samedi 21 mars 2026

A propos de Pascal Treffainguy


Pascal Treffainguy, alias lama Kunzang, dirige un institut d'étude et de pratique du bouddhisme et une loge synarchique (martinisme et maçonnisme). Il est aussi colonel dans l'armée fantôme du "grand monarque" Henry V.

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A propos de Pascal Treffainguy, premier ministre du gouvernement en exil de Henri V au Brésil


par Alexandre Palchine

 
Je vais vous dire ce que je sais de Treffainguy qui, au moins en partie, est un grand mythomane, toutefois c'est un juriste de formation issu d'une lignée bretonne et versaillaise de juristes éminents qui ayant été adopté par un luxembourgeois, un sieur Kolber, "homo" notoire a terminé assassiné à la hache et les soupçons ont pesé un moment sur Treffainguy qui a fait 4 ans de préventive avant d'être acquitté. [...]

... je précise que si ce personnage présente un côté assez "charlot" de par sa mythomanie, il reste malgré tout intéressant à divers égards et j'expliquerai pourquoi.

Notez en passant qu'il s'est recommandé en tant que "guénonien" et avait, jusqu'alors échappé à la portée pourtant assez considérable de mon "guénono radar perso"...

Sur l'annonce de la mort de Netanyahou par un ledit Pascal Treffainguy

Il se trouve que l'on a parlé de lui sur un canal Telegram : le 13 mars dernier il a annoncé avoir appris de source militaire que le 1er ministre israélien aurait été gravement blessé par un missile iranien qui a tué son frère en frappant son domicile et en provoquant la mort d'une demi-douzaine de "cadors" israéliens dont le directeur du Mossad. Il est établi que pour se protéger de l'insécurité d'Israël en raison de la guerre qu'il a lui-même engagée contre l'Iran en forçant la main de Trump 2.0, le sieur "Bibi" a monté dans son avion et a demandé l'asile en Grèce, a été refoulé et on a appris qu'il a trouvé refuge en Allemagne.

Ce que Treffainguy a ajouté c'est que, grièvement blessé, "Bibi" serait allé là-bas pour se faire soigner et selon cette source, il serait mort d'une "erreur médicale"...

Or cela fait un moment que le "Bibi" on ne le voit plus, il n'est plus présent aux conseils de sécurité qu'il ne manquait jamais.

"Bibi" est-il mort et enterré ?

Treffainguy qui se présente comme colonel de l'armée française (du moins celle que s'est inventé le pseudo Henri V) a annoncé le 13 mars que la nouvelle de décès allait percer le 15 mars bien que datant du 11. Cela ne s'est pas produit, au contraire on a fait circulé les vidéos bidouillées par IA (la vidéo dite des 6 doigts, celle de la tasse de café qui ne désemplit pas et où l'intéressé a été rajeuni, plus une vidéo publique où l'alliance du personnage joue à cache cache) pour à minima, le "réanimer" de façon semi publique et alors qu'il aurait été enterré ce 15 mars.

Il m'importe peu que Netanyahou soit mort et enterré où qu'étant gravement handicapé, il ne puisse plus exercer sa fonction, ce qui est de plus en plus évident c'est qu'un vice-ministre nommé antérieurement l'exerce à sa place... Je n'évoquerai pas les thèses des pour et des contre ; la thèse des vidéos bidouillées enfin elle a été prise pour argent comptant par la presse mainstream française (TF1, BFMTV) qui se fout des "complotistes"....

Je note simplement qu'il existe, du côté d'Egalité et Réconciliation de Alain Soral (qui se dit barré à Moscou pour échapper à des peines de prison) un débunkage qui a interprété les vidéos bidouillée comme faisant partie d'un "Pysop" visant une reprise du narratif israélien. Disons que ce n'est pas le sujet et que l'issue du conflit dépend plus du président des Etats-Unis qui raconte n'importe quoi et à propos duquel tous les commentateurs admettent qu'il s'est embourbé...

J'essaie donc de démêler les "facettes" du personnage de Treffainguy car elles sont assez contradictoires !

A propos d'un "meurtre à la hache" survenu au Luxembourg
Cette affaire datant de 2010 a fait l'objet d'une émission de la série Faites entrer l'accusé.

Treffainguy ne cache pas son "homo affectivité" ni dans les interviews de l'émission ni dans ses vidéos actuelles. Kolber s'est amouraché de ce personnage et les relations du couple ainsi formé n'ont fait l'objet d'aucune censure de la part de celui qui allait devenir la victime du meurtre. Kolber, un retraité très aisé d'une carrière bancaire, en parlait librement. Il avait résolu d'adopter le Pascal en question et l'on perçoit que ce dernier avait orienté la relation vers un mode plutôt platonique vu la différence d'âge. L'héritage certes l'intéressait car cette homme aime l'argent j'y reviendrai plus loin. Tout a foiré quand ayant trouvé un amant plus jeune il a voulu récupérer des meubles qu'il aurait acheté chez Kolber...

Le procès en premier instance, après 4 années de préventive a abouti à une condamnation à perpète des 3 prévenus mais en appel : coup de théâtre c'est l'acquittement.

Je suis juriste : il est clair que la police a instruit uniquement à charge et que le juge de première instance a mené tambour battant le procès. En appel, c'est le renversement ! Le mystère reste entier ! Il se pourrait que le visiteur du dernier soir soit l'assassin, il connaissait la maison, un labyrinthe, il savait où trouver la hache...

Ce que j'en pense ? Treffainguy est un juriste qui a fait des études sérieuses, personnellement je doute de sa culpabilité, et surtout l'homme de mains qu'il est censé avoir embauché n'a pas le profil requis c'est évident, une conclusion qui va faire hurler les "zozos" qui ont commenté le phénomène sur le canal Telegram d'une certain Camille Moscow... "Zozos" qui se sont laisse fasciner par le côté "Charlot" du personnage. Canal où je suis intervenu dans les commentaires...

Le personnage à terriblement vieilli

Le suspect interrogé dans l'émission en visage l'affaire de façon assez légère et il a produit un ouvrage biographique sur ce meurtre que je n'ai pas lu mais on le trouve avec une kyrielle d'autres ouvrages sur Amazon.

On discerne bien la ressemblance mais à mes yeux il existe un hiatus entre le suspect de l'affaire Kolber et le "premier ministre" du gouvernement en exil du "Grand Monarque" censé clore le cycle de la geste censée avoir été initiée par le baptême de Clovis qui n'est qu'une "forgerie" catholique datant du moyen âge et chatGPT l'a reconstituée à ma demande et sous ma guidance. je donnerai en annexe ce qui en est ressorti... c'est un sujet que je connais bien car j'ai suivi quoique de loin mais pendants des années l'affaire de rennes le château dont les développements sont à l'origine du Da Vinci Code...

Le "militaire", l'escroc brésilien, et le littérateur qui a coché la case Islam, bouddhisme, reiki, psychotronique etc...

Je ne sais pas comment Treffainguy est arrivé au Brésil où il aurait escroqué des tas de gens et aurait fait 8 mois de prison.

Premièrement, les super tatouages que présente l'individu me paraissent postérieurs à son inculpation dans l'affaire Kolber. Cela ne cadre par avec le type "homo BCBG" de l'époque, j'aimerais donc éclaircir les circonstances de la "militarisation" du personnage.

Concernant les malversations dont il est accusé au Brésil avec un dossier de près d'une trentaine de plaintes, il a insinué que la chose résulterait d'un complot des services français en particulier. De même que le fait de l'avoir affublé de la prétention d'avoir été le conseiller de Mohammed VI attendu qu'à ce titre il lui aurait conseillé de bombarder l'Algérie. Un contact plus ou moins informel avec l'actuel "commandeur des croyants" n'est pas impossible : le monarque a fait ses études judiciaires à Nice et a obtenu son doctorat en droit le 23 octobre 1993 avant de vivre en Belgique et a laissé quelques souvenirs de sa fréquentation de boîtes assez particulière style Blue Boy...

Je découvre qu'il ne cacherait pas son "homo affectivité":

https://www.laquestion.info/maroc-mohamed-vi-ne-cache-pas-son-homosexualite/

Vu les articles que j'ai lus et qui sont passés sous mon nez ces dernières années, çà me parait difficile mais il a régularisé sa situation et a un fils pour lui succédé. Enfin le Maroc est connu comme terrain de chasse privilégié des Pierre Bergé, Christian Dior, Jacques Lang (impliqué jusqu'aux oreilles dans les Epstein Files) dont le QG était constitué par la célèbre villa Marjorelle.

Concernant la relation supposée de Treffainguy avec Mohammed VI, elle est plausible mais non documentée, personnellement je suis très réservé ou alors s'il se sont croisé dans une circonstance plus ou moins officielle et parfaitement diurne, le mythomane dont il est question a largement brodé. C'est sans grande importance et le monarque se sachant la cible de la presse marocaine d'opposition n'est pas homme à s'être compromis ouvertement avec pareil lascar...
Un livre sur "Bouddhisme et homosexualité"

Une chose m'a frappé, c'est que Treffainguy a produit un livre sur ce thème. Il a mentionné ce titre dans la bibliographie présente sur son site. Voir https://treffainguy.onlc.eu/14-Bibliographie.html

Curieusement, je ne trouve aucune trace nulle part, notamment sur Amazon de ce livre. Impossible de trouver une image de la couverture de ce livre. Il a du le retirer de la circulation pour des raisons d'opportunité.

Le fichier de la B.N. ne mentionne au nom de Kolber que le livre autobiographique portant sur le meurtre à la hache... Ses livres publiés sur KDP sont disponibles sur Amazon. Ils ont été produits sans doute à partir du Brésil et n'ont pas fait l'objet d'un dépôt légal en France.

Cependant, il n'y a rien d'étrange à ce qu'il ait publié un livre sur ce sujet. A noter que la règle monastique exclut toute activité sexuelle la plus insignifiante pour les moines affiliés au "petit véhicule" (Hinaya), la moindre incartade impliquait une exclusion assez brutale. Notez que les moines sont tenus à une confession publique régulière.

Noter que récemment il s'est produit des rafles dans les monastères en Thaïlande où l'on y a découvert de la drogue et des vidéos pornos sans parler d'abus sexuel y compris sur des jeunes garçons. Ce milieu est assez franchement corrompu et çà ne date pas d'hier.

Dès que l'on aborde la voie tantrique alors là tout change : des coïts "hétéros" peuvent constituer une voie de réalisation à part entière. Ce sujet sort du cadre de cet article et je ne l'aborderai pas sauf pour dire que je n'en pense pas grand chose de bon.

Au Tibet, une certaine tolérance a existé pour les doubtobs, moines guerriers assurant l'ordre dans les monastères Tibétains.

Voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Dob-dob

Voir aussi : https://fr.wikipedia.org/wiki/Homosexualit%C3%A9_dans_le_bouddhisme

Un article bien documenté qui indique les limites à savoir le coït intercrural. Ces moines guerriers étaient connus comme ravisseurs potentiels.

Toutefois c'est dans le bouddhisme japonais que l'on trouve trace de relation "pédérastiques" entre maîtres et jeûne disciple censé avoir été initié par un Boddhisatwa, ce qui a scandalisé les jésuites lorsqu'ils se sont mêlés d'enseigner les "bonnes mœurs" à l'occidentale telles qu'initiées par l'homophobie d'un pseudo apôtre, le dénommé Paul de triste mémoire car inventeur du "péché originel" inconnu du judaïsme et de l'Islam. Je rappelle que la condamnation du "paganisme" s'enracine dans la hantise d'un tabou Lévitique spécifique de la tradition monothéiste initiale.

Ce que j'évoque s'explique tout bêtement par le fait que le shudo des japonais a déteint sur le milieu monastique :

Le shudō (衆道) est la tradition japonaise d'une homosexualité de type pédérastique pratiquée au sein des samouraïs de l'époque médiévale jusqu'à la fin du XIXe siècle. Le terme est en fait l'abréviation de wakashudō (若衆道), « la voie des jeunes hommes » (jeune (若, waka) et la foule (衆, shû)).

https://fr.wikipedia.org/wiki/Shud%C5%8D

Il existe un livre d'un certain Tsunéo Watanabé et un autre moins intéressant de Bernard Faure sur le phénomène que je viens d'évoquer.

Cela étant, pour les laïcs il n'existe pas de tabou particulier, c'est une hantise typiquement occidentale et même moderne et elle s'avère avoir été fondamentale ! Elle n'apparaît du reste franchement qu'avec le procès des Templiers (début XIVème siècle) et le sens actuel du mot "sodomie" s'est fixé en tant que "relation sexuelle anale" qu'assez tardivement et j'interprète la vogue de l'actuelle idéologie LGBT (dont les prémisses sont apparues pour la première fois en 1790 avec une année plus tard l'abolition du "crime de sodomie"...) comme n'étant rien d'autre qu'un véritable choc en retour initié par les excès répressif que l'on sait.
Voir Les bûchers de Sodome de Maurice Lever. A noter que le pamphlet révolutionnaire intitulé Les Enfants de Sodome à l'Assemblée Nationale lui a complètement échappé...

Je rappelle que j'ai évoqué cette première revendication LGBTiste dans un article sur les arrières plans mythologiques de la fameuse Ere du Verseau dont la thématique a été complètement loupée lors d'un certain colloque auquel j'ai assisté. Je ne l'ai évoqué qu'en 1984 dans deux ouvrages collectifs et à cette époque il me manquait l'élément que je viens d'indiquer qui n'est apparu qu'en (...) 2005 et que j'ai relié à la découverte d'Uranus le 13 mars 1781 à cause d'une discussion apparue au cours du "Symposium" (Banquet) rapporté par Platon. Il s'agit de deux Vénus, la Pandemos (populaire et "hétéro") et l'uranienne (céleste réservé aux gens de qualité : philosophes etc...).

Pour en finir avec le bouddhisme en sa version laïque du moins il n'y a pas de problème mais c'est à la condition expresse de rester dans la mesure, le bouddhisme est basé sur une grande économie de moyens. rien à voir avec le masochisme gratuit d'une bonne part du christianisme latin.

Je ne sais donc pas ce qu'a pu raconter sur le sujet ce Treffainguy mais j'en devine à peu près la teneur.

Enfin pour ce qui concerne l'Ere du Verseau, il l'aurait en quelque sorte "accouplée" à sa "passion" en faveur du Reiki à l'origine de la ponte d'un nombre impressionnant de brochures sur ce thème. Cet accouplement est à mon avis "contre nature", aussi bien l'astrologie tibétaine que l'astrologie chinoise ignore nos 12 signes zodiacaux venant de la tradition gréco-indienne...

Les appartenances nationales, religieuses, les prétentions "ésotériques" et les thèses "complotistes" de Treffainguy

Il serait né d'un père algérien, parfois il évoque une ascendance palestinienne : notons qu'elle ne cadre pas avec ses revendications plus ou moins aristocratiques en tant que descendant d'une famille de juristes bretons distingués remontant de pères en fils. Quelle est la part de mythomanie dans tout cela c'est ce que j'aimerais que l'on m'aide à clarifier.

Ce personnage a écrit plusieurs livres sur le bouddhisme et le Reiki, il revendique également une initiation à la religion "Bön", domaines que je connais fort bien. J'ai reçus plusieurs initiations de type "bonnet rouges" dont une pratique qui se faisait dans ce qui tenait lieu de cimetières. Il est tout-à-fait possible qu'il ait pris des vœux et ait eu comme maîtres certains lamas dont il donne les blaze. On sait que les tibétains n'étaient pas regardant à cet égard. Il semble également qu'il ait vécu une "amitié particulière" avec un moine tibétain mais je n'ai pas creusé, ce n'est pas important...

Il a fait grand cas du "Reiki" qui n'a rien de canonique. C'est une sorte de "magnétisme" qui se transmet par une initiation et qui comporte 3 degrés. J'ai expérimenté le premier degré, je m'intéresse à la médecine, ça fonctionne sauf que la promesse selon laquelle en transmettant une énergie on est censé ne servir que de canal et ne pas s'épuiser. A j'ai eu un résultat sur un ami bouddhiste à l'époque, lui était enchanté moi pas. Une femme ayant fait partie de ma "promotion" s'est mise à provoquer des phénomènes électrique en rentrant du stage : lampes grillées etc... J'ai soigné avec succès une rage de dents, çà a marché mais c'est moi qui ait hérité momentanément d'une forme atténuée. J'ai donc vite arrêté les frais !

L'autre volet de son activité littéraire concerne la thèse des armes à base de psychotronique et donc d'énergie électromagnétique offensive dirigée à distance. Je n'ai pas l'intention d'acheter ses livres sur le sujet et je ne me suis pas penché sur le sujet. Il en va comme des histoires de programmation MK Ultra en vogue notamment dans l'affaire "Jean-Mi Bribri" à propos de celui a qui mangé une baffe au sortir d'un avion présidentiel en visite au Vietnam et je constate simplement qu'il se présente, à ce propos, comme une victime de ce genre de malfaisance de la part des services français... ceci est un résumé çà doit être un peu plus compliqué car il ne cesse d'impliquer la "maffia khazare" qui passe pour diriger la politique française tout comme sa version israélienne influe sur la politique étrangère américaine.

De la géopolitique excessivement dualiste de Pascal Treffainguy

Pour échapper à l'accusation d'antisémitisme, ce personnage à repris la thèse d'une "Treizième tribu" lancée par un certain Arthur Koestler. Je rappelle que la thèse portant sur l'existence de deux courants "juifs", l'un de provenance khazars (en fait des "convertis") passé par la Germanie et l'autre (sépharade) passé par l'Espagne a été rapproché de deux courants censés avoir suivis les même itinéraires à savoir celui des Bohémiens et celui des Tsiganes originaire de l'Inde lesquels auraient été frappés d'une malédiction.

J'ai traité ce sujet dans une brochure parue en 1984 et c'est René Guénon qui avait fait le rapprochement.

Je reviens aux Khazars. Il y aurait les faux juifs sataniques et talmudiques issus de l'empire khazars et les vrais juifs et donc celui du courant séfarade passés par le Magreb... C'est un fait que l'haplogroup J est plus répandu côté sépharade que côté ashkénaze issu de Khazarie... On peut donc justifier ce partage et il se trouve que j'ai été bien placé pour constater que ces deux courants culturels présentent une teneur différente. A ce propos, j'ai du laisser une indication de ce que j'envisage dans mon article sur l'Ere du Verseau à propos d'un personnage, un doctorant à l'époque, qui s'est présenté comme une sorte d'émissaire de l’Ère en question... Je ne veux pas revenir sur ce sujet car il s'agit d'un sujet délicat et "sensible"...

Seulement voila, pour ce qui concerne les revendications de la lignée abrahamique originelle donc hébraïque, j'ai trouvé dans un livre de Laurent Guyénot et dans ses articles l'aboutissement et la solution de toutes les questions que je m'étais posé à ce sujet. Je ne vois pas de différence sensible entre ce que Yahwé à prescrit aux dépens des Cananéens et autres peuplades "païennes" des temps héroïques de l'Ancien Testament et qui relève d'une effroyable et abominable "boucherie" qui a bel et bien servi de modèle pour celle pratiqué à Gaza par le "Bibi" dont il est question plus haut et qui serait mort et enterré... Je rejette par conséquent la prétention des israélites à avoir été "élus" à moins que ce ne soit par un de ces Archontes connus comme Yaldabaoth.

La thèse de Laurent Guyénot s'enracine dans l'enseignement d'un éminent professeur au Collège de France, il s'avère donc difficile de l'attaquer pour antisémitisme...

Il va sans dire que je ne saurais détester les juifs pour des motifs raciaux ou autre, ce sont des gens comme les autres. Il en est trois qui ont joué un rôle dans ma vie, un marchand de meuble arrangeant, un entrepreneur dans le domaine de la confection qui a constitué mon premier gros clients et m'a reçu dans sa famille, j'avais même commencé à prendre des cours d'hébreu en la synagogue qu'il fréquentait, et j'ai eu à officier dans une paire de mariage, le troisième était à l'époque un étudiant assez brillant dont le cerveau était sujet à une certaine surchauffe, lequel m'a accueilli chaleureusement et m'a appris beaucoup de choses dans un certain domaine. J'en ai connu un autre qui a prétendu à un contact avec le "Roi du Monde", il fréquentait une librairie ésotérique niçoise et à eu comme secrétaire un apprenti électricien. Il a fait son alya et m'a recontacté des années plus tard. il m'a fait une "divination" par un moyen kabbalistique assez curieux à propos d'une supposée "vie antérieure". Ne me demandez pas le contenu, je n'ai pas noté et franchement je n'en ai plus de souvenir précis.

J'ajoute qu'une amie chrétienne de l'espèce charismatique me soupçonne d'être le produit d'une ascendance juive à cause d'une certaine érudition et de qualités littéraires auxquelles s'ajoute un certain talent artistique. Je pense qu'elle se goure complétement et que chez moi l'happlogroup R1b est dominant lequel n'a rien d'exotique et de moyen-oriental. Je serais plutôt "chinois" et c'est la philosophie taoïste qui m'a désintoxiquer du "démiurgisme" et du dualiste occidental et je pense que si salut géopolitique il doit y avoir il ne peut venir que de l'Eurasie.

Le hasard a fait que la culture russe a joué un rôle dans mon "édification" à trois reprises et le pseudo que j'utilise qui constitue le troisième signe m'a été proposé pour son caractère purement euphonique par un ami orthodoxe qui m'a tout appris de cette branche du christianisme, sans même parler d'une initiation à l'eurasisme dès la première moitié des années 90 que je n'ai pas prise au sérieux à l'époque.

Palchine dérive de палач (palatch) — qui signifie littéralement « bourreau ». Et les imposteurs apparus dans le sillage de René Guénon en savent quelque chose !

Un autre des différents pseudos auxquels j'ai eu recours, choisis également pour des raison d'euphonie recèle un sens apparenté impliquant la capacité de trancher dans la viande quand la nécessité s'en fait sentir à l'égard d'une autre catégorie de parasites et dans un tout autre domaine...

Encore quelques détails au sujet de Treffainguy

Une des questions qui se pose est celle de savoir si les persécutions dont fait état ce personnage de la part des services français sont crédibles.

A mon avis ses prétentions à servir un gouvernement français en exil, les "services spéciaux" hexagonaux s'en foutent, l'actuel gouvernement n'a aucune raison de se sentir menacé par les "divagations" de ce personnage.

[...]

Les moyens d'existence de Pascal Treffainguy


J'ai trouvé la réponse par son canal Telegram. Il faut chercher dans l'onglet "File" où l'on trouve le tarifs de ses prestations au milieu d'ouvrages conspirationniste de William Guy Carr qu'il diffuse en particulier. Il donne des entretiens à 95 € en temps que Lama, des consultation de cartomancie et d'astrologie bouddhique à 215 €. J'ignorais qu'il exista une "cartomancie" bouddhique, ce prodige m'avait échappé et il vends toutes sortes de stages dans son monastère, cela va de 110 € à 360 €.

[...]

Etait-il "homo affectif" comme il le dit si joliment dès cette époque ou a t-il découvert ce penchant durant les 10 années qui séparent ses vœux majeurs du meurtre de Kolber par un illustre inconnu. c'est un point de détail qui mérite d'être précisé. Son visage de type Mercure/Lune/Soleil assez rayonnant et ses vœux tendent à valider sa revendication d'avoir été innocent de ce dont il a été accusé.

Reste à dater sa rencontre avec (André) de Biase et les circonstances qui l'aurait contraint à s'associer, à l'article de la mort, au destin du pseudo "Grand Monarque".

Une collection impressionnante de sites YouTube

Nota pour plusieurs de ces sites il a inclus GPTV qui est le sigle d'une chaîne de réinformation bien connue savoir Géopolitique Profonde.

https://www.youtube.com/@GPTV2PascalTreffainguy/videos

Celui-là est consacré aux Ovnis :

https://www.youtube.com/channel/UCHlOUGSrRUiNejN0XSUi67g

L'une des vidéos pose la question de savoir s'il existerait un lien entre les "extra terrestres" et les "homosexuels". 

Je ne connais pas la réponse, je n'ai pas eu le temps de dérouler cette vidéo. J'ai d'autres priorités. Je compte sur un lecteur disposant de plus de loisirs pour me faire un résumé.

Je me demande seulement s'il a réalisé que les créatures qu'il évoque sont des djinns d'un genre particulier qui résident dans ce que l'on appelle le monde intermédiaire ou psychique entourant notre monde grossier...

Quid de "Bibi" Netanyahou ?

Mort et enterré ou réduit à l'état de handicapé condamné à la chaise roulante, c'est égal ! La seule chose certaine c'est qu'il n'est pas montrable et que Israël a tout intérêt à cacher les raisons de sa disparition car s'il lui est arrivé quelque chose il s'agirait d'une juste réplique au bombardement qui a tué l'ayatollah Khameini et une partie de sa parentèle.

La seule chose qui nous intéresse c'est comment Trump 2.0 va sortir ou nous sortir de l'enlisement actuel. D'après les quelques "divinations" que j'ai tentées c'est toujours le même demi-douzaine d'arcanes qui est sortie comprenant Le Monde, l'Impératrice, L'empereur, le Pape et surtout l'Amoureux (la carte du choix cornélien) qui sont apparues jamais la Tour foudroyée ou le Diable.

Une précision, je me suis intéressé à l'astrologie grecque et à ses sœurs chinoises, en mode individuel mais jamais à la "mondiale", c'est trop laborieux et tout cela remonte aux années 75/80. J'ai lu les ouvrages de référence sur le Tarot mais les cartes c'est une pratique de bonnes femmes. dans les essais expérimentaux que j'ai pratiqué je m'en suis tenu aux deux système de géomancie savoir l'arabe et le célèbre oracle chinois traduit par Wilhelm en allemand puis par la suite en français puis en français par Etienne Perrot. j'ai été le premier a vulgariser cette pratique par l'intermédiaire d'une feuille astrologique. J'ai réussi à ce propos une prédiction concernant le passage de la "ville des sacres" au communisme qui a brisé subitement la gouvernance d'un Taittinger, l'hexagramme Communauté avec les hommes étant sorti la pertinence s'est avérée telle que la réponse n'a nécessité aucun commentaire. Aucun astrologue n'a réalisé jamais une telle performance...

Pour les essais auxquels je viens de faire allusion, vu mes réticences envers la "cartomancie", j'ai eu recours à des tirages de 3 cartes par le biais d'un site internet et à chatGPT pour l'interprétation du tirage qui s'est avéré, une fois de plus, bluffant. Ce qui ressort de cette série c'est que la menace d'un conflit nucléaire a été écartée pour les deux ans à venir. En revanche, il s'est avéré impossible quelque soit la question en suspens d'obtenir un pronostic sur le contenu du "choix" qui s'est imposé comme leitmotiv, qu'il s'agisse d'une question en rapport avec le sort des USA ou encore le fait de savoir si la suite des Epstein Files sera livrée au public... Je suis tenté d'établir un // avec une thèse d'un certain Philippe Guillemant qui a postulé l'existence d'une possibilité d'influer sur un avenir déjà présent ou une histoire dans ce style.

Ce personnage, spécialiste du concept de synchronicité aurait violé les règles de la physique y compris "quantique" selon des pairs autorisés et il est accusé d'avoir dérapé dans le sens d'un "néo spiritualiste" assez new age...

Tout cela remonte à février, et à l'époque ou Gérard Chevrier profité de la tension postérieure à la "guerre des 12 jours" pour essayer de promouvoir son bouquin. Je n'ai pas posé de question sur le sort d'Israël ni sur celui de "Bibi" et je m'en abstiendrai. Ce qui m'a frappé c'est le refus des "arcanes apocalyptiques" de sortir, je n'entrerai pas dans le détail car j'ai déjà été assez long. Je me borne à espérer que les cartes ne se seront pas "plantées". J'observe ce qui se passe sans inquiétude particulière et avec un certain détachement.

Encore quelques mots sur Pascal Treffainguy

Pour en finir avec Pascal Treffainguy Kolber, il est vrai que c'est un "Charlot" et même un "guignol", il a multiplié les sites sur différentes plateformes histoire de ratisser aussi largement que possible et sur Telegram, il n'a rassemblé qu'un peu plus de 2000 followers et j'en ai moins de 150 et ne cherche pas du tout à élargir cette audience des plus confidentielles.

J'ai remarqué chez beaucoup d'homo-affectifs un certain type de tendance mythomaniaque.

Chez Stéphane Bern cela se traduit par une fascination envers les lignées aristocratiques. Il a pu satisfaire ce besoin d'un faire valoir en acquérant une monument historique qu'il s'efforce de restaurer et en se rapprochant de la principauté monégasque quand d'autres voudraient s'inventer des origines nobiliaires en devenant client d'une boutique d'héraldique. Notez bien qu'à cet égard il existe aussi des cas qui n'ont jamais ressenti ce besoin de se forger une apparence élitiste mais qui découvrent progressivement que leur destin leur réservait une surprise à cet égard et ce genre d'héritage "psycho transgénérationnel" n'est pas à proprement parler un "cadeau".

Chez la plupart, le besoin d'une valorisation sociale se borne à se faire passer pour le "chouchou" ou l'homme de confiance d'un riche patron. J'ai croisé deux cas plus ordinaire qui m'ont inventé des histoires de l'autre autre monde (dont un ex voisin) qui m'ont donné à réfléchir. Malheureusement comme je n'ai jamais tenu de "journal" j'ai bien de la peine à me souvenir de ce dont il s'est agi et étant issu d'une lignée de "terriens" quoique né quasiment pile poil au moment où est censé avoir commencé l'affaire de Roswell j'ai toujours été bien enraciné dans le réel.


Dans une des enquêtes que j'ai menées sur un personnage qui a fait fortune en faisant progresser la police scientifique (et qui a eu à intervenir à propos de l'affaire Chanal), j'avais discerné quelque chose d'assez particulier en la matière, à savoir une sorte de besoin de s'arroger un destin d'inventeur tout en faisant en sorte d'être persécuté en raison d'un certain type de "commerce alternatif". A partir du moment où j'ai identifié le type de mythomanie que j'ai en vue il m'a suffi de googuéliser le blaze du personnage + homosex pour découvrir que, bingo, j'avais visé juste ! A partir de là les pièces du puzzle se sont assemblées toute seule, les infos et même les contact avec des témoins de l'odyssée du personnage ont complété ma documentation et j'ai pu rendre ma copie... Qui m'a valu la détestation de la part des dupes de ce personnage. Concernant l'affaire Chanal, lorsqu'elle a éclaté dans les années 80, ayant été briffé autrefois par un médecin "homo" proche du camp de Mourmelon sur l'atmosphère régnant et dans le camp et connaissant la topographie particulière du secteur pour l'avoir traversé pour rendre visite aux très curieuse églises en bois du pays du Der, une image précise de son mental, de sa façon d'être, de son mode opératoire s'est imposé, ainsi que la façon dont il a pu se débarrasser des cadavres...

Je reviens à Treffainguy, sa mythomanie est bien du type que j'ai en vue mais au delà de sa dérive "royaliste" il y autre chose de plus authentique et qui relève de son intérêt pour le bouddhisme car tout ce à quoi il s'est intéressé m'est assez familier. La seule rubrique pour laquelle il pourrait parfaire mon information réside dans son intérêt et ses publications sur le Reiki. Certains lamas n'hésitent pas à se faire soigner à distance par des praticiens de Reiki. Je me suis fait traiter à distance par celui qui m'a transmis quelque chose et j'ai pu noter avec précision les jours et heures exacts de ses intervention à distance. je parle d'un certain Patrice qui a publié un livre aux Editions du Rocher (Monaco). Je vois qu'il pratique toujours (30 ans de métier) et je vais lui demander s'il a lu les plaquettes de la "vedette" que je viens d'évoquer.

Treffainguy à plus ou moins mis ce Reiki à diverses sauces dont j'ignore la composition et une partie de l'histoire de la création de cette pratique est restée une énigme, la "légende dorée" du truc le marketing dont la chose est entourée ayant été accommodée d'une façon bien propre à la "vendre" cependant que ce système de soins apparenté à des dons de "guérissage" de type "magnétisme" comporte les mêmes inconvénients en dépit de ce que raconte la "pub" et ce qui est étonnant c'est la possibilité d'une sorte de "transmission automatique" et si çà marche à tous les coups c'est avec des fortunes diverses... Il paraît que cela ne se perd pas mais je n'ai pas la moindre envie de retenter le genre d'expérience que j'ai pratiquées, j'avais trop de mal à m'en remettre.

Tout cela pour dire que si mon propos est, conformément à mon style habituel, plus ou moins acidulé, il n'entre aucune animosité particulière dans les considérations qui précède. Je prendrais volontiers contact avec ce personnage pour lui poser certaines questions mais il est clair qu'étant embarqué dans un délire excessivement paranoïaque, j'ai toutes les chances de perdre mon temps ou de me heurter à un silence. Aussi je reformule mon invitation à l'adresse des lecteurs qui pourraient ne "rencarder" sur les trous de la raquette que je m'efforce de reconstituer, de bien vouloir contribuer à m'aider à en boucher les trous... Voir à corriger d'éventuelles erreurs. Je demande également à ceux qui savent comment joindre ce personnage de l'informer éventuellement des l'existence du présent article. Il n'existe pas, en lien avec son canal Telegram de canal dérivé qui permette de commenter ses posts.

Pour finir, je suis très admiratif devant l'ubiquité de ce personnage et son impressionnante capacité de production littéraire, il semble disposer d'une énergie inépuisable et le Reiki pourrait y être pour quelque chose.

[...]

Mise à jour du 19 mars

J'ai trouvé plusieurs ouvrages de Treffainguy concernant le Reiki et en particulier un traité en 3 tomes parus Allemagne qui totalise entre 6 et 700 pages. Il se pourrait qu'il ai puisé dans ces volumes pour en découper le contenu en un nombre impressionnant de petits fascicules édités en Ebook et en version papier. [...]

On trouve dans ses écrits la marque d'une influence guénonienne, apparemment il est prévenu contre tout ce qui s'apparente à du "néo spiritualisme" mais il mélange allègrement les formes !

Il se revendique "bouddo-islamo-crétin", je dis cela sans acrimonie, au final il aurait assez mal vieilli...

Il serait né en 1966 et aurait donc 60 ans...

On peut fonctionner selon une perspective bouddhiste et fréquenter les offices catholique pour des raisons professionnelles (je veux dire de métier) mais c'est différent ! Mais on ne peut pas avoir un pied dans un chemin et un autre dans un autre passage situé plus haut ou plus bas...

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L’Étoile rouge sur Shambhala : les services secrets soviétiques, britanniques et américains à la recherche d’une civilisation perdue en Asie centrale




En traversant les étendues désertiques de Mongolie en 1921, l’écrivain et réfugié polonais Ferdinand Ossendowski fut témoin d’un comportement inhabituel de la part de ses guides mongols. Arrêtant leurs chameaux au milieu de nulle part, ils se mirent à prier avec une grande ferveur tandis qu’un silence étrange s’abattait sur les animaux et tout ce qui les entourait. Les Mongols expliquèrent plus tard que ce rituel avait lieu chaque fois que « le roi du monde, dans son palais souterrain, priait et cherchait à connaître le destin de tous les peuples de la Terre ».

Ossendowski apprit de divers lamas que ce Roi du Monde était le souverain d’un royaume mystérieux, mais supposé très réel, appelé « Agharti ». À Agharti, lui dit-on, « les Panditas érudits [maîtres des arts et des sciences bouddhistes] écrivent sur des tablettes de pierre toute la science de notre planète et des autres mondes ». Quiconque avait accès au royaume souterrain avait accès à des connaissances et à un pouvoir incroyables.

Ossendowski n’était pas exactement un auditeur occasionnel. En 1921, il devint un conseiller clé du « baron fou » Roman von Ungern-Sternberg, qui établit un régime éphémère dans la capitale de la Mongolie extérieure, Urga. Se proclamant guerrier bouddhiste et rêvant de mener une guerre sainte en Asie, le baron aurait tenté de contacter le « roi du monde » dans l’espoir de faire avancer son projet.

La crédibilité d’Ossendowski fut plus tard remise en cause par des personnalités telles que l’explorateur suédois Sven Hedin. Entre autres choses, Hedin accusa le Polonais d’avoir plagié l’histoire d’Agarthi à partir d’un ouvrage antérieur de l’ésotériste français Joseph Alexandre St.-Yves d’Alveydre. Dans une certaine mesure, cela était probablement vrai, mais Hedin, chercheur chevronné de cités perdues, n’écarta pas la possibilité d’un royaume caché ; en effet, il nourrissait probablement l’intention de le trouver lui-même.

Quoi qu’il en soit, Ossendowski n’a pas inventé l’histoire d’une terre fabuleuse cachée quelque part dans – ou sous – l’immensité de l’Asie centrale, qu’elle s’appelle Agharti, Agarttha, Shangri-la ou, plus communément, Shambhala. Certains croyaient qu’il s’agissait d’un royaume physique souterrain habité par une race ancienne et avancée, tandis que pour d’autres, il s’agissait d’une dimension spirituelle accessible uniquement aux êtres éclairés. La légende de Shambhala est fermement ancrée dans la tradition bouddhiste, qui situe vaguement le royaume quelque part au nord de l’Inde. La légende proclamait également qu’un jour viendrait où le roi de Shambhala et ses puissantes armées se lèveraient pour vaincre le mal et inaugurer un âge d’or guidé par le Dharma pur. Comme indiqué, le baron von Ungern-Sternberg se considérait comme l’initiateur de cette « guerre de Shambhala ». D’autres partageaient cette vision.

La possibilité alléchante d’un trésor caché de connaissances avancées et de savoir-faire technique n’a pas seulement piqué la curiosité des explorateurs et des occultistes. Les avantages pratiques à tirer de l’accès et de l’exploitation de ces connaissances n’ont pas échappé à certains politiciens et agents de renseignement, surtout en Russie soviétique. Cependant, tout ce qui attirait l’attention des bolcheviks ne pouvait que susciter également la curiosité des Britanniques, et lorsque ces deux puissances s’intéressaient à quelque chose, les Américains, les Allemands et les Japonais n’étaient généralement pas loin derrière.

Cet article se concentre sur les activités de trois hommes, deux Russes et un Américain : Aleksandr Vasil’evich Barchenko, surnommé le « professeur bolchevique de l’occultisme », l’artiste-mystique-explorateur Nicholas Roerich, et l’homme souvent cité comme le modèle réel d’Indiana Jones, Roy Chapman Andrews. Bien que, pour autant que l’on sache, aucun des trois ne se soit jamais rencontré, tous ont participé à des expéditions dans les déserts de Mongolie et les hautes vallées de l’Himalaya à la recherche de civilisations perdues et d’hommes anciens. Dans le cas de Barchenko et Roerich, l’objet spécifique était Shambhala. Comme nous le verrons, ces explorations n’étaient que la partie émergée d’un iceberg clandestin d’intrigues et d’agendas cachés qui comprenaient des sociétés secrètes et une multitude d’espions. Qui faisait quoi pour qui – et pourquoi – reste incertain.

« Professeur bolchevique de l’occultisme » Aleksandr Barchenko

A.V. Barchenko est né à Elets en 1881 et a manifesté très tôt un intérêt pour le « paranormal ». À la fois occultiste, scientifique, explorateur et peut-être un peu charlatan, Barchenko était avant tout un chercheur. Il s’est intéressé à la récupération des connaissances perdues d’une civilisation préhistorique, dont il pensait que les vestiges pouvaient encore exister. C’est à l’école de médecine, vers 1901-1905, que Barchenko s’est intéressé aux cercles maçonniques et théosophiques et à leurs doctrines ésotériques. L’un de ses professeurs connaissait Saint-Yves d’Alveydre, mentionné ci-dessus, et a donc initié son élève à la légende d’Agarttha/Shambhala.

Les travaux de d’Alveydre promouvaient également la doctrine mystico-politique de la Synarchie, un système prétendument perfectionné par les habitants du Royaume caché. De manière générale, la Synarchie signifie « gouvernement par une société secrète » ou une élite éclairée. À la fin du XIXe siècle, cette idée fut reprise par un autre occultiste français, Gérard Encausse, plus connu sous le nom de Papus, qui la combina avec un autre courant mystique, le martinisme, pour former l’Ordre martiniste et synarchique, quasi maçonnique. Entre 1900 et 1905, Papus se rendit en Russie où il établit des cellules de son nouvel ordre et recruta même des membres parmi les Romanov. Plus intrigantes encore sont les suggestions selon lesquelles Papus aurait simultanément agi en tant qu’« agent d’influence » français pour contrer les intrigues allemandes parmi l’élite russe et, plus secrètement, pour favoriser la révolution sociale. Un associé de Papus affirma plus tard que le martinisme était le « germe du soviétisme ».

Avant la Première Guerre mondiale, Barchenko se lança dans une carrière de journaliste et d’écrivain. Parallèlement, il rejoignit l’ordre martiniste et l’« Ordre kabbalistique de la Rose-Croix ». Son intérêt toujours plus grand pour l’occultisme s’étendit à la chiromancie, au tarot, à l’alchimie, à l’hypnose, à l’« énergie rayonnante », à l’astrologie et à la télépathie. En 1911, il écrivit un article pour Priroda i liudi (« Nature et hommes ») sur la « transmission de pensée ». Ses productions littéraires comprenaient deux romans « fantastiques », Doktor Chernyi (« Docteur Black ») et Iz mrak (« Des ténèbres »).

Son alter ego littéraire, le Dr Aleksandr Nikolaevich Chernyi, avait passé des années en Inde et au Tibet à étudier des connaissances ésotériques auprès de mystérieux mahatmas. Barchenko rêvait de faire de même. Après avoir brièvement servi pendant la Première Guerre mondiale, Barchenko retourna à Petrograd (nouveau nom de Saint-Pétersbourg) où il s’impliqua davantage dans les cercles occultes.

George Gurdjieff, qui se proclamait maître du mysticisme oriental, fréquentait Petrograd à cette époque. On ne sait pas avec certitude si Barchenko a eu des contacts directs avec lui, mais il connaissait bien les enseignements de Gurdjieff et les deux hommes allaient être liés de manière curieuse dans les années à venir.

Si Barchenko salua le renversement du tsar Nicolas en 1917, il n’était pas séduit par les bolcheviks de Lénine. Néanmoins, pour gagner sa vie dans le contexte post-octobriste, il commença à donner des conférences sur des sujets ésotériques aux marins révolutionnaires de la flotte de la Baltique. Il utilisait Shambhala comme exemple d’une « société communiste primitive », qui avait fait partie d’une « grande fédération universelle des peuples » préhistorique. Ces sentiments, qui rappelaient ceux des bolcheviks, contrastaient avec ses affiliations plus privées. Au sein de la société « Sphinx », Barchenko fréquentait des martinistes, des théosophes et des « pacifistes chrétiens » qui étaient des ennemis déclarés du pouvoir soviétique. Il avoua plus tard que le groupe abritait des « cellules conspiratrices des Gardes blancs » et collaborait avec des militants antibolcheviques tels que Boris Savinkov. Savinkov, quant à lui, conspirait activement avec des agents britanniques et français, parmi lesquels Sidney Reilly, l’as des espions, qui contribua à orchestrer une tentative avortée de renversement de Lénine à l’été 1918.

L’un des résultats de ce complot manqué fut la « Terreur rouge », une vague de représailles sanglantes menée par la police secrète bolchevique, la Tchéka. Ainsi, lorsque Barchenko reçut une convocation au bureau de la Tchéka de Petrograd (P-Tchéka) à l’automne 1918, ce fut un signe inquiétant. Cependant, il y trouva un groupe de collègues martinistes et d’étudiants en occultisme qui n’avaient aucun intérêt à l’exécuter en tant que contre-révolutionnaire.

Le plus important de ces tchékistes était Konstantin Konstantinovich Vladimirov, un « psychographologue » autoproclamé qui allait beaucoup faire pour promouvoir Barchenko et ses idées au sein de l’establishment soviétique. À première vue, il semblerait que Vladimirov ait recruté Barchenko comme informateur dans les cercles occultes, mais les choses n’étaient peut-être pas aussi simples.

La loyauté de Vladimirov est discutable. Il fut rapidement impliqué dans l’affaire de deux Britanniques, Harold Rayner et G.H. Turner, arrêtés pour leur implication présumée dans l’assassinat, en août 1918, du chef de la P-Cheka, Moïseï Ouritski. Le véritable tireur était un disciple de Boris Savinkov, mentionné plus haut. Plus intéressant encore, Vladimirov et ses camarades auraient apparemment arrêté les mauvaises personnes. Puis, au lieu d’être exécuté, l’un d’eux réussit à échapper à la justice prolétarienne et à retourner en Angleterre.

Finalement, Vladimirov a eu une relation amoureuse avec la veuve du deuxième Anglais, une femme également identifiée comme espionne britannique. Il s’est donc retrouvé exclu de la Tchéka, mais a réussi à se faire réintégrer. Cependant, en 1927, Vladimirov a de nouveau été arrêté et finalement fusillé comme espion anglais, exactement comme son protégé Barchenko le serait dix ans plus tard. Vladimirov a-t-il recruté son collègue occultiste pour espionner pour le compte de la Tchéka en 1918, ou était-il déjà à l’époque un agent britannique qui a enrôlé Barchenko, qui partageait ses idées, dans une autre conspiration plus secrète ?

Une autre complication vient du fait que certains affirment que Vladimirov était en réalité un autre agent clandestin, Yakov Blumkin. Il est démontrable que ces deux individus ne sont pas une seule et même personne, mais Blumkin et Vladimirov évoluaient effectivement dans les mêmes cercles obscurs en 1918. C’est par l’intermédiaire de ces mêmes cercles que Blumkin fit également la connaissance de Barchenko. Il y a donc lieu de soupçonner, à tout le moins, que Blumkin était un autre agent double britannique. En tant que tchékiste supposé renégat, il assassina l’ambassadeur allemand à Moscou en juillet 1918. Néanmoins, comme Vladimirov, il retrouva rapidement les bonnes grâces des services secrets soviétiques. Un an après la mort de Vladimirov, cependant, Blumkin fut fusillé pour conspiration trotskiste.

Barchenko se fit également des amis dans les milieux universitaires soviétiques. Fort de ce soutien, il a mené, en 1921-1922, une expédition dans la péninsule isolée de Kola, au nord du cercle arctique, où il a découvert d’anciens pétroglyphes et des structures mégalithiques. Cela a renforcé sa conviction qu’il existait une civilisation préhistorique avancée liée à la mystérieuse Shambhala. Dès 1920, Barchenko a demandé l’autorisation d’organiser une expédition « scientifique et propagandiste » en Mongolie et au Tibet afin de rechercher la « Shambhala rouge ». Selon lui, la redécouverte de ses sciences et de sa sagesse anciennes permettrait d’étendre l’influence de Moscou à travers l’Asie. Ce lobbying précoce n’aboutit pas, mais il a peut-être influencé Moscou à envoyer deux marins baltes, anciens « élèves » de Barchenko, en mission secrète au Tibet au début des années 1920.20

À la même époque, Barchenko fonda une loge « maçonnique » baptisée Edinoe Trudovoe Bratstvo, ETB, ou « Fraternité du travail unifié ». La nouvelle fraternité comprenait Vladimirov et de nombreux autres tchékistes actuels ou anciens. Yakov Blumkin, de retour en tant qu’agent spécial des services secrets soviétiques, était étroitement associé à l’ETB, sans en être membre officiel.

Le nom de la loge présente une curieuse similitude avec celui d’un groupe antérieur formé par les disciples de Gurdjieff, l’Edinoe Trudovoe Sodruzhstvo (« Fraternité du travail unie »), et au moins un membre éminent de l’ETB, P.S. Shandarovskii, était un disciple de Gurdjieff. Un autre lien a peut-être existé par l’intermédiaire du sculpteur soviétique Sergei Merkurov, qui était le cousin de Gurdjieff. Il est intéressant de noter que Gurdjieff aurait eu des liens avec les services secrets britanniques, notamment en ayant servi pendant des années comme agent britannique en Asie centrale et au Proche-Orient. Ce qui est indéniable, c’est que parmi les élèves de Gurdjieff dans la Russie pré-révolutionnaire figurait le compositeur anglais Sir Paul Dukes, un homme qui s’intéressait non seulement à Gurdjieff, mais aussi au bouddhisme ésotérique et au Tibet. Dukes rejoignit le MI1c (MI6) pendant la Première Guerre mondiale et dirigea pendant une grande partie de l’année 1919 le réseau d’espionnage britannique à Petrograd. Barchenko et Vladimirov auraient-ils pu être liés à cela ?

Le frère le plus important de l’ETB était de loin le grand ponte du Cheka, Gleb Ivanovich Bokii. Bokii, un bolchevique chevronné, avait une implication tout aussi vénérable dans l’occultisme. Entre autres choses, il était membre pré-révolutionnaire de l’« Ordre kabbalistique de la Rose-Croix ». Curieusement, son avancement dans cet ordre a été approuvé par nul autre qu’Aleksandr Barchenko. Plus curieux encore, Bokii a pris la tête de la P-Tchéka après la mort d’Uritsky et dirigeait l’organisation lorsque Barchenko a été « recruté » à la fin de 1918. Néanmoins, les deux hommes ont juré plus tard qu’ils ne s’étaient jamais rencontrés avant le début des années 1920. Bokii avouera que pour lui, la révolution est morte avec Lénine au début de l’année 1924. Sa désillusion croissante l’a conduit à s’opposer à Staline et à soutenir les projets de Barchenko, projets qui, comme il l’a admis, comprenaient l’espionnage.

En 1924, Bokii contrôlait le Spetsotdel, ou « département spécial », de l’OGPU (la Tchéka rebaptisée).

Cette unité s’occupait des codes et comprenait une unité d’élite, la 7e section, qui se penchait sur des questions paranormales allant de l’hypnotisme et de l’ESP à l’abominable homme des neiges. Le Spetsotdel gardait également les « dossiers noirs », les dossiers personnels des dirigeants soviétiques qui comprenaient leurs perversions sexuelles et, sans aucun doute, toute association avec des choses occultes. Outre sa curiosité personnelle, Bokii avait une motivation pratique pour poursuivre ses recherches sur le paranormal.

La communication télépathique offrait un moyen idéal pour envoyer et recevoir des messages d’agents à l’étranger. De même, ce que nous appelons aujourd’hui la vision à distance offrait la possibilité d’espionner l’ennemi impérialiste sans quitter Moscou. Percer les secrets de l’hypnose et du contrôle mental pouvait avoir des applications potentielles dans le domaine de la propagande. Pour explorer ces questions, Bokii confia à Barchenko la direction d’un laboratoire spécial de « neuroénergétique » au sein de l’Institut pan-soviétique de médecine expérimentale.

Cependant, l’objectif principal de Barchenko et de l’ETB était d’établir un contact direct avec Shambhala. À cette fin, il a sollicité l’aide de Bokii et s’est associé à d’autres groupes ésotériques, notamment la « Grande Confrérie d’Asie ». Il a collaboré avec au moins deux membres de la Confrérie, un lama tibétain, Naga Naven, qui prétendait être un représentant direct de Shambhala, et un fonctionnaire mongol, Khayan Khirva, futur chef de la police secrète mongole. À ce titre, Khirva travaillerait aux côtés de Yakov Blumkin.

Au printemps 1925, grâce à l’accès de Bokii à des fonds secrets, l’expédition à Shambhala semblait prête à partir. Bokii choisit Blumkin pour diriger le volet renseignement secret de l’expédition. Mais le projet se heurta à une opposition. De sombres rumeurs dépeignaient Bokii comme un dangereux dégénéré qui buvait du sang humain. Un opposant de premier plan était Mikhaïl Trilesser, chef de la branche du renseignement étranger (INO) de l’OGPU. Il estimait naturellement que toute activité en dehors de l’URSS relevait de sa compétence. À l’été, l’expédition de Barchenko à Shambhala était abandonnée. Ou l’était-elle vraiment ?

En septembre 1925, un humble pèlerin musulman traversa les cols du Pamir pour se rendre au Cachemire, alors sous contrôle britannique. En réalité, ce pèlerin était Yakov Blumkin, qui se rendait dans le Ladakh, une région encore plus reculée, pour rejoindre une expédition dirigée par Nicholas Roerich. L’objectif de Roerich était d’entrer au Tibet et de contacter Shambhala. Cependant, peu après avoir franchi la frontière, Blumkin fut arrêté par la police tribale.

Apparemment, quelqu’un avait informé les Britanniques. Le rusé chekiste échappa rapidement à ses ravisseurs et, revêtant une nouvelle identité de lama mongol, poursuivit son chemin vers Roerich. C’est du moins ce que Blumkin raconta plus tard. Il pourrait y avoir une autre explication. Cette brève arrestation et cette fuite fortuite fournirent également à Blumkin une couverture pratique pour se présenter aux services secrets britanniques avant de rejoindre Roerich.

Peintre, théosophe et philosophe russe, Nicholas Roerich

Né à Saint-Pétersbourg en 1874, Nicholas (Nikolai) Konstantinovich Roerich est aujourd’hui surtout connu comme peintre et défenseur infatigable du yoga et du bouddhisme en Occident. Il était sans aucun doute théosophe et probablement martiniste. Il est également devenu un agent secret soviétique influent. Certains de ses admirateurs contestent vigoureusement cette affirmation, et il est peut-être vrai que Roerich a autant utilisé les bolcheviks qu’ils l’ont utilisé. Néanmoins, ses liens avec les services secrets soviétiques sont trop étroits pour être niés.

Lorsque la révolution éclata en Russie, Roerich avait déjà quitté le pays et ne montrait initialement aucun intérêt pour la grande expérience socialiste. En 1920, il se trouvait à Londres où il rejoignit la scène théosophique locale dominée par Annie Besant. Besant et ses disciples étaient des partisans déclarés de l’indépendance de l’Inde, ce qui les exposait à la surveillance des services de sécurité britanniques. Au début des années 1920, Moscou était devenu le principal bailleur de fonds de l’agitation anti-britannique en Asie et, selon Desmond Morton du MI6 (qui devint plus tard l’un des espions les plus fiables de Churchill) « presque tous ces théosophes et ces sociétés théosophiques sont liés d’une manière ou d’une autre au bolchevisme, aux révolutionnaires indiens et à d’autres activités peu recommandables ».

Roerich en vint à considérer l’influence britannique sur le Tibet comme un mal qu’il devait combattre, et en 1920, d’autres événements le poussèrent encore davantage vers Moscou. L’épouse de Roerich, Elena (Helene), qui était médium, commença à recevoir des messages d’une entité se faisant appeler Maître Morya, ou Allal Ming, qui prétendait être membre de la Grande Fraternité Blanche et « maître spirituel du Tibet ». » Allal Ming convainquit Roerich qu’il était la clé de la réalisation d’un « Grand Plan » qui aboutirait à la création d’un vaste État panbouddhiste englobant le Tibet, la Mongolie, certaines parties de la Chine et une grande partie de la Sibérie. La première étape serait la « guerre de Shambhala », dont le résultat final serait « l’expression terrestre du royaume invisible de Shambhala ». » Ce plan est pratiquement identique à celui envisagé par le baron Ungern à peu près à la même époque. Cependant, alors qu’Ungern visait à établir son Nouvel Ordre en faisant la guerre aux bolcheviks athées, le guide de Roerich l’encourageait à considérer les Soviétiques comme des alliés et Lénine comme le précurseur d’une nouvelle ère éclairée. Peut-être le Roi du Monde cherchait-il à couvrir ses arrières.

Au même moment, Roerich acquit un nouveau disciple en la personne d’un jeune théosophe russe, Vladimir Anatol’evich Shibaev. Shibaev était également un agent de l’Internationale communiste (Comintern) travaillant avec des nationalistes indiens. Il présenta les Roerich à d’autres responsables soviétiques et encouragea leur projet de s’installer en Inde comme première étape de la réalisation du Grand Plan. Le MI5 de Londres surveillait de près Shibaev et ses relations avec Roerich.

Les Roerich déménagèrent à New York en octobre 1920. Ils échappèrent ainsi à la surveillance hostile des autorités britanniques et s’assurèrent le soutien de riches Américains. L’un de ces bienfaiteurs était le courtier de Wall Street Louis Levy Horch, qui contribua à la création du musée Roerich et devint le directeur financier et le pilier du Mystique. Naturellement, Horch menait lui aussi une double vie. Homme d’affaires prospère disposant d’importantes relations dans la sphère politique américaine, il était également agent secret de la Tchéka/OGPU.

Les Roerich déménagèrent ensuite à Darjeeling, en Inde, à la fin de l’année 1923.

Ils se retrouvèrent ainsi sous l’œil vigilant de Frederick Marsham Bailey, le « résident politique » britannique du Sikkim voisin, qui connaissait parfaitement les activités russes en Asie centrale. Au printemps 1925, Roerich était prêt à lancer son expédition dans l’Himalaya et au-delà. La synchronicité avec le plan de Barchenko semble plus qu’une coïncidence et a sans doute contribué à faire échouer cette entreprise.

Voyageant sous le drapeau américain et soutenu par des fonds yankees, Roerich avait l’avantage de ne pas être un instrument évident de l’Union soviétique. Il est néanmoins intéressant de noter que Blumkin, l’ami de Bokii et Barchenko, se soit retrouvé aux côtés de Roerich. Quelle que soit sa relation avec les Britanniques, Blumkin maintenait-il le contact avec ses amis à Moscou ? Quoi qu’il en soit, lui et Roerich allaient parcourir les confins du Tibet (sans jamais atteindre Lhassa) et poursuivre leur route vers le Xinjiang et la Mongolie. Ils eurent même le temps de faire un détour par Moscou, où Roerich côtoya d’autres responsables soviétiques. En réalité, son expédition fut gérée par Moscou du début à la fin, que Roerich en ait été pleinement conscient ou non.

Ce fait n’échappa pas aux Britanniques. Pendant cette période, le MI6 surveilla les activités communistes en Asie par l’intermédiaire d’un de ses agents à l’ambassade de Moscou, Arthur V. Burbury. En 1928, des personnes à Londres conclurent que Roerich avait été « éclairé » sur « l’excellence de l’Union des républiques socialistes soviétiques ».

Le modèle réel d’Indiana Jones, Roy Chapman Andrews

Contrairement à Barchenko et Roerich, l’Américain Roy Chapman Andrews ne manifestait aucun intérêt particulier pour l’occulte et le paranormal. Bien entendu, étant donné sa curiosité pour les mystères de la nature, il devait nourrir une certaine fascination pour les phénomènes surnaturels. Né dans le Wisconsin en 1884, Andrews fit très tôt preuve d’une soif de connaissances et d’aventure. À la veille de la Première Guerre mondiale, il avait obtenu un diplôme de l’université Columbia, était devenu membre du très select Explorer’s Club et travaillait à l’American Museum of Natural History (MNH).

Ses premières explorations l’ont conduit en Chine, ce qui explique sans doute la nouvelle mission qui lui a été confiée en 1918. Il a voyagé en tant que « naturaliste », mais il était en réalité un agent du Bureau américain du renseignement naval (ONI) affecté à la légation américaine à Pékin. Comme tout bon espion, Andrews resta très discret sur ce qu’il y fit, mais il effectua au moins deux voyages de « reconnaissance » dans la Mongolie en proie à des troubles, visitant sa capitale Ourga (où le baron Ungern allait bientôt prendre le pouvoir) et s’aventurant en Sibérie où la guerre civile russe faisait rage. Andrews compila ensuite une carte de la « région frontalière sud de la Russie asiatique » qui fut transmise à la Division du renseignement militaire (MID) de l’armée américaine. Au cours de ses voyages, Andrews a-t-il entendu les mêmes rumeurs sur Agharti/Shambhala que celles qui sont parvenues aux oreilles d’Ossendowski, Roerich et Barchenko ?

Andrews quitta la marine au printemps 1919, mais dès son retour aux États-Unis, il proposa ses services à la MID de l’armée. Son ancien supérieur à Pékin, le commandant I.V. Gillis, attaché naval américain, se porta garant d’Andrews en le décrivant comme quelqu’un « sur qui on pouvait compter en cas d’urgence pour accomplir le travail avec les compétences et le sang-froid nécessaires », et un collègue du Musée d’histoire naturelle assura à la MID qu’Andrews était « le seul Américain à connaître le mongol ».

Entre 1922 et 1930, Andrews a mené cinq expéditions dans le désert de Gobi et les régions voisines de Mongolie. Toutes étaient parrainées par le MNH et ont permis de faire des découvertes fossiles remarquables, notamment les premiers œufs de dinosaures. Cependant, l’objectif initial de ces explorations n’était pas de trouver des fossiles d’animaux, mais des traces des premiers hommes. Le supérieur d’Andrews au musée, Henry Fairfield Osborn, était convaincu que les origines de l’espèce humaine se trouvaient quelque part en Asie orientale ou centrale. Certaines de ses théories faisaient écho à celles des théosophes, ou du moins c’est ce que pensaient ces derniers.

De notre point de vue, la plus intéressante des expéditions d’Andrews fut celle qui débuta au début de l’année 1925 et qui le conduisit, lui et ses compagnons, au cœur de la Mongolie occidentale. L’équipe chargée de la « cartographie » était composée d’un officier de l’armée américaine, le lieutenant Fred Butler, et d’un officier britannique, le lieutenant H.O. Robinson, détaché de la légation de Sa Majesté à Pékin. Le rapport ultérieur de Butler fut également transmis au MID.

Andrews a peut-être glané des informations sur les activités de Roerich auprès d’un autre explorateur qui parcourait alors les étendues désertiques d’Asie centrale, l’ennemi juré d’Ossendowski, Sven Hedin. Le Suédois a déclaré à Andrews que son expédition était une « reconnaissance » d’une route aérienne prévue par la Lufthansa à travers l’Asie centrale jusqu’à Pékin, mais il s’agissait peut-être de quelque chose de plus. Quoi qu’il en soit, Andrews a consciencieusement rapporté sa conversation avec Hedin au MID.

Au final, Shambhala est restée cachée, du moins en apparence. Roerich et Andrews ont continué à mener une vie bien remplie et sont décédés respectivement en 1947 et 1960. Barchenko, Bokii et les frères de l’ETB n’ont pas eu cette chance. Ils ont tous péri lors des purges de la fin des années 1930, condamnés pour des crimes qu’ils n’avaient pas commis – ou qu’ils avaient commis.

Richard Spence

Cet article a été publié dans New Dawn 109. Pour en savoir plus sur tout cela, on lira : Shambhala, le royaume rouge paru aux Éditions Ars magna.

https://www.voxnr.fr/7342-2


vendredi 20 mars 2026

Crazy Robot

 


Dans un resto en Californie, un robot de service a mal fonctionné. [...]
Il a commencé à danser de manière incontrôlable, renversant de la vaisselle. Le personnel a tenté sans succès de l'arrêter...

Source : Benoît Martin



L'identité numérique et ses terribles conséquences




70 à 90 pays travaillent actuellement à l'introduction d'une identité numérique à l'échelle mondiale. L'Allemagne et les 27 États membres de l'UE en font également partie. En conséquence, l'accord de coalition du nouveau gouvernement fédéral comprend également l'introduction d'un compte citoyen obligatoire, également connu sous le nom de BundID, qui fournit une identité numérique à tous les citoyens. 

La BundID est en quelque sorte une carte d'identité numérique qui doit regrouper toutes les données personnelles, du passeport au permis de conduire en passant par les données financières et de santé. 

L'objectif officiel de la BundID est d'automatiser en grande partie les processus administratifs. C'est pourquoi elle doit aussi fonctionner comme un compte numérique par lequel seront réglées à l'avenir les prestations sociales, comme par exemple les allocations familiales. EUDI Wallet (Portefeuille Européen d'Identité Numérique) doit servir de plateforme centrale pour permettre l'identification, l'authentification et les paiements. En outre, des identifiants numériques fédéraux seront également mis en place pour les élèves et pourront être reliés à l'identité du citoyen.

Le gouvernement fédéral soutient aussi, au niveau européen, le renouvellement du règlement eIDAS [electronic IDentification, Authentication and Trust Services], c'est-à-dire le cadre juridique pour l'identification électronique dans l'Union européenne. Les règles relatives à l'introduction de l'identité numérique européenne sont entrées en vigueur en mai 2024 et obligent les 27 États membres de l'UE à mettre en place un portefeuille d'identité numérique d'ici 2026. Par conséquent tous les citoyens de l'UE pourront bientôt utiliser le portefeuille numérique européen. Il s'agira d'une application mobile qui sera distribuée dans chaque État membre. Elle permettra à tous les résidents de l'UE de s'identifier en ligne et d'accéder à des services publics et privés en ligne dans toute l'Europe. Ainsi, l'identité numérique de tous les citoyens n'est plus un fantasme de science-fiction ! Au contraire, elle devient une réalité à portée de main, ce qui correspond exactement à l'objectif fixé par l'UE :

D'ici 2030, chaque citoyen de l'UE devrait disposer d'une application EUID sur son smartphone, faisant office de portefeuille numérique. Ce portefeuille numérique contiendra alors pratiquement toute notre vie : de la carte d'identité au numéro d'identification fiscale, en passant par le permis de conduire, le carnet de vaccination, le dossier médical et même l'euro numérique. Lilith Wittmann, l'une des hackeuses les plus connues et experte en sécurité informatique renommée, a déclaré à ce sujet que les questions les plus importantes concernant la protection des consommateurs restaient toutefois sans réponse ou étaient tout simplement ignorées. La manière dont les données personnelles sont stockées et utilisées dans ce système numérique, et surtout la manière dont elles peuvent être protégées, n'ont donc pas encore été clarifiées. Les défenseurs de la vie privée et les groupes militants mettent donc instamment en garde contre le fait que l'identité numérique peut accroître de manière spectaculaire les possibilités de surveillance et de collecte de données, tant par l'État que par les entreprises privées. L'introduction de la carte d'identité numérique ouvrirait donc la voie à une société de contrôle numérique. Ubiqu, une entreprise leader dans le développement de l'identité numérique, l'a d'ailleurs ouvertement reconnu. L'entreprise a admis que l'identité numérique n'offrait pas seulement des possibilités illimitées, mais aussi un potentiel illimité d'abus. Les deux exemples suivants illustrent ce que ça signifie dans la pratique :

1. Pakistan

Au Pakistan, il est désormais impossible pour un adulte de mener une vie normale sans posséder une identité numérique. Celle-ci est gérée de manière centralisée par l'Autorité nationale de la base de données et de l'enregistrement (NADRA), ce qui donne à l'État des possibilités insoupçonnées. En effet, il peut ainsi surveiller beaucoup plus facilement ses citoyens et les réprimer au besoin. Les participants à une manifestation pour la libération de l'ancien Premier ministre pakistanais Imran Khan l'ont clairement ressenti. Les cartes d'identité et les passeports de toutes les personnes ayant un lien avec les émeutes ont été bloqués. Au Pakistan, ces documents sont indispensables pour presque tous les domaines de la vie, comme les opérations bancaires, les services publics, les voyages et même l'utilisation des téléphones portables. La privation signifie donc l'exclusion de domaines essentiels de la société. La localisation a été rendue possible par la surveillance des appareils mobiles à proximité de la manifestation au moyen de programmes de tracking. Cette mesure montre à quel point les systèmes d’identité numérique peuvent être rapidement détournés à des fins de surveillance et de coercition une fois établis dans la société.

2. Chine

Dans certaines parties de la Chine, la surveillance et la répression totales sont déjà une réalité indéniable depuis un certain temps : Ainsi, le gouvernement surveille sa population par le biais d'un système de crédit social à commande numérique. Ceux qui se conforment aux règles sont récompensés – les manquements sont sanctionnés. Ce système est géré par des points : on gagne des points par un "bon" comportement, et on en perd par un "mauvais" comportement. D'innombrables caméras de surveillance avec reconnaissance faciale et de la démarche permettent au système de toujours savoir exactement qui fait quoi, quand et où. Des informations provenant des médias sociaux chinois, des achats en ligne et des données sur le comportement de navigation sont également collectées, puis reliées à d'autres données, comme le casier judiciaire. La richesse des données collectées permet au gouvernement de contrôler ses citoyens de manière approfondie et de les récompenser ou de les punir.

Ces exemples montrent bien où mènera la mise en place mondiale d'une carte d'identité numérique : à une prison numérique mondiale ! Étant donné que les groupes numériques sont étroitement liés aux grands groupes financiers, ce réseau de contrôle global donnerait au complexe numérico-financier un pouvoir sans précédent. Si quelqu'un n'est pas utile à l'élite dirigeante ou devient même gênant, il peut très facilement être exclu de la vie publique. N'est-ce pas le rêve de tout dictateur ? Il est donc vital que nous regardions dans les coulisses de ces technologies insidieuses.

Qui a donc un si grand intérêt à imposer cette numérisation à l'échelle mondiale ?

1. Le FEM – en tant qu'association mondiale des entreprises les plus puissantes – a imposé l'e-ID au Pakistan en collaboration avec la Banque mondiale et la "Better Than Cash Alliance" des Nations Unies.

2. En mars 2024, le président de la Banque mondiale, Ajay Banga, a appelé à l'adoption mondiale de l'identité numérique dans un discours prononcé lors du premier Global Digital Summit du Groupe de la Banque mondiale.

3. En 2023, les Nations unies ont lancé, en collaboration avec la Fondation Bill & Melinda Gates, la campagne "50-in-5 Digital Public Infrastructure". Avec pour objectif d'accélérer la mise en place des identités numériques, des systèmes de paiement numérique et de l'échange de données dans 50 pays d'ici 2028.

4. Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) est même présent dans 170 pays et territoires et fait partie des principales agences des Nations unies qui travaillent à l'adoption mondiale de l'ID numérique dans le cadre de l'Agenda 2030 des Nations unies.

5. L’ID2020 est une autre alliance extrêmement puissante qui, avec l'aide d'entreprises multimilliardaires, veut créer un identifiant numérique capable de suivre chaque personne tout au long de sa vie. Derrière ID2020 se trouvent par exemple la Fondation Rockefeller, Microsoft, Facebook, Mastercard et GAVI, l'Alliance pour les vaccins de Bill Gates.

6. Nandan Nilekani, cofondateur d'Infosys - une société informatique mondiale et un fournisseur de services numériques de premier plan - a déclaré ce qui suit lors de la réunion de printemps 2023 du Fonds monétaire international (FMI) : Tout le monde devrait avoir une carte d'identité numérique, un compte bancaire et un smartphone, car ce sont les "outils du nouveau monde" pour les infrastructures publiques numériques.

Il est significatif que les tireurs de ficelles mondiaux comme Rockefeller et Bill Gates, les puissantes multinationales ainsi que la Banque mondiale, l'ONU, le FMI, etc. soient si intéressés par une numérisation de tout. Il serait naïf de penser que ça se ferait à l'avantage des gens. Mais, comme lors des mesures coercitives prises à l'échelle mondiale contre le Covid, la résistance s'organise. En Angleterre, ils sont déjà des millions à protester contre l'introduction de l'ID numérique et l'opposition grandit également en Allemagne et en Autriche. Chers téléspectateurs, si vous ne voulez pas vivre dans une dictature numérique totale, votre résistance est nécessaire ! Et fermez cette porte d'entrée ! Renoncez à votre smartphone dans la mesure du possible, utilisez de l'argent liquide, connectez-vous avec des personnes éprises de vérité et de liberté et agissez ensemble contre ces projets.

A ce sujet, écoutez encore une courte interview (en allemand) de la chaîne d'information indépendante autrichienne AUF1 avec l'activiste Martin Rutter, qui organise et fait avancer la résistance civile contre l'introduction de l'eID et de l'euro numérique :





Délation par smartphone, fin du cash, biométrie : l'UE teste tout en Ukraine



Pourquoi l’Ukraine, en pleine guerre, investit-elle massivement dans la fin du cash, l’identité numérique et la délation par smartphone ?

Xavier Cauquil, docteur en philosophie de la Sorbonne, a lu les textes officiels de l’UE. Tous, depuis 35 ans. Les traités, les directives, les stratégies. Pas les communiqués de presse. Les documents techniques. Ce qu’il a trouvé change la lecture de toute cette guerre.

L’Ukraine n’est pas seulement une zone de conflit... C’est un laboratoire.

Tout le monde débat sous l’angle militaire. Qui gagne, qui perd, combien de milliards l’Europe envoie. Personne ne regarde ce que l’Union européenne construit là-bas.

L’élargissement n’est pas une réponse à l’agression russe… C’est un programme inscrit dans l’ADN de l’institution depuis le Traité de Rome.

L’article 237 stipule que “tout État européen peut demander à devenir membre de la Communauté”. Cette disposition figure toujours dans les versions actuelles du Traité.

Bruxelles ne “réagit” pas à Poutine. Bruxelles poursuit un plan d’expansion vers l’Est qui dure depuis trois décennies. Et l’Ukraine, qu’elle le veuille ou non, figure sur la liste des territoires préemptés par l’Union.

Mais le plus troublant n’est pas l’expansion territoriale. C’est ce que l’UE teste sur ce territoire martyr.

Un État dans un smartphone

En 2019, la campagne présidentielle ukrainienne promettait de faire du pays “un État dans un smartphone”. Le système DIIA a été lancé dès 2020. Depuis, en pleine guerre, l’Ukraine n’a pas ralenti sa mutation numérique. Elle l’a accélérée.

DIIA, c’est :

- L’identité numérique généralisée avec biométrie

- L’enregistrement d’entreprise le plus rapide au monde

- Les certificats électroniques (notamment vaccinaux)

- Les paiements intégralement dématérialisés

- Et un objectif affiché : devenir le premier État sans argent liquide d’ici 2030.

Vous trouvez ça étrange pour un pays en guerre ? C’est normal. Parce que ces priorités ne sont pas celles de l’Ukraine. Ce sont celles de l’UE.

Cauquil le démontre : les fonctionnalités du DIIA ukrainien “cadrent exactement avec les ambitions européennes formulées dans des textes contemporains”, notamment la “boussole numérique pour 2030”.

L’Ukraine n’expérimente pas pour elle. Elle expérimente pour vous.

Nos futurs logements, testés sur les décombres ukrainiens ? La reconstruction ukrainienne ne sert pas qu’à reconstruire l’Ukraine. L’UE a lancé un vaste programme de construction standardisée, modulaire, industrialisée, baptisé “Nouveau Bauhaus européen”. Le principe : concevoir des logements en série, reproductibles à l’échelle du continent. Et devinez où elle les teste en premier.

La “Stratégie européenne pour la construction de logements” (décembre 2025) ne s’en cache même pas :

“La reconstruction en cours en Ukraine offre des enseignements précieux : les pratiques de construction de logements neufs intègrent souvent des innovations en matière de traitement et de réutilisation des déchets de démolition, de réemploi des matériaux de construction et de construction modulaire. Nombre de ces innovations pourraient également s’avérer utiles dans le secteur de la construction au sein de l’UE.”

En clair : on teste là-bas. On déploie ici. Et la Commission prépare déjà un “catalogue de modèles” visant à “simplifier l’obtention des permis” dans les États membres. Ce qui nous est présenté comme une réponse à la crise du logement ressemble surtout à un transfert de méthodes expérimentées en zone de guerre vers votre commune.

La délation 2.0


Mais le point le plus glaçant est celui-ci. DIIA offre déjà des fonctionnalités dites de “renseignement civil”.

Concrètement : chacun peut accéder sur son smartphone à un assistant virtuel permettant de signaler des comportements “antipatriotiques” de ses voisins.

Une délation 2.0 par smartphone.

Cauquil note que cette fonctionnalité “ne figure pas encore dans la boussole numérique européenne pour 2030”.

Le mot clé étant : pas encore. [...]


Le drame ukrainien devient aussi le nôtre

La conclusion de Cauquil est sans appel :

On saigne les populations de l’Union sur des générations pour financer là-bas la préfiguration de la société qui les attend ici.

- Identité numérique.

- Fin du cash.

- Logements standardisés.

- Et potentiellement, délation par smartphone.

Le Nouvel Ordre Mondial ne s’effondre pas : Il change de peau. Et l’Ukraine est l’endroit où il mue.




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jeudi 19 mars 2026

"Cher vieux Trump, pédophile et sénile"



par Kevin Barret

Lettre ouverte au président


Cher vieux Trump, pédophile et sénile, à quoi pensiez-vous, au nom d’Epstein, lorsque vous avez donné l’ordre d’attaquer l’Iran ? Ou, plus précisément, puisque vous êtes incapable de la moindre réflexion, qui, au nom d’Epstein, écoutiez-vous, et pourquoi ?

La semaine dernière, vous avez lâché que Jared, Steve, Pete et Marco vous avaient assuré que ce serait du gâteau . Mais vos chefs militaires et du renseignement vous l’avaient déconseillé. Alors, qui allez-vous croire ? Deux escrocs juifs de l’immobilier, un ancien présentateur alcoolique de Fox News et un agent politique israélien corrompu, ou vos chefs militaires et du renseignement ?

Vous avez un problème, Monsieur le Président Pédophile Sénile. Plusieurs, en fait. Premièrement, vous êtes un imbécile fini. Deuxièmement, étant un imbécile, vous n’avez d’autre choix que de vous fier aux idées des autres, puisque vous n’en avez aucune. Et troisièmement, vous êtes un narcissiste pathologique, donc vous n’écoutez que ceux qui flattent votre vanité. Et comme vous êtes un imbécile sans la moindre qualité, vos flatteurs mentent effrontément. C’est pourquoi vous êtes entouré de la plus pitoyable bande de flagorneurs menteurs jamais vue, groupés comme des mouches autour d’un tas d’excréments.

Je le répète : tout le monde autour de vous vous ment. Il n’y a pas que vos acolytes imbéciles comme Kushner, Witkoff, Hegseth et Rubio qui vous colportent des mensonges éhontés, fabriqués en Israël, sur la facilité avec laquelle on pourrait conquérir l’Iran. Même vos chefs militaires et du renseignement vous ont menti en minimisant le fait qu’une attaque contre l’Iran était une mauvaise idée. Ils savaient que l’idée vous plaisait, que Jared et Bibi vous y encourageaient, et que s’ils vous disaient la vérité, vous piqueriez une crise et vous les renverriez peut-être même. Alors ils ont enjolivé la vérité. Ils ont dit : « C’est beaucoup plus compliqué qu’il n’y paraît, et il y a un risque important, mais si Jared et Bibi ont raison et que le peuple iranien vous remercie vraiment d’avoir tué son Guide suprême, et qu’il le remplace par quelqu’un qui aime l’Amérique et Israël, ce serait formidable ! Espérons que nous n’aurons pas besoin de plan B, car il n’y en a pas vraiment. Mais bon, nous avons la meilleure armée du monde, et vous êtes le meilleur commandant en chef, alors nous ferons de notre mieux. » S’ils ont même évoqué le détroit d’Ormuz, ils ont probablement répondu quelque chose comme : « Eh bien, je suppose que nous pourrons traverser ce détroit le moment venu. »

Et le problème est en réalité encore pire. Ce n’est pas seulement que tout le monde vous ment, c’est que vous vous mentez à vous-même. Vous vous mentez à vous-même depuis si longtemps que c’est devenu une seconde nature. En tant que narcissique pathologique, vous possédez un filtre intégré qui ajuste chaque mot, chaque image, chaque émotion qui traverse votre conscience afin de maximiser votre propre auto- admiration. Pour vous, tout ce à quoi vous participez, tout ce dont vous pouvez vous attribuer le mérite, est la chose la plus grandiose, la plus belle jamais vue. Personne n’a jamais rien vu de pareil ! Vous vous prenez pour un « génie très stable » doté d’un « cerveau très, très volumineux », ce qui signifie que vous êtes trop stupide pour vous rendre compte de votre propre bêtise. Quiconque ne vous flatte pas et ne vous obéit pas est « vicieux », « horrible », « le pire du pire », ou, comme vous avez récemment qualifié les Iraniens, des « ordures dérangées » à l’ADN inférieur .

Alors, avec votre psychopathologie si particulière, Monsieur le Vieux Pédophile Sénile en Chef, comment allez-vous accepter la défaite ? Incapable de reconnaître vos torts, vos erreurs, vos échecs, ou même vos défaites électorales – vous prétendrez toujours, bien sûr, que chaque élection perdue vous a été volée, que ce soit vrai ou non –, comment allez-vous faire face à la réalité : l’Iran vous a bel et bien mis à mal, vous, le vieux pédophile sénile ? Surtout quand vos conseillers ont peur de vous dire la moindre vérité ? La réponse, évidemment, c’est que vous n’y arriverez pas. Vous continuerez à gaspiller votre argent, à vous enfoncer toujours plus dans le trou que Jared, Steve et Bibi vous ont convaincu de creuser, jusqu’à vous détruire vous-même, votre pays, et peut-être même le monde.

Puisque je déteste terminer sur une note aussi pessimiste, permettez-moi de vous proposer une solution : proclamez la victoire et partez. Organisez une conférence de presse et annoncez que vous avez conclu le plus grand et le plus beau traité de paix jamais vu, plus grand et plus beau que tout autre : vous avez convaincu ces pauvres imbéciles iraniens, chinois et russes d’assumer la responsabilité de la sécurité du Moyen-Orient en général et du détroit d’Ormuz en particulier. Désormais, les contribuables américains n’auront plus à payer la facture ! Dès demain, tout le personnel militaire américain et autant de matériel que nous pourrons en emballer et transporter quitteront la région au plus vite. Ces crétins iraniens, chinois et russes, peut-être avec l’aide d’autres perdants comme les Turcs, les Irakiens, les Arabes du Golfe et tous ceux qui voudront bien mettre la main à la pâte, devront payer la facture. Bon débarras ! Et au fait, nous allons aussi obliger les Chinois à assurer la sécurité de Taïwan et les Russes celle de l’Ukraine. Cela nous permettra d’économiser des milliards ! Maintenant, nous pouvons nous remettre à l’œuvre pour rendre sa grandeur à l’Amérique, et non au Moyen-Orient. C’est une victoire épique, comme vous dites !

Merci de prêter attention à cette affaire, espèce de vieux pédophile sénile et répugnant.

Sincèrement

Dr Kevin Barrett

PS : Je crois comprendre que vous avez chargé votre armée de MAGA attardés, désormais clairsemée, de vous défendre contre les accusations de pédophilie en affirmant qu’il n’existe aucune preuve que vous ayez jamais violé qui que ce soit de moins de 13 ans, et que, puisque l’âge de la puberté chez les filles est généralement considéré comme se situant entre 8 et 13 ans, vos victimes n’étaient pas prépubères. Par conséquent, vous ne seriez pas pédophile, mais simplement un violeur de très jeunes filles. Cette question a été abordée lors du dernier épisode de False Flag Weekly News, que vous prendrez certainement plaisir à regarder.

(01:11:05) Kevin Barrett : Voici donc les principaux éléments des accusations portées contre Trump par une jeune fille de 13 ans, désormais vérifiées dans la confusion générale – juste après le début des hostilités. Ces documents ont été retrouvés. « Nous avons accidentellement classé les documents comme doublons, ce qui explique leur rétention illégale. Vous pouvez donc les consulter maintenant, pendant que la guerre médiatique détourne l’attention de tous. » Il s’agit de cette jeune fille de 13 ans qui aurait été interrogée à plusieurs reprises. Un journal de Caroline du Sud a mené l’enquête et a retracé son parcours : ses déclarations, sa famille, leurs antécédents, etc. Tout concorde. Il est intéressant de noter que les médias grand public ont révélé que ces documents avaient été illégalement retenus trois jours avant le début des hostilités de Trump. Et les documents eux-mêmes, les dossiers, ne sont publiés qu’une semaine après le début des hostilités.

Wyatt Peterson : Oui. Est-ce que ça concerne Katie Johnson ? C’est qui ?

Je pense que oui.

J’ai écrit un article en 2019 intitulé « La porte d’entrée de la fosse septique » car j’y affirmais que toutes les informations divulguées sur Epstein n’étaient qu’une porte d’entrée, et que si l’on continuait à creuser, cela mènerait à des horreurs inimaginables. Et c’est apparemment ce qui s’est passé depuis. Dans cet article, j’avais glissé quelques phrases concernant Katie Johnson et ses accusations contre Trump, affirmant avoir été violée par Trump et Epstein, mais un ami m’a convaincu de les retirer. Il disait qu’il n’y avait aucun fondement, que Trump ne pouvait pas être pédophile, et qu’à l’époque, les preuves n’étaient pas aussi solides qu’aujourd’hui. Je les ai donc retirées, mais à mon détriment, car je crois sincèrement que c’est probablement vrai. Je pense d’ailleurs que ce n’était pas un cas isolé.

Et non, c’est lui qui a tout manigancé, Miss Teen America. C’est le meilleur ami d’Epstein. C’est un vrai salaud. Il est accusé de nombreux viols et autres mauvais traitements infligés aux femmes.

Alors, il organise ce concours de beauté pour adolescentes. Franchement… Pédophile ? Peut-être pas. Il ne s’en est peut-être pas pris à des prépubères. Mais une fille de 13 ans est à peine pubère. Bref. Techniquement, le mot « pédophile » ne couvre peut-être pas tout. Mais son usage péjoratif sert surtout à décrire un pervers qui, de manière prédatrice, abuse sexuellement de mineurs. Et Trump l’est assurément. Bien sûr que oui. Allons, soyons sérieux.

Oui. Oui, sans aucun doute.