée par les membres d’une « Franc-Maçonnerie invisible » qui dirigeraient également les services secrets. Marceau lui répond qu’il a contacté le pasteur Doucé pour lui venir en aide, ce à quoi Lerenoir rétorque que le pasteur est lui aussi membre de cette organisation.

Durant son audition, le 21 novembre 1988, Marceau par prudence, décide de ne pas mentionner l’existence du réseau Kripten, tout comme le juge Ajasse. Le jeune homme est condamné à deux ans de prison dont 8 mois avec sursis. Il sort de prison fin mars 1989. Lerenoir, également libre, prend contact avec la mère de Willy Marceau pour proposer à ce dernier un emploi ou encore un appartement. Chose surprenante, Lerenoir la reçoit sous une autre identité, dans un centre d’aide aux personnes malades du sida puis au ministère de la Justice, où il possède un bureau, assisté par deux secrétaires. Marceau et sa mère finissent par comprendre que Lerenoir cherche à savoir si Marceau continue son enquête sur l’Alliance Kripten.

Durant la détention de Willy Marceau, Samir est emmené à l’étranger. En fait, le réseau Kripten semble commencer à multiplier les contacts à l’international. En novembre 1988, Samir et plusieurs autres enfants sont ainsi emmenés en Belgique, notamment dans la crypte d’une église de la banlieue de Charleroi, ville wallonne où sévissait le (pédo)criminel Marc Dutroux. Une fillette est notamment torturée et violée par un homme déguisé avec une peau de bête sous le regard de son père.

Un garçon aurait été étouffé puis sodomisé durant un autre rituel, mais Samir ignore si l’enfant est en vie ou pas. Durant ces trois jours, Ondathom filme et photographie les cérémonies, et l’Empereur présente à Samir un homme d’une quarantaine d’années, barbu, dont le pseudonyme est « Yvon », qui est apparemment connu dans le monde de la télévision. En plus de la France et de ses connexions avec les USA, le réseau Kripten est actif aussi à Londres, en Allemagne, et à Monaco, où un certain Prince de P. est invité aux rituels.

Malgré les risques, Willy et Samir décident de contacter la presse écrite mais un seul journaliste, de Politis, accepte de les rencontrer. Pris de peur, ce dernier ne les recontactera jamais. Peu de temps après, le 13 juin 1989, la police effectue une perquisition à leur domicile. À nouveau, les deux amis se retrouvent dans les locaux de la BPM, au 12 quai de Gesvres, mais constatent que Ajouilark n’est pas présent. On apprendra en effet que ce dernier, ainsi que l’inspecteur Fabrice P., ont dû quitter le service. Marceau est incité à signer un document attestant qu’il a violé Samir, ce qu’il refuse et est placé 3 semaines en détention provisoire avant que son avocat ne le fasse libérer. Le mystérieux Bernard Lerenoir lui envoie une lettre de menace, indiquant qu’il s’agit de son dernier avertissement avant un « accident ».

Le couple, aidé par des amis, déménage dans un appartement loué par un proche et vit ainsi dans une vie semi-clandestine pendant près d’un an. Mais traumatisé, Samir fugue plusieurs fois à partir de fin 1991 malgré l’aide d’une psychiatre qui estime que l’adolescent est touché par le syndrome de Stockholm.

Il disparaît pendant une longue période, retournant auprès du réseau Kripten, jusqu’en février 1994. Par l’intermédiaire d’un ami de Marceau, il recontacte ce dernier, qui craignant pour sa vie, a entre-temps déménagé à Marseille. Samir, se disant menacé, veut revenir auprès de son compagnon qui l’accueille à la gare Saint-Charles de Marseille. Samir apparaît amaigri, le corps sale et couvert de blessures. Le médecin qui l’examine, constate que Samir est très affaibli et infecté par plusieurs MST.

Une fois soigné, Samir disparaît une dernière fois, jusqu’en février 1995 pour revenir auprès de Willy Marceau au bout de quelques semaines, expliquant avoir participé une dernière fois à un rituel de l’Alliance Kripten dans l’église de la Madeleine du VIIIe arrondissement de Paris. Samir sera finalement exorcisé par le père François F. de l’église Sainte-C (à Marseille ?).

À la fin de son ouvrage, Bruno Fouchereau évoque longuement l’affaire de l’Institut Abrasax et des connexions éventuelles avec les affaires Kripten et Dutroux. Mis au courant de cette affaire dès la fin 1992, le journaliste Bruno Fouchereau rencontre Samir Aouchiche pour la première fois à l’hiver 1995. En juillet 1996, il décide de rédiger un livre basé sur le témoignage de Samir Aouchiche. Pour l’aider, le journaliste lui fait rencontrer le docteur Michel Montès. Ce psychiatre, à l’instar d’autres de ses confrères comme le docteur Pierre Sabourin (qui s’occupa de Pierre et Marie dans l’affaire éponyme à partir de juillet 1996), traita de nombreuses victimes d’abus rituels. Samir réussit ainsi à établir une chronologie des faits.

Le contexte étant favorable après l’affaire Dutroux et l’apparition d’autres affaires de pédocriminalité, ils décident de porter plainte contre des membres du réseau Kripten et de médiatiser l’affaire lors de la parution du livre, au printemps 1997. Plusieurs articles de la presse écrite française traitent de l’affaire, le premier étant publié dans l’édition du Parisien du 26 février 1997, suivi d’un entretien avec Fouchereau dans Paris Match du 3 avril 1997. Un seul article remettra en cause l’aspect « réseau pédocriminel » de l’affaire : il s’agit d’un article paru dans le n°1029 de VSD (semaine du 15 au 21 mai 1997). Son avocat, maître Jean-Paul Baduel, porte plainte le 28 février 1997. L’affaire est aussi médiatisée par la télévision : au moins trois reportages évoquent le calvaire de Samir. Il s’agit des JT de 20h de TF1 et de France 2 du 6 mars 1997. Le troisième reportage est réalisé pour l’émission de Karl Zéro « Le Vrai Journal » du 16 mars 1997.

Malgré cette médiatisation, la plainte de Samir Aouchiche n’aboutit pas. Un dernier article de Serge Garde dans l’Humanité du 14 janvier 2002 informe que l’affaire a été classée sans suite. Fait étrange, l’ouvrage « L’enfant sacrifié à Satan » corédigé par Samir et Bruno Fouchereau et publié en mars 1997 est retiré des ventes six mois plus tard sans que l’on sache pourquoi. Selon certains, cette interdiction est le fait de la Brigade de protection des Mineurs de Paris.

Plus récemment, un rapport du CIDE intitulé « Les réseaux pédocriminels n’existent pas…vraiment ? » daté de 2012 cite l’affaire Alliance Kripten et accrédite l’existence de ce réseau pédocriminel actif dans les années 1980 et 1990. Alexandre Lebreton aborde cette affaire dans ses deux ouvrages durant les années 2016-2021.

Cette affaire pédocriminelle, bien qu’ancienne, semble toujours sensible. Contactés, Me Jean-Paul Baduel et Bruno Fouchereau refusent d’aborder le sujet. Il est intéressant de noter que Me Baduel défendit en 2008 un occultiste spécialiste de la Golden Dawn. Golden Dawn dont l’Alliance Kripten pourrait être une émanation. Quant à Bruno Fouchereau, de son vrai nom Fouchereau de Logerie, spécialisé dans les mouvements sectaires et l’occultisme, il est devenu grand chancelier de l’ordre Royal de Mélusine. Enfin, parmi les magistrats parisiens qui classèrent la plainte de Samir Aouchiche en 1997 figurent le substitut du Procureur Yvon Tallec et la juge d’instruction Danielle Ringot, présents dans l’affaire Zandvoort. Ils classèrent également l’affaire Pierre et Marie révélée dans le documentaire de Pascale Justice « Viols d’enfants : la fin du silence ? »

Lire la fin de l’article sur le site de la Team FSociety.


Où trouver la Team FSociety ?

Odysee : https://odysee.com/@Team_Fsociety:8?view=about

X / Twitter : https://x.com/TeamFSociety1

Le site : https://teamfsociety.org

Youtube : https://www.youtube.com/@teamfsociety4/videos

L’organigramme : https://app.thebrain.com/brain/0b66f67f-d9a7-4a08-a762-152598baffe1/ce91f3c2-d732-5cbb-a6f0-a3dca7255de8

Carte des abus rituels : https://umap.openstreetmap.fr/fr/map/abus-rituels-map-tfs_1023336#6/51.021/1.989

par Yoann

https://lemediaen442.fr/lalliance-kripten-enquete-sur-un-reseau-sataniste-et-pedocriminel-en-plein-paris/


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La Golden Dawn



Samuel Mathers avait fondé la Golden Dawn. Mathers prétendait être en rapport avec ces « Supérieurs Inconnus » et avoir établi les contacts en compagnie de sa femme, la sœur du philosophe Henri Bergson. Voici un passage du manifeste aux « Membres du second ordre » qu’il écrivit en 1896 :

« Au sujet de ces Chefs Secrets, auxquels je me réfère et dont j’ai reçu la sagesse du Second Ordre que je vous ai communiquée, je ne peux rien vous dire. Je ne sais même pas leurs noms terrestres et je ne les ai vus que très rarement dans leur corps physique… Ils me rencontrèrent physiquement aux temps et lieux fixés à l’avance. Pour mon compte, je crois que ce sont des êtres humains vivant sur cette terre, mais qui possèdent des pouvoirs terribles et surhumains… Mes rapports physiques avec eux m’ont montré combien il est difficile à un mortel, si avancé soit-il, de supporter leur présence. Je ne veux pas dire que dans ces rares cas de rencontre avec eux l’effet produit sur moi était celui de la dépression physique intense qui suit la perte du magnétisme. Au contraire, je me sentais en contact avec une force si terrible que je ne puis que la comparer à l’effet ressenti par quelqu’un qui a été près d’un éclair pendant un violent orage, accompagné d’une grande difficulté de respiration… La prostration nerveuse dont j’ai parlé s’accompagnait de sueurs froides et de pertes de sang par le nez, la bouche et parfois les oreilles. »


"La Golden Dawn, fondée en 1887, était issue de la Société Rosicrucienne anglaise, créée vingt ans avant par Robert Wentworth Little, et qui recrutait parmi les maîtres maçons. Cette dernière société comprenait 144 membres, dont Bulwer-Lytton, l’auteur des "Derniers Jours de Pompéi". La Golden Dawn, plus réduite encore, s’était donné pour but la pratique de la magie cérémonielle et l’obtention des pouvoirs et connaissances initiatiques.

Ses chefs étaient Woodman, Mathers et Wynn Westcott (« l’initié » dont Machen parlait à Toulet dans sa lettre de 1900). Elle était en contact avec des sociétés similaires allemandes dont on retrouvera plus tard certains membres dans le fameux mouvement anthroposophe de Rudolph Steiner, puis dans d’autres mouvements influents de la période pré-nazie. Elle devait ensuite avoir pour maître Aleister Crowley, un homme tout à fait extraordinaire et certainement l’un des plus grands esprits du néo-paganisme dont nous suivrons la trace en Allemagne.

Samuel Mathers, après la mort de Woodman et le retrait de Wescott, fut le grand maître de la Golden Dawn qu’il dirigea pendant un certain temps de Paris où il venait d’épouser la sœur d’Henri Bergson

Mathers fut remplacé à la tête de la Golden Dawn par le célèbre poète Yeats, qui devait recevoir plus tard le Prix Nobel. Yeats prit le nom de Frère Démon est Deus Inversus. Il présidait les séances en kilt écossais, masqué de noir, un poignard d’or à la ceinture. 

Arthur Machen avait pris le nom de Filus Aquarti. Une femme était affiliée à la Golden Dawn : Florence Farr, directrice de théâtre et amie intime de Bernard Shaw. On y trouvait aussi les écrivains Blackwood, Stoker, l’auteur de Dracula, et Sax Rohmer, ainsi que Peck, l’astronome royal d’Écosse, le célèbre ingénieur Allan Bennett et Sir Gerald Kelly, président de la Royal Academy. Il semble que ces esprits de qualité furent marqués de manière ineffaçable par la Golden Dawn." 

[...]

Tous ces mouvements : Rose-Croix moderne, Golden Dawn, Société du Vril allemande (qui nous amèneront au groupe Thulé où nous trouverons Haushoffer, Hess, Hitler) avaient plus ou moins partie liée avec la Société Théosophique, puissante et bien organisée. La théosophie ajoutait à la magie néo-païenne un appareil oriental et une terminologie hindoue. Ou plutôt, elle ouvrait à un certain Orient luciférien les routes de l’Occident. 

C’est sous le nom de théosophisme que l’on a fini par décrire le vaste mouvement de renaissance du magique qui a bouleversé beaucoup d’intelligences au début du siècle. 

Dans son étude "Le Théosophisme, histoire d’une pseudo-religion", publiée en 1921, le philosophe René Guénon se montre prophète. Il voit monter les périls derrière la théosophie et les groupes initiatiques néopaïens plus ou moins en rapport avec la secte de Mme Blavatsky. Il écrit : 

« Les faux messies que nous avons vus jusqu’ici n’ont fait que des prodiges d’une qualité fort inférieure, et les voix qui les ont suivis n’étaient probablement pas bien difficiles à séduire. Mais qui sait ce que nous réserve l’avenir ? Si l’on réfléchit que ces faux messies n’ont jamais été que les instruments plus ou moins inconscients entre les mains de ceux qui les ont suscités, et si l’on se reporte en particulier à la série de tentatives faites successivement par les théosophistes, on est amené à penser que ce ne sont là que des essais, des expériences en quelque sorte, qui se renouvelleront sous des formes diverses jusqu’à ce que la réussite soit obtenue, et qui, en attendant, ont toujours pour résultat de jeter un certain trouble dans les esprits. Nous ne croyons pas, d’ailleurs, que les théosophistes, non plus que les occultistes et les spirites, soient de force à réussir pleinement par eux-mêmes une telle entreprise. Mais n’y aurait-il pas, derrière tous ces mouvements, quelque chose d’autrement redoutable, que leurs chefs ne connaissent peut-être pas, et dont ils ne sont pourtant à leur tour que les simples instruments ? » 
(Pauwels et Bergier)


lundi 29 juin 2026

HAARP peut être utilisé pour la manipulation du climat


L'ingénieur Jean Pierre Petit explique comment créer artificiellement une zone chaude et une zone froide sur commande.


HAARP

Tandis que notre planète est déjà traversée par une infinité de radiations artificielles, le projet HAARP - High frequency active auroral research program - est un programme américain de recherche sur l'ionosphère, afin de la modifier localement par des ondes à haute fréquence (HF), et d'étudier les modifications sur les communications longue distance. Il est officiellement présenté comme une pure recherche scientifique, mais en réalité, il est sous contrôle exclusif de militaires.

Installé en 1995, près de Gakona, une petite localité au nord-est d'Anchorage, en Alaska, ce complexe s'étend sur plusieurs hectares, loin des zones habitées à forte densité. [...]

Ce projet, de près de trente millions de dollars par an, a été financé par la Navy, l'US Air Force et le département de la Défense, en partenariat avec l'Université d'Alaska et certains n'hésitent pas à affirmer que l'armée américaine serait en train de rééditer, dans le plus grand secret et sous une forme plus économique, mais bien plus dangereuse, son projet de « Guerre des étoiles ». Comparé à cette puissance monstrueuse, la bombe atomique correspond, semble-t-il, à un boulet de canon.

HAARP a été conçu grâce aux recherches sur les phénomènes électromagnétiques de Nikola Tesla, scientifique yougoslave du début du XXe siècle. On lui doit, entre autres, l'utilisation généralisée du courant alternatif. Cet inventeur de génie, qui fut également un innovateur dans de nombreux domaines comme ceux du moteur asynchrone et de la transmission d'énergie sans fil, a consacré une grande partie de son temps à étudier « l'énergie ionosphérique ». Ses découvertes fu rent financées, exploitées, puis censurées pour des raisons inconnues par le banquier J. P. Morgan et la société Westinghouse. Il mourut dans la misère et la plupart de ses travaux demeurent occultés. Mais, après son décès, le FBI confisqua la totalité de ses effets personnels et toutes ses notes de travail. [...]

L'objectif officiel de HAARP est de générer un bouclier protecteur global capable de déceler et de contrer les avions ou les missiles ennemis qui s'engageraient dans l'espace aérien américain et d'empêcher toute communication radio et satellite dans une zone déterminée. [...]

Selon des études de spécialistes en armement, il permet également de communiquer avec les sous-marins en plongée profonde situés dans des coins les plus reculés des océans, et peut pareillement scanner le sous-sol de la Terre entière et les mers à des profondeurs extrêmes. Ainsi, aucun pays n'a plus les moyens de cacher l'implantation de bases secrètes souterraines abritant des armes nucléaires, aucun sous-marin d'être invisible pour les Américains. HAARP est également capable de transmettre de fortes quantités d'énergie d'un point à l'autre du globe, sans l'apport d'un câble électrique. [installation est aussi connectée à l'un des ordinateurs les plus puissants de la planète, celui de l'Université d'Alaska... Mais, ce n'est pas tout ! 

Sa capacité d'influencer l'ionosphère serait beaucoup plus importante que ce qui est officiellement admis. 

HAARP peut aussi être utilisé pour la manipulation du climat, en créant des perturbations atmosphériques sur d'autres continents avec toutes les conséquences que cela implique sur les écosystèmes et, d'après Marc Filterman dans "Les Armes de l'ombre", produire « le maintien en l'air de façon stable de nuages artificiels qui peuvent servir de réflecteurs pour prolonger une couverture radar ou de communication. Cela peut expliquer le largage à haute altitude de produits par des avions militaires. » Le système agirait donc en parfaite corrélation avec les chemtrails. Le revers de la médaille est que ce réseau peut aussi interrompre toute forme de communication hertzienne, détruire ou détourner avions et missiles transcontinentaux, voire même « les griller comme le ferait un vulgaire four à micro-ondes avec votre potage », ajoute Michael Golan et, ce qui est pire que tout, influencer les comportements humains « puisque ce système admet une modulation de O à 50 kHz , on est donc capable d'interférer sur le spectre cérébral. » [...]

En fait, l'objectif réel de HAARP semble être de « pouvoir atteindre et bombarder à volonté n'importe quel point de la Terre et de l'espace proche avec un faisceau d'énergie directif ultra-puissant, sans utiliser de satellite » ! Mais le professeur Zielinski, physicien allemand spécialiste en électronique quantique, nous indique que toute l'efficacité du dispositif HAARP réside dans l'utilisation de cette électronique d'avant garde. HAARP serait en réalité, de par la nature spéciale de son signal d'émission, l'arme ultime des États-Unis !

Claire Séverac, "La guerre secrète contre les peuples".


dimanche 28 juin 2026

Carlos Castaneda, le Grand Reset et les prédateurs




par Nicolas Bonnal

« Nous avons un prédateur qui est venu des profondeurs du cosmos et a pris le contrôle de nos vies. »

Il fut un temps où seul notre argent (disaient-ils) intéressait nos banquiers. Cet heureux temps n’est plus, dirait Jean Racine. Ce qui les intéresse c’est notre âme, notre esprit, notre libre arbitre, notre déplacement, ou pour parler moderne notre ADN et tout ce qui s’ensuit. Comme dit un de mes lecteurs plus savant que moi sur ce sujet :

« Les chercheurs de vérité ont manqué le paramètre de long terme. Pourquoi réduire la population, la pucer pour la contrôler par le graphène nanométrique qui construit un système d’information connecté, imposer le crédit social, transférer la richesse de l’ouest vers l’est ? Il existe un SUPER PROJET qui nécessite de ” leur ” point de vue une gestion radicale du troupeau » (Christophe).

Avec Gates, Schwab, Fink, Soros, Leyen, Bourla, Draghi et consorts on commence en effet à avoir peur : on sort de la liste des suspects usuels et des élites hostiles et on entre dans la série des entités reptiliennes (pour faire court) ou démentiellement hostiles (c’est pourquoi je vous demande de penser au film Prédateur – de 1987) ; pourquoi ont-ils voulu liquider même les sportifs par exemple ? On est face, dit un grand auteur à des prédateurs, qui se livrent à des expériences sur nous : le vaccin, le reset, les guerres (cela on connaissait), la pénurie globale organisée, les changements démentiels de paradigmes (avortement après la naissance, changement obligatoire de sexe, haine de telle race ou religion, contrainte médiatique-satanique de type religieux, avec tout un rituel aberrant sorti des sectes ou des loges (pour rester poli).

Un autre lecteur m’a fait redécouvrir Carlos Castaneda, que je prenais pour un banal gourou New Age (pour certains c’est même un agent de la CIA – mais qui ne l’est pas ? Plein d’imbéciles m’accusent…), mais qui écrit dans le Voyage définitif ceci :

« Nous avons un prédateur qui est venu des profondeurs du cosmos et a pris le contrôle de notre vie. Les êtres humains sont ses prisonniers. Le prédateur est notre seigneur et maître. Cela nous a rendu docile, impuissant. Si nous voulons protester, il supprime notre protestation. Si nous voulons agir indépendamment, il exige que nous ne le fassions pas. »

Pratiquons la paranoïa positive, comme disait le réalisateur (un copte égyptien né en Australie) de The Crow et de Dark City. Nos élites hostiles nous contrôlent, nous manipulent, nous réduisent, nous remplacent, nous ridiculisent. Cela est une évidence pour tous les esprits contestataires du monde moderne, en lutte contre le Mordor (voyez Tolkien) ; et l’affaire du virus, du vaccin, du confinement et de cette vraie/fausse guerre (voyez Miles Mathis) ne fait que renforcer cette réorganisation algorithmique du monde.

Comme John Buchan dans la Centrale d’énergie (récit encore plus codé que les Trente-neuf marches saccagées par Hitchcock), Castaneda (né à Cajamarca, cité du martyre d’Atahualpa) décrit une ombre :

« Il fait nuit noire autour de nous, mais si vous regardez du coin de l’œil, vous verrez toujours des ombres fugaces sauter tout autour de vous. »

Ces ombres comme nos banquiers et nos politiciens nous fliquent, nous piquent, nous ruinent, nous contrôlent et nous mutilent.

Don Juan explique :

« Vous êtes arrivé, par votre seul effort, à ce que les chamans de l’ancien Mexique appelaient le sujet des sujets. J’ai tourné autour du pot tout ce temps, en vous insinuant que quelque chose nous retient prisonniers. En effet nous sommes retenus prisonniers ! C’était un fait énergique pour les sorciers de l’ancien Mexique. »

Pour Don Juan nous leur servons de nourriture – spirituelle pour l’instant :

« Il y a une explication qui est l’explication la plus simple du monde. Ils ont pris le pouvoir parce que nous sommes leur nourriture, et ils nous pressent sans pitié parce que nous sommes leur subsistance. Tout comme nous élevons des poulets dans des poulaillers, les prédateurs nous élèvent dans des poulaillers humains. Par conséquent, leur nourriture est toujours à leur disposition. »

Les oligarques tiennent la planète avec leurs fond de pension et leurs objectifs écologiques. Ils nous traitent comme des poulets d’abattoir (pensez à Chicken run, car le cinéma est codé pour nous dire toujours tout – le diable dit ce qu’il fait ou va faire POUR QU’ON NE LE CROIE PAS).

Castaneda :

« C’est-à-dire que je vais soumettre votre esprit à d’énormes assauts, et vous ne pouvez pas vous lever et partir parce que vous êtes pris. Non pas parce que je te retiens prisonnier, mais parce que quelque chose en toi t’empêchera de partir, tandis qu’une autre partie de toi va vraiment devenir folle. Alors accrochez-vous ! »

La base des prédateurs est de nous rendre idiots comme les poulets ou les moutons. L’abrutissement est la matrice de notre soumission. Il fut un temps où l’éducation rendait libre et critique, mettons de 1789 à 1984. Cet heureux temps n’est plus, comme dirait Jean Racine :

« Je veux faire appel à votre esprit d’analyse. Réfléchissez un instant, et dites-moi comment vous expliqueriez la contradiction entre l’intelligence de l’homme ingénieur et la stupidité de ses systèmes de croyances, ou la stupidité de ses comportements contradictoires. Certains pensent que les prédateurs nous ont donné nos systèmes de croyances, nos idées du bien et du mal, nos mœurs sociales. Ce sont eux qui ont créé nos espoirs, nos attentes et nos rêves de succès ou d’échec. »

La médiocrité sera donc notre lot, et tout le petit et rare monde résistant aura vu la stupidité résignée et la salauderie de la masse ces dernières années :

« Ils nous ont donné la convoitise, la cupidité et la lâcheté. Ce sont les prédateurs qui nous rendent complaisants, routiniers et égocentriques. »

Castaneda explique que les prédateurs nous ont donné leur esprit qui est médiocre :

« Afin de nous garder obéissants, doux et faibles, les prédateurs se sont engagés dans une manœuvre prodigieuse ; prodigieux, bien sûr, du point de vue d’un stratège de combat. Une manœuvre épouvantable du point de vue de ceux qui la subissent. Ils nous ont donné leur esprit ! Vous m’entendez ? Les prédateurs nous donnent leur esprit, qui devient notre esprit. L’esprit des prédateurs est baroque, contradictoire, morose, empli de la peur d’être découvert d’une minute à l’autre. »

Il est donc là pour nous faire peur cet esprit prédateur :

« Je sais que même si vous n’avez jamais souffert de la faim, vous souffrez d’anxiété alimentaire, qui n’est autre que l’anxiété du prédateur qui craint qu’à tout moment sa manœuvre ne soit découverte et que la nourriture ne lui soit refusée. Par l’intermédiaire de l’esprit, qui, après tout, est leur esprit, les prédateurs injectent dans la vie des êtres humains tout ce qui leur convient. Et ils s’assurent, de cette manière, un degré de sécurité pour agir comme un tampon contre leur peur. »

Le but est de manger l’esprit humain, de le tenir cet esprit et son aura, surtout en bas âge :

« Les clairvoyants voient les êtres humains en bas âge comme d’étranges boules d’énergie lumineuses, recouvertes de haut en bas d’un manteau incandescent, quelque chose comme une couverture en plastique étroitement ajustée sur leur cocon d’énergie. Cette couche de conscience rougeoyante est ce que les prédateurs consomment, et lorsqu’un être humain atteint l’âge adulte, tout ce qui reste de cette couche de conscience rougeoyante est une frange étroite qui va du sol au sommet des orteils. »

Castaneda rappelle :

« A ma connaissance, l’homme est la seule espèce qui a le manteau rougeoyant de la conscience en dehors de ce cocon lumineux. Dès lors, il est devenu une proie facile pour une conscience d’un autre ordre, comme la conscience lourde du prédateur. »

Explication technique (ces prédateurs font penser en effet à Hollywood et à la CIA) :

« Cette frange étroite de la conscience est l’épicentre de l’autoréflexion, là où l’homme est irrémédiablement pris. En jouant sur notre introspection, qui est le seul point de conscience qui nous reste, les prédateurs créent des éruptions de conscience qu’ils consomment de manière impitoyable et prédatrice. Ils nous donnent des problèmes insensés qui forcent ces flambées de conscience à s’élever, et de cette manière ils nous maintiennent en vie afin qu’ils soient nourris de la flambée énergétique de nos pseudo-inquiétudes. »

La seule solution pour la résistance ? La discipline, qui a disparu depuis deux générations – de la religion entre autres – de nos sociétés (voyez le livre fondamental de Thomas Frank, The Conquest of Cool) :

« Il n’y a rien que toi et moi puissions faire à ce sujet. Tout ce que nous pouvons faire, c’est nous discipliner au point où ils ne nous toucheront pas. Comment pouvez-vous demander à vos semblables de passer par ces rigueurs de discipline ? Ils riront et se moqueront de vous, et les plus agressifs vous casseront la gueule. Et pas tellement parce qu’ils n’y croient pas. Au plus profond de chaque être humain, il existe un savoir ancestral et viscéral sur l’existence des prédateurs. »

yogaesoteric



samedi 27 juin 2026

Pourquoi ce documentaire a-t-il disparu des radars ?


En 2019, ARTE diffusait un reportage EXPLOSIF sur le trafic d’enfants et les réseaux pédophiles en Ukraine, impliquant les élites locales et internationales…






Pédocriminalité, la « stratégie du paratonnerre »




La « stratégie du paratonnerre » est simple, pratiquement imparable, et systématiquement employée dans des affaires de pédocriminalité, ou toute affaire risquant de venir troubler l'ordre du crime organisé.

Elle consiste en la mise en place d'une astucieuse imposture dont le but est d'interférer dans toutes démarches de défense, qu'il s'agisse d'action en justice, de communication ou autre, intentée ou risquant d'être entreprise par des victimes ou des familles de victimes. Les actions en question doivent alors être canalisées et orientées, tout comme l'attention du public et les débats, dans une direction ne menaçant pas en profondeur les intérêts du crime organisé.

Le terrain de prédilection sur lequel le crime organisé veut cantonner les victimes et familles de victimes, c'est évidemment son imposture judiciaire répandue à travers nos sociétés perverties.

Ainsi, le "paratonnerre" se présente le plus souvent sous la forme d'auxiliaires de justice, mais également d'associations, la combinaison des deux restant le plus efficace pour le crime organisé.

Concernant ces associations, ou autres organisations civiques, il y a d'une part celles qui sont montées de toute pièces par le crime organisé - comme la célèbre "Child Focus", prétendue association de lutte contre la criminalité pédophile parrainée par le Roi Belge "him self'" - et d'autre part celles dont l'origine est sincère mais qui sont rapidement infiltrées par de véritables agents du crime organisé.

Le but des opérations consiste alors à exceller en matière d'illusion, afin de duper toutes les victimes et familles de victimes ainsi que le grand public et d'attirer dans sa toile le plus possible de victimes en quête de l'aide qui leur est interdite par l'imposture judiciaire et politique.

Et en matière d'illusionnisme, les imposteurs n'ont que le choix des procédés, maîtrisant les règles du terrain de jeu truqué, et n'ayant pas plus d'états d'âmes ou de sens moral que les criminels qu'ils servent et protègent.

C'est ainsi qu'il est courant de voir des impostures d'associations se commettre dans des cérémonies ou des galas de bienfaisance ou champagne - de Rothschild ! - gâteaux et petits fours régalent généreusement des assemblées entières de notables bien propres sur eux, un peu comme dans les manifestations prétendues contre la misère et la faim dans le monde.

Les subventions coulant à flot, pour ces associations là, de telles pompeuses festivités sont de rigueur dans l'obscénité et le cynisme les plus épais (...)

Concernant les auxiliaires de justice, dans le contexte qui est le notre aujourd'hui, leur profession relève par essence de l'imposture la plus parfaite, à l'instar de la magistrature en général. Car pour ne pas risquer de se faire radier du barreau, aucun avocat ne s'aventure à affronter en profondeur les dérives criminelles d'une institution à laquelle il est par ailleurs soumis, mais se limitant en fait à ne traiter que les symptômes.

Tout avocat n'est qu'une pièce de l'échiquier truqué et le sait, une pièce "maîtresse" sans quoi il ne serait plus avocat. Car un bon avocat, dans notre réel contexte d'imposture judiciaire et sociétale, est un avocat "mort", c'est à dire tombé en disgrâce vis à vis de l'institution et n'y survivant pas longtemps, faute de clients; ou un avocat radié du barreau ou en passe de l'être, ou encore un avocat qui abandonne sa toque courageusement.

Bien sûr, il en est de même pour tout magistrat, mais je ne traite ici que de la stratégie des paratonnerres, c'est ici le servile auxiliaire de justice qui est à "l'honneur", car outre le fait donc que je viens de soulever, quand à la profonde malhonnêteté d'une telle profession en l'état actuel de notre institution judiciaire et de notre société, il faut redouter la propension qu'ont volontiers les avocats pour servir de paratonnerre à votre défense. Car nombreux sont rodés à ce genre de manoeuvre, ou une obscure négociation avec la partie adverse, avec un procureur ou un président de tribunal, intervient dans votre dos pour définir l'issue que doit prendre votre dossier. Le client crédule, ne voit pas la plupart du temps qu'il est dupé, et victime des illusions d'une véritable pièce de théâtre dans laquelle son auxiliaire de justice déborde d'effets mélodramatiques pour lui faire croire qu'il défend âprement sa cause...

Stan Maillaud - « L'affaire Vincent : au cœur du terrorisme d'état » (2010)

vendredi 26 juin 2026

Documentaire exceptionnel diffusé sur la chaîne allemande N24 : « Messes noires et Snuff movies en France »



Le reporter Didier Cazet et son équipe ont filmé Robert, 9 ans, abusé et torturé par son propre père et ses amis, et Déborah, 15 ans, "vendue" à des pédocriminels par sa mère durant sept ans. Leur présence matérielle sur les CD-Roms de Zandvoort accompagnée par leurs témoignages mettent au jour l'existence d'un marché noir impliquant des enfants au sein de la haute bourgeoisie européenne. Documentaire de Didier Cazet, Ralf Hermersdorfer et Tanya Schmidt · 46 min · 2002 (Allemagne)

La chaîne allemande N24 a diffusé un reportage troublant, réalisé en France. Étonnamment, les médias français n’ont pas repris cette histoire, malgré la gravité des témoignages qui auraient dû alerter les plus hautes instances. Vous allez découvrir des récits effroyables de plusieurs enfants, victimes d’un réseau criminel pédocriminel impliqué dans des soirées sataniques avec cannibalisme et crimes rituels.

Certains de ces témoignages sont liés à l’affaire Dutroux et des photos de Robert ont été retrouvées sur des CD-Rom pédo-pornographiques de Zandvoort où sont présents des centaines de milliers de photos d’enfants. Malheureusement et à l’étonnement général, ces éléments de preuve ont été ignorés par les autorités.

[...]


Transcription (extraits) :

– La mère d’une petite victime : J’ai toujours ignoré les problèmes de pédophilie, comme la plupart des gens. Je pense qu’il faut en faire l’expérience avant de pouvoir comprendre ce qu’est la pédophilie. Petit à petit, Robert a commencé à nous raconter des choses… Ce qui était déconcertant, c’est que Robert me racontait des soirées où il allait avec son père et d’autres adultes déguisés avec des robes et des masques. Ce qui m’a particulièrement interpellé dans son histoire était qu’il a dit : « Papa s’est déguisé, mais j’ai quand même reconnu sa voix. » Et il a aussi mentionné des sacrifices d’animaux ainsi que des sacrifices d’enfants. Il expliquait beaucoup de choses en les imitant avec des gestes. Il n’a pas dit littéralement « sacrifices d’enfants », il a dit qu’ils les faisaient saigner puis ils les enterraient.

– Voix off : Comme beaucoup d’autres enfants, Robert mentionne qu’il y avait aussi des caméras. Nous avons retrouvé des photos de Robert sur les CD-Rom pédo-pornographiques de Zandvoort. La maman a clairement reconnu son fils sur les photos. Mais même cela n’est pas une preuve suffisante pour poursuivre les violeurs. (…)

Sur la route de Scientrier au lac de Genève, il y a une maison que Deborah appelle « la maison verte ». Selon elle, il n’y avait pas que des abus sexuels sur les enfants ici… Deborah, qui a aujourd’hui 15 ans, dit qu’il y avait des rituels sataniques.

– Deborah : Il y avait une table avec des bougies… Il y en avait sur la table et tout autour et il y avait mes agresseurs.

– Journaliste : Tu dis qu’ils ont mis deux des autres enfants qui étaient là, sur la table ? Que s’est-il passé ? Sans rentrer dans les détails.

– D :… Ils découpaient l’enfant… des parties du corps.
– J : Avec quoi ont-ils fait cela ?
– D : Avec un couteau électrique.
– J : L’enfant était en vie ?

– D : … oui…
– J : Ils le tuaient ensuite ?
– D : Non, ils le laissaient souffrir… Il finissait pas mourir.
– J : Ils découpaient un doigt par exemple ?
– D : Un pied… et ils le violaient en même temps.
– J : Ils le violaient et les autres devaient regarder ?
– D : … oui…

– Voix off : Noémie a 18 ans, c’est une jeune femme qui tente de reconstruire sa vie. Une vie apparemment normale, sauf le fait qu’elle ne sera jamais capable d’oublier les horreurs qu’elle a vécues.

– Noémie : Si je témoigne aujourd’hui, c’est évidemment pour coopérer avec ce reportage, mais c’est surtout parce que les gens doivent entendre parler de ces choses-là. Pour que les gens sachent que c’est vrai, que les enfants sont violés et assassinés quotidiennement. C’est une réalité ! Je l’ai vécu, je l’ai vu de mes propres yeux et c’est pourquoi je tiens à transmettre ce message. C’est nécessaire afin de s’assurer que ces choses ne puissent pas arriver à d’autres enfants, pour que les enfants arrêtent de se faire violer. Les gens doivent se réveiller et prendre conscience de ce qui se passe, et qu’on arrête de dire que les enfants sont des menteurs ou des fabulateurs. Ce n’est pas vrai, les enfants disent la vérité, mais vous devez être disposé à l’entendre.

– Voix off : Noémie a été initiée par son père et par d’autres criminels, des hommes de toutes sortes de milieux, aux pratiques barbares qui avaient lieu en face d’une caméra (…) Noémie avait 5 ans lors des premiers abus, elle a perdu sa virginité à l’âge de 8 ans.

– Noémie : C’est allé très vite et brutalement. Ils l’ont juste fait pour moi et ma cousine Camille. Un jour mon père m’a emmené chez ma cousine, j’aimais y aller parce que je l’aimais beaucoup. Mon oncle André était là ainsi que les cousines Camille et Marie. Et puis ça s’est fait (…)

– Voix off : Le père de Noémie la comblait de mots tendres, il la rassurait en lui disant que les attouchements étaient parfaitement normaux ; elle le croyait. Et puis il lui a révélé son grand secret : un complexe, une cave souterraine où il gardait des enfants dans des cages. Noémie devenait ainsi la complice de son père.


– Noémie : Les enfants enfermés dans ces cages ne restaient jamais longtemps en vie, entre la torture et le viol, les enfants étaient finalement assassinés. Ils étaient tous seuls là-bas, ils ne pouvaient pas s’échapper, parce qu’ils étaient trop battus, trop violés ou trop drogués… ou morts (…)
Mon père et d’autres hommes avaient déjà violé la petite fille. Quand je suis entrée, j’étais un peu jalouse parce que je savais que mon père avait également participé à ça. Mais ensuite, j’ai été satisfaite, probablement parce que je pouvais assister à la cérémonie et de tous les enfants qui appartenaient à ce réseau pédophile et qui ont été violés par ces hommes, j’étais la seule qui était autorisée à regarder les viols. Ainsi, au lieu d’être simplement abusée, je pouvais participer aux abus. Ils m’ont ordonné de faire bouillir de l’eau et de la verser sur l’enfant. Pendant ce temps, ils la frappaient, d’abord avec une ceinture, puis avec un morceau de bois. Ils ont mis des cigarettes sur son corps et lui ont coupé les cheveux. Ils m’ont ordonné de couper le clitoris de la petite fille. Je ne savais pas ce que c’était, ils m’ont montré en me disant « coupe ici ! ». Mon père m’a dit que je devais le faire, puis il m’a montré où couper.

– Voix off : Noémie parle d’une dizaine de meurtres d’enfants en une année. Elle montre les entrées de souterrains sur une carte. La justice continue de nier que de tels complexes souterrains, des catacombes, existent à Saint-Victor (Ardèche).

– Jacques Berthelot : J’ai été à Saint-Victor, il y a des tunnels souterrains là-bas. J’ai eu la chance de pouvoir les prendre en photos. J’ai donné ces photos à la police de Privas, à M. Marron. Il a promis qu’il allait mettre mon témoignage dans les rapports de police. J’ai été entendu par la police en avril 1999. Mais aujourd’hui, le dossier semble avoir été soudainement perdu. Mes photos et mes dépositions à la police sont introuvables.

– Voix off : Pourquoi les auteurs présumés ne sont pas traduits en justice ? Après avoir mené plusieurs années d’enquête, j’en arrive à une conclusion. Parmi les coupables, nombreux sont ceux qui exercent dans les hauts postes, ils ont le pouvoir de se couvrir les uns les autres et de plus il y a beaucoup d’argent d’impliqué. Noémie dit au sujet des enfants qu’ils sont maltraités, torturés, violés et sacrifiés face à une caméra. Ces snuff-films se vendraient jusqu’à 20 000 euros pièce.

– Noémie : Quand je suis rentrée, les rideaux étaient fermés, il faisait noir. Il y avait des tapis sur le plancher, on m’a dit de m’asseoir, je me suis assise à une table. Les prêtres étaient debout avec des bougies… Ils portaient des robes rouges sombres, presque noires. Ils chantaient autour de la table. Ça a duré longtemps… Il y avait quelque chose qui était recouvert d’un tissu de la même couleur que leurs robes. Il y avait un enfant, mon grand-père l’a prit dans ses bras, mon frère Pierre était à côté de moi. Mon grand-père a ensuite montré à mon frère comment tuer l’enfant. Et puis évidemment l’enfant a commencé à crier… puis ils ont dit quelques prières, et on est sorti. Après 45 minutes ou une heure, je ne me souviens pas exactement, ils sont sortis. Les cérémonies se terminent toujours de la même manière. La première messe noire que j’ai vu, c’était à peu près la même chose, il y avait le sacrifice de l’enfant et à la fin sur la terrasse il y avait deux grandes assiettes… avec de la chair… de la viande, maintenant je sais que c’était de la chair humaine.

– Journaliste : Vous êtes sûr qu’il s’agissait de chair humaine ?

– N : Oui, j’en suis sûre, cela faisait partie du culte. Vous faites partie de ce culte sans vous en apercevoir, tout ce que vous avez à faire est d’assister à une cérémonie et d’effectuer certains rituels. Mais moi je n’en avais pas conscience quand c’est arrivé. Maintenant avec le recul, je pense à toutes ces choses qu’on m’a fait faire sur d’autres enfants pendant les rituels, comme de couper des parties de leurs sexes. (…)

– J : L’aboutissement de ces rituels une fois terminé n’est rien d’autre que du cannibalisme ? –
– N : … hmm …
– J : C’est du cannibalisme ?
– N : Oui.

– Voix off : Après avoir parlé à la psychologue, je prends conscience que le père de Noémie avait dû la programmer à un âge précoce. Noémie ne pouvant pas supporter les atrocités qu’elle endurait s’est fractionnée en différentes personnalités. L’une de ces personnalités est un robot qui suit son père mécaniquement et puis il y a la fille qui joue avec ses poupées à la maison.

– La psychologue : Il y a de multiples facteurs dans son histoire qui font que pour moi, elle est absolument crédible. Le premier est le fait qu’aujourd’hui à l’âge de 18 ans, elle a raconté de façon identique la même histoire qu’à l’âge de 11 ans. Le deuxième point est qu’elle décrit tous les détails et elle ne se contredit jamais. Elle ne donne jamais deux versions différentes de tout ce qui s’est passé. De plus elle m’a donné la même impression que d’autres personnes traumatisées que j’ai rencontré, c’est à dire ce même détachement dans la façon qu’elle a de parler de ses expériences traumatisantes. Cela semble paradoxal, mais c’est exactement cela qui me fait penser que ce qu’elle dit est la vérité… Elle semble parfaitement normale malgré son passé, elle a besoin de garder cette distance, sinon elle s’effondrerait. Je ne doute pas du tout de son histoire.

– Pierre (le frère de Noémie) : Les fenêtres sont fermées, tout est fermé, les rideaux tirés et les stores baissés. Les enfants sont ligotés sur des chaises, les mains derrière le dos. Ils sont bâillonnés pour ne pas parler ou crier. Dans cette pièce il y avait mon père, Christian N. le propriétaire du lieu, André D. et André L. Tous ceux là étaient présents aux deux séances auxquelles j’ai été forcé de participer. Ce qu’il se passe : premièrement les enfants sont violés, l’enfant est presque mort, il gît par terre… Mon père prend sa ceinture et frappe l’enfant, partout, sur le visage et sur le corps. Tout le monde y passe. Ils frappent l’enfant avec un manche à balai et après ils me disent que maintenant c’est à mon tour. Moi je ne veux pas… parce que c’est comme si j’étais là, sans être là (ndlr : dissociation). Ils me prennent et me disent vas-y fais le ! Fais le ! Je ne pouvais rien faire, il n’y avait aucune échappatoire. Je devais le faire, ils me l’ordonnaient. Je l’ai frappé quoi… 10 secondes et puis je suis parti.

– Voix off : Pierre n’a pas seulement été abusé sexuellement par son père mais pire encore. Son grand-père paternel, un grand prêtre d’une secte le viole également. Depuis l’âge de 5 ans, Pierre est programmé par son grand-père.

– Pierre : Il me dit que je suis l’élu, qu’un jour je lui succéderai et que je vais rentrer dans un cercle de personnes importantes qui seront ma nouvelle famille. Il me dit qu’un jour je serai moi aussi un grand-prêtre et que c’est une grande chance pour moi. Naturellement j’y croyais comme un petit enfant de 5 ans. Puis arrivent effectivement des cérémonies, elles existent vraiment et des gens y participent. Ils m’ont expliqué des rituels, des messes, des prières (…)

– Pierre décrit la cérémonie d’initiation qu’il a vécu à l’âge de 7 ans: La cérémonie a commencé comme toujours avec des chants et des prières. On priait sur des tapis rouges, un tapis rouge pour chacun des participants. J’étais toujours à côté de mon grand-père, les autres prêtres ensemble. On suivait une certaine chronologie entre les chants et les danses. On a fait ça pendant environ 20 minutes. Ensuite ma grand-mère, qui ne fait pas vraiment partie de la secte, qui ne participe jamais aux grandes cérémonies, a apporté un bébé qu’elle portait dans ses bras. Elle a donné le bébé à ma marraine Collette. Collette s’est alors dirigée vers nous et a donné le bébé à mon grand-père. Il a fait quelques signes que je ne comprenais pas, ensuite ils se passèrent le bébé les uns aux autres de main en main, jusqu’à ce qu’il revienne dans les mains de mon grand-père. Mon grand-père a redonné le bébé à ma marraine, après il a sorti un couteau assez long, avec des symboles et des pictogrammes gravés sur le manche. Là aussi le couteau est passé de main en main… Et là j’avais le couteau dans la main, mes parrains tenaient le bébé… Mon grand-père m’a prit la main, on s’est approché du nouveau-né et on lui a tranché la gorge. Le bébé n’a fait aucun bruit, il n’a même pas crié. Il s’est vidé de son sang et le sang était récupéré avec une coupelle, une sorte de grosse coupe…..

– Voix off : L’initiation d’un nouveau membre se passe toujours selon le même rituel. À chaque fois les nouveaux membres reçoivent l’ordre de tuer. Cela doit les rendre plus forts et ils doivent jurer de garder le silence. Nous pensions avoir atteint l’abomination… Mais Pierre nous a décrit un autre rituel pratiqué par cette secte : le cannibalisme.

– Pierre : Ma grand-mère apporta un grand plateau, il y avait les sept prêtres, on était dix en tout autour de la table. Après on a été servi avec un morceau de viande provenant du bébé. On devait le manger pour célébrer mon arrivée en tant que nouveau prêtre de la secte. Il y avait aussi un verre où il y avait le sang. On devait manger et boire, on a bu le sang. Mon grand-père récita une prière au début et une autre à la fin. Il m’a félicité en me disant que j’avais été très bien, il m’a flatté en me disant que j’étais le meilleur etc…


Le Média en 4-4-2.




jeudi 25 juin 2026

Margareth Atwood a vu juste



par Isabelle


Dans l’univers de "La Servante écarlate", de Margareth Atwood, la montée de "Gilead" (les États-Unis reformatés par une théocratie) est progressive et résulte d’une combinaison de crises sociétales et d’opportunisme politique et religieux.

Voici les grandes étapes de cette transformation :


- Crises environnementales et sociales : 

Une chute mondiale de la natalité, causée par la pollution, les maladies et les radiations, plonge les sociétés dans le chaos. Aux États-Unis, cette crise exacerbe les tensions sociales et économiques, créant un terreau fertile pour des idéologies extrêmes.

- Montée des fondamentalistes religieux : 

Un groupe d’extrémistes chrétiens, les "Fils de Jacob", profite de cette instabilité. Ils rejettent la modernité et prônent un retour à des valeurs "pures" basées sur une interprétation littérale de la Bible. Leur discours séduit une population désespérée cherchant des solutions radicales.

- Coup d’État : 

Les Fils de Jacob orchestrent une série d’attaques terroristes, qu’ils attribuent à des ennemis extérieurs. Profitant de la panique, ils suspendent la Constitution américaine, imposent la loi martiale et éliminent le Congrès dans un attentat. Cette prise de pouvoir rapide leur permet de démanteler les institutions démocratiques.

- Instauration de la théocratie : 

Une fois au pouvoir, ils réorganisent la société selon une hiérarchie rigide. Les femmes perdent leurs droits (interdiction de lire, de travailler, de posséder des biens), et la population est classée en castes: les Commandants (l’élite), leurs Épouses, les Servantes (esclaves reproductrices), les Marthas (domestiques), et les "Éconofamilles" (classes inférieures). La Bible est utilisée pour justifier ces lois oppressives, bien que souvent manipulée pour servir les intérêts des dirigeants.

- Résistance et consolidation : 

Malgré une opposition initiale, Gilead écrase toute dissidence par la violence et la propagande, instaurant un contrôle total sur la population. La peur et la surveillance maintiennent le régime en place, même si des poches de résistance subsistent.

Cet univers dystopique sert de mise en garde contre les dérives autoritaires et leurs conséquences.


Les lois noachides, dans leur essence, sont un idéal de coexistence pacifique, mais elles pourraient être manipulées, comme le fait Gilead, avec la Bible pour imposer un contrôle totalitaire. Par exemple, l’interdiction des "unions illicites" (une des lois noahides) pourrait être tordue pour justifier la régulation extrême de la sexualité et de la reproduction, comme dans Gilead.

Si les lois noahides représentent une tentative d’unir l’humanité sous des valeurs fondamentales, La Servante écarlate montre ce qui pourrait arriver si une société prenait un tel cadre moral et le transformait en un outil de domination. Par exemple, l’obligation d’établir des tribunaux (une des lois noachides) pourrait être déformée en un système judiciaire oppressif comme celui de Gilead, où la "justice" sert à punir (persécutions) plutôt qu’à protéger.


mercredi 24 juin 2026

Il y a des moments dans l’histoire où une phrase révèle plus que mille pages de propagande



Harari pratique la méditation vipassana depuis 2003 (1).

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Il y a des moments dans l’histoire où une phrase révèle plus que mille pages de propagande


À Davos 2026, Yuval Noah Harari a pratiquement admis ce que beaucoup refusent encore de voir : l’Intelligence Artificielle n’est pas présentée uniquement comme un outil. Elle est présentée comme une nouvelle entité capable de remplacer des fonctions humaines, d’occuper des espaces sociaux, d’influencer les cultures, de façonner les religions, de contrôler les marchés et, finalement, de recevoir une reconnaissance juridique.

Remarquez le changement de langage.

On ne parle plus de programmes.

On ne parle plus de logiciels.

On ne parle plus de machines.

On parle d’« agents ».

On parle d’« immigrants numériques ».

On parle d’intelligences qui pourront gérer des entreprises, déplacer des fonds bancaires, créer des religions, participer à la politique et exercer une influence sur des milliards de personnes.

La question posée à Davos n’était pas technologique.

Elle était civilisationnelle.

Que se passe-t-il quand les êtres humains cessent d’être les principaux producteurs de connaissance, d’information et de récit ?

Qui contrôle les mots contrôle la perception.

Qui contrôle la perception contrôle la réalité.

Et qui contrôle la réalité contrôle des sociétés entières.

Pendant des siècles, les gouvernements se sont disputé des territoires.

Puis ils ont commencé à se disputer le pétrole, le commerce et les ressources naturelles.

Maintenant, la lutte porte sur le contrôle de l’intelligence.

Sur la capacité d’influencer les pensées avant même qu’elles n’émergent.

Le plus curieux est que tout cela est présenté comme inévitable.

Comme si l’humanité se trouvait face à un phénomène naturel.

Comme si personne ne prenait de décisions.

Comme si n’existaient pas des corporations milliardaires, des centres de données gigantesques, des gouvernements, des investisseurs et des organisations globales finançant cette transformation.

La question que personne ne pose est simple :

Si l’IA commence à produire la plus grande partie des informations que nous consommons, qui programmera les valeurs qui seront contenues dans ces informations ?

Qui définira ce qui est vrai ?

Qui définira ce qui est un discours acceptable ?

Qui définira ce qui peut ou ne peut pas être dit ?

Parce que, au bout du compte, nous ne parlons pas seulement de technologie.

Nous parlons de pouvoir.

Pouvoir sur l’information.

Pouvoir sur la culture.

Pouvoir sur l’éducation.

Pouvoir sur la religion.

Pouvoir sur l’économie.

Pouvoir sur la définition même de ce que signifie être humain.

La Révolution industrielle a remplacé les muscles.

La Révolution numérique a remplacé les tâches.

La Révolution de l’IA menace de remplacer la capacité humaine même d’interpréter le monde.

Et quand une civilisation remet sa capacité de penser à des systèmes qu’elle ne contrôle pas, elle n’avance pas.

Elle sous-traite sa propre liberté.

La vraie question n’est pas si l’IA sera puissante.

La vraie question est :

Qui sera puissant à travers elle ?



1) Le Père Joseph-Marie Verlinde, pratiquant du yoga et de la méditation transcendantale, était parvenu à la maîtrise de quelques siddhis mineurs. Il témoigne


mardi 23 juin 2026

La juste colère



Contrairement au bouddhisme, qui affirme qu'on renaît en enfer sous l'empire de la colère, de la haine et de l'agressivité, Aristote reconnaît à la colère une valeur morale positive.

La juste colère : Aristote face aux philosophes


Injustice, mépris, trahison : vous éprouvez de la colère et nourrissez un désir de vengeance. Pour le philosophe Aristote, cette colère est une saine indignation : la refuser peut même paraître suspecte quand votre dignité est bafouée.

Face à l’injustice, au mépris ou à la trahison, la colère persiste et le pardon semble impossible et un désir de vengeance vous traverse. La plupart des philosophes condamnent la colère et plus encore la vengeance, au nom de l’apaisement et de la réconciliation.

Mais Aristote fait figure d’exception en reconnaissant à la colère une valeur morale positive. Pour lui, la colère est une saine indignation face à l’injustice, mais bien distincte autant de la passivité que de l’excès. Dans ce Fil philo, en s’appuyant sur les écrits d’Aristote, éclairés par l’analyse de la philosophe Laurence Devillairs, refuser toute vengeance peut alors devenir suspect : une juste colère vaut mieux qu’une lâcheté face à ce qui bafoue la dignité.

La colère comme réaction juste face à l'injustice

Ce n'est pas le philosophe Aristote qui vous critiquera, car il voit dans la colère une saine indignation. Vous pourriez croire que toute la philosophie vous encourage à vous engager dans la voie de l'apaisement, de la réconciliation et du pardon ? D'une certaine façon, c'est vrai, les philosophes sont quasi unanimes à condamner la colère et encore plus la vengeance, de Sénèque à Ricœur, en passant par Spinoza.

Mais presque seul contre tous, Aristote accorde à ses deux émotions, colère et vengeance, une dimension positive. Il affirme dans son ouvrage La Rhétorique, dont seuls certains fragments sont parvenus jusqu'à nous, que la colère est la réaction la plus juste qui soit face à l'injustice. Elle ressort de l'estime de soi quand votre dignité a été bafouée et que vous avez été, sans raison valable, traité avec mépris. Elle ne relève ni d'une pulsion, ni d'une exagération, ni d'une forme d'agressivité.

Au contraire, vous pouvez vous mettre tranquillement en colère, souligne Aristote, de manière parfaitement réfléchie. "On agit [alors] volontairement", affirme-t-il dans son autre ouvrage, Éthique à Nicomaque, "car on sait ce qu'on fait et pourquoi on le fait". La colère est une saine indignation face à l'imposture de certains, au fait qu'ils obtiennent ce qu'ils ne méritent pas et qu'ils vous privent de ce qui vous revient.

Quand imaginer la vengeance suffit

Cette colère s'accompagne du désir de se venger. "Toute colère est accompagnée d'un certain plaisir, celui que donne l'espoir de la vengeance ", dit Aristote. Inutile même de passer à l'acte, le seul fait d'imaginer votre vengeance vous procure du plaisir et d'une certaine façon vous venge.

Vous qui avez été rabaissé, comptez pour rien. Vous avez précisément par ce désir de vengeance la force de vous affirmer, de projeter, de vouloir et de dire que vous comptez. S'il n'est pas question de cruauté, c'est-à-dire du plaisir malsain pris à infliger à son tour la souffrance, la vengeance se trouve justifiée, car, insiste Aristote, "on ne commet pas d'injustice quand on a été soi-même victime". Selon lui, il y a même une forme de franchise, de sincérité dans la colère, qui n'est ni ruse ni hypocrisie. C'est une manière de dire « c'est injuste, on ne peut pas permettre cela ».

Cette juste indignation s'oppose tout autant à la passivité qu'à l'emportement excessif : on ne peut pas se mettre en colère pour tout et tout le temps. Mais ne pas vouloir se venger, toujours selon Aristote, est suspect et relève d'une forme d'impuissance ou d'un défaut de jugement qui vous rend incapable de discerner avec fermeté ce qui est juste de ce qui est injuste et de le faire savoir. Si l'on a piétiné ce qui est important à vos yeux, le mérite, la fidélité, le respect de la personne, et que vous en ressentez de la colère, Aristote ne vous en blâme donc pas. Vous pouvez avoir le droit de ne pas pardonner, rien ne vous y oblige, mieux vaut une juste colère qu'une évidente lâcheté.


Bibliographie :

- La Rhétorique d'Aristote



lundi 22 juin 2026

Rester sain dans un asile à ciel ouvert



Pour une bonne santé mentale, il faut quoi ? Un psy hors de prix qui hoche la tête à 80 euros la minute ? Du yoga en legging éthique fabriqué au Bangladesh ? Trois applis de méditation qui vous envoient des notifications pour vous rappeler de respirer ? Ou une thérapie au ronron avec un chat qui vous juge en silence ?

Allons. Soyons sérieux trente secondes – pas plus, après ça devient suspect.

Dans ce cirque absurde, grotesque et carnivore, je ne vois qu’une priorité absolue : préserver son équilibre mental. En mode survie. Comme on martèle «Ctrl + S» avant que l’écran ne gèle – parce qu’on sait très bien que ça va geler.

Et croyez-moi, c’est du sport de haut niveau. Essayez de rester zen quand vous baignez dans une piscine de cons qui s’ignorent : les pires, sont ceux qui ont l’arrogance tranquille et la bêtise expansive. Ils ne doutent jamais. Ils diffusent.

Ajoutez à ça un État nounou sous cocaïne, qui vous parle comme à un enfant qui aurait mangé de la pâte à modeler. Un État qui, pour votre bien, évidemment, serait prêt à vous faire une inspection technique complète – y compris par les voies les plus intimes – afin de s’assurer que vos pensées sont homologuées. Sécurité avant tout.

Merci, mais j’ai dépassé l’âge où on me tient la main pour traverser la rue. Et surtout l’âge où on me fouille les poches – et le reste – pour vérifier si je suis un bon élève idéologique.

Savoir qu’on est encore considéré comme un mineur sous tutelle, ça use. Sérieusement. J’ai l’âge des bilans médicaux et des lunettes progressives, pas celui du carnet de correspondance idéologique.

Le paternalisme sirupeux, c’est terminé. Rangez-moi cette voix douce et monotone qui explique la vie comme à un élève dissipé. Je n’ai plus besoin qu’on m’explique quand il faut applaudir, quand il faut trembler et quand il faut m’indigner.

Et les slogans en boucle, merci bien : répéter une ânerie toutes les cinq minutes ne la rend pas vraie, ça la transforme juste en jingle débile. À force de marteler le vide, on n’obtient pas de la profondeur : juste un écho plus fort dans une pièce déjà creuse.

Et l’esprit sain – le vrai – ne supporte pas la médiocrité. Il ne la débat pas, il ne la négocie pas : il la fuit. Il prend ses jambes à son cou et va respirer ailleurs. Parce que quand on n’est pas complètement con – pas besoin d’avoir lu des bibliothèques entières -, on voit au premier coup d’œil ce qui cloche. Ça saute aux yeux. Ça hurle même.

Alors voilà la seule question qui mérite encore un peu de salive : comment rester lucide sans finir en pension complète chez les zinzins ? Comment garder l’équilibre quand le monde autour de vous a choisi la moquette épaisse de la facilité, le canapé ergonomique de la lâcheté confortable et la bêtise sous blister.

Alors oui, comment rester lucide sans devenir comme eux ?

La réponse est brutale de simplicité : devenez égoïste.

Pas l’égoïsme du petit tyran qui veut tout contrôler. Non. L’égoïsme supérieur : celui qui consiste à protéger farouchement sa paix intérieure.

À un moment donné, il faut arrêter de vouloir sauver tout le monde, convaincre tout le monde, corriger tout le monde.

Alors, coupez les parasites. Cultivez votre jardin. Marchez. Courez. Asseyez-vous au bord d’un lac et vivez l’instant. Regardez la mer sans rien poster. Laissez le vent vous gifler le visage. Retrouvez le silence. Le vrai. Celui qui n’a pas besoin d’être liké.

Quant aux cons qui, eux, ne vous ignorent pas, méfiez-vous. Ceux-là sont les plus dangereux. Ils ont un talent rare : celui d’apparaître exactement au moment où vous êtes enfin tranquille.

Vous êtes seul au bord d’un lac, en train de contempler un coucher de soleil ? Ils surgissent pour vous expliquer pourquoi le soleil est problématique.

Vous marchez en forêt pour retrouver le calme ? Ils trouvent le moyen de vous raconter leurs problèmes de copropriété à trois kilomètres du premier immeuble.

Vous profitez d’un moment de bonheur simple ? Ils débarquent avec l’énergie d’un contrôleur fiscal un lundi matin et la légèreté émotionnelle d’une bétonnière pleine.

Le con ordinaire est pénible. Le con motivé est une force de la nature.

Alors protégez votre paix intérieure comme un trésor national. Fuyez sans honte. Courez si nécessaire. Négocier avec certains individus est aussi utile que jouer aux échecs avec un pigeon : il renverse les pièces, lâche une fiente sur l’échiquier et repart convaincu d’avoir gagné la partie.

Et vous savez quoi ? Le vrai luxe aujourd’hui, ce n’est ni l’argent ni le statut social.

C’est une journée entière sans entendre une seule connerie.

Amal Djebbar