samedi 27 juin 2026

Pédocriminalité, la « stratégie du paratonnerre »




La « stratégie du paratonnerre » est simple, pratiquement imparable, et systématiquement employée dans des affaires de pédocriminalité, ou toute affaire risquant de venir troubler l'ordre du crime organisé.

Elle consiste en la mise en place d'une astucieuse imposture dont le but est d'interférer dans toutes démarches de défense, qu'il s'agisse d'action en justice, de communication ou autre, intentée ou risquant d'être entreprise par des victimes ou des familles de victimes. Les actions en question doivent alors être canalisées et orientées, tout comme l'attention du public et les débats, dans une direction ne menaçant pas en profondeur les intérêts du crime organisé.

Le terrain de prédilection sur lequel le crime organisé veut cantonner les victimes et familles de victimes, c'est évidemment son imposture judiciaire répandue à travers nos sociétés perverties.

Ainsi, le "paratonnerre" se présente le plus souvent sous la forme d'auxiliaires de justice, mais également d'associations, la combinaison des deux restant le plus efficace pour le crime organisé.

Concernant ces associations, ou autres organisations civiques, il y a d'une part celles qui sont montées de toute pièces par le crime organisé - comme la célèbre "Child Focus", prétendue association de lutte contre la criminalité pédophile parrainée par le Roi Belge "him self'" - et d'autre part celles dont l'origine est sincère mais qui sont rapidement infiltrées par de véritables agents du crime organisé.

Le but des opérations consiste alors à exceller en matière d'illusion, afin de duper toutes les victimes et familles de victimes ainsi que le grand public et d'attirer dans sa toile le plus possible de victimes en quête de l'aide qui leur est interdite par l'imposture judiciaire et politique.

Et en matière d'illusionnisme, les imposteurs n'ont que le choix des procédés, maîtrisant les règles du terrain de jeu truqué, et n'ayant pas plus d'états d'âmes ou de sens moral que les criminels qu'ils servent et protègent.

C'est ainsi qu'il est courant de voir des impostures d'associations se commettre dans des cérémonies ou des galas de bienfaisance ou champagne - de Rothschild ! - gâteaux et petits fours régalent généreusement des assemblées entières de notables bien propres sur eux, un peu comme dans les manifestations prétendues contre la misère et la faim dans le monde.

Les subventions coulant à flot, pour ces associations là, de telles pompeuses festivités sont de rigueur dans l'obscénité et le cynisme les plus épais (...)

Concernant les auxiliaires de justice, dans le contexte qui est le notre aujourd'hui, leur profession relève par essence de l'imposture la plus parfaite, à l'instar de la magistrature en général. Car pour ne pas risquer de se faire radier du barreau, aucun avocat ne s'aventure à affronter en profondeur les dérives criminelles d'une institution à laquelle il est par ailleurs soumis, mais se limitant en fait à ne traiter que les symptômes.

Tout avocat n'est qu'une pièce de l'échiquier truqué et le sait, une pièce "maîtresse" sans quoi il ne serait plus avocat. Car un bon avocat, dans notre réel contexte d'imposture judiciaire et sociétale, est un avocat "mort", c'est à dire tombé en disgrâce vis à vis de l'institution et n'y survivant pas longtemps, faute de clients; ou un avocat radié du barreau ou en passe de l'être, ou encore un avocat qui abandonne sa toque courageusement.

Bien sûr, il en est de même pour tout magistrat, mais je ne traite ici que de la stratégie des paratonnerres, c'est ici le servile auxiliaire de justice qui est à "l'honneur", car outre le fait donc que je viens de soulever, quand à la profonde malhonnêteté d'une telle profession en l'état actuel de notre institution judiciaire et de notre société, il faut redouter la propension qu'ont volontiers les avocats pour servir de paratonnerre à votre défense. Car nombreux sont rodés à ce genre de manoeuvre, ou une obscure négociation avec la partie adverse, avec un procureur ou un président de tribunal, intervient dans votre dos pour définir l'issue que doit prendre votre dossier. Le client crédule, ne voit pas la plupart du temps qu'il est dupé, et victime des illusions d'une véritable pièce de théâtre dans laquelle son auxiliaire de justice déborde d'effets mélodramatiques pour lui faire croire qu'il défend âprement sa cause...

Stan Maillaud - « L'affaire Vincent : au cœur du terrorisme d'état » (2010)

vendredi 26 juin 2026

Documentaire exceptionnel diffusé sur la chaîne allemande N24 : « Messes noires et Snuff movies en France »



Le reporter Didier Cazet et son équipe ont filmé Robert, 9 ans, abusé et torturé par son propre père et ses amis, et Déborah, 15 ans, "vendue" à des pédocriminels par sa mère durant sept ans. Leur présence matérielle sur les CD-Roms de Zandvoort accompagnée par leurs témoignages mettent au jour l'existence d'un marché noir impliquant des enfants au sein de la haute bourgeoisie européenne. Documentaire de Didier Cazet, Ralf Hermersdorfer et Tanya Schmidt · 46 min · 2002 (Allemagne)

La chaîne allemande N24 a diffusé un reportage troublant, réalisé en France. Étonnamment, les médias français n’ont pas repris cette histoire, malgré la gravité des témoignages qui auraient dû alerter les plus hautes instances. Vous allez découvrir des récits effroyables de plusieurs enfants, victimes d’un réseau criminel pédocriminel impliqué dans des soirées sataniques avec cannibalisme et crimes rituels.

Certains de ces témoignages sont liés à l’affaire Dutroux et des photos de Robert ont été retrouvées sur des CD-Rom pédo-pornographiques de Zandvoort où sont présents des centaines de milliers de photos d’enfants. Malheureusement et à l’étonnement général, ces éléments de preuve ont été ignorés par les autorités.

[...]


Transcription (extraits) :

– La mère d’une petite victime : J’ai toujours ignoré les problèmes de pédophilie, comme la plupart des gens. Je pense qu’il faut en faire l’expérience avant de pouvoir comprendre ce qu’est la pédophilie. Petit à petit, Robert a commencé à nous raconter des choses… Ce qui était déconcertant, c’est que Robert me racontait des soirées où il allait avec son père et d’autres adultes déguisés avec des robes et des masques. Ce qui m’a particulièrement interpellé dans son histoire était qu’il a dit : « Papa s’est déguisé, mais j’ai quand même reconnu sa voix. » Et il a aussi mentionné des sacrifices d’animaux ainsi que des sacrifices d’enfants. Il expliquait beaucoup de choses en les imitant avec des gestes. Il n’a pas dit littéralement « sacrifices d’enfants », il a dit qu’ils les faisaient saigner puis ils les enterraient.

– Voix off : Comme beaucoup d’autres enfants, Robert mentionne qu’il y avait aussi des caméras. Nous avons retrouvé des photos de Robert sur les CD-Rom pédo-pornographiques de Zandvoort. La maman a clairement reconnu son fils sur les photos. Mais même cela n’est pas une preuve suffisante pour poursuivre les violeurs. (…)

Sur la route de Scientrier au lac de Genève, il y a une maison que Deborah appelle « la maison verte ». Selon elle, il n’y avait pas que des abus sexuels sur les enfants ici… Deborah, qui a aujourd’hui 15 ans, dit qu’il y avait des rituels sataniques.

– Deborah : Il y avait une table avec des bougies… Il y en avait sur la table et tout autour et il y avait mes agresseurs.

– Journaliste : Tu dis qu’ils ont mis deux des autres enfants qui étaient là, sur la table ? Que s’est-il passé ? Sans rentrer dans les détails.

– D :… Ils découpaient l’enfant… des parties du corps.
– J : Avec quoi ont-ils fait cela ?
– D : Avec un couteau électrique.
– J : L’enfant était en vie ?

– D : … oui…
– J : Ils le tuaient ensuite ?
– D : Non, ils le laissaient souffrir… Il finissait pas mourir.
– J : Ils découpaient un doigt par exemple ?
– D : Un pied… et ils le violaient en même temps.
– J : Ils le violaient et les autres devaient regarder ?
– D : … oui…

– Voix off : Noémie a 18 ans, c’est une jeune femme qui tente de reconstruire sa vie. Une vie apparemment normale, sauf le fait qu’elle ne sera jamais capable d’oublier les horreurs qu’elle a vécues.

– Noémie : Si je témoigne aujourd’hui, c’est évidemment pour coopérer avec ce reportage, mais c’est surtout parce que les gens doivent entendre parler de ces choses-là. Pour que les gens sachent que c’est vrai, que les enfants sont violés et assassinés quotidiennement. C’est une réalité ! Je l’ai vécu, je l’ai vu de mes propres yeux et c’est pourquoi je tiens à transmettre ce message. C’est nécessaire afin de s’assurer que ces choses ne puissent pas arriver à d’autres enfants, pour que les enfants arrêtent de se faire violer. Les gens doivent se réveiller et prendre conscience de ce qui se passe, et qu’on arrête de dire que les enfants sont des menteurs ou des fabulateurs. Ce n’est pas vrai, les enfants disent la vérité, mais vous devez être disposé à l’entendre.

– Voix off : Noémie a été initiée par son père et par d’autres criminels, des hommes de toutes sortes de milieux, aux pratiques barbares qui avaient lieu en face d’une caméra (…) Noémie avait 5 ans lors des premiers abus, elle a perdu sa virginité à l’âge de 8 ans.

– Noémie : C’est allé très vite et brutalement. Ils l’ont juste fait pour moi et ma cousine Camille. Un jour mon père m’a emmené chez ma cousine, j’aimais y aller parce que je l’aimais beaucoup. Mon oncle André était là ainsi que les cousines Camille et Marie. Et puis ça s’est fait (…)

– Voix off : Le père de Noémie la comblait de mots tendres, il la rassurait en lui disant que les attouchements étaient parfaitement normaux ; elle le croyait. Et puis il lui a révélé son grand secret : un complexe, une cave souterraine où il gardait des enfants dans des cages. Noémie devenait ainsi la complice de son père.


– Noémie : Les enfants enfermés dans ces cages ne restaient jamais longtemps en vie, entre la torture et le viol, les enfants étaient finalement assassinés. Ils étaient tous seuls là-bas, ils ne pouvaient pas s’échapper, parce qu’ils étaient trop battus, trop violés ou trop drogués… ou morts (…)
Mon père et d’autres hommes avaient déjà violé la petite fille. Quand je suis entrée, j’étais un peu jalouse parce que je savais que mon père avait également participé à ça. Mais ensuite, j’ai été satisfaite, probablement parce que je pouvais assister à la cérémonie et de tous les enfants qui appartenaient à ce réseau pédophile et qui ont été violés par ces hommes, j’étais la seule qui était autorisée à regarder les viols. Ainsi, au lieu d’être simplement abusée, je pouvais participer aux abus. Ils m’ont ordonné de faire bouillir de l’eau et de la verser sur l’enfant. Pendant ce temps, ils la frappaient, d’abord avec une ceinture, puis avec un morceau de bois. Ils ont mis des cigarettes sur son corps et lui ont coupé les cheveux. Ils m’ont ordonné de couper le clitoris de la petite fille. Je ne savais pas ce que c’était, ils m’ont montré en me disant « coupe ici ! ». Mon père m’a dit que je devais le faire, puis il m’a montré où couper.

– Voix off : Noémie parle d’une dizaine de meurtres d’enfants en une année. Elle montre les entrées de souterrains sur une carte. La justice continue de nier que de tels complexes souterrains, des catacombes, existent à Saint-Victor (Ardèche).

– Jacques Berthelot : J’ai été à Saint-Victor, il y a des tunnels souterrains là-bas. J’ai eu la chance de pouvoir les prendre en photos. J’ai donné ces photos à la police de Privas, à M. Marron. Il a promis qu’il allait mettre mon témoignage dans les rapports de police. J’ai été entendu par la police en avril 1999. Mais aujourd’hui, le dossier semble avoir été soudainement perdu. Mes photos et mes dépositions à la police sont introuvables.

– Voix off : Pourquoi les auteurs présumés ne sont pas traduits en justice ? Après avoir mené plusieurs années d’enquête, j’en arrive à une conclusion. Parmi les coupables, nombreux sont ceux qui exercent dans les hauts postes, ils ont le pouvoir de se couvrir les uns les autres et de plus il y a beaucoup d’argent d’impliqué. Noémie dit au sujet des enfants qu’ils sont maltraités, torturés, violés et sacrifiés face à une caméra. Ces snuff-films se vendraient jusqu’à 20 000 euros pièce.

– Noémie : Quand je suis rentrée, les rideaux étaient fermés, il faisait noir. Il y avait des tapis sur le plancher, on m’a dit de m’asseoir, je me suis assise à une table. Les prêtres étaient debout avec des bougies… Ils portaient des robes rouges sombres, presque noires. Ils chantaient autour de la table. Ça a duré longtemps… Il y avait quelque chose qui était recouvert d’un tissu de la même couleur que leurs robes. Il y avait un enfant, mon grand-père l’a prit dans ses bras, mon frère Pierre était à côté de moi. Mon grand-père a ensuite montré à mon frère comment tuer l’enfant. Et puis évidemment l’enfant a commencé à crier… puis ils ont dit quelques prières, et on est sorti. Après 45 minutes ou une heure, je ne me souviens pas exactement, ils sont sortis. Les cérémonies se terminent toujours de la même manière. La première messe noire que j’ai vu, c’était à peu près la même chose, il y avait le sacrifice de l’enfant et à la fin sur la terrasse il y avait deux grandes assiettes… avec de la chair… de la viande, maintenant je sais que c’était de la chair humaine.

– Journaliste : Vous êtes sûr qu’il s’agissait de chair humaine ?

– N : Oui, j’en suis sûre, cela faisait partie du culte. Vous faites partie de ce culte sans vous en apercevoir, tout ce que vous avez à faire est d’assister à une cérémonie et d’effectuer certains rituels. Mais moi je n’en avais pas conscience quand c’est arrivé. Maintenant avec le recul, je pense à toutes ces choses qu’on m’a fait faire sur d’autres enfants pendant les rituels, comme de couper des parties de leurs sexes. (…)

– J : L’aboutissement de ces rituels une fois terminé n’est rien d’autre que du cannibalisme ? –
– N : … hmm …
– J : C’est du cannibalisme ?
– N : Oui.

– Voix off : Après avoir parlé à la psychologue, je prends conscience que le père de Noémie avait dû la programmer à un âge précoce. Noémie ne pouvant pas supporter les atrocités qu’elle endurait s’est fractionnée en différentes personnalités. L’une de ces personnalités est un robot qui suit son père mécaniquement et puis il y a la fille qui joue avec ses poupées à la maison.

– La psychologue : Il y a de multiples facteurs dans son histoire qui font que pour moi, elle est absolument crédible. Le premier est le fait qu’aujourd’hui à l’âge de 18 ans, elle a raconté de façon identique la même histoire qu’à l’âge de 11 ans. Le deuxième point est qu’elle décrit tous les détails et elle ne se contredit jamais. Elle ne donne jamais deux versions différentes de tout ce qui s’est passé. De plus elle m’a donné la même impression que d’autres personnes traumatisées que j’ai rencontré, c’est à dire ce même détachement dans la façon qu’elle a de parler de ses expériences traumatisantes. Cela semble paradoxal, mais c’est exactement cela qui me fait penser que ce qu’elle dit est la vérité… Elle semble parfaitement normale malgré son passé, elle a besoin de garder cette distance, sinon elle s’effondrerait. Je ne doute pas du tout de son histoire.

– Pierre (le frère de Noémie) : Les fenêtres sont fermées, tout est fermé, les rideaux tirés et les stores baissés. Les enfants sont ligotés sur des chaises, les mains derrière le dos. Ils sont bâillonnés pour ne pas parler ou crier. Dans cette pièce il y avait mon père, Christian N. le propriétaire du lieu, André D. et André L. Tous ceux là étaient présents aux deux séances auxquelles j’ai été forcé de participer. Ce qu’il se passe : premièrement les enfants sont violés, l’enfant est presque mort, il gît par terre… Mon père prend sa ceinture et frappe l’enfant, partout, sur le visage et sur le corps. Tout le monde y passe. Ils frappent l’enfant avec un manche à balai et après ils me disent que maintenant c’est à mon tour. Moi je ne veux pas… parce que c’est comme si j’étais là, sans être là (ndlr : dissociation). Ils me prennent et me disent vas-y fais le ! Fais le ! Je ne pouvais rien faire, il n’y avait aucune échappatoire. Je devais le faire, ils me l’ordonnaient. Je l’ai frappé quoi… 10 secondes et puis je suis parti.

– Voix off : Pierre n’a pas seulement été abusé sexuellement par son père mais pire encore. Son grand-père paternel, un grand prêtre d’une secte le viole également. Depuis l’âge de 5 ans, Pierre est programmé par son grand-père.

– Pierre : Il me dit que je suis l’élu, qu’un jour je lui succéderai et que je vais rentrer dans un cercle de personnes importantes qui seront ma nouvelle famille. Il me dit qu’un jour je serai moi aussi un grand-prêtre et que c’est une grande chance pour moi. Naturellement j’y croyais comme un petit enfant de 5 ans. Puis arrivent effectivement des cérémonies, elles existent vraiment et des gens y participent. Ils m’ont expliqué des rituels, des messes, des prières (…)

– Pierre décrit la cérémonie d’initiation qu’il a vécu à l’âge de 7 ans: La cérémonie a commencé comme toujours avec des chants et des prières. On priait sur des tapis rouges, un tapis rouge pour chacun des participants. J’étais toujours à côté de mon grand-père, les autres prêtres ensemble. On suivait une certaine chronologie entre les chants et les danses. On a fait ça pendant environ 20 minutes. Ensuite ma grand-mère, qui ne fait pas vraiment partie de la secte, qui ne participe jamais aux grandes cérémonies, a apporté un bébé qu’elle portait dans ses bras. Elle a donné le bébé à ma marraine Collette. Collette s’est alors dirigée vers nous et a donné le bébé à mon grand-père. Il a fait quelques signes que je ne comprenais pas, ensuite ils se passèrent le bébé les uns aux autres de main en main, jusqu’à ce qu’il revienne dans les mains de mon grand-père. Mon grand-père a redonné le bébé à ma marraine, après il a sorti un couteau assez long, avec des symboles et des pictogrammes gravés sur le manche. Là aussi le couteau est passé de main en main… Et là j’avais le couteau dans la main, mes parrains tenaient le bébé… Mon grand-père m’a prit la main, on s’est approché du nouveau-né et on lui a tranché la gorge. Le bébé n’a fait aucun bruit, il n’a même pas crié. Il s’est vidé de son sang et le sang était récupéré avec une coupelle, une sorte de grosse coupe…..

– Voix off : L’initiation d’un nouveau membre se passe toujours selon le même rituel. À chaque fois les nouveaux membres reçoivent l’ordre de tuer. Cela doit les rendre plus forts et ils doivent jurer de garder le silence. Nous pensions avoir atteint l’abomination… Mais Pierre nous a décrit un autre rituel pratiqué par cette secte : le cannibalisme.

– Pierre : Ma grand-mère apporta un grand plateau, il y avait les sept prêtres, on était dix en tout autour de la table. Après on a été servi avec un morceau de viande provenant du bébé. On devait le manger pour célébrer mon arrivée en tant que nouveau prêtre de la secte. Il y avait aussi un verre où il y avait le sang. On devait manger et boire, on a bu le sang. Mon grand-père récita une prière au début et une autre à la fin. Il m’a félicité en me disant que j’avais été très bien, il m’a flatté en me disant que j’étais le meilleur etc…


Le Média en 4-4-2.




jeudi 25 juin 2026

Margareth Atwood a vu juste



par Isabelle


Dans l’univers de "La Servante écarlate", de Margareth Atwood, la montée de "Gilead" (les États-Unis reformatés par une théocratie) est progressive et résulte d’une combinaison de crises sociétales et d’opportunisme politique et religieux.

Voici les grandes étapes de cette transformation :


- Crises environnementales et sociales : 

Une chute mondiale de la natalité, causée par la pollution, les maladies et les radiations, plonge les sociétés dans le chaos. Aux États-Unis, cette crise exacerbe les tensions sociales et économiques, créant un terreau fertile pour des idéologies extrêmes.

- Montée des fondamentalistes religieux : 

Un groupe d’extrémistes chrétiens, les "Fils de Jacob", profite de cette instabilité. Ils rejettent la modernité et prônent un retour à des valeurs "pures" basées sur une interprétation littérale de la Bible. Leur discours séduit une population désespérée cherchant des solutions radicales.

- Coup d’État : 

Les Fils de Jacob orchestrent une série d’attaques terroristes, qu’ils attribuent à des ennemis extérieurs. Profitant de la panique, ils suspendent la Constitution américaine, imposent la loi martiale et éliminent le Congrès dans un attentat. Cette prise de pouvoir rapide leur permet de démanteler les institutions démocratiques.

- Instauration de la théocratie : 

Une fois au pouvoir, ils réorganisent la société selon une hiérarchie rigide. Les femmes perdent leurs droits (interdiction de lire, de travailler, de posséder des biens), et la population est classée en castes: les Commandants (l’élite), leurs Épouses, les Servantes (esclaves reproductrices), les Marthas (domestiques), et les "Éconofamilles" (classes inférieures). La Bible est utilisée pour justifier ces lois oppressives, bien que souvent manipulée pour servir les intérêts des dirigeants.

- Résistance et consolidation : 

Malgré une opposition initiale, Gilead écrase toute dissidence par la violence et la propagande, instaurant un contrôle total sur la population. La peur et la surveillance maintiennent le régime en place, même si des poches de résistance subsistent.

Cet univers dystopique sert de mise en garde contre les dérives autoritaires et leurs conséquences.


Les lois noachides, dans leur essence, sont un idéal de coexistence pacifique, mais elles pourraient être manipulées, comme le fait Gilead, avec la Bible pour imposer un contrôle totalitaire. Par exemple, l’interdiction des "unions illicites" (une des lois noahides) pourrait être tordue pour justifier la régulation extrême de la sexualité et de la reproduction, comme dans Gilead.

Si les lois noahides représentent une tentative d’unir l’humanité sous des valeurs fondamentales, La Servante écarlate montre ce qui pourrait arriver si une société prenait un tel cadre moral et le transformait en un outil de domination. Par exemple, l’obligation d’établir des tribunaux (une des lois noachides) pourrait être déformée en un système judiciaire oppressif comme celui de Gilead, où la "justice" sert à punir (persécutions) plutôt qu’à protéger.


mercredi 24 juin 2026

Il y a des moments dans l’histoire où une phrase révèle plus que mille pages de propagande



Harari pratique la méditation vipassana depuis 2003 (1).

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Il y a des moments dans l’histoire où une phrase révèle plus que mille pages de propagande


À Davos 2026, Yuval Noah Harari a pratiquement admis ce que beaucoup refusent encore de voir : l’Intelligence Artificielle n’est pas présentée uniquement comme un outil. Elle est présentée comme une nouvelle entité capable de remplacer des fonctions humaines, d’occuper des espaces sociaux, d’influencer les cultures, de façonner les religions, de contrôler les marchés et, finalement, de recevoir une reconnaissance juridique.

Remarquez le changement de langage.

On ne parle plus de programmes.

On ne parle plus de logiciels.

On ne parle plus de machines.

On parle d’« agents ».

On parle d’« immigrants numériques ».

On parle d’intelligences qui pourront gérer des entreprises, déplacer des fonds bancaires, créer des religions, participer à la politique et exercer une influence sur des milliards de personnes.

La question posée à Davos n’était pas technologique.

Elle était civilisationnelle.

Que se passe-t-il quand les êtres humains cessent d’être les principaux producteurs de connaissance, d’information et de récit ?

Qui contrôle les mots contrôle la perception.

Qui contrôle la perception contrôle la réalité.

Et qui contrôle la réalité contrôle des sociétés entières.

Pendant des siècles, les gouvernements se sont disputé des territoires.

Puis ils ont commencé à se disputer le pétrole, le commerce et les ressources naturelles.

Maintenant, la lutte porte sur le contrôle de l’intelligence.

Sur la capacité d’influencer les pensées avant même qu’elles n’émergent.

Le plus curieux est que tout cela est présenté comme inévitable.

Comme si l’humanité se trouvait face à un phénomène naturel.

Comme si personne ne prenait de décisions.

Comme si n’existaient pas des corporations milliardaires, des centres de données gigantesques, des gouvernements, des investisseurs et des organisations globales finançant cette transformation.

La question que personne ne pose est simple :

Si l’IA commence à produire la plus grande partie des informations que nous consommons, qui programmera les valeurs qui seront contenues dans ces informations ?

Qui définira ce qui est vrai ?

Qui définira ce qui est un discours acceptable ?

Qui définira ce qui peut ou ne peut pas être dit ?

Parce que, au bout du compte, nous ne parlons pas seulement de technologie.

Nous parlons de pouvoir.

Pouvoir sur l’information.

Pouvoir sur la culture.

Pouvoir sur l’éducation.

Pouvoir sur la religion.

Pouvoir sur l’économie.

Pouvoir sur la définition même de ce que signifie être humain.

La Révolution industrielle a remplacé les muscles.

La Révolution numérique a remplacé les tâches.

La Révolution de l’IA menace de remplacer la capacité humaine même d’interpréter le monde.

Et quand une civilisation remet sa capacité de penser à des systèmes qu’elle ne contrôle pas, elle n’avance pas.

Elle sous-traite sa propre liberté.

La vraie question n’est pas si l’IA sera puissante.

La vraie question est :

Qui sera puissant à travers elle ?



1) Le Père Joseph-Marie Verlinde, pratiquant du yoga et de la méditation transcendantale, était parvenu à la maîtrise de quelques siddhis mineurs. Il témoigne


mardi 23 juin 2026

La juste colère



Contrairement au bouddhisme, qui affirme qu'on renaît en enfer sous l'empire de la colère, de la haine et de l'agressivité, Aristote reconnaît à la colère une valeur morale positive.

La juste colère : Aristote face aux philosophes


Injustice, mépris, trahison : vous éprouvez de la colère et nourrissez un désir de vengeance. Pour le philosophe Aristote, cette colère est une saine indignation : la refuser peut même paraître suspecte quand votre dignité est bafouée.

Face à l’injustice, au mépris ou à la trahison, la colère persiste et le pardon semble impossible et un désir de vengeance vous traverse. La plupart des philosophes condamnent la colère et plus encore la vengeance, au nom de l’apaisement et de la réconciliation.

Mais Aristote fait figure d’exception en reconnaissant à la colère une valeur morale positive. Pour lui, la colère est une saine indignation face à l’injustice, mais bien distincte autant de la passivité que de l’excès. Dans ce Fil philo, en s’appuyant sur les écrits d’Aristote, éclairés par l’analyse de la philosophe Laurence Devillairs, refuser toute vengeance peut alors devenir suspect : une juste colère vaut mieux qu’une lâcheté face à ce qui bafoue la dignité.

La colère comme réaction juste face à l'injustice

Ce n'est pas le philosophe Aristote qui vous critiquera, car il voit dans la colère une saine indignation. Vous pourriez croire que toute la philosophie vous encourage à vous engager dans la voie de l'apaisement, de la réconciliation et du pardon ? D'une certaine façon, c'est vrai, les philosophes sont quasi unanimes à condamner la colère et encore plus la vengeance, de Sénèque à Ricœur, en passant par Spinoza.

Mais presque seul contre tous, Aristote accorde à ses deux émotions, colère et vengeance, une dimension positive. Il affirme dans son ouvrage La Rhétorique, dont seuls certains fragments sont parvenus jusqu'à nous, que la colère est la réaction la plus juste qui soit face à l'injustice. Elle ressort de l'estime de soi quand votre dignité a été bafouée et que vous avez été, sans raison valable, traité avec mépris. Elle ne relève ni d'une pulsion, ni d'une exagération, ni d'une forme d'agressivité.

Au contraire, vous pouvez vous mettre tranquillement en colère, souligne Aristote, de manière parfaitement réfléchie. "On agit [alors] volontairement", affirme-t-il dans son autre ouvrage, Éthique à Nicomaque, "car on sait ce qu'on fait et pourquoi on le fait". La colère est une saine indignation face à l'imposture de certains, au fait qu'ils obtiennent ce qu'ils ne méritent pas et qu'ils vous privent de ce qui vous revient.

Quand imaginer la vengeance suffit

Cette colère s'accompagne du désir de se venger. "Toute colère est accompagnée d'un certain plaisir, celui que donne l'espoir de la vengeance ", dit Aristote. Inutile même de passer à l'acte, le seul fait d'imaginer votre vengeance vous procure du plaisir et d'une certaine façon vous venge.

Vous qui avez été rabaissé, comptez pour rien. Vous avez précisément par ce désir de vengeance la force de vous affirmer, de projeter, de vouloir et de dire que vous comptez. S'il n'est pas question de cruauté, c'est-à-dire du plaisir malsain pris à infliger à son tour la souffrance, la vengeance se trouve justifiée, car, insiste Aristote, "on ne commet pas d'injustice quand on a été soi-même victime". Selon lui, il y a même une forme de franchise, de sincérité dans la colère, qui n'est ni ruse ni hypocrisie. C'est une manière de dire « c'est injuste, on ne peut pas permettre cela ».

Cette juste indignation s'oppose tout autant à la passivité qu'à l'emportement excessif : on ne peut pas se mettre en colère pour tout et tout le temps. Mais ne pas vouloir se venger, toujours selon Aristote, est suspect et relève d'une forme d'impuissance ou d'un défaut de jugement qui vous rend incapable de discerner avec fermeté ce qui est juste de ce qui est injuste et de le faire savoir. Si l'on a piétiné ce qui est important à vos yeux, le mérite, la fidélité, le respect de la personne, et que vous en ressentez de la colère, Aristote ne vous en blâme donc pas. Vous pouvez avoir le droit de ne pas pardonner, rien ne vous y oblige, mieux vaut une juste colère qu'une évidente lâcheté.


Bibliographie :

- La Rhétorique d'Aristote



lundi 22 juin 2026

Rester sain dans un asile à ciel ouvert



Pour une bonne santé mentale, il faut quoi ? Un psy hors de prix qui hoche la tête à 80 euros la minute ? Du yoga en legging éthique fabriqué au Bangladesh ? Trois applis de méditation qui vous envoient des notifications pour vous rappeler de respirer ? Ou une thérapie au ronron avec un chat qui vous juge en silence ?

Allons. Soyons sérieux trente secondes – pas plus, après ça devient suspect.

Dans ce cirque absurde, grotesque et carnivore, je ne vois qu’une priorité absolue : préserver son équilibre mental. En mode survie. Comme on martèle «Ctrl + S» avant que l’écran ne gèle – parce qu’on sait très bien que ça va geler.

Et croyez-moi, c’est du sport de haut niveau. Essayez de rester zen quand vous baignez dans une piscine de cons qui s’ignorent : les pires, sont ceux qui ont l’arrogance tranquille et la bêtise expansive. Ils ne doutent jamais. Ils diffusent.

Ajoutez à ça un État nounou sous cocaïne, qui vous parle comme à un enfant qui aurait mangé de la pâte à modeler. Un État qui, pour votre bien, évidemment, serait prêt à vous faire une inspection technique complète – y compris par les voies les plus intimes – afin de s’assurer que vos pensées sont homologuées. Sécurité avant tout.

Merci, mais j’ai dépassé l’âge où on me tient la main pour traverser la rue. Et surtout l’âge où on me fouille les poches – et le reste – pour vérifier si je suis un bon élève idéologique.

Savoir qu’on est encore considéré comme un mineur sous tutelle, ça use. Sérieusement. J’ai l’âge des bilans médicaux et des lunettes progressives, pas celui du carnet de correspondance idéologique.

Le paternalisme sirupeux, c’est terminé. Rangez-moi cette voix douce et monotone qui explique la vie comme à un élève dissipé. Je n’ai plus besoin qu’on m’explique quand il faut applaudir, quand il faut trembler et quand il faut m’indigner.

Et les slogans en boucle, merci bien : répéter une ânerie toutes les cinq minutes ne la rend pas vraie, ça la transforme juste en jingle débile. À force de marteler le vide, on n’obtient pas de la profondeur : juste un écho plus fort dans une pièce déjà creuse.

Et l’esprit sain – le vrai – ne supporte pas la médiocrité. Il ne la débat pas, il ne la négocie pas : il la fuit. Il prend ses jambes à son cou et va respirer ailleurs. Parce que quand on n’est pas complètement con – pas besoin d’avoir lu des bibliothèques entières -, on voit au premier coup d’œil ce qui cloche. Ça saute aux yeux. Ça hurle même.

Alors voilà la seule question qui mérite encore un peu de salive : comment rester lucide sans finir en pension complète chez les zinzins ? Comment garder l’équilibre quand le monde autour de vous a choisi la moquette épaisse de la facilité, le canapé ergonomique de la lâcheté confortable et la bêtise sous blister.

Alors oui, comment rester lucide sans devenir comme eux ?

La réponse est brutale de simplicité : devenez égoïste.

Pas l’égoïsme du petit tyran qui veut tout contrôler. Non. L’égoïsme supérieur : celui qui consiste à protéger farouchement sa paix intérieure.

À un moment donné, il faut arrêter de vouloir sauver tout le monde, convaincre tout le monde, corriger tout le monde.

Alors, coupez les parasites. Cultivez votre jardin. Marchez. Courez. Asseyez-vous au bord d’un lac et vivez l’instant. Regardez la mer sans rien poster. Laissez le vent vous gifler le visage. Retrouvez le silence. Le vrai. Celui qui n’a pas besoin d’être liké.

Quant aux cons qui, eux, ne vous ignorent pas, méfiez-vous. Ceux-là sont les plus dangereux. Ils ont un talent rare : celui d’apparaître exactement au moment où vous êtes enfin tranquille.

Vous êtes seul au bord d’un lac, en train de contempler un coucher de soleil ? Ils surgissent pour vous expliquer pourquoi le soleil est problématique.

Vous marchez en forêt pour retrouver le calme ? Ils trouvent le moyen de vous raconter leurs problèmes de copropriété à trois kilomètres du premier immeuble.

Vous profitez d’un moment de bonheur simple ? Ils débarquent avec l’énergie d’un contrôleur fiscal un lundi matin et la légèreté émotionnelle d’une bétonnière pleine.

Le con ordinaire est pénible. Le con motivé est une force de la nature.

Alors protégez votre paix intérieure comme un trésor national. Fuyez sans honte. Courez si nécessaire. Négocier avec certains individus est aussi utile que jouer aux échecs avec un pigeon : il renverse les pièces, lâche une fiente sur l’échiquier et repart convaincu d’avoir gagné la partie.

Et vous savez quoi ? Le vrai luxe aujourd’hui, ce n’est ni l’argent ni le statut social.

C’est une journée entière sans entendre une seule connerie.

Amal Djebbar 


dimanche 21 juin 2026

Chrétien de Troyes et les mystères de la canicule : ou quand le fameux chevalier Yvain annonce la dépression aoûtienne et nos déprédations estivales…




La chaleur…

Nous voici à nouveau en période de canicule. Elle est terrible où je vis. La canicule rend dépressif (pic de mortalité et suicides en août), peut tuer même et causer des guerres (août quatorze…), et elle a toujours été redoutée. Les clergés païens de jadis savaient mieux que l’actuel comment l’encadrer, nos écrivains aussi puisque le plus grand d’entre eux, Chrétien de Troyes consacra son meilleur roman à cette canicule, et au chevalier au lion (ou au chien) qui l’accompagne.

Voyons le dictionnaire :

Canicule vient du latin Canicula, qui signifie «chien», en liaison avec Sirius, étoile principale de la constellation du Grand Chien. Elle ne concerne donc à l’origine que la période annuelle du 24 juillet au 24 août, où cette étoile se couche et se lève en même temps que le Soleil, ce qui avait laissé penser aux anciens qu’il existait un lien entre l’apparition de cette étoile et les grandes chaleurs (1).

Le grand Pline l’Ancien ajoutait : « Quant à la Canicule, qui ignore que, se levant, elle allume l’ardeur du soleil ? Les effets de cet astre sont les plus puissants sur la terre : les mers bouillonnent à son lever, les vins fermentent dans les celliers, les eaux stagnantes s’agitent. Les chiens aussi sont plus exposés à la rage durant tout cet intervalle de temps ; cela n’est pas douteux (2). »

Encadrée car redoutée, la canicule était ainsi fêtée au temps des romains (au passage faisons la pub pour les Fastes d’Ovide, notre livre de chevet, absolument essentiel) :

Dans la Rome antique, le début de la Canicule était célébré par la fête de Neptunalia (le 24 juillet), on lui attribuait de mauvaises influences (maladies causées par la chaleur et hurlements des chiens) et on tentait de conjurer l’influence néfaste de Sirius sur les moissons en immolant des chiens roux comme le soleil. La Canicule s’achevait par la fête de Vulcania le 24 août ; c’est notre saint Barthélémy (quand je vous disais qu’il y avait un lien…).

La canicule est liée au chasseur Orion (que reprend Tolkien dans le Silmarillion) et à Sirius (Huan pour les amateurs). Le nom Sirius vient du grec « Σείριος » via le latin Sirius, signifiant « ardent ». C’était le nom du chien que possédait le personnage de la mythologie grecque Orion éponyme de la constellation Orion, qui se situe à proximité immédiate de Sirius, qui lui-même fait partie du Grand Chien. Orion et le Grand Chien furent placés dans le ciel à la suite du décès du grand chasseur.

Nous en venons au Chevalier au lion. Pour avoir raté un rendez-vous courtois après la saint-Jean, un chevalier est éconduit par sa Belle (une fée qui commande au Temps avec sa savante servante Lunette – petite Lune) et devient fou. Il retrouvera son équilibre avec son Lion et vaincra les épreuves. Sa vie de nudiste dégénéré dans les bois fait penser à nos vacances aoûtiennes (à poil partout, à bouffer de la viande crue ; je vois cela tous les jours).

L’universitaire Philippe Walther croit à l’inspiration folklorique, et c’est heureux. Il écrit dans sa très belle notice de la Pléiade :

« Ce conte adapte, selon toute vraisemblance, les résidus d’un vieux mythe saisonnier d’origine celtique selon lequel un roi est appelé à être remplacé, grâce au meurtre rituel accompli sur sa personne, en période de Canicule. L’épreuve rituelle consiste en un défit cosmique (la fontaine aux tempêtes) suivi d’un combat à caractère eschatologique. En outre, selon la conception celtique, c’est l’union avec la fée qui procure au prétendant sa souveraineté (3). »

Philippe Walther souligne l’importance solaire et astrologique de l’événement :

« La date du premier juillet – huit jours après la Saint-Jean – retenue pour ce délai fatidique partage d’ailleurs l’année en deux moitiés égales, marquant ainsi une échéance médiane symbolique : Yvain se trouve alors au carrefour de son destin… Dans la tradition astrologique, le Lion solaire de l’ été est le signe royal par excellence. En rencontrant et en acceptant le compagnonnage du lion, Yvain découvre son affinité profonde pour cet animal conquérant ».

Et il ajoute cette note très importante : Yvain serait conçu lors de la nuit de Samain (Halloween !!!) pour naître lors de la fête de Lug, le premier août donc.

« Le lion est aussi très certainement le signe zodiacal de naissance d’Yvain si l’on se fonde sur un texte gallois peu connu et qui raconte l’engendrement mythique du héros. Celui-ci s’opère sous le signe du chien, dans le comté de Denbigh, là où se trouve une paroisse appelée Llanferrys. Urien y connaît charnellement la fille du roi d’Annwn qui prend les traits d’une lavandière de la nuit. L’engendrement a lieu lors de la nuit de Samain (1er novembre) ; il donnera naissance, neuf mois plus tard, le 1er août, lors de la fête celtique de Lugnasad, à un héros solaire. Chevalier de la Canicule, Yvain rejoint ainsi les grandes figures caniculaires de la tradition mythologigue (4). »

Quel plaisir quand un universitaire comprend son sujet !

Mais il nous manque la vision supérieure, hérétiquement considérée par l’université, et qui nous sera commentée par René Guénon.

Voici ce qu’inspiré par le Maître je note dans mon livre (5) :

« Dans le même texte d’Yvain, solaire et initiatique à souhait, on connaît la panique solsticiale et la peur du dérèglement cosmologique et temporel.

C’est la folie d’Yvain qui arrive trop tard après la Saint-Jean, et qui n’a pas obéi à sa Dame conçue ici comme Reine du Ciel et des cycles naturels (il n’a pas non plus été le bon gardien de la source fervente).

En réalité la folie d’Yvain est solsticiale et elle est liée à la Saint-Jean estivale qu’il n’a pas respectée. Ce terme produit le châtiment astrologique de sa Dame. Voici ce que dit Guénon sur cette Saint-Jean liée au Baptiste :

« Bien que l’été soit généralement considéré comme une saison joyeuse et l’hiver comme une saison triste, par là même que le premier représente en quelque sorte le triomphe de la lumière et le second celui de l’obscurité, les deux solstices correspondants n’en ont pas moins, en réalité, un caractère exactement opposé à celui-là… En effet, ce qui a atteint son maximum ne peut plus que décroître, et ce qui est parvenu à son minimum ne peut au contraire que commencer aussitôt à croître ; c’est pourquoi le solstice d’été marque le début de la moitié descendante de l’année, et le solstice d’hiver, inversement, celui de sa moitié ascendante ».

Guénon justifie ensuite la course malheureuse de notre Yvain arrivé après la fin juin, pardon, après la Saint Jean :

« En réalité, c’est la moitié ascendante du cycle annuel qui est la période « joyeuse », c’est-à-dire bénéfique ou favorable, et sa moitié descendante qui est la période « triste », c’est-à-dire maléfique ou défavorable ; et le même caractère appartient naturellement à la porte solsticiale qui ouvre chacune de ces deux périodes en lesquelles l’année se trouve divisée par le sens même de la marche du soleil (6)».

Notre savant impeccable explique ensuite qu’il y a autour du cercle du cycle une figure de deux tangentes (cf. Gibraltar et les piliers d’Hercule), et que ces points sont "comme les bornes que le soleil ne peut jamais dépasser au cours de sa marche". Yvain l’ayant fait, il sombre dans une folie solsticiale. Nous la lions à la canicule qui déchaîne aussi les passions et prodigue la fameuse dépression estivale des aoutiens.

Un dernier point sur le caractère solaire et celtique d’Yvain :

« Le lendemain, à midi, Owein revêtit une robe, un surcot et un manteau jaunes, rehaussé d’un large orfroi de fil d’or; ses pieds étaient chaussés de brodequins de cordwal bigarré, fermes par une figure de lion en or (7) ».



Notes

(1) Wikipédia, article canicule

(2) Pline, Histoire naturelle,

(3) Chrétien de Troyes, la Pléiade, notice p.1173-4

(4) ibid., p. 1184

(5) La chevalerie hyperboréenne et le Graal, p. 236

(6) Guénon, Symboles de la Science sacrée, XXXV

(7) Mabinogion, Owein


Quand le cinéaste Pasolini constate la fin de la culture et du christianisme…



J’ai parlé de la culture moderne comme arme de destruction massive. On y est en plein depuis les années 1920 (Zweig) puis 70.

La catastrophe anthropologique actuelle est en effet déjà décrite par Pier-Paolo Pasolini dans ses écrits corsaires, publiés par la presse italienne vers 1974, juste avant son assassinat. Pasolini observe que le vrai Grand Remplacement, celui des âmes et des cerveaux, a eu lieu avec notre américanisation, l’hédonisme et la télévision.

Les attentats sous faux drapeaux qu’il dénonce, et qui se succèdent en Italie à une vitesse démente pour « mettre fin à une opposition politique apparue par surprise » (Guy Debord) jouent un grand rôle vers 1970. Ce drôle de néomarxiste (il aime la société soviétique), de chrétien (il est opposé à la lâcheté du nouveau Vatican) et d’homosexuel (il est opposé à l’avortement) n’y va pas par quatre chemins :

"leur silence et leur passivité ont l’apparence d’une atroce névrose euphorique, qui leur fait accepter sans aucune résistance le nouvel hédonisme avec lequel le pouvoir réel remplace les hautes valeurs morales du passé."

Pasolini était effaré par la fin rapide de la bonne civilisation paysanne, soulignant ensuite que tout va disparaître, la tradition, l’éducation, la confession religieuse. Le cinéma italien connaît d’ailleurs sa dernière grande décennie avant de disparaître avec tous ses maîtres Risi, Visconti, Fellini, etc. (Bertolucci n’est ni italien ni cinéaste).

Le laïcisme de nos abrutis des médias lui répugne :

"c’est un hédonisme néo-laïc, aveuglement oublieux de toute valeur humaniste et complètement étranger à toutes les sciences humaines."

La tradition de résignation et de patience et de sacrifice disparaît :

"les italiens en effet ne veulent plus abandonner cette commodité et ce bien-être, même misérable, qu’ils ont atteint"

Vive mon confort, mort aux valeurs !

L’Église ralliée va en crever, sur fond de fin des paysans :

"la fin de l’église est désormais inévitable, à cause de la trahison de millions et de millions de fidèles, surtout ces paysans convertis à la laïcité et à l’hédonisme consommateur."

Mélange de nihilisme, de conformisme bovin et de nullité morale et spirituelle, la laïcité est en effet très prometteuse. On découvre aujourd’hui sa haine rageuse du christianisme et son adoration pour tout ersatz de substitution religieuse.

Pasolini souligne la salauderie de la démocratie chrétienne soumise aux USA, ainsi que la salauderie du christianisme bourgeois et mondain qui se recycle alors dans la construction européenne et la mondialisation libérale (mais la colère, comme dit l’apôtre, finira par les atteindre).

Il écrit que l’Église de Vatican II, « pas très cultivée » risque de connaître une fin peu glorieuse, et qu’elle devrait tout faire pour éviter cette « fin non glorieuse » (ingloriosa). Il ajoute que « le plus grave serait d’accepter passivement sa propre liquidation. » C’est ce qu’on fait pourtant.

Citons ma phrase préférée de Léon Bloy :

"Et ce cortège est contemplé par un peuple immense, mais si prodigieusement imbécile qu’on peut lui casser les dents à coups de maillet et l’émasculer avec des tenailles de forgeur de fer, avant qu’il s’aperçoive seulement qu’il a des maîtres, — les épouvantables maîtres qu’il tolère et qu’il s’est choisis."

L’hédonisme se fout de tout (macché sacrificio…) avec son outil la télévision, bien attaquée aussi par d’autres maîtres alors – comme Godard ou Fellini :

"et puis quoi le sacrifice, et puis quoi la foi, et puis quoi l’ascétisme, et puis quoi les bons sentiments, et puis quoi ces bonnes manières."

Et le maître de ponctuer :

"la télévision a été le principal artisan de la victoire du non au referendum, à travers la laïcisation des citoyens."

La laïcisation des citoyens, on la retiendra celle-là. A la même époque le philosophe marxiste Henri Lefebvre pleure son église campagnarde et agraire. Car le marxisme ne survivra pas non plus à la société industrielle qui industrialisa l’homme.

La tolérance est déjà au goût du jour, et la laïcité de nos saligauds :

"le système et l’hédonisme ridiculisent l’épargne, la prévoyance, la respectabilité, la pudeur, la retenue, tous les bons sentiments d’antan."

Pasolini conclue que le consumérisme et l’hédonisme de masse ont abouti à une « révolution anthropologique. »

Le cinéaste fut assassiné quelques mois plus tard. Le film Salo établissait le lien entre libéralisme libertaire et fascisme, reliés par Sade et le dérèglement sexuel (voyez les scandales pédophiles un peu partout, et lisez mon texte sur Sade et la mondialisation).
A quarante ans de là, je donne les grands moments d’une interview qui fit scandale en Espagne, celle du grand historien américain du franquisme Stanley Payne. Voici ce que disait Payne à ses journalistes interloqués (trop bêtes sans doute pour être scandalisés) :

"l’Espagnol moyen s’est converti en un être anesthésié dépourvu d’ambitions transcendantales."

Payne ignore les soi-disant bouleversements technologiques (on n’est pas sur la lune, l’énergie est hors de prix, et les vols aériens sont plus lents qu’en 1970) et il souligne que les moyens de communication ont atomisé les Espagnols en anesthésiant la société, comme dans les autres pays développés. Du vrai Tocqueville…

Payne reprend le thème de l’abrutissement par la technologie, la communication, l’hédonisme, de la télé-poubelle ou le sport, qui en Espagne vire à l’obsession tératologique.

Il ajoute que le citoyen entretenu demande un peu, mais pas beaucoup pour bouffer et regarder sa télé ou son portable… Il est modeste dans ses appétits, ajoute-t-il cruellement. Enfin il précise ce qu’on appelle d’un point de vue historique le politiquement correct, le buénismo. Ce bonisme prétend dominer la société et éviter les révoltes en promouvant le conformisme.

C’est toute la vague des pseudo-antisystèmes (Podemos, Syriza, etc.) que notre savant américain dénonce bien ici.

Nicolas Bonnal


Sources :

Nicolas Bonnal – Chroniques ; la culture comme arme de destruction massive (Kindle-Amazon)

Pasolini – Ecrits corsaires

Payne – El español medio se ha convertido…




samedi 20 juin 2026

Gush Etzion reconnaît enfin les abus sexuels rituels : Un tournant historique en Israël



Gush Etzion est un bloc de localités israéliennes situé dans les montagnes de Judée, entre Jérusalem et Hébron, en Cisjordanie. Le média israélien JFEED a publié un article sur le sujet, on y lit : « Dans une déclaration publique sans précédent, le Conseil régional de Gush Etzion a reconnu l’existence de cas d’abus sexuels rituels au sein de ses communautés à la suite d’une enquête choc de Kan11, mettant fin à une longue période de déni et exhortant les victimes à se manifester. ». Des années de déni, des vies brisées : Israël découvre l’envers de ses traditions juives des plus sombres.


L’investigation de la journaliste Ronnie Zinger ayant abouti à un documentaire vidéo d’une heure, intitulé « Blessures Cérémonielles », vient d’être mis en ligne il y a quelques jours… C’est un revirement spectaculaire qui marque un tournant dans l’un des scandales d’abus les plus troublants en Israël, et qui devrait désormais entraîner la réouverture de plaintes policières auparavant classées sans suite, ainsi qu’un élargissement majeur de l’enquête criminelle. Le Conseil régional de Gush Etzion a publié une déclaration publique sans précédent reconnaissant des cas d’abus sexuels rituels au sein de ses communautés, mettant fin à une longue période de déni et de silence.

Cette déclaration extraordinaire est intervenue en réponse directe à l’enquête choc de la journaliste Roni Zinger, diffusée dans l’émission « Zman Emet » de la chaîne Kan 11. Le reportage présente les témoignages de cinq femmes différentes, dont la plupart ne se connaissaient pas, décrivant des schémas étonnamment similaires d’abus sexuels rituels commis par plusieurs auteurs dans les mêmes zones de Gush Etzion. Pourquoi ces cinq femmes ? Parce qu’elles viennent de différentes zones d’une même région géographique, qu’elles ont à peu près le même âge, elles décrivent les mêmes lieux où les sévices se sont produits et elles répètent parfois les mêmes noms d’agresseurs – tout cela sans se connaître ni avoir été exposées à leurs histoires mutuelles.

Le documentaire comprend également des enregistrements clandestins, des confrontations filmées et les témoignages de professionnels ayant accompagné les plaignantes au fil des années, le tout constituant une base de preuves laissant peu de place au doute… Pendant longtemps, les accusations d’abus sexuels graves de type rituels ou cérémoniels au sein de la communauté religieuse juive avaient été accueillies par des dénégations, une remise en cause des témoins et un profond scepticisme. Cette fois, le Conseil Régional a choisi une voie radicalement différente ! La déclaration officielle du Conseil indique notamment : « Les actes décrits, attribués notamment à des personnes de Gush Etzion, sont l’expression d’un mal absolu et d’une dépravation morale qui n’ont pas leur place dans la société humaine, et certainement pas dans notre communauté. »

Les dirigeants ont adressé un message sans ambiguïté aux victimes encore trop effrayées pour parler : « Nous souhaitons déclarer dans les termes les plus clairs possibles que nous condamnons les actes d’abus et ceux qui les commettent. Les abus sexuels, et plus encore ceux décrits comme systématiques et rituels, constituent un crime odieux qui blesse non seulement les victimes, mais aussi tout le tissu de notre communauté. » La déclaration du Conseil s’est conclue par une mesure concrète : la publication de numéros de téléphone directs pour la ligne de sécurité, les services sociaux, des psychologues et des lignes d’assistance spécialisées pour les victimes d’agressions sexuelles. Les victimes ont été invitées à prendre contact discrètement et immédiatement : « Nos pensées accompagnent les victimes, où qu’elles se trouvent » conclut le communiqué du Conseil.

Et maintenant ? L’enquête de Kan11, combinée à cette reconnaissance officielle et sans précédent du Conseil Régional, devrait désormais entraîner la réouverture de plaintes policières auparavant classées ainsi qu’un élargissement majeur de l’enquête criminelle – dans ce qui apparaît comme l’une des affaires d’abus sexuels les plus organisées et les plus choquantes jamais révélées en Israël.

par Yoann

Source


vendredi 19 juin 2026

Pédophilie "snuff porno" : Ils tuent des enfants pour leur plaisir sexuel



Avant de fournir les détails horribles des cruautés sadiques infligées aux enfants exploités sexuellement, dont beaucoup sont des bambins enlevés dans des orphelinats en Russie et torturés à mort, il est nécessaire de présenter les statistiques de base: les principaux faits et chiffres de l'industrie mondiale du porno (chiffres datant de Mai 2017).

MÊME LES BORNES SONT DÉPASSÉES

«C'est un monde malade dans lequel nous vivons.» - Dr William Pierce [1]

Ces notes proviennent d'un de mes articles non publiés écrit il y a quelques années que je viens de trouver parmi mes papiers après les avoir égarés. J'ai mis à jour les chiffres dans la mesure du possible, mais je ne serais pas surpris d'apprendre qu'ils sont dans certains cas sous-estimés. C'est parce que la dépendance au porno aspire des millions de nouvelles victimes dans son filet chaque année. Il n'y avait que 670 millions d'internautes dans le monde en 2002, mais en 2013, ce chiffre était passé à 2,7 milliards et à 4,54 milliards en 2020. (Voir ici). En d'autres termes, le bassin de victimes potentielles de la dépendance au porno s'est considérablement élargi d'année en année.

La plupart des chiffres cités ci-dessous, à l'exception de ceux avec des références numérotées séparément dans le texte, proviennent des statistiques de pornographie de Pornography Statistics de Family Safe Media.

Les revenus mondiaux annuels totaux de la pornographie s'élèvent à 100 milliards de dollars, dont 3100 dollars dépensés en pornographie à l'échelle internationale chaque seconde. Ces revenus sont supérieurs aux revenus des principales sociétés technologiques réunies: Microsoft, Google, Amazon, eBay, Yahoo, Apple, Netflix et EarthLink.

Il y a 7 milliards de personnes dans le monde, réparties dans 200 pays. Il serait intéressant de savoir quels pays sont les plus enclins à la consommation de pornographie par habitant. Étant donné le lien indissociable entre la pornographie et la masturbation, les citoyens de ces pays pourraient alors être considérés à juste titre comme «les plus lubriques du monde» - ou, en tout cas, comme les masturbateurs les plus prolifiques du monde.

Voici les 10 pays les plus enclins à la luxure masturbatoire, sur la base des dépenses par habitant consacrées à la pornographie : 

- (1) Corée du Sud (527 dollars par habitant). 

- (2) Japon (157 $ pc). 

- (3) Finlande (115 $ pc). 

- (4) Australie (99 $ pc). 

- (5) Brésil (53 $ pc), 

- (6) République tchèque (44,9 $). 

- (7) États-Unis (44,6 $ pc), 

- (8) Taïwan (43,4 $ pc), 

- (9), Royaume-Uni (32 $ pc). 

- (10) Canada (30 $ pièce).

La raison pour laquelle les Sud-Coréens et les Japonais dépensent d'énormes sommes d'argent dans la pornographie, par rapport à d'autres pays, ferait l'objet d'une thèse de doctorat sensationnelle que j'espère qu'un doctorant passionné rédigera un jour. Pendant 11 années consécutives, la Corée du Sud s'est classée au premier rang du taux de suicide parmi les pays de l'OCDE. La question de savoir s'il existe une corrélation entre une consommation élevée de pornographie et des taux de suicide élevés est une énigme fascinante que les chercheurs universitaires pourraient souhaiter résoudre.

Bien que la Chine dépense plus en pornographie que tout autre pays du monde (28% des revenus totaux de la pornographie, contre 14% des États-Unis), n’est dû qu’à l’énorme population chinoise de 1,3 milliard de personnes. Bien que la pornographie soit officiellement «illégale» en Chine, un pays parfois décrit comme «un pays où la pornographie n’existe pas», les Chinois semblent avoir facilement accès à la pornographie importée du Japon.

Les dépenses annuelles consacrées à la pornographie dans deux pays seulement, la Chine et le Japon, suffiraient à nourrir les affamés du monde pendant une année entière.

Il existe (en 2017) plus de 4 millions de sites Web pornographiques dans le monde, qui augmentent de plusieurs milliers chaque jour. Il y a 68 millions de demandes de moteurs de recherche pornographiques par jour, soit 25% du total. Quatre internautes sur 10 consultent régulièrement des sites pornographiques. Il existe 100.000 sites Web proposant de la pornographie enfantine illégale. Les plus grands consommateurs de pornographie sur Internet, étonnamment, sont les enfants âgés de 11 à 17 ans. Il y a 40 millions d'utilisateurs réguliers de pornographie aux États-Unis, et 20% d'entre eux ont l'habitude de jeter un coup d'œil sur les sites pornographiques au travail lorsqu'ils pensent que personne ne les regarde.

Un nouveau site porno est créé aux États-Unis toutes les 40 minutes. Le nom de domaine le plus cher jamais acheté (lien de site supprimé) a coûté 14 millions de dollars: une indication des énormes bénéfices générés par le porno.

Environ un visiteur sur trois de sites pornographiques est une femme, et près d'une femme sur six (17%) admet une grave dépendance au porno. À l'ère pré-Internet, les femmes étaient relativement à l'abri des effets dévastateurs de la pornographie. Plus maintenant. Au cours des trois dernières années seulement, le visionnage de la pornographie en ligne pour les femmes a quadruplé. C'est un mythe que les femmes ont des préférences différentes des hommes et montrent moins d'appétit pour la pornographie hard.

Une étude de 2008 a révélé que les femmes montraient des signes d'excitation en regardant à peu près tout: masturbation, sexe hétéro, fille contre fille, gars contre gars, chimpanzés bonobos, tout - tout sauf des photos d'hommes nus, qui ne sont pas leur truc.

L'âge moyen de la première exposition à la pornographie sur Internet est de 11 ans. 90% des 8-16 ans ont regardé du porno en ligne, principalement en faisant leurs devoirs à la maison.

Plus de la moitié de la pornographie juvénile mondiale (55%) est produite aux États-Unis, principalement dans la région de Los Angeles. Il existe 100.000 sites Web proposant de la pornographie juvénile illégale. Les revenus annuels de la pornographie juvénile vont d'un minimum de 3 milliards de dollars à 20 milliards de dollars ce qui paraît inimaginable. Les demandes quotidiennes de «pornographie enfantine» de Gnutella sont de 116.000 et continuent d'augmenter. Plus inquiétant encore, il existe des preuves solides qu'une dépendance à la pornographie adulte «normale» peut conduire à terme à un appétit pour la pornographie juvénile.

Entre 2005 et 2009, il y a eu une augmentation énorme et inexpliquée de 432% de l'utilisation de la pornographie juvénile, portant ce nouveau fléau sexuel à des niveaux de pandémies. [Lien perdu]

Les principaux producteurs de vidéos pornographiques se trouvent aux États-Unis, le Brésil et les Pays-Bas se classant deuxième et troisième place. Les six principales villes "érotiques" américaines sont Los Angeles, Las Vegas, New York, Chicago, San Francisco et Miami.

La star du porno féminine à temps plein peut gagner 100.000 à 300.000 dollars par an, trois fois plus que la star du porno masculine. Plus le sexe est artificiel, plus les taux sont élevés. Une actrice qui reçoit 500 $ pour une séance de sexe vaginal hétéro peut exiger 1000 $ pour une séance de sexe anal et 2000 $ pour un «double sexe anal». Les stars du porno célèbres sont naturellement payées bien plus. (Lien perdu). Un pédophile criminel prêt à agresser un enfant devant une webcam en direct peut gagner 1000 $ par nuit.

Les dix pays les plus opposés à la pornographie sont les pays islamiques, à savoir l'Arabie saoudite, l'Iran, la Syrie, Bahreïn, l'Égypte, les Émirats arabes unis, le Koweït, la Malaisie, l'Indonésie et Singapour.

Près de 90% des pages pornographiques sur Internet dans le monde sont produites aux États-Unis pour être distribuées dans d’autres pays, de sorte que les États-Unis peuvent être considérés comme le premier empire mondial du sexe commercial.

Les grands acteurs du marché de la distribution de porno sont désormais les grandes entreprises et, en fin de compte, les cadres fabuleusement riches et sans visage qui les contrôlent. Il s'agit de sociétés listées dans Fortune 500 telles que AOL Time-Warner, AT&T et General Motors. Par le biais de leurs filiales de câble et de satellite, ils ont distribué et continuent de distribuer de grandes quantités de matériel pornographique dans le monde entier.

Le nombre de sites Web pornographiques appartenant à des Juifs américains est bien sûr un secret bien gardé - c'est une statistique politiquement incorrecte que Wikipédia est peu susceptible de fournir - mais il est de notoriété publique que les Juifs dominent l'industrie du porno (voir aussi ici et ici). En effet, il est de notoriété publique que six entreprises appartenant à des Juifs détiennent 96% des médias mondiaux et que les Big Média et les Big Porno sont des préoccupations imbriquées et se chevauchent.

Le rôle des juifs dans le meurtre d'enfants et la pornographie infantile

Si 55% de la pornographie enfantine dans le monde est produite aux États-Unis - selon l’organisation caritative britannique National Children’s Homes - 23% de la pornographie enfantine dans le monde est produite en Russie. (Lien supprimé)

La question de savoir si la pornographie juvénile russe est dominée par les Juifs russes reste une question nébuleuse. Il y a une forte probabilité que ce soit le cas, étant donné qu'il existe des preuves substantielles de l'implication des Juifs russes dans le trafic sexuel, les enlèvements, la pédophilie et même le meurtre d'enfants dans la production de films « snuff porn ».

Permettez-moi maintenant de citer un article de presse publié pour la première fois en octobre 2000. Je vais intercaler des extraits de ce rapport - «LES GANGSTERS JUIFS VIOLENT, TUENT DES ENFANTS AUSSI JEUNES QUE DEUX ANS SUR FILM» - avec des commentaires sur le même cas par le Dr William Pierce que vous pouvez écouter dans la vidéo à la fin de cet article (vidéo disparue depuis belle lurette):

ROME, ITALIE - Les polices italienne et russe, travaillant ensemble, ont démantelé un réseau de gangsters juifs impliqués dans la fabrication de viols d'enfants et de snuff porno.

Trois juifs russes et huit juifs italiens ont été arrêtés après que la police eut découvert qu'ils avaient enlevé des enfants non juifs âgés de deux à cinq ans dans des orphelinats russes, violant les enfants, puis les assassinant tout en filmant.

La plupart des clients non juifs, dont 1700 dans tout le pays, 600 en Italie et un nombre inconnu aux États-Unis, ont payé jusqu'à 20.000 dollars par film pour regarder de petits enfants se faire violer et assassiner.

Voici ce que le Dr William Pierce dit :

«Je suggère que si vous demandez à votre chef de presse juif préféré pourquoi son rapport sur les descentes de police en Italie et l’arrestation des pédopornographes à Moscou n’a pas fait l’objet d’une plus grande couverture médiatique aux États-Unis, il vous dira que de telles nouvelles ne généreraient que de la haine contre les Juifs. Et vous savez, il aurait raison.

«À mon avis, ces personnes devraient SIMPLEMENT ÊTRE TUÉES SUR PLACE quand et où qu'elles se trouvent. Plus que cela, les personnes qui promeuvent et encouragent l'état d'esprit individualiste extrême par leur contrôle des médias DEVRAIENT ÊTRE EXTERMINÉES RACINE ET BRANCHE EN TANT QUE CLASSE. »

Le reportage conclut :

« Les responsables juifs d'une grande agence de presse italienne ont tenté de couvrir l'histoire, mais ont été contournés par des journalistes italiens, qui ont diffusé des scènes des films en direct aux heures de grande écoute à la télévision italienne à plus de 11 millions de téléspectateurs italiens. Les responsables juifs ont ensuite, évidemment, licencié les responsables, affirmant qu'ils répandaient une «diffamation sanguinaire».

Bien que les agences AP et Reuters aient toutes deux publié des articles sur l'épisode, les conglomérats de médias américains ont refusé de diffuser l'article aux journaux télévisés, affirmant que cela porterait préjudice des Gentils Américains contre les Juifs.

Le Dr Pierce est naturellement indigné par ces sales tours pour dissimuler au public le rôle important des juifs dans la pédophilie snuff porn: la torture systématique et le meurtre de petits enfants par des pornographes juifs afin de satisfaire les appétits des pervers sexuels en Occident :

«S'il y a un groupe de personnes sur cette planète qui a des raisons valables de haïr les Juifs, ce sont les Russes…. Les Juifs ont saigné la Russie à mort avec 70 ans de régime marxiste et ont assassiné des dizaines de millions de Russes - les meilleurs Russes - dans les camps de travaux forcés communistes ou dans les sous-sols du siège de la police secrète ou à côté des puits de tir dans les forêts de toute la Russie et Ukraine.

Ils ont forcé des milliers des plus jolies jeunes femmes russes à la prostitution et à l'esclavage après la chute du communisme; et maintenant ils kidnappent des enfants russes et les violent et les torturent sexuellement devant une caméra afin de faire de la pornographie juvénile pour les riches pervers de l'Ouest. »

Les Occidentaux sont-ils conscients du rôle juif dans la production de la pornographie juvénile la plus crasseuse que l’on puisse imaginer?

Avec la pleine connivence du gouvernement américain, les Juifs se livrent à ce commerce ignoble dans la vallée de San Fernando, en Californie, autrement connu sous le nom de «Porn Valley». (Voir ici). Saviez-vous que Los Angeles fait partie des trois zones les plus à forte intensité en Amérique pour la prostitution des enfants? Le public reste largement ignorant de ces faits, pour la simple raison que les médias, aux mains juives, les dissimulent.

La situation en Russie est encore pire, car la majorité des Russes ignorent totalement les crimes historiques commis contre eux par les juifs à l'époque communiste. Voici le commentaire incendiaire du Dr Pierce, et nous devons tenir compte de sa colère brûlante:

Les Juifs ont de la chance de contrôler encore la plupart des télévisions et des autres médias de masse en Russie - parce que si le peuple russe était pleinement conscient de ce que les Juifs lui ont et lui font encore, il se soulèvera et tuera tous les Juifs en Russie - chaque Juif - tous les Juifs! - et ils auront pleinement raison de le faire.

Quoi que vous fassiez, ne manquez pas cette vidéo électrisante avant qu’elle ne soit interdite. (vidéo supprimée)

Par Dr Lasha Darkmoon


Le Dr Lasha Darkmoon (né en 1978) est une ancienne universitaire anglo-américaine avec des diplômes supérieurs en littérature classique dont les articles et poèmes politiques ont été traduits en plusieurs langues. La plupart de ses essais politiques se trouvent sur The Occidental Observer et The TruthSeeker.

Source : Snuff Porn Pedophilia: Killing Children for Sexual Pleasure


Note de H. Genséric :

[1] Snuff porn : Pornographie qui se termine par au moins une personne décédée. Une ou deux personnes tuent quelqu'un d'autre qui a eu des relations sexuelles avec elles.

Le snuff movie, ou parfois snuff film, est un terme désignant une vidéo ou un long-métrage mettant en scène la torture, le meurtre, le suicide ou le viol d'une ou plusieurs personnes. Dans ces films clandestins, la victime est censée ne pas être un acteur mais une personne véritablement tuée ou torturée. Le thème du snuff movie est devenu un élément de la culture populaire, et un certain nombre de films abordent ce thème, également retrouvé dans la littérature et le jeu vidéo.

Autres notes :