mardi 14 avril 2026

Iran : peut-on anéantir une civilisation au nom de la démocratie ?


Les Iraniens "organisent leur vie autour de leur perception de réalités spirituelles".



par Thierry Meyssan


Contrairement à ce que nos médias nous prient de croire, la République islamique d’Iran n’est pas plus un régime totalitaire que le nôtre. L’Iran est une bien plus ancienne civilisation que l’Occident. Ses habitants y ont des qualités dont nous sommes dépourvus. Non seulement nous ne devrions pas être fiers de les éradiquer, mais nous devrions entendre leur voix.

Nous assistons, ébahis, à une guerre d’un nouveau genre, sans la comprendre. Plusieurs phénomènes se télescopent qui brouillent notre entendement :

D’une part, nous restons fascinés par la supériorité militaire de l’Occident qui a fait de nos pays les maîtres du monde durant cinq siècles. Nous ne parvenons pas à admettre que des va-nu-pieds puissent être plus civilisés que nous. Or, les Iraniens n’ont que faire de notre confort et de notre luxe. Ils n’en sont pas moins un peuple d’ingénieurs, bien plus éduqués scientifiquement que nous.

Leur civilisation se caractérise premièrement par une volonté individuelle de fer, dont nous n’avons aucune idée. Dans les musées iraniens, on voit des œuvres d’art que des artistes ont mis toute leur vie à réaliser. Ceci n’existe pas chez nous, qui croyons incompatibles la création et la concentration. Ils ne pensent le temps que dans la longue durée, jamais au jour-le-jour. Le second trait de leur civilisation est plus commun : ils organisent leur vie autour de leur perception de réalités spirituelles. C’est ainsi que nos sociétés étaient organisées à la fin du Moyen-Âge et à la Renaissance, mais plus aujourd’hui. Nous pensons que c’est un progrès, pas eux. Ces deux caractères les conduisent à valoriser la conscience, plutôt que l’ivresse.

Bien sûr, ils ont les mêmes défauts que nous. Par exemple, il y a autant de drogués en Iran qu’en Occident. Mais en Occident, nous trouvons cela banal et ne réagissons pas lorsque des hommes politiques sont cocaïnomanes. Cela paraît inconcevable pour des Iraniens.

• Nous sommes tellement imbus de nous-mêmes que nous méconnaissons la culture iranienne. L’Iran est une grande civilisation, depuis le premier millénaire avant Jésus-Christ, bien avant l’Athènes de Péricles, à un moment où nous n’étions que des tribus éparses. Notre ignorance est bien normale : durant nos études, nous n’avons entendu parler de cette culture qu’à propos des guerres médiques. Nous connaissons vaguement les batailles de Marathon, des Thermopyles et de Salamine. Sans plus. Nous sommes fiers, à juste titre, de la victoire des Grecs, due à leur unité et à leur ruse. Nous en sommes restés là.

La civilisation iranienne est, elle-même, profondément marquée par la civilisation chinoise. On peut voir des statues chinoises au palais de Persépolis (V° siècle avant Jésus-Christ). Surtout la civilisation iranienne a donné naissance à la civilisation arabe. Les grands mathématiciens arabes, les grands astronomes arabes, les grands médecins arabes, les grands poètes de langue arabe n’étaient pas des arabes, mais des perses. Certains Iraniens ont d’ailleurs toujours conservé un regard supérieur sur les arabes.

Au XVI° siècle, l’Iran était un empire musulman sunnite. Mais la dynastie des Séfévides voulut lui donner une identité différente de celle de son rival, l’Empire ottoman. Aussi décidèrent-ils de convertir leur population à l’islam chiite. Le règne d’Ismaïl I° est celui d’une guerre de religion pour imposer le chiisme par la force. Pour l’établir, Ismaïl I° s’appuya sur les oulémas chiites du sud du Liban. La relation entre le Hezbollah et l’Iran n’est pas celle que l’on croit : aujourd’hui encore, les étudiants iraniens en théologie viennent s’instruire au Liban. Lorsque je fus hébergé par le Hezbollah dans une de ses résidences, mes colocataires étaient majoritairement des oulémas iraniens.

On explique la différence entre les sunnites et les chiites par une querelle de succession, mais ce sont deux mondes différents. Chaque région de l’islam a sa propre culture. L’islam africain ne ressemble pas à celui de Chine. Les mosquées iraniennes sont construites en contre-bas, avec peu de fenêtres ouvertes. À l’intérieur, dans une semi-pénombre, les murs sont couverts d’éclats de miroirs. Chacun y est invité à méditer, à réfléchir sur lui-même.

• Nous ne comprenons pas plus les liens qui unissent les chiites arabes à l’Iran. Tous ont été transformés par le message de l’imam Rouhollah Khomeiny. Certains n’ont pas suivi son « successeur » institutionnel lorsqu’il a redéfini le Velayat-e faqih, c’est-à-dire le rôle des sages dans le gouvernement des hommes. Contrairement à un a priori répandu, des hommes comme le cheikh Mohammad Hussein Fadlallah, le père spirituel du Hezbollah, n’ont jamais suivi l’ayatollah Ali Khamenei dans son rêve de puissance.

L’Iran révolutionnaire a exercé une fascination, non seulement sur les chiites du monde entier, mais aussi sur les autres musulmans et sur les non-musulmans. Son message affirmait qu’il est possible, à terme, de libérer les hommes du colonialisme et, immédiatement, de vivre de manière juste, dans un océan d’injustice, en sacrifiant sa propre vie à cet idéal. L’Iran a formé les chiites qui le souhaitaient à suivre l’exemple de Khomeiny. Sous les présidences de Hachemi Rafsandjani et de Mohammad Khatami, l’Iran a pensé se défendre en s’appuyant sur ses admirateurs étrangers. Ce fut l’époque des mandataires, les « proxys », comme disent les Anglo-Saxons. Mais cette période s’est terminée avec le président Mahmoud Ahmadinejad et, surtout, avec le général Qassem Soleimani. Depuis une quinzaine d’années, l’Iran n’a plus de proxys, quoi qu’en raconte la propagande occidentale. Chaque groupe est devenu indépendant, même s’il a été armé par l’Iran.

Aujourd’hui, le Hezbollah libanais par exemple ne se bat pas contre Israël par solidarité avec l’Iran, mais parce qu’Israël occupe une partie du Liban, en violation de l’accord de cessez-le-feu du 26 novembre 2024.

• Nous tolérons l’assassinat des leaders iraniens comme un mal nécessaire. Nous considérons ce pays comme totalitaire et sommes persuadés qu’il opprime les femmes. C’est une manière d’interpréter une partie de ce que nous voyons et non de comprendre la totalité des choses.

Sans aucun doute, l’Iran est gouverné par une génération qui ne comprend pas sa jeunesse. Nous interprétons ce problème de génération comme une discrimination envers les femmes et pensons que le régime leur interdit des postes à responsabilité. Or, l’Iran a souffert de la guerre imposée par l’Iraq. Il a perdu alors une large partie de ses hommes. Comme en Europe, après la Première Guerre mondiale, il n’a pas eu d’autre choix que d’être majoritairement administré par des femmes. Celles-ci sont aujourd’hui présentes à tous les échelons de la société. Certes, elles ne sont pas responsables du culte, ni des forces armées, chez nous seules des exceptions y parviennent.

Identiquement, nous sommes choqués du port obligatoire du voile et ignorons qu’il s’accompagne du port obligatoire de la barbe pour les hommes. Nous ignorons que de nombreux hommes politiques — notamment Mahmoud Ahmadinejad — ont tenté de faire évoluer l’opinion publique et considérons, à tort, que le voile définit ce régime. Nous ne voyons pas que le port de l’uniforme noir des femmes, qui les fait ressembler à des religieuses chrétiennes, n’est pas du tout un signe de soumission — au contraire —, mais un signe de conformité. Les administrations iraniennes grouillent de femmes en noir, comme les nôtres sont aux mains d’hommes en costume-cravate.

Nous ignorons le haut niveau intellectuel des Iraniens. Par exemple, Ali Larijani, loin de ne penser qu’à écraser son peuple, ainsi que le présentent nos médias, était un philosophe, spécialiste d’Emmanuel Kant. Il s’intéressait à déterminer les critères qui nous font adhérer à une proposition, selon notre logique ou selon notre intuition. Nous serions très honorés d’avoir des dirigeants européens de cette qualité.

• Enfin, un mot sur la violence en Iran. À toutes les époques, cette culture a été sanglante. Toutes les organisations de défense des Droits de l’homme ont affirmé, dans les années 1960, que l’Iran du Shah était le régime le plus répressif de la planète. Mais, toujours, les Iraniens se sont opposés aux punitions collectives. La République islamique, elle aussi, a abondamment eu recours à la peine de mort, mais elle n’a jamais pratiqué de châtiment contre des familles ou des groupes d’individus.

Contrairement à un préjugé tenace, l’Iran ne pend pas les homosexuels. Il pend par contre, sans état d’âme, les criminels qui violent des enfants. La culture populaire continue, certes, à assimiler gays et pédophiles, comme c’était le cas en Europe, il y a une trentaine d’années. Je peux témoigner du regard méprisant que certains Iraniens portent sur ceux d’entre eux qui sont homosexuels, mais aussi sur le fait qu’ils ne sont pas moins nombreux que chez nous et qu’ils ne s’affichent pas, mais ne se cachent pas non plus. L’actuel guide, Mojtaba Khamenei, lui-même, est notoirement gay. La bêtise n’est ni dans la République islamique, ni dans son opposition. Lorsque j’étais aux côtés du président Ahmadinejad, ce sont les soi-disant progressistes (pro-USA) qui ont mené une campagne contre moi sur mon homosexualité, pas Ahmadinejad.

Les Iraniens sont comme les autres hommes. S’ils se montrent puritains dans l’espace public, ils sont libres dans la sphère privée, ce qui fait dire à ceux qui ne les comprennent pas que c’est un peuple d’hypocrites. En réalité, ils n’ont pas la même définition que nous de la liberté et des convenances.

Lorsque l’ayatollah Khomeiny, réagissant aux gaz de combat iraquiens, a déclaré que, moralement, l’Iran s’interdisait d’avoir recours à des armes de destruction massive, il n’a pas eu de difficulté à faire accepter sa fatwa. Pourtant la guerre a duré une année de plus, précisément à cause de l’inégalité que l’Iran s’était imposée face à l’Iraq. Il est donc absurde d’accuser les Iraniens de dissimuler un programme nucléaire militaire. Outre que le concept de taqiyya (dissimulation) n’a rien à voir avec le chiisme, c’est ne pas reconnaître un point essentiel de la culture iranienne : la responsabilité individuelle. L’Iran se refuse à toute forme de punition collective.

Je terminerai en soulignant que, si je n’ai jamais eu crainte du pouvoir politique ou militaire en Iran, je me suis toujours protégé du pouvoir judiciaire. Les juges, qui appliquent leur interprétation de la charia, m’ont paru souvent fanatiques. J’ai eu l’occasion de visiter et de débattre avec les plus hauts responsables en la matière. J’ai eu l’impression de gens qui condamnaient les justiciables sans percevoir que c’étaient, eux aussi, des êtres humains.

En conclusion, je voudrais vous dire pourquoi je suis si attaché à ce pays : j’y ai trouvé beaucoup de gens sincères, capables du meilleur. Je sais qu’ils n’étaient pas tous comme cela et que d’autres n’étaient préoccupés que par l’argent, mais ceux-là ne me gênaient pas. Ils ressemblaient tant aux Occidentaux.



lundi 13 avril 2026

« Les barons voleurs du Nouvel Ordre Mondial – De Rothschild à Zelensky »





"Les Barons Voleurs du Nouvel Ordre Mondial – De Rothschild à Zelensky" est un ouvrage audacieux qui plonge au cœur des mécanismes invisibles et omniprésents de la domination économique mondiale. À travers ce livre, les auteurs Philippe Broquère et Manuel Sanchez nous livrent une analyse historique des stratégies mises en place la caste de financière et d'industrielle qui, depuis le XIXe siècle, a modelé l'architecture du pouvoir global. Préfacé par Claude Janvier, cet ouvrage est une invitation à démystifier le système de la haute mafia financière qui détruit et vole les peuples de la planète.

Le livre s'attaque frontalement à l'ordre mondial actuel et dévoile les rouages d’une machinerie cruelle qui, sous le masque de la philanthropie capitaliste, du progrès illusoire et de la croissance illimitée, a transformé l'économie mondiale en un gigantesque piège. Il explore les figures historiques de magnats de la finance tels que John D. Rockefeller, Andrew Carnegie ou encore J.P. Morgan, et bien entendu les Rothschild, mais aussi leur héritage dans les cercles d'influence actuels comme la Fed, la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International ou encore la Banque Centrale Européenne.

À travers une immersion dans l'histoire de ces "Barons voleurs", ce livre révèle comment des générations d'hommes d'affaires ont façonné l'ordre mondial que nous connaissons aujourd'hui, en manipulant la finance, les guerres et les institutions transnationales. En mettant en lumière des institutions comme le Council on Foreign Relations ou les fondations philanthropiques, l'ouvrage trace un portrait sans concession de cette oligarchie mondialisée.

Dans ce livre, les auteurs vont bien plus loin que l’histoire des grandes révolutions ou des mouvements populaires. Ils nous proposent une lecture inédite de la politique mondiale, où les grandes crises, guerres et réorganisations économiques ne sont jamais le fruit du hasard. Leur objectif premier était la création d'un nouvel empire.

En s’appuyant sur des éléments historiques précis, une analyse des grandes institutions économiques et une étude approfondie des figures qui ont façonné ce système, "Les Barons Voleurs" invite à une réflexion sur la légitimité du pouvoir et de la domination. C'est un ouvrage sans concession, essentiel à la compréhension des forces à la manœuvre. Si vous vous êtes déjà demandé pourquoi certaines dynamiques mondiales semblent inéluctables, ou si vous avez perçu l'invisible chaîne qui nous prive de liberté, ce livre est un incontournable.

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Voici un extrait :

INTRODUCTION

L’histoire que vous allez lire n’est pas celle des peuples qui se sont battus pour leur liberté, ni celle des grandes révolutions qui ont ébranlé les empires. C’est celle d’une caste invisible, mais omniprésente des barons voleurs, ces prédateurs dissimulés derrière des façades de philanthropie, de progrès et d’industries florissantes.

Leur empreinte se retrouve dans chaque recoin de l’économie mondiale, là où des fortunes colossales sont bâties sur la souffrance silencieuse des masses.

En plongeant dans l’univers des grandes familles d'affaires – Rothschild, Rockefeller, Carnegie, Morgan, et bien d'autres – ce livre nous dévoilera les rouages d’une machine impitoyable qui, dès le XIXe siècle, a conçu une architecture économique à la fois subtile et inexorable, un piège global dont nous, les peuples, sommes les prisonniers consentants.

À travers l’histoire de ces barons voleurs, nous découvrons comment des générations d’hommes d’affaires ont façonné l'ordre mondial tel que nous le connaissons aujourd’hui, un monde où le capitalisme sauvage se cache derrière des institutions soi-disant bienfaisantes.

Ces maîtres du monde ont su tordre le destin des nations à leur profit, transformant les ressources naturelles, la finance, même la guerre, en instruments de domination et de contrôle. Les guerres mondiales, loin d’être des malheurs inévitables, étaient les étapes nécessaires pour renforcer un système économique global basé sur la prédation et la soumission des peuples.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Ce système, que les barons voleurs ont méticuleusement établi, a été perfectionné, institutionnalisé et verrouillé par les élites globalistes. À partir du XXe siècle, avec la montée en puissance de la Banque Mondiale, du FMI, et de la BCE, nous entrons dans l'ère du mondialisme, où les états-nations se dissolvent lentement dans un marché unique, où les politiques industrielles nationales sont sacrifiées sur l'autel d'une dérégulation financière qui n’a d’autre but que d’augmenter les profits de ces mêmes élites. Les peuples sont alors contraints de jouer à un jeu de dupes, un jeu où l’issue est déjà tracée et c’est celle de la dépossession de leurs économies, de leurs terres, de leurs savoir-faire – et bientôt, de leur liberté.

Car derrière l’illusion de la liberté du marché, derrière les discours des gouvernements et des institutions internationales, se cache une vérité où nous ne sommes plus des citoyens, mais des consommateurs, des travailleurs, des débiteurs. Le système a été conçu pour nous tenir dans une dépendance constante, nous reliant à une dette toujours plus grande, nous privant de tout pouvoir sur nos vies.

Au fil des pages, ce livre éclairera les mécanismes de cette prédation invisible, de la création des paradis fiscaux aux fonds de dotation, de l'utilisation stratégique des guerres comme instruments économiques à la flexibilisation du travail à l'échelle mondiale.

Nous ne nous conterons pas de retracer une simple chronologie des faits mais nous vous inviterons à une réflexion plus profonde sur la nature du pouvoir et de la domination, sur les véritables forces qui régissent l'économie mondiale.

À travers les biographies des grands barons voleurs, les stratégies des lobbys et les manœuvres des institutions globales, nous dresserons un portrait sans concession d’un système qui, loin de viser le bien-être des peuples, a pour seul but de maintenir un équilibre où seuls les puissants peuvent prospérer, pendant que les masses sont enfermées dans une prison économique dont les murs sont invisibles mais bien réels.

Loin d’être une analyse détachée, ce livre est un appel à la prise de conscience. Pour ceux qui refusent de croire que le monde dans lequel nous vivons est le fruit du hasard, pour ceux qui perçoivent déjà les chaînes invisibles qui nous lient, il est un miroir brut de la réalité. Il n’offre ni remèdes, ni utopies, mais une vérité dénuée de toute illusion.

Si vous êtes prêts à regarder au-delà de la surface, à comprendre comment chaque aspect de votre vie, de votre travail, de votre épargne, est contrôlé par une poignée d’élites, alors ce livre est pour vous. Il est une invitation à voir la cage dans laquelle nous vivons, une cage dont les barreaux sont forgés par l’histoire écrite par une haute mafia, l’économie prédatrice et le pouvoir mondial ivre d’hybris.

Bienvenue dans une réalité que peu osent voir, une réalité où la liberté n'est plus qu'une illusion, un mirage dans un désert économique.

Phil BROQ.

Pour lire la suite, c'est ici : https://www.thebookedition.com/fr/les-barons-voleurs-du-nouvel-ordre-mon-p-428454.html


dimanche 12 avril 2026

Entre sionisme, chiisme et protestantisme : une guerre eschatologique au Moyen-Orient

 


Révélations sur l'entourage religieux de Trump et Netanyahou avec Hindi et Plaquevent.

Youssef Hindi et Pierre-Antoine Plaquevent ont écrit :

ISRAËL ET LA GUERRE MONDIALE DES RELIGIONS
 géopolitique et millénarisme

On ne peut comprendre la guerre mondiale fragmentée en cours, sans en appréhender la nature messianique profonde.

Par un processus historique que ce livre expose en détail, le projet sioniste des origines s’est transformé en un projet eschatopolitique de nature millénariste, théocratique et suprémaciste. C’est ce projet qui guide désormais l’État israélien dans ses décisions stratégiques aux conséquences humanitaires dramatiques. Du point de vue du sionisme messianique, le retour du peuple juif en Terre sainte ne suffit plus.

La réalisation du Grand Israël, passe par des guerres de grandes échelles, tout particulièrement celle de Gog et Magog, mais aussi par la construction du troisième Temple de Jérusalem et la reprise des sacrifices sanglants en son sein. Mais pour parvenir à réaliser ce projet, dont les préparatifs sont déjà très avancés, les sionistes messianiques doivent prendre le contrôle intégral de l’esplanade des Mosquées.

L’opération lancée par le Hamas en octobre 2023 s’appelle Déluge d'al-Aqsa, précisément en référence à la défense de la mosquée al Aqsa qui se trouve sur l’esplanade des mosquées. Ce livre analyse la trame géopolitique qui sous-tend les événements en cours en Terre Sainte. Il expose la généalogie et les objectifs réels de l’idéologie sioniste millénariste et du messianisme actif. Parmi ceux-ci, figure la destruction de la chrétienté et de l’islam. Destruction qui doit précéder l’avènement des temps messianiques et d’un monarque universel censé régner sur le monde depuis Israël.

Nous sommes ainsi les contemporains d’un moment géopolitique décisif et apocalyptique. Au sens propre, un temps de destruction et de révélations.

Préface d'Édouard Husson.


Iran : le monde moderne contre celui de la Tradition




Kemi Seba: « Cette guerre USA / ISRAËL vs IRAN n’est pas seulement une guerre géopolitique visant le contrôle des hydrocarbures, ni simplement une agression destinée à concrétiser le plan Oded Yinon, c’est-à-dire le projet du Grand Israël.

Elle est aussi ( et peut-être surtout) la manifestation d’un affrontement bien plus profond ; celui de deux visions du monde irréconciliables.

D’un côté, le monde moderne, qui dans un sens guénonien rime avec décadence, dégénérescence et désacralisation totale du réel. Un monde où la matière a remplacé l’esprit, où le calcul a remplacé le sens, où la puissance technique prétend se substituer à la transcendance.

De l’autre, le monde de la Tradition qui, bien que caricaturé comme barbare et arriéré par les médias-mensonges d’Occident, demeure l’un des derniers espaces où le sacré continue d’imprégner l’existence quotidienne.

Comme toutes les nations, l’Iran est très loin d’être parfait. Mais rarement dans ma vie ai-je ressenti, à chacune de mes nombreuses visites, avec une telle intensité, la présence de l’immanence et de la sacralité dans le quotidien des gens. Pas besoin d’être Perse, ni même chiite, pour percevoir cette réalité.

La plupart de ceux qui pontifient sur l’Iran n’y ont jamais mis les pieds. Ils se sont laissé avoir par la surmédiatisation des manifestations en Iran, organisées secrètement par le MOSSAD, afin de faire croire à un soulèvement du peuple entier contre le régime iranien.

En réagissant brutalement (et reconnaissons-le, parfois aveuglément) contre ces manifestantes sponsorisées par l’entité sioniste, le régime de la République islamique a donné le prétexte parfait à l’intervention de l’élite criminelle occidentale contre ce pays.

Les États-Unis et leurs alliés sionistes, génocidaires en Palestine, ont ainsi appliqué le concept d’imperialist feminism, tel que théorisé par la légendaire idéologue indienne du post-colonialisme, Gayatri Spivak, afin de préparer les esprits avant de lancer leur ultime agression.

Disons-le clairement ; la question du droit des femmes doit être rigoureusement posée en Iran comme ailleurs dans le monde. Mais cette question ne peut, et ne doit, être manipulée par l’oligarchie occidentale à des fins coloniales , surtout lorsque cette manipulation émane d’acteurs eux-mêmes impliqués dans des scandales sordides, comme l’affaire Epstein.

Au-delà des propagandes et des récits officiels, cette confrontation entre ces 2 mondes (le monde moderne contre celui de la Tradition) annonce peut-être déjà la nature des grands affrontements civilisationnels du XXIᵉ siècle… La lutte entre un monde entièrement désacralisé et des civilisations qui, malgré toutes leurs contradictions, refusent encore de rompre définitivement avec la dimension spirituelle de l’existence.

Comprendront ceux qui pourront.

Kemi Seba.



samedi 11 avril 2026

Les relations entre les États-Unis et le Vatican se sont tendues après que le pape Léon a critiqué Donald Trump




Les relations entre les États-Unis et l’Église catholique sont tendues depuis janvier, après un message jugé hostile adressé par de hauts responsables américains de la Défense à un représentant du Vatican.

Selon une enquête de The Free Press, le sous-secrétaire américain à la Défense chargé de la politique, Elbridge Colby, a convoqué à huis clos le cardinal Christophe Pierre, représentant du Vatican aux États-Unis, peu après le discours du pape Léon XIV sur l’état du monde, au cours duquel des préoccupations auraient été exprimées au sujet des critiques du souverain pontife envers la politique militaire américaine.

Le média affirme qu’Elbridge Colby a insisté sur la portée mondiale de la puissance militaire américaine et exhorté l’Église catholique à s’aligner davantage sur les positions stratégiques de Washington.

Le rapport ajoute que des références auraient également été faites, lors de cette rencontre, à la papauté d’Avignon du XIVe siècle, période durant laquelle la monarchie française exerçait une influence sur l’Église.

L’administration Trump aurait mal accueilli les critiques du pape à l’égard de sa posture militariste. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth et d’autres hauts responsables du Pentagone auraient été particulièrement irrités par des propos tenus dans l’allocution du 9 janvier de Léon XIV, laissant entendre que la diplomatie était remplacée par la force et que l’enthousiasme pour la guerre progressait.

The Free Press décrit également la réunion au Pentagone comme une démonstration de pression sans précédent sur l’Église catholique, affirmant qu’aucun précédent connu n’existe en matière d’avertissements aussi directs.

Les tensions se seraient prolongées en février, lorsque le Saint-Siège a décliné une invitation de la Maison Blanche et programmé à la place une visite à Lampedusa, dans le sud de l’Italie, le 4 juillet, un geste perçu comme hautement symbolique.

Les responsables américains ont toutefois rejeté cette version, affirmant que la réunion s’était déroulée dans un cadre « respectueux et raisonnable », et contestant toute allégation de menaces ou d’intimidation.

Mercredi, le vice-président américain JD Vance a déclaré qu’il examinerait les informations faisant état de cette confrontation présumée.

Interrogé en Hongrie sur les révélations de The Free Press selon lesquelles le cardinal Christophe Pierre aurait été sommé en janvier d’aligner le Vatican et l’Église catholique sur les orientations militaires de l’administration Trump, JD Vance a répondu : « Je voudrais en réalité parler au cardinal Christophe Pierre et, franchement, à nos équipes, pour comprendre ce qui s’est réellement passé. »

« Je pense qu’il est toujours mauvais de se prononcer sur des informations non confirmées et non corroborées, donc je ne le ferai pas », a-t-il ajouté.

Un porte-parole du département américain de la Défense a également qualifié ces accusations de « fortement exagérées et déformées », réaffirmant, selon Newsweek, l’engagement de Washington à maintenir le dialogue avec le Saint-Siège.

Traduit de l'anglais par Ben Amed Azize Zougmore



Trump et Netanyahou sont des pantins qui déclenchent les guerres, mais le capitalisme en est la matrice




Selon une idée complotiste largement répandue, les juifs dirigeraient le monde et l’État d’Israël dicterait sa volonté aux gouvernements occidentaux. Rien n’est plus faux, ni de plus dangereux moralement et intellectuellement.

Au-delà de l’aberration que constitue une telle attribution de puissance et de nuisance à l’entité israélienne – Israël la paria – et aux juifs à l’égard des dirigeants politiques de la plupart des pays occidentaux, cette théorie complotiste véhicule une idée tout aussi insultante : celle selon laquelle ceux-ci seraient dépourvus de toute autonomie politique, réduits à de simples exécutants, manipulables et influençables.

Une telle représentation détourne de l’essentiel : la nature réelle des rapports de pouvoir à l’échelle mondiale. Sous le capitalisme, ce ne sont ni les peuples ni les religions qui gouvernent le monde, mais les classes dominantes. Le capital n’a ni identité, ni patrie, ni religion ; il est mobile et transnational, apatride et indifférent aux appartenances nationales et confessionnelles. Réduire les rapports de domination à une origine ethnique ou religieuse revient à masquer les véritables structures du pouvoir : celles du capitalisme mondialisé ou l’impérialisme stade ultime (décadent) du mode de production capitaliste.

Depuis l’offensive militaire lancée fin février par les États-Unis et l’entité terroriste israélienne à la solde des États-Unis contre l’Iran, de nombreuses analyses ont attribué la responsabilité du déclenchement de la guerre aux seuls dirigeants politiques américano-israéliens, principalement Donald Trump et Benjamin Netanyahou…deux criminels de guerre.

L’illusion d’un déclenchement guerrier imputé aux pantins politiques

La focalisation obsessionnelle sur Benjamin Netanyahou ou Donald Trump comme seuls responsables du déclenchement de la guerre relève d’une lecture aussi simpliste que trompeuse, qui glisse parfois vers des interprétations complotistes aux relents antisémites (ou antisionistes…NDÉ) lorsqu’elle attribue au minable proxy israélien paria un pouvoir de manipulation quasi absolu sur son suzerain capitaliste (sic).

Une telle grille d’analyse occulte la réalité matérielle du conflit : pour atteindre l’Iran, les frappes traversent ou longent les espaces aériens de plusieurs États, de l’Irak aux monarchies du Golfe – Arabie saoudite, Koweït, Qatar, Émirats arabes unis, Bahreïn, Oman – qui, en ne s’y opposant pas réellement, participent de fait aux opérations militaires. Ce simple constat suffit à démontrer que nous ne sommes pas face à une décision unilatérale ou à une influence occulte, mais à une dynamique beaucoup plus large, impliquant plusieurs États inscrits dans les rapports de force du capitalisme-de capital- mondialisé.

Réduire cette guerre à la volonté d’un dirigeant – aussi funeste soit-il – ou à l’action d’un État croupion unique – à plus forte raison à celle du minuscule entité paria sioniste érigé en maître d’œuvre – c’est se condamner à ne rien comprendre à la nature impérialiste de l’agression militaire traitresse. Israël n’est pas une puissance autonome dictant sa loi au monde entier, mais un rouage militaire d’un dispositif impérialiste sécuritaire plus vaste, au service de l’hégémonie américaine dans une région stratégique riche en ressources énergétiques, ainsi qu’un laboratoire et terrain d’expérimentation de ses technologies de guerre, notamment contre la population palestinienne et celles des pays (entité État-nations) limitrophes.

Une telle lecture remplace l’analyse des logiques capitalistes par une fable politique instrumentalisée pour désigner des boucs émissaires (les «juifs sionistes»), nourrir une lecture psychologisante des événements géopolitiques (Trump présenté comme fou, Netanyahou comme sociopathe), voire confessionnelle, une prétendue guerre messianique menée contre les musulmans et les chrétiens au nom des « juifs » du «Grand Israël» mythique et absurde…une entité raciste et terroriste (NDÉ).

Une guerre qui dépasse le cadre américano-israélien

Concrètement, les missiles, drones et avions engagés dans les frappes contre l’Iran ne se déplacent pas dans un ciel surplombant des pays réputés pour leur politique anti-impérialiste. Au contraire, ils traversent ou longent en toute liberté les espaces aériens de plusieurs pays de la région, inféodés aux États-Unis. Pour preuve, ces États laissent leur espace aérien être utilisé sans tenter de le fermer ni d’intercepter les missiles israéliens en route vers le Liban ou l’Iran. Ces États arabes et musulmans se trouvent ainsi de facto impliqués, même sans être belligérants officiels.

Ce n’est donc pas une guerre limitée aux États-Unis et à Israël. Par leur passivité, sinon leur complicité, les États du Proche-Orient se trouvent impliqués dans un conflit qui concerne toute la région. Ce conflit ne se réduit donc pas au seul cadre américano-israélien fantoche. Et ce débordement régional dit tout : la guerre contre l’Iran n’est pas le produit des seules décisions de Donald Trump et de Benjamin Netanyahou, mais l’expression d’une dynamique capitaliste plus vaste, qui dépasse les dirigeants eux-mêmes et impose sa logique belliciste et destructrice à toute la région.

Ce débordement de la guerre n’est pas un détail. Il montre au contraire l’essentiel. Une guerre qui traverse le ciel de plusieurs pays, s’étend à toute une région et qu’aucun dirigeant n’arrête réellement ne peut être le produit d’une décision individuelle, fût-elle celle du président de la première puissance mondiale, et encore moins celle du criminel Netanyahou. Cette guerre s’inscrit dans une logique qui dépasse les dirigeants eux-mêmes. Ce ne sont pas seulement des volontés politiques qui sont à l’œuvre, mais le système capitaliste qui organise, rend possible et prolonge la guerre. Derrière les discours officiels et les figures mises en avant, c’est une logique plus profonde qui se déploie : celle du capitalisme, qui tend à généraliser et à pérenniser les guerres.

Le capitalisme à l’origine de la guerre permanente

Si cette guerre dépasse les dirigeants, c’est qu’elle ne relève pas de leurs seules décisions. Elle s’inscrit dans un système capitaliste où la guerre n’est plus une exception, mais un mode de fonctionnement intégré à une économie de guerre devenue structurelle.

Aux États-Unis, l’industrie de l’armement, les budgets militaires et les alliances stratégiques forment un ensemble qui a besoin de tensions permanentes pour fonctionner. Les conflits alimentent la production d’armes, justifient l’augmentation des dépenses militaires et entretiennent un cycle sans fin. Dans ce cadre, la guerre contre l’Iran n’apparaît plus comme un accident ni comme une initiative isolée, mais comme un moment de la logique belliciste du capitalisme. Ce n’est pas seulement une guerre décidée, c’est une guerre rendue possible, encouragée et prolongée par le système capitaliste qui en tire profit.

Au pays de l’Oncle Sam, le système capitaliste repose notamment sur une puissante industrie de l’armement, contrainte d’écouler en permanence sa production, de renouveler ses stocks et de maintenir un niveau élevé de commandes. Cela suppose des tensions permanentes, des conflits récurrents, des théâtres d’opérations où les armements sont utilisés, remplacés et perfectionnés. Dans ce cadre, les guerres ne sont pas seulement des choix politiques : elles deviennent aussi des conditions de fonctionnement d’un système économique qui trouve dans la destruction les ressorts de sa reproduction. Aujourd’hui, c’est l’Iran qui est ciblé par une guerre destructrice ; hier, c’était Gaza, la Libye, la Syrie ; avant-hier, l’Irak, l’Afghanistan, la Yougoslavie, le Panama, la Somalie, le Vietnam. Demain, sous un énième prétexte fallacieux, un nouveau pays sera transformé en théâtre d’opérations pour permettre au Pentagone d’écouler son stock d’armes et au complexe militaro-industriel américain de pérenniser sa production et de valoriser son capital.

On peut continuer à chercher des responsables individuels, à accuser un dirigeant ou un État, à dénoncer des influences ou des manipulations. Mais s’en tenir à ce niveau d’analyse interdit de saisir les mécanismes qui produisent la guerre. Car ce ne sont pas les hommes qui font la guerre, c’est le système capitaliste qui la rend nécessaire et permanente. Tant que subsistera un ordre économique fondé sur le profit, la compétition, la puissance militaire et la domination d’une classe bourgeoise portée au bellicisme jusqu’à en faire une seconde nature, les conflits armés se reproduiront, quels que soient les dirigeants en place et leur obédience politique : démocrate, républicaine, social-démocrate ou socialiste.

La guerre contre l’Iran n’est pas une anomalie : elle est l’expression d’un monde capitaliste structuré par la guerre, dominé par une bourgeoisie décadente, façonnée par le bellicisme et fascinée par la destruction, corollaire d’une économie de guerre devenue structurelle.

Ce n’est pas simplement la guerre qu’il faut dénoncer et combattre en se rangeant derrière un camp au nom de l’anti-impérialisme campiste, mais le système capitaliste global qui la rend inévitable.

Dans ce monde capitaliste, la paix n’est qu’une parenthèse, la guerre en est la norme. On peut incriminer et remplacer autant qu’on veut les dirigeants (remplacer le républicain Trump par un démocrate noir ou musulman ; remplacer le fasciste Netanyahou par un dirigeant israélien arabe d’origine palestinienne…): tant que le système capitaliste perdure, la guerre se perpétue dans toutes les régions du monde.

Dans ce système capitaliste fondé sur une économie de guerre devenue structurelle, tant que les usines d’armement tournent à plein régime, les théâtres d’opérations se multiplieront et s’intensifieront.
Pour mettre fin aux guerres permanentes de vols, de rapines et de pillages, il faut abattre le capitalisme de manière permanente.

Tout le reste n’est que littérature et palabres futiles !

Khider MESLOUB

https://les7duquebec.net/archives/304747



vendredi 10 avril 2026

Le Grand Reset du Forum économique mondial est là


En Chine, le portefeuille numérique WeChat n'autorise que les personnes ayant un score de crédit social de 550 ou plus à recharger leurs voitures électriques ou à acheter de la nourriture dans des distributeurs automatiques et des magasins de proximité sans personnel, etc. Songpinganq



"La guerre-bidon d’Iran oppose deux camps apparemment inconciliables, l’occident et l’orient, ou l’occident et le grand sud, avec le méchant capitalisme d’un côté et le gentil communisme de l’autre, celui des ex-puissances coloniales et celui des puissances ex-colonisées et/ou ex-communistes, dirigées du reste par d’indéboulonnables leaders dictatoriaux (Xi, Poutine, Modi, Lula, Kim, les mollahs, etc.). 

Les deux camps avancent vers la dictature intégrale comme constaté lors du Covid, et comme le démontre la monstrueuse Sheinbaum, agent globaliste au Mexique, autre terre sous hypnose médiatique/écologiste/féministe/tiers-mondiste."

La présidente du cartel mexicain Sheinbaum vient d'annoncer : « PLUS D'ESPÈCES » aux stations-service ou aux péages. Les paiements numériques sont OBLIGATOIRES d'ici fin 2026. Ceci est un test en conditions réelles d'une prison numérique. Le Grand Reset du Forum économique mondial est là. Liz Churchill

"Cette guéguerre apparemment bâclée, écrit Nicolas Bonnal, masque le coup d’Etat actuel :

- liquidation du pétrole et de son utilisation ; 

- raréfaction des ressources et des déplacements ; 

- passage à l’argent digital et à la dictature numérique de chaque instant ; 

- confinement climatique et énergétique définitif. 

Saluons le coup du génie du globalisme : avoir utilisé un faux patriote-populiste pour berner les dernières braves gens et déclencher les Temps de la Fin."

Le « véritable contrôle » au sein de l’UE débutera lundi 13 avril

Toujours d'après Nicolas Bonnal  :

"La grande extermination des zombis par les mondialistes (cf. Coleman toujours) va enfin pouvoir commencer : 

- « La dernière cargaison de carburant transitant par Hormuz atteindra l’UE le 11 avril (Hal Turner via Hannibal). Les derniers chargements en provenance d’Hormuz atteindront l’UE dans une semaine, le 11 avril. Mais ce serait un samedi tranquille, donc pas beaucoup de « surveillance » de la part des bureaucrates de l’UE.

Attachez vos ceintures, car le « véritable contrôle » au sein de l’UE débutera lundi 13 avril. Les pompes à essence seront à sec en Europe vers le 20 avril (NDLR : date-anniversaire d’Adolf Hitler, leur maître à tous avec Moïse). 

L’Europe va littéralement se retrouver à court de carburant parce que ses soi-disant « dirigeants » refusent le pétrole russe en raison de leur obsession pour l’Ukraine. » 

La Russie aura du souci se faire avec les 1500 milliards supplémentaire de budget militaire (ria.ru)."



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Le « Pass Carburant » !


Dans le cadre du confinement énergétique, le Sri Lanka lance un système obligatoire d’enregistrement des véhicules avec Pass carburant, via QR Code pour accéder à son carburant rationné !
(cf : https://newsonair.gov.in/sri-lanka-makes-qr-code-registration-mandatory-for-all-vehicles-amid-fuel-supply-crunch/)

Le Bangladesh vient de suivre avec « Digital Fuel Pass ».

« Les autorités ont précisé que le carburant ne sera pas délivré dans les stations-service sans un code QR valide et enregistré » ! Ça ne vous rappelle rien ? La « nouvelle normalité » dont le Commissaire européen à l’Énergie vient de parler en évoquant les mesures de confinement énergétique…

Le passage du Reich à la Tech



“L’Élimination Indolore” Le passage du Reich à la Tech se joue ici :

La mort sans cadavre

Dans les régimes totalitaires physiques, la suppression est sanglante, visible, et donc potentiellement génératrice de révolte.

Avec la Tyrannie du calcul, la suppression est sociale, numérique et biologique, mais elle reste “propre”. On ne vous tue pas forcément physiquement ; on vous rend inexistant pour le système. Vous n’avez plus accès au crédit, plus de visibilité sur les réseaux, plus de compatibilité avec les services de santé. Vous êtes “effacé” par une mise à jour.

L’anesthésie par le confort

Pourquoi est-ce “indolore” ? Parce que le système nous donne ce que nous voulons avant même que nous le demandions. Le système nous offre une “cage dorée” faite de divertissements et de solutions immédiates.

La tyrannie ne se présente pas comme un ordre cruel, mais comme un service client parfait.

On accepte d’être supprimé en tant qu’individu souverain parce qu’on nous promet une vie sans effort.

La démission de la volonté

En psychologie : je montre comment le calcul (les algorithmes) remplace notre prise de décision. Si la machine choisit pour vous, votre “Moi” s’atrophie. Il meurt sans douleur, par simple désuétude.

En droit : je dénonce l’absence de “corps du délit”. Comment porter plainte contre une tyrannie que personne ne ressent comme telle, car elle se déguise en optimisation ?

Le “Calcul” comme sentence finale

Le calcul est la forme la plus pure de l’inhumanité car il est incapable de transgression. L’humain peut pardonner par erreur ou par amour.

Le calcul, lui, est enfermé dans sa propre logique. S’il calcule que vous êtes “superflu”, la suppression est la seule conclusion logique. L’architecture concentrationnaire monderne déjà mise en place depuis longtemps a sa clef : LE CODE.

Maya Habegger

https://veroniquelevy.fr/amis/le-passage-du-reich-a-la-tech/

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CODE et CHAIR
LE TOTALITARISME MODERNE : 
Une inversion Orwellienne, un neuro-génocide progressif.
de Maya Habegger


Le CODE est à la fois symbole et système, il est partout. LE TOTALITARISME MODERNE est une inversion Orwellienne, un neuro-génocide progressif. Une technique neuro-totalitaire infra-consciente. Il est bien plus insidieux que les dystopies classiques. Il n’est pas une “botte” mais un hack cérébral. Entre Hobbes et Arendt, le futur n’est ni machine ni scène pure. Il est seuil, tension, interface habitée par la mémoire et le corps. Il est politique parce qu’il est incertain, parce qu’il exige des décisions, parce qu’il ne peut se réduire à l’optimisation.

Et c’est dans cette incertitude que le témoin prend sa place : non pour gouverner, mais pour maintenir le lien entre chair et code, entre flux et fracture, entre l’ombre et le visage.

Le visage dissous n’est donc pas la fin de la politique, mais son appel à réinvention. Là où l’interface tente de tout lisser, le témoin révèle la fissure. Là où l’algorithme prétend tout prévoir, la chair surgit.

De la Genèse biblique à la genèse numérique. Le monde s’est désenchanté, puis réenchanté artificiellement dans le code.


jeudi 9 avril 2026

Epic Fail




La guerre en Iran fracture la galaxie MAGA. Même Candace Owens réclame la destitution de Trump et l'appelle « le Roi Fou », l’armée se divise, les limogeages se multiplient et l’économie vacille. L’opération Epic Fury devait renverser Téhéran ; elle pourrait provoquer une regime change… à Washington



par Georges Renard-Kuzmanovic



C'est folie d'entreprendre plus qu'on ne peut. » – Sophocle


La rupture est désormais ouverte. Ce qui n’était encore, il y a quelques jours, qu’un malaise diffus dans la galaxie MAGA est devenu une fracture politique majeure. La guerre contre l’Iran agit comme un révélateur brutal. Une part croissante de l’écosystème « America First », en fait la majorité, se désolidarise de Donald Trump, dénonçant une trahison du cœur doctrinal du trumpisme — le refus des guerres infinies, inutiles, coûteuses et meurtrières à l'étranger. Le mouvement qui l’avait porté au pouvoir au nom du désengagement militaire et du rejet des aventures au Moyen-Orient voit désormais son leader s’enfoncer dans une logique d’escalade, au moment même où l’armée américaine s’enlise, où les pertes s’accumulent et où les risques pour l'économiques mondiale deviennent critiques.

Candace Owens franchit le Rubicon

La bascule la plus spectaculaire vient ce jour de Pâques, le 6 avril 2026, de Candace Owens. Figure centrale de l’écosystème MAGA, longtemps loyale à Trump, elle appelle désormais explicitement à une procédure de destitution. Elle affirme que « C’est une administration satanique » et que « le Congrès doit agir pour faire destituer le Roi Fou Trump ». Plus encore, elle met directement en cause l’état mental du président : « Nos vies à tous pourraient dépendre du fait que d’autres pays réalisent que Trump est profondément malade et entouré de fanatiques religieux qui l’ont convaincu qu’il est un messie. »

Une rupture d’une telle violence politique, venant d’une figure qui incarnait encore récemment l’orthodoxie trumpiste, marque un tournant historique. Owens ne se contente pas de critiquer la guerre, elle accuse l’administration de suivre un schéma classique de changement de régime, affirmant que les États-Unis arment des rebelles, « prétendent que des populations opprimées se libèrent elles-mêmes, puis exécutent un changement de régime et volent les ressources ». Elle conclut sans ambiguïté : « Trump est méprisable. ».

Pour le moins, le malaise est profond.

Une fronde MAGA désormais structurée

Cette rupture ne se limite plus à une voix isolée. Tucker Carlson multiplie les critiques contre la guerre, le rôle d'Israël et de son lobby à Washington. Marjorie Taylor Greene, elle-même égérie relativement hystérique de l'univers MAGA, accuse le président d’avoir « perdu la raison » et affirme : « Notre président n’est pas chrétien et ses paroles et ses actes ne devraient pas être soutenus par des chrétiens. » Glenn Greenwald dénonce l’abandon du discours sur la « libération » de l’Iran pour une stratégie consistant à « bombarder le pays jusqu’à l’âge de pierre ». Joe Kent, l'ancien Delta Force, chef du contreterrorisme américain et nommé par Trump, accuse les médias de promouvoir « cette guerre insensée » contraire aux intérêts américains.

La dynamique est désormais collective. Steve Bannon, ancien stratège de Trump, a averti qu’une intervention élargie contre l’Iran pourrait « faire exploser » la coalition MAGA en trahissant la doctrine anti-guerres, et c'est très exactement ce qui se passe. Thomas Massie, représentant républicain libertarien, très proche du courant anti-intervention accuse Trump d’avoir lancé la guerre et s’est opposé à l’escalade militaire. Rand Paul, sénateur libertarien très influent chez les isolationnistes MAGA, critique la prolongation du conflit et déclaré que l’engagement contre l’Iran pourrait devenir une guerre coûteuse et contraire aux intérêts américains. Etc.
La liste est infinie : Matt Gaetz, Megyn Kelly, Nick Fuentes (l'ultra conservateur fascisant qui appelle carrément à voter Démocrates aux midterms), Andrew Tate, James Fishback, Charles Gambaro, ou le très influent Joe Rogan... leurs colères croisées se nourrissent les unes les autres.

L’idée d’une « guerre civile MAGA » n’est plus une formule journalistique mais une réalité politique : la base anti-interventionniste du trumpisme considère que la guerre contre l’Iran constitue une trahison fondamentale.

L’armée américaine s’enlise, les pertes s’accumulent

Cette fracture intervient dans un contexte militaire de plus en plus préoccupant. Les pertes d’aéronefs américains, ne serait-ce que ceux reconnues officiellement, atteignent un niveau inédit depuis un demi-siècle. Plusieurs appareils de combat et de soutien ont été détruits ou gravement endommagés, révélant la capacité iranienne à contester la supériorité militaire américaine, contrairement à ce qui a été déclaré par Donald Trump. La perspective d’un engagement terrestre, désormais évoquée, inquiète profondément l’establishment stratégique américain.

Le limogeage du chef d’état-major de l’armée de terre, le général Randy George, cristallise cette tension. Officiellement remercié, il aurait en réalité refusé de soutenir une offensive terrestre jugée suicidaire. Selon plusieurs sources internes, il aurait déclaré : « C’est un fou qui va mener les USA à la ruine. » Son départ marque une rupture historique entre la direction civile du Pentagone et l’establishment militaire professionnel.

L’épuration des hauts gradés – cinq généraux, une vingtaine de hauts gradés –, opposés à l’escalade contre l’Iran, révèle un désaccord stratégique profond. De nombreux officiers auraient exprimé leur opposition à l'opération Epic Fury, et encore plus l'idée d'une offensive terrestre en Iran dans le cadre de cette opération. L'avis communément entendu chez les très nombreux frondeurs est que ce conflit entraîne un surengagement stratégique, épuise les ressources américaines, vides les stocks de munitions, conduit au lâchage de l'Ukraine, et expose les États-Unis face à la Russie et à la Chine qui bénéficient stratégiquement de cette guerre mal préparée et mal menée. Or, tout cela est très exactement en train de se produire ; ce qui très certainement accroît le colère d'un Donald Trump agissant comme un enfant gâté.

Pete Hegseth au cœur d’une crise institutionnelle

Le rôle du secrétaire à la Défense – qui s'est fait nommer Secrétaire à la Guerre –, Pete Hegseth, est particulièrement contesté. Ancien commentateur de Fox News, il est accusé de privilégier la loyauté politique à l’expertise militaire. En limogeant des officiers expérimentés – le général Randy George, mais aussi le général C.Q. Brown, l’amiral Lisa Franchetti, le général James Slife ou encore le lieutenant-général Jeffrey Kruse – il est perçu comme démantelant les garde-fous institutionnels de l’armée. Le général C.Q. Brown a déclaré ce 5 avril devant un auditoire à Harvard que « la baisse de confiance dans l’armée est très préoccupante, et que cela commence à éroder l’ordre et la discipline » – situation peu idéale avant une éventuelle large offensive contre l'Iran.

L’armée américaine est progressivement dépouillée de ses cadres les plus expérimentés, remplacés par des fidèles. Dans les cercles militaires, l’inquiétude est profonde, car la guerre contre l’Iran serait désormais pilotée par une logique politique plutôt que stratégique, par des mécanismes de fidélité aveugle à Donald Trump, plutôt que de viser l'efficacité – ce qui est la recette idéale pour un désastre militaire. Plusieurs officiers évoquent une crise de moral sans précédent et la crainte d’être entraînés dans une opération terrestre catastrophique.

Tous rappellent que les deux guerres en Irak ont été préparées pendant plus de 6 mois chacune. Lors de la première guerre en Irak (1991) 540 000 soldats américains avaient été déployés, la coalition totale comptait 956 000 militaires ! Lors de la deuxième guerre d'Irak 150 000 soldats américains sont déployés pour l’invasion initiale 177 000 pour la coalition – en 2003, c'est une doctrine de rapide et de légèreté qui a été choisie et... elle mènera à l’enlisement, c’est pourquoi de nombreux militaires américains considèrent encore 1991 comme une guerre préparée, et 2003 comme une guerre sous-dimensionnée dès le départ.

Or, l'Irak est un pays quatre fois plus petit que l'Iran, bien moins montagneux, et comptait 25 millions d'habitants en 2003. On comprend les angoisses des stratèges américains.

Même la Maison-Blanche s’inquiète

Le doute gagne désormais l’entourage présidentiel. Susie Wiles, cheffe de cabinet de Trump, l'un de ses collaborateurs les plus proches et les plus essentiels, a exhorté les collaborateurs à dire la vérité au président : « Il faut être plus franc avec le patron. » Elle craint que Trump ne reçoive une vision trop optimiste de la situation et ne comprenne pas les risques réels pour l'économie, comme les risques politiques. Selon des sources internes, « une prise de conscience grandissante s’est installée, la situation pourrait être en train d’échapper à leur contrôle ».

Peggy Noonan, ancienne conseillère des Président Reagan et Bush dresse un portrait au vitriol dans le Wall Street Journal, « Une République, pas une humeur.

La présidence est devenue trop dépendante de l’ego et du tempérament de l’homme en fonction.
»

Chaque jour qui passe entraîne l’administration dans une spirale négative. L’Iran multiplie les représailles, ses missiles et ses drones volent toujours et en masse. les bases américaines sont largement détruites. Les Etats du Golfe sont au bord du précipisse. Les soutiens internationaux s’effritent. Les prix de l’énergie s’envolent. Les chaînes d'approvisionnement mondiales sont déjà lourdement impactées. Une crise agricole mondiale menace. Les sondages sont alarmants. La perspective d’un enlisement militaire devient une obsession. C'est Jacques Sapir qui résume le mieux les risques mondiaux dans cet article sur Fréquence Populaire et cette émission Vers un choc économqiue mondial ?

Le sommet de l’État se désagrège

Parallèlement à la fracture MAGA et aux tensions militaires, le sommet de l’État américain se fissure. Après le limogeage du chef de l’ICE puis celui de Kristi Noem, c’est la ministre de la Justice Pam Bondi qui est sacrifiée. Les dossiers Epstein menacent et il faut révéler ce qui ne l'est pas encore. Tous des fidèles de Trump, utilisés comme fusibles face à une pression politique croissante pour sa destitution.

La marche « No Kings » du 28 mars a réuni entre huit et neuf millions de manifestants. Les organisateurs annoncent désormais un appel à la grève générale le 1er mai, soutenu pour la première fois par la confédération syndicale AFL-CIO – du jamais vu depuis la guerre du Vietnam et... en à peine un mois de guerre. C'est même une évolution exceptionnelle dans l’histoire américaine : une direction syndicale nationale appelant à une grève générale politique visant un président en exercice.

Cette mobilisation de masse exerce une pression directe sur l’appareil d’État. Les limogeages successifs apparaissent comme autant de tentatives de contenir une crise politique grandissante. Le député républicain Thomas Massie a lui-même lancé un avertissement public : « Félicitations, procureur général Blanche. Vous avez maintenant 30 jours pour publier le reste des dossiers avant d’être pénalement responsable de non-respect de la loi sur la transparence des dossiers Epstein. »

Une crise systémique – guerre, économie, pétrodollar

La fracture MAGA se nourrit aussi d’une inquiétude économique majeure. La fermeture du détroit d’Ormuz menace l’approvisionnement énergétique mondial. Les prix du pétrole flambent. L’inflation repart. Les marchés financiers s’inquiètent.

Plus grave encore, certains analystes évoquent un risque pour le pétrodollar lui-même. Une guerre prolongée contre l’Iran pourrait accélérer la dédollarisation du commerce énergétique. Or, le statut du dollar constitue l’un des piliers du financement de la dette américaine. Une remise en cause ouvrirait une crise budgétaire majeure.

Mais plus encore, ce sont les milliardaires, les grands banquiers américains, les chefs des puissants fonds de pensions, la banque centrale, la FED, qui sont les plus inquiets et qui ont le plus de levier d'action – tous ce qui a été dit précédemment leur est secondaire, ce qui les inquiète ce sont les conséquences pour l'avenir du pétrodollar et donc pour la domination du dollar sur l'économie mondiale et donc sur leur propre pouvoir pourraient être catastrophiques.

Dans ce contexte, la guerre apparaît de plus en plus comme une impasse stratégique. L’objectif initial – un changement de régime rapide et la prise de contrôle des flux énergétiques iraniens – s’éloigne de jour en jour. L’escalade militaire renforce au contraire la cohésion des adversaires des États-Unis.

La ruse de l’histoire

L’opération américano-israélienne lancée contre l’Iran visait un « regime change » rapide, la sécurisation du pétrole et du gaz iraniens, et, par voie de conséquence, un affaiblissement stratégique des BRICS, donc indirectement de la Chine et de la Russie. L’histoire pourrait en décider autrement.

L’aventure pourrait se solder par une rare ruse de l'histoire. Nous pourrions assister, non pas un changement de régime à Téhéran, mais une crise politique majeure à Washington et... un éventuel « regime change » aux Etats-Unis par une procédure d'impeachment . Nous pourrions assister, non pas un affaiblissement des BRICS, mais leur renforcement. Nous pourrions assister non pas une consolidation du dollar, mais une accélération de la dédollarisation... non pas une démonstration de puissance américaine, mais à la révélation au monde entier de ses limites.

L’opération « Epic Fury » pourrait ainsi entrer dans l’histoire sous un autre nom, Epic fail.

Sic transit gloria mundi... et... espérons que la folie, l'hubris, la rage mégalomaniaque ne conduise pas à l'usage de l'arme nucléaire ; ce serait un Epic Fail pour l'humanité toute entière.



Pourquoi les religions ont-elles interdit les intérêts et comment cette interdiction a-t-elle été contournée ?




Aujourd’hui, personne ne s’étonne qu’une banque accorde un prêt à 15 % par an. Mais il y a environ 500 ans, un tel taux d’intérêt aurait été considéré non seulement comme un vol, mais aussi comme un péché capable de détruire l’âme. Qu’est-il advenu de ce tabou ?

Pourquoi presque toutes les grandes religions du monde ont-elles interdit les intérêts ? Et surtout, comment ont-elles fait face à cette interdiction alors que la vie dictait ses conditions ?

De la Mésopotamie au Moyen Âge

Les premières interdictions de l’usure ne sont pas apparues dans les textes religieux, mais dans les codes législatifs. Dans l’ancienne Mésopotamie, la loi de Hammurabi limitait le taux d’intérêt des prêts de céréales à 33,3 % et celui des prêts d’argent à 20 %. Les intérêts sur les intérêts (l’usure) étaient punissables. Il s’agissait d’une restriction rationnelle dans une société où les dettes pouvaient facilement conduire à l’esclavage.

Plus tard, les interdictions ont pris une connotation morale. L’Ancien Testament dit : « Tu ne prêteras pas à intérêt à ton frère » (Deutéronome 23:19). Dans le judaïsme, cela interdisait d’exploiter les membres pauvres de sa propre tribu. Il était permis de prêter de l’argent avec intérêt à un « étranger ». Mais cette interdiction a ensuite été étendue à d’autres. Par exemple, Philon d’Alexandrie a tenté d’interpréter le terme « frère » de manière plus large comme désignant tout membre de la communauté juive.

L’intérêt comme vice moral dans le christianisme

Dans le Nouveau Testament, comme nous le savons, les règles sont encore plus strictes. Jésus dit explicitement : « Prêtez sans rien attendre en retour » (Luc 6:35). Il ne s’agit plus d’appartenir à un peuple, mais d’un principe éthique universel. Cependant, même ici, les choses ne sont pas si simples. Dans la même parabole de l’Évangile (Luc 19:23), le héros reproche à son serviteur de ne pas avoir mis l’argent à la banque pour gagner des intérêts. Quelque chose suggère que la morale est la morale, mais que l’argent ne doit pas rester inactif.

Au Moyen Âge, l’Église interprétait tout sans ambiguïté. L’intérêt était considéré comme un péché parce qu’il était perçu pour le temps, et le temps appartient à Dieu. L’usure était comparée au vol. L’argent, comme on le disait alors, ne devait pas générer d’argent.

Élément de justice sociale dans l’islam

La position religieuse la plus stricte du Coran est qu’il interdit le ribā (l’intérêt) et l’assimile à la décadence morale : « Ils diront : Le commerce est comme la croissance.

Mais Allah a permis le commerce et interdit la croissance » (Sourate 2:275). Les hadiths comparent l’usure à l’inceste en termes de gravité du péché. Dans la société arabe préislamique, les taux d’intérêt avaient tendance à doubler ou à tripler, et ces pratiques faisaient l’objet de critiques.

Curieusement, l’islam a développé tout un système financier parallèle dans lequel les profits ne sont pas générés par les intérêts, mais par des plans de capital, tels que les sociétés, les baux et les coentreprises. Les banques islamiques modernes continuent de fonctionner selon cette logique.

Aristote et les philosophes

Mais les religions n’étaient pas les seules à s’opposer à l’usure. Aristote pensait également qu’elle était contre nature. Il a écrit : « L’argent ne doit pas engendrer l’argent ». En d’autres termes, l’argent doit être un moyen d’échange, pas un outil pour gagner de l’argent. Cette idée a ensuite eu un impact considérable sur la pensée chrétienne, en particulier sur la scolastique.

La peur sociale de l’endettement

Il faut se rappeler comment vivaient les gens pour comprendre l’aversion généralisée pour l’intérêt. Une mauvaise récolte, une guerre ou une maladie peuvent endetter une personne. Sa maison, sa famille et sa liberté sont alors hypothéquées. En Mésopotamie, il était possible de tomber en esclavage pour dettes, non pas au sens figuré, mais au sens propre. Dans la Rome antique, les enfants pouvaient être vendus pour payer des dettes.

Comment l’interdiction a été contournée

L’interdiction des intérêts est, par essence, une tentative de protéger les faibles. Il ne s’agissait pas seulement d’un impératif moral, mais aussi d’un outil de stabilisation : on ne devait pas permettre à une personne de s’appauvrir tandis qu’une autre s’enrichissait à ses dépens.

Lorsque la société considère que quelque chose est un péché, mais qu’elle ne peut s’en passer, des lacunes juridiques apparaissent. C’est précisément ce qui s’est passé avec les intérêts. Malgré les interdictions, le commerce s’est développé, les commerçants sont devenus banquiers et l’économie a exigé des instruments de crédit. Cependant, afin de ne pas enfreindre formellement les interdictions, des solutions alternatives ont été trouvées.

L’association plutôt que le crédit

Au lieu de prêter de l’argent, les gens ont commencé à conclure des accords d’investissement. L’argent était censé être investi dans une cause commune, et les « intérêts » n’étaient plus une récompense pour le temps passé, mais une part honnête des bénéfices.Dans le judaïsme, cela a été formalisé sous la forme d’un accord hetter iska, dans lequel l’emprunteur devenait associé.

Dans l’islam, on utilisait les systèmes mudaraba et musharaka : une partie apportait le capital, l’autre travaillait et les bénéfices étaient partagés.

Dans la tradition chrétienne, on utilisait la societas, une forme romaine de société avec partage des risques.

Il s’agissait essentiellement d’un prêt déguisé en investissement. Cependant, comme les bénéfices n’étaient pas garantis, l’interdiction n’était pas enfreinte.

Vente avec rachat

L’une des solutions les plus courantes est la double vente. Le vendeur vend les biens à tempérament à un prix plus élevé et les rachète immédiatement à un prix inférieur. La différence de prix correspond en substance à l’intérêt.Dans la tradition islamique, cette méthode est connue sous le nom d’« īna ».
En Europe chrétienne, elle était appelée « scrocco » ou « mohatara ».

D’un point de vue juridique, tout semblait légitime : il ne s’agissait que de deux transactions. Mais tout le monde comprenait qu’il s’agissait d’un prêt déguisé.

Compensation des pertes

Dans la tradition catholique, plusieurs concepts ont vu le jour en même temps, permettant de justifier les intérêts comme une compensation équitable :

Damnum emergens est la compensation des dépenses réelles (par exemple, si le prêteur perd la possibilité d’utiliser son argent).

Lucrum cessans est la compensation des bénéfices perdus.

Poena conventionalis est une pénalité pour retard de paiement.

Tous ces arguments ont permis de percevoir des intérêts « à l’amiable », comme s’il ne s’agissait pas d’une question de temps, mais de justice. En conséquence, les intérêts sont revenus en Europe par la petite porte, d’abord dans le droit commercial, puis dans la pratique bancaire.

L’ironie, c’est que l’Église était également impliquée !

Paradoxalement, même l’Église, qui interdisait l’usure, gagnait de l’argent grâce aux prêts. Comment ? Par le biais de prête-noms, de constructions juridiques et d’intermédiaires. Au XIVe siècle, en Italie, les institutions ecclésiastiques participaient déjà ouvertement au financement, appelant les intérêts « contributions », « compensation du risque », etc.

L’interdiction des intérêts n’a pas duré pour deux raisons. Premièrement, les marchés sont devenus plus complexes. Les commerçants voyageaient entre les villes et le commerce nécessitait des capitaux circulants. Sans prêts, les entreprises ne pouvaient tout simplement pas se développer.

Deuxièmement, une nouvelle philosophie est apparue : l’argent a de la valeur. Si vous donnez votre argent à quelqu’un d’autre, vous perdez la possibilité de le gagner vous-même. Il est donc logique de demander une compensation. Cette idée a prévalu pendant la Renaissance et a finalement triomphé avec l’avènement du capitalisme.

Aujourd’hui

Dans le monde moderne, les intérêts sont à la base de tout le système bancaire. Les interdictions ont presque complètement disparu et ne subsistent que dans le système bancaire islamique, où les systèmes sans ribā sont toujours en vigueur. Mais même là, tout ressemble à un investissement, à un loyer ou à un échange. Ce ne sont que des noms différents pour désigner la même chose : les intérêts.

Les interdictions sur les intérêts n’étaient pas un caprice de fanatiques, mais un moyen logique de freiner le fléau de la dette. Cependant, à mesure que la société s’est stabilisée et que le marché est devenu une institution clé, la logique de l’interdiction a perdu de sa pertinence. Il ne restait plus qu’une chose : la mémoire morale que l’argent peut être un instrument de développement et un moyen de destruction.