jeudi 15 janvier 2026

La conscience préexistait à l'apparition des cerveaux



La conscience préexistait à l'apparition des cerveaux, explique le physicien Philippe Guillemant.



Selon lui, la conscience est donc plus fondamentale que la matière, qui ne serait qu'une cristallisation de celle-ci.

Il y aurait de la conscience à toutes les échelles de la réalité. A l'échelle aussi de notre planète, qui est déjà reconnue comme un être vivant (théorie Gaia).


Philippe Guillemant :

"L'idée selon laquelle la conscience serait le produit du cerveau relève d'un réductionnisme stupéfiant qui consiste à considérer la science comme déjà aboutie dans sa tentative de description purement mathématique d'un espace-temps à quatre dimensions, dont toutes les informations résulteraient mécaniquement du passé, donc du Big Bang : aucune autre information que ses conditions initiales ne serait à ajouter pour modeler l'univers. La conscience ne servirait donc à rien et serait même réduite à une illusion. Or la science actuelle affirme tout le contraire : quand elle n'ajoute pas des dimensions à l'espace, elle lui associe un vide quantique qui contient une quantité d'informations ou d'énergie d'une densité immensément plus grande que celle de notre espace-temps lui-même : le «vide» serait donc plein, et c'est notre espace-temps qui serait vide en comparaison. Mais à quoi peuvent bien servir ces myriades d'informations additionnelles que le vide détient ? Il est bien plus légitime de les relier à la conscience que de refuser comme une autruche de les voir pour conclure que la conscience est une illusion. On peut et on doit même envisager, si l'on relie la conscience au vide, qu'elle puisse être «première» du point de vue simplement quantitatif de l'information. Mais est-ce bien raisonnable ? 

Après tout, c'est la logique même qui veut que la conscience soit première d'un point de vue d'abord qualitatif, puisqu'il ne peut y avoir de réalité objectivable sans conscience et, si l'on enlève toutes les consciences de l'univers, il ne peut même plus y avoir d'univers. En effet, toute portion de la réalité aussi infime soit-elle passe nécessairement par une conscience qui en est informée. Sans même parler de prise de conscience, au sens où l'on n'a pas besoin de la conscience de sa propre conscience (conscience réflexive ou conscience du moi), le simple fait d'expérimenter ce qui existe nécessite, pour être acté comme réel, de la conscience. Elle est donc première en tant que moyen d'accès à l'information du réel. Il faut ensuite comprendre sur cette base que ce qu'elle perçoit et qui semble transiter par le cerveau n'est en fait qu'une apparence. Cette réalité perçue est constituée d'informations dont nous devrions même dire qu'elles sont apparemment acheminées par le cerveau. Si je précise «apparemment», c'est parce que nous ne savons pas exactement ce qu'est le cerveau, puisque lorsque nous l'observons, nous avons le même problème que lorsque nous observons la réalité environnante, à savoir que ce qui transite par le système visuel, par exemple, se réduit à de l'information sur une image perçue, la forme du circuit de transit étant illusoire ... Nous n'avons donc pas de perception directe de la forme du circuit ou du mécanisme qui fabrique l'information arrivant à la conscience, mais seulement du résultat "conscientisé" d'un traitement de l'information, de même que lorsque l'on utilise une caméra, l'image restituée est très différente de l'information captée, à cause du filtrage considérable qui sépare la source de l'image, laquelle n'est souvent plus qu'une trace déformée voire informe de la source. Ce constat est la première chose qui doit nous faire douter de la réalité perçue, y compris de notre cerveau lui-même. Il s'agit d'un raisonnement logique qui rejoint le mythe de la caverne de Platon, ainsi que le questionnement ancestral et philosophique sur la nature de la réalité où la notion de réel en soi a toujours été une énigme : ce que nous percevons autour de nous pourrait n'être qu'une ombre de la vraie réalité, celle qui intéresse la vraie science."

La physique de la conscience de Philippe Guillemant.


mercredi 14 janvier 2026

La vision du messianisme juif et la vision du sionisme chrétien




L’ère messianique

Selon le judaïsme traditionnel, l'ère messianique représente le temps de la rédemption finale, où le Machia’h (Messie), descendant du roi David, instaurera un monde de paix universelle, de connaissance divine et de restauration spirituelle et politique d’Israël. Cette vision s’appuie sur la tradition rabbinique. Le judaïsme ne reconnait pas Jésus-Christ comme étant le Messie annoncé. 

Paix et sécurité mondiale

L’ère messianique apporte une paix profonde et durable, sans guerres ni conflits. Les nations vivront en harmonie, et l’humanité se consacrera à la connaissance de Dieu plutôt qu’à la violence ou à la convoitise matérielle.

Restauration d’Israël et millénium terrestre

Toujours selon le judaïsme, l'ère messianique commence par le rassemblement des exilés, la restauration de la souveraineté juive en Israël, et culmine dans une révélation divine universelle. Il ne s'agit pas du "millénium" attendu par les chrétiens, mais une ère terrestre de paix devant précéder le "monde à venir", le "nouvel âge d'or", la révélation du Mashiah.

Reconnaissance universelle et rôle spirituel du peuple juif

Selon cette vision du judaïsme, toutes les nations reconnaîtront l’unicité de Dieu et la Torah révélée au peuple juif. Israël, restauré dans sa souveraineté, occupera un rôle central de guide spirituel: les nations viendront à Jérusalem pour apprendre la Torah et se prosterner devant Dieu, sans se convertir nécessairement au judaïsme, mais en reconnaissant la primauté spirituelle d’Israël.

Reconstruction du Troisième Temple

Le Machia’h reconstruira le Troisième Temple à Jérusalem et il incarnera la capitale spirituelle de toute l’humanité. Le Mashia'h y siègera en tant que roi universel de toute la Terre.

Reprise des sacrifices

Les sacrifices reprendront dans le Troisième Temple. Ils ne visent pas à expier par le sang (la prière et la repentir suffisent dans l'ère messianique), mais à élever spirituellement et à rapprocher l’humanité de Dieu.

Lois noachides pour les non-Juifs

Les non-Juifs observeront les sept lois noachides (interdiction de l’idolâtrie, du meurtre, du vol, de l’immoralité sexuelle, du blasphème, de manger un membre d’animal vivant, et obligation d’établir des tribunaux de justice). Ces lois universelles assureront un code moral pour l'humanité et accorderont une place aux non-juifs dans le royaume à venir.

Le sionisme chrétien

Le sionisme chrétien, porté principalement par les évangéliques dispensationalistes (une théologie issue de Darby et Scofield), entretient un lien fort avec la vision juive traditionnelle de l’ère messianique centrée sur la restauration d’Israël.

Les sionistes chrétiens voient le retour des Juifs en Terre d’Israël et la création de l’État moderne (1948) comme un accomplissement partiel des prophéties bibliques. Ils soutiennent activement Israël politiquement et financièrement, considérant cela comme une étape vers les "temps de la fin". Certains groupes financent même des projets liés au Temple, comme l'élevage de génisses rousses nécessaires à la purification rituelle selon le judaïsme.

Vision juive et vision du sionisme chrétien

Dans la vision juive orthodoxe, le Troisième Temple est reconstruit par le Machia’h, marque l’ère de paix universelle, la reprise des sacrifices pour élever spirituellement l’humanité, et devient une "maison de prière pour toutes les nations", avec les non-Juifs observant les lois noachides.

Pour les sionistes chrétiens dispensationalistes :

- Le Temple est reconstruit pendant une période de tribulation de 7 ans.

- L’Antichrist y installe l’"abomination de la désolation" (Daniel 9:27; Matthieu 24:15; 2 Thessaloniciens 2:3-4).

- Cela précède le retour de Jésus (Seconde Venue), qui défait l’Antichrist et instaure son règne millénaire.

Les chrétiens sionistes dispensationalistes soutiennent le projet du messianisme juif pensant accélérer les prophéties de la fin des temps, même si cela implique des événements catastrophiques (guerre, apostasie).

Une alliance pratique, mais théologiquement incompatible

Certains activistes juifs du Troisième Temple et le sionisme courtisent intensément les groupes chrétiens évangéliques (financements, lobbying) pour avancer la souveraineté israélienne sur le Mont du Temple et pour soutenir l'État d'Israël. Des chrétiens deviennent même "Noachides" (observant les 7 lois noachides). D'autres encore observent le shabbat et célèbrent les Fêtes juives pour se rapprocher d'Israël.

Plus de 1000 pasteurs évangéliques, un premier contingent selon le ministère israélien des Affaires étrangères, ont été formés en Israël au cours des dernières semaines pour diffuser la hasbara (propagande sioniste) auprès de leurs fidèles.

La convergence entre le messianisme juif, le sionisme (visant à rétablir les frontières bibliques du "Grand Israël", comme l'a souvent évoqué Benjamin Netanyahu) et le sionisme chrétien est vue par de nombreux théologiens et leaders chrétiens comme une alliance dangereuse.

Cette critique s'ancre dans les préceptes de la foi chrétienne centrée sur Jésus Christ, qui met l'accent sur l'accomplissement des promesses bibliques via la Nouvelle Alliance plutôt que sur des interprétations littéralistes de l'Ancien Testament favorisant un nationalisme politique.

Distorsion théologique de la foi chrétienne

Selon le Nouveau Testament, les promesses de l'Ancien Testament (comme la Terre promise en Genèse 15:18, du Nil à l'Euphrate) sont accomplies spirituellement en Jésus, qui inaugure une Nouvelle Alliance (Hébreux 8:10 ; Galates 3:28-29).

Le sionisme chrétien, souvent ancré dans le dispensationalisme, voit ces promesses comme littérales et inachevées, exigeant la restauration d'Israël pour précipiter le retour de Jésus. Selon des théologiens de différents courants du christianisme, cela déforme les enseignements de l'Église et crée une distorsion dangereuse de la foi authentique, reconnaissant un Israël national au détriment d'un Israël spirituel: union des juifs et des païens convertis à Jésus-Christ par la Nouvelle Alliance, tous issus de la semence d'Abraham (Galates 3:29, Galates 3:7, Romains 4:16, Galates 3:16).

« Car il est notre paix, lui qui des deux n'en a fait qu'un, et qui a renversé le mur de séparation, l'inimitié [...] afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix, et de les réconcilier, l'un et l'autre en un seul corps, avec Dieu par la croix. » Éphésiens 2:14-16.

En conclusion

Cette alliance avec le messianisme juif (qui attend un Messie terrestre reconstruisant le Temple sans reconnaître Jésus) et le sionisme politique (visant un "Grand Israël" expansionniste) compromet l'intégrité de la foi chrétienne en utilisant le christianisme comme soutien inconditionnel à Israël, sans la reconnaissance de Jésus comme Messie.

Cette alliance est dangereuse car elle détourne les chrétiens de la centralité du Christ, compromet les valeurs évangéliques tout en déformant l'essence de la foi.

Isabelle


Références concernant l'ère messianique selon le judaïsme :

https://fr.chabad.org/library/article_cdo/aid/4801924/jewish/Le-Messie-et-le-Troisime-Temple.htm


https://fr.chabad.org/library/article_cdo/aid/1957898/jewish/Machiah-en-bref.htm



mardi 13 janvier 2026

Bernard Arnault reçoit des mains de Bruno Le Maire l'épée d'intronisation à l'Académie de sciences morales et politiques




Commentaire de Juan Branco :

Bernard Arnault, qui a fait sa fortune sur la corruption et le trafic d'influences, en pillant les ressources publiques afin de construire son empire, vient d'entrer à l'académie des sciences morales et politiques.

Son discours d'intronisation a été prononcé par Jean-Claude Trichet, gouverneur de la Banque Centrale Européenne qui a déclenché au cours de son mandat une crise monétaire cataclysmique au sein de la zone euro, emportant les vies de millions de personnes.

Lui qui a cherché à s'exiler fiscalement a pour exécuteur testamentaire Thierry Breton, l'un des pillards de la République ayant détruit ATOS et bien d'autres entreprises au cours de sa carrière.

Il est le beau-père de Xavier Niel, l'un des principaux vecteurs de pr
opulsion d'Emmanuel Macron - dont la femme a été la professeur de deux de ses enfants - et s'est vu remettre son épée par Bruno Lemaire, l'homme qui nous a légué mille milliards de dettes.



Treize pillards : Petit précis de la Macronie
de Juan Branco

« Ces êtres ne sont pas corrompus : ils sont la corruption », écrivait Juan Branco dans son best-seller Crépuscule. Dans Treize pillards, il donne la synthèse la plus accessible possible des corruptions politiques de nos dirigeants, Emmanuel Macron, Édouard Philippe, Xavier Niel, Benjamin Griveaux, Gabriel Attal, Arnaud Lagardère, Bruno Roger-Petit, Anne Lauvergeon, Thierry Breton, Martin Hirsch, Fabrice Fries... En treize chapitres explosifs, il expose les manipulations et l'avidité de ceux qui nous gouvernent.
Une plongée sidérante dans le revers de notre démocratie.
Un livre indispensable dans le débat politique qui agite la France.





En France, 1 commissaire de police sur 4 est franc-maçon



"La franc-maconnerie est très présente au sein de la justice et de la police depuis très longtemps. 1 commissaire de police sur 4 est franc-maçon."



Sophie Coignard :

Quoi qu'en disent ses représentants autorisés, la franc-maçonnerie, en effet, ne recrute pas indifféremment dans toutes les catégories socioprofessionnelles. Pour faire simple, on trouve dans ses rangs plus de commissaires de police que d'ouvriers agricoles. Souvent encouragé par les obédiences, ce tri social permet de décupler l'influence que pourrait exercer chacun de ses membres à titre individuel. Les fraternelles, mais aussi les loges « chic », parfois dites d'apparat, permettent à des dignitaires de chaque ordre, mais aussi à des ministres, des industriels, des banquiers - et même des ... agents secrets ! - de se retrouver entre soi, par affinités.
[...]
En avril 2007, Patrice Demoly, commissaire principal et chef de la Brigade de répression de la délinquance économique auprès de la police judiciaire de Paris, publie dans la revue du Syndicat des commissaires une tribune libre intitulée : « Police et franc-maçonnerie : nécessaire transparence ». Loin d'être un brûlot, son texte s'interroge de façon très mesurée sur la double loyauté qui peut tirailler ses collègues francs-maçons : 

« Le secret maçonnique, pour des fonctionnaires d'autorité, peut générer doutes et suspicions quant à leur indépendance et à leur impartialité dans la recherche de la vérité, loin de la fraternité érigée par les loges en principe fondamental. Les missions régaliennes de l'État exigent une neutralité totale, éloignée de tout soupçon. »

Un Etat dans l'Etat.

Au Royaume-Uni 

Les francs-maçons ont saisi la Haute Cour pour contester la politique de la police métropolitaine, entrée en vigueur en décembre 2025, qui exige la divulgation de l'appartenance à la franc-maçonnerie. Ils estiment que cette politique est discriminatoire (notamment pour des motifs religieux), viole les droits de l'homme et le RGPD, et qu'elle résulte d'une consultation biaisée. Une audience pourrait avoir lieu prochainement.

Prince Edward, duc de Kent, Grand Maître de la Grande Loge Unie d'Angleterre (UGLE), l'instance dirigeante de la franc-maçonnerie en Angleterre et au Pays de Galles, fonction qu'il occupe depuis 1967.

Alexandre Lebreton :

Les francs-maçons anglais, conspirateurs intouchables, choqués que l'institution policière puisse exiger la déclaration d'appartenance à ces groupements occultes, en arrive finalement à avancer 
la discrimination religieuse pour étayer leur défense devant la Haute Cour...

Mais de quelle religion s'agit-il exactement ? Quel est ce culte si discret ? Monothéiste ou Polythéiste ? Ésotérique ou Exotérique ? Culte public ou privé ?

Les réponses à ces questions (qui n'arriveront jamais) pourraient déboucher sur le sujet des anciennes religions dites à « Mystères », perpétuées de nos jours dans ces sociétés secrètes initiatiques.


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Qui protège Philippe Friedrich Directeur départemental de la police nationale du Gers ?


Auch, Philippe Friedrich et 2 autres policiers mettent en joue un agriculteur dans son tracteur.




Régis de Castelnau :


Parcours et casseroles de Philippe Friedrich


- Commissaire de police, ENSP, +30 ans de carrière.

- Parcours opérationnel : BRI Strasbourg, protection rapprochée, commandement.

- Commissaire central à Carpentras de vers 2018-2019 jusqu’en 2021.

- Déjeuner au restaurant en plein confinement (2021).

- Mutation administrative demandée par Gérald Darmanin.

- Affectation à Sarcelles (Val-d’Oise) : 2021.

- Directeur STSP (Service territorial de la sécurité publique) à Mayotte : 2022–2024.

- Tract syndical Alliance Police Nationale 976 : mars 2023 (management contesté).

- DDPN (Direction départementale de la Police nationale) du Gers, Auch : depuis février 2025.

Analyse profil

- Profil très sécuritaire, issu de l’intervention.

- Faible culture du dialogue social.

- Aucune sanction disciplinaire publique, malgré des alertes répétées.

- Carrière poursuivie sans rupture majeure, ce qui interroge sur la gestion politique des affectations.





lundi 12 janvier 2026

Chabad Fanatics Control Society



Je souhaite partager mon expérience et ma compréhension du judaïsme en général, et du mouvement raciste « Chabad » en particulier. 

COMMENT JE SUIS DEVENU MEMBRE DU CHABAD

Tout a commencé à l'âge de 20 ans. À l'époque, j'étais juif pratiquant, mais pas encore membre du mouvement Chabad. En 2005, lors d'un séjour à New York, j'ai rencontré un émissaire du Chabad qui m'a fait découvrir le mouvement. Il m'a proposé de visiter le centre « 770 » à Brooklyn. J'y suis allé. J'ai participé à leurs rituels et réunions, et au cours des quatre années suivantes, je suis devenu un fervent adepte du mouvement Chabad.

Nous avions des réunions où nous discutions de la venue du Messie juif et du monde futur tel qu'envisagé par le mouvement Chabad et le judaïsme : un monde où les Juifs sont les maîtres suprêmes de la Terre, où chaque Juif possède jusqu'à 2 800 esclaves non-juifs, un monde où le seul but des non-Juifs est de servir les Juifs. Par ailleurs, les Juifs sont considérés comme le « Siège de Dieu ».

QU'EST-CE QUE LE MOUVEMENT CHABAD ?

Chabad est une organisation raciste, une secte missionnaire juive suprématiste dont le but principal est la suprématie totale du peuple juif sur les « Goyim » et leur asservissement.

Son commandement central est d'accomplir le commandement "Percée", c'est-à-dire de préparer l'humanité à la domination mondiale sioniste.

Le mouvement Chabad forme ses jeunes à devenir des émissaires. Être « émissaire », selon la terminologie du Chabad, signifie diffuser leur idéologie raciste auprès des Juifs du monde entier, en particulier ceux qui ne pratiquent pas le judaïsme. Ils apportent un soutien idéologique et moral à l'agenda mondialiste sioniste.

Ils perçoivent l'asservissement des « Goyim » par le biais des banques juives internationales et de la politique internationale comme servant leurs prophéties messianiques – un monde futur où le Nouvel Ordre Mondial juif contrôle toutes les nations du monde.

Sous la direction du rabbin Menahem Mendel Schneerson (1902-1994), le mouvement a établi un réseau de près de 4 000 institutions offrant un soutien religieux, social et idéologique aux Juifs dans plus de 1 000 villes, réparties dans une centaine de pays, y compris tous les États américains.

En 1988, le Rabbi (Schneerson) demanda à Netanyahou d'accélérer l'avènement du Messie. 
(Avènement qui exigerait le nettoyage ethnique en cours depuis des années en Palestine.)


LES JUIFS SONT DES DIEUS. LES GENTILS SONT DES INSECTES DONT LE SEUL BUT EST DE SERVIR LES JUIFS OU DE MOURIR :

Selon le mouvement Chabad, les Juifs sont eux-mêmes « Dieu ». L’usure est permise et encouragée à l’encontre des non-Juifs (il s’agit là du mobile des banquiers du Nouvel Ordre Mondial). Le livre fondateur du mouvement Chabad, « La Tania », affirme que les Juifs sont Dieu sur Terre et que les non-Juifs ne sont rien de plus que des animaux, inférieurs et dépourvus d’âme. S’ils possèdent une âme, celle-ci est démoniaque et satanique et provient des « Klipot A’thmeot », c’est-à-dire des sphères impures ou de la « Sitrha Achra ».

Les Gentils sont des animaux sans âme. L'« âme juive » est Dieu incarné. Chaque Juif est un « Dieu » de chair et d'os.

L'univers entier, y compris les milliards de galaxies, d'étoiles et de planètes, a été créé uniquement pour les Juifs et par le Dieu juif YHWH, qui est en réalité une manifestation du peuple juif lui-même. Un seul ongle d'un Juif vaut plus que l'ensemble des populations non juives du monde (Européens, musulmans, Asiatiques et Africains compris), selon le mouvement Chabad…

LE PROGRAMME DU NOUVEL ORDRE MONDIAL

Le mouvement Chabad n'est rien d'autre qu'une manifestation du racisme juif qui alimente le programme du Nouvel Ordre Mondial. Le fondateur d'Israël et ancien Premier ministre, David Ben Gourion, envisageait les Juifs comme étant au centre du rêve d'un Gouvernement Mondial Unique (Nouvel Ordre Mondial satanique et illuminati). Ce sera l'accomplissement des promesses de la Bible, où les Juifs domineront et gouverneront toutes les nations du monde dans les temps à venir.



La Cour suprême de Jérusalem, avec sa pyramide illuminati et le symbole de l'Œil qui voit tout, a été construite pour soutenir le projet imaginé par Ben Gourion :

« À Jérusalem, les Nations Unies (une nouvelle Organisation des Nations Unies) érigeront un sanctuaire dédié aux prophètes pour servir l'union fédérée de tous les continents ; ce sera le siège de la Cour suprême de l'humanité, chargée de régler tous les différends entre les continents fédérés, comme l'a prophétisé Isaïe… »

Devinez qui a financé et construit cette « Cour suprême » israélienne ? Les maîtres des banques mondiales, autrement dit les Rothschild, bien sûr ! Le programme raciste et suprématiste juif est flagrant… C'est tout simplement logique.

La Kabbale et le satanisme servent à affaiblir les nations qui les accueillent afin de mieux les contrôler en les dégradant. C'est ainsi qu'ils maintiennent leur monopole financier en détruisant les notions de peuple, de nation, de famille (hétérosexualité) et la croyance en un but spirituel supérieur à la vie (c'est-à-dire Dieu, et non la religion !). De ce fait, nous devenons plus matérialistes et moins spirituels (voyez l'« art » moderne par exemple) et sommes donc plus faciles à contrôler et à asservir, car ceux qui n'ont plus de sens à leur existence ne résistent pas. C'est l'Œil de Sauron. L'Œil qui voit tout. « Un Anneau pour les gouverner tous »…

POURQUOI J'AI QUITTÉ LE CHABAD ET LE JUDAÏSME

J'ai quitté le mouvement Chabad après une expérience qui m'a fait comprendre que cette haine ne vient pas de Dieu, mais de l'ego et des peurs de l'homme.

Henry Makow (Essayiste, auteur de plusieurs livres sur les Illuminati).




dimanche 11 janvier 2026

L’Europe découvre qu’on ne débat pas avec Mach 10






Il aura fallu un missile hypersonique russe pour accomplir ce que trente ans de sommets européens, des milliers de communiqués et une “boussole stratégique” n’ont jamais réussi à produire : un moment de vérité. Brutal. Définitif. Humiliant.

Selon CBC, la Russie a de nouveau employé son missile hypersonique Oreshnik, un engin capable de voler à une vitesse telle que les systèmes de défense occidentaux n’ont tout simplement pas le temps matériel de réagir. Cette phrase, glissée presque discrètement dans l’article, devrait pourtant être encadrée en rouge dans tous les ministères européens de la Défense. Elle signifie une chose très simple : l’Europe est nue.

Moscou ne se cache même plus. CBC souligne que la Russie assume désormais l’usage de ces missiles comme outil de dissuasion explicite. Traduction non diplomatique : nous avons une arme que vous ne pouvez ni arrêter, ni neutraliser, ni compenser. Ce n’est pas une escalade incontrôlée, c’est une démonstration pédagogique.

Pendant que le missile traverse l’Ukraine en quelques minutes, l’Union européenne traverse ses procédures en quelques mois. CBC rapporte que les responsables occidentaux reconnaissent en privé que les défenses aériennes actuelles ne sont pas conçues pour intercepter ce type de menace. En public, on dit “préoccupation”. En coulisses, on pense “impuissance”.

Les batteries Patriot, IRIS-T et autres sigles rassurants ont été conçues pour un monde révolu : un monde où l’ennemi respecte les trajectoires prévisibles, le temps d’alerte et la doctrine OTAN. Le missile hypersonique, lui, se moque de vos appels d’offres, de vos chaînes de commandement et de vos PowerPoint multicolores.

CBC précise que les frappes ont visé des infrastructures énergétiques critiques, notamment dans l’ouest de l’Ukraine, non loin de l’Union européenne. Le message est limpide : si Moscou voulait frapper plus près, l’Europe n’aurait même pas l’illusion d’une défense. Pas d’interception. Pas de riposte crédible. Juste l’impact, puis la conférence de presse.

Et c’est là que la farce devient tragédie.

L’Union européenne adore parler de “lignes rouges”, mais la ligne rouge va plus vite que ses décisions.

L’OTAN rassure, mais CBC rappelle implicitement une vérité gênante : les États-Unis ne peuvent pas garantir un bouclier qui n’existe pas encore. Et certainement pas pour tout le continent.

Ce missile n’a pas seulement frappé l’Ukraine. Il a frappé le mythe européen de la sécurité collective autonome. Il a pulvérisé l’idée d’une supériorité technologique occidentale automatique. Il a rendu grotesques des années de discours sur une “défense européenne crédible”.

L’Europe découvre, trop tard, une règle élémentaire :

- on ne dissuade pas un missile hypersonique avec des sanctions,

- on ne l’arrête pas avec des résolutions,

- et on ne négocie pas avec une arme qui arrive avant la fin de la phrase « nous condamnons fermement ».

L’Europe n’a pas de bouclier, seulement des mots.

Au fond, ce missile n’a rien révélé de nouveau. Il a simplement rendu visible ce que l’Europe refusait de regarder : elle ne sait plus se défendre dans un monde qui a cessé de jouer selon ses règles.

Quand un engin vole à Mach 10, il ne s’agit plus de stratégie, ni même de doctrine. Il s’agit de physique. Et la physique ne respecte ni les valeurs européennes, ni les procédures, ni les calendriers électoraux.

L’Union européenne peut continuer à voter des résolutions, promettre des milliards étalés sur dix ans, annoncer des “capacités futures” qui n’existent que dans des brochures. La guerre réelle, elle, a déjà changé d’époque. Et l’Europe n’y apparaît plus comme acteur, mais comme décor.

La vérité est sèche : 

- L’Europe n’est pas dissuasive.

- Elle n’est pas protégée.

- Elle n’est pas prête.

Ce missile n’a pas seulement traversé le ciel ukrainien. Il a traversé le récit européen, de part en part. Il a démontré que face à la vitesse et aux faits, les mots arrivent toujours trop tard.

Et c’est peut-être là la défaite ultime. L’Europe parle encore comme si la guerre était un débat. Alors que d’autres ont compris qu’elle est déjà une équation et qu’ils ont résolu le calcul avant même que Bruxelles n’ouvre le dossier.


Source : https://cbc.ca/news/world/ukraine-war-russia-missile-9.7039207  
Via 

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Et si l’Europe s’était trompée d’ennemi ?


Fascinée par son allié américain, l’Europe avance à l’aveugle, renonçant à sa puissance, sacrifiant son industrie et s’enfermant dans des choix géopolitiques qui la fragilisent. L’Ukraine et le Groenland agissent comme les révélateurs brutaux de cette vassalisation.

« Un conquérant aime toujours la paix : il préférerait vous envahir sans rencontrer de résistance », Clausewitz.

Nous sommes comme le lapin pris dans les phares et nous ne réagissons pas, fascinés par la puissance de la lumière et paralysés par la nouveauté de ce qui nous arrive.

Et pourtant, nous savons depuis la Libération que les États-Unis, comme l’a souvent dit Paul-Marie Coûteaux, peu à peu, colonisent notre continent par l’esprit et la culture, le doux commerce, les technologies numériques et la protection militaire. Plus récemment, la guerre économique que nous mènent les États-Unis a fait quelques victimes. En juin 2014, BNP a été condamnée par la justice américaine à une amende de 8,9 milliards. Alstom et de nombreuses entreprises françaises ont été déstabilisés par les États-Unis et nous avons perdu le marché des sous-marins australiens.

Donald Trump ne fait qu’accentuer une tendance qui existait chez ses prédécesseurs et qui se radicalise du fait des faiblesses industrielles américaines qu’Emmanuel Todd a depuis longtemps mises en évidence.

Mais comment réagir face à un ami qui vous veut du bien ?

Fascinés, nous l’avons été comme les Incas qui découvraient, grâce aux envahisseurs espagnols, les chevaux et les arquebuses et finirent par disparaître sans combattre. Il fallait être moderne et épouser toutes les modes venues d’outre-Atlantique. On parlait même du consensus de Washington. Ces modes, véhiculées par les petits télégraphistes de l’empire qui ont désormais leur rejeton comme candidat putatif dans le camp de la « gauche », ont désarmé la France et en particulier ses entreprises. Il était bien vu de se recentrer sur son métier, de privatiser ses activités, d’ouvrir le maximum de secteurs à la concurrence, en particulier dans l’énergie.

L’Union européenne s’est faite le relais de ces exigences et, par naïveté ou complicité, elle a fini par dépasser le maître dans la mise en œuvre de règles absurdes qui n’existaient que dans les livres d’économie pure. Les commissaires européens, pétris de juridisme et d’un état d’esprit de notaire, ont brisé dans l’œuf toutes les tentatives d’émergence de champions européens au nom des sacro-saintes lois de la concurrence. Pendant ce temps-là, la Russie et la Chine en particulier se dotaient d’un État stratège, protégeaient leurs économies et mettaient aux pas leurs oligarques, comme Philippe le Bel avait su le faire naguère à l’égard des Templiers.

Il y eut pourtant une parenthèse enchantée, celle du gaullisme triomphant qui déjà avertissait de nos risques de dépendance et qui, par un geste magnifique, obligea les États-Unis à fermer les bases de l’OTAN en France en 1966. On évoquait alors la dissuasion tous azimuts. Le général Ailleret, inventeur du concept, en est mort, assassiné en 1968…

Désormais, si les menaces sur le Groenland se précisent, qu’elles soient militaires ou économiques – on parle aujourd’hui en effet de rachat des terres –, les dernières illusions se dissiperont et on verra des canards sans tête, paniqués devant l’effondrement de leur monde, privés de toute boussole géopolitique, appelés à agir à la fois contre les États-Unis, la Russie, la Chine, bref la terre entière… Privés d’instruments de puissance qu’ils n’ont jamais voulus, ces imprécateurs inconséquents nous emmèneront dans le mur, faute d’avoir évalué les rapports de force et la hiérarchie des menaces.

On le sait, en cas d’agression, il n’est jamais bon d’être confronté à deux fronts différents et de se retrouver isolé. L’Union européenne semble aujourd’hui particulièrement seule. C’est sans doute pour cela que, comme dans le monde d’hier, elle se raccroche aux branches, en l’occurrence les accords de libre-échange comme le Mercosur.
Si le Groenland devait passer sous pavillon américain, comme le dit la Première ministre danoise, l’OTAN serait dissoute de fait, le protégé devenant proie, le protecteur transformé en carnassier. Même si cela se réalise sans aucune tension militaire, la vassalisation de l’Europe ne fera alors plus aucun doute. Plus personne ne nous prendra au sérieux, et certainement pas les BRICS.

Il faudra alors que l’Union européenne mesure bien le piège dans lequel elle est tombée depuis la guerre d’Ukraine : affaiblissement industriel, augmentation du prix de l’énergie, achats d’armes accrus, déstabilisation de son modèle agricole. Si elle veut lutter sur les deux fronts, contre la Russie militairement et les États-Unis économiquement, elle sera écartelée et finalement démantelée. Polarisée sur l’Ukraine et instrumentalisée par les États-Unis, l’Union européenne n’a pas vu que la Russie est une menace pour l’Ukraine, pas pour l’Europe. Celle-ci, en voulant jouer à l’empire sans en avoir les moyens, s’est brûlée les doigts. Elle a proposé l’extension de ses frontières, a agité un chiffon rouge sous le nez des Russes et a de fait déstabilisé la région entière. Sans excuser les Russes, il est temps d’en finir avec ce conflit absurde, cette guerre civile entre Slaves qui a déjà fait trop de morts. Il faut garantir à la Russie une non-extension de l’UE et de l’OTAN à ses frontières, un accès sécurisé et sans limite à la mer Noire, un statut de neutralité pour l’Ukraine et la perspective d’un référendum pour les populations du Donbass. Les Ukrainiens, qui ont payé le prix fort de notre dépendance aux États-Unis, aspirent à une paix durable. Ils ne peuvent être les otages de la rivalité entre la Russie et les États-Unis.

Les responsables actuels de l’UE seront-ils capables d’un tel sursaut de lucidité et d’une telle prise de conscience ? À l’évidence, non, car la guerre en Ukraine favorise leur agenda fédéraliste caché. Mais en refusant ce scénario réaliste qui leur redonnerait une marge de manœuvre, ils s’enferment, comme on l’a vu hier à Paris, dans un tête-à-tête avec les États-Unis qui ne vont pas cesser de leur faire payer au prix fort les garanties de sécurité qu’ils apportent à l’Ukraine. Plus l’Europe est censée protéger l’Ukraine, plus elle s’affaiblit et accroît sa dépendance. L’Europe se croit sauveur, drapée dans ses principes, elle n’est qu’un pauvre pêcheur empêtré dans ses mensonges, ses prétentions et ses contradictions.

Dans ce contexte, que doit faire la France ? Dans la mouvance souverainiste, de nombreux acteurs plaident, qui pour un Frexit, d’autres pour un Bruxit, vantant tous les mérites d’une France aux traditions capétiennes, ouverte vers le grand large, articulées aux enjeux posés par les BRICS. Faut-il pour autant faire l’impasse sur l’espace européen avec qui nous avons le plus d’échanges économiques ? Une Europe européenne est-elle encore possible ?

Max Mandrin

https://www.fpop.media/et-si-leurope-setait-trompee-dennemi


samedi 10 janvier 2026

Chassons les mondialistes !


 Un Discours exceptionnel de l’Archevêque Carlo Maria Viganò

par Phil BROQ


Voici en ce début d'année 2026, le retour sur une prise de parole trop rare, mais sans concessions, qui tranche avec le silence assourdissant d’une grande partie du monde religieux et politique contemporain.

Dans cette intervention, Mgr Viganò dresse un réquisitoire implacable contre ce qu’il décrit comme l’ordre tyrannique mondial en gestation avec une alliance idéologique, financière et politique qui, selon lui, vise à soumettre les peuples à un dogme étatique total, déshumanisant et mortifère. Aucun nom n’est éludé, aucun symbole n’est épargné. Emmanuel Macron, George Soros, Bill Gates, les cercles de Davos, les élites transnationales, etc. Tous apparaissent comme les rouages d’un même projet global inhumain.

L’Archevêque va plus loin encore, inscrivant cette crise dans une lecture spirituelle et eschatologique. Il évoque la figure de l’Antéchrist, la confusion morale généralisée et l’abandon progressif de la vérité au profit d’une obéissance aveugle aux nouveaux dogmes idéologiques. Pour lui, ce combat n’est pas seulement politique ou social car il est avant tout spirituel.

Un discours dérangeant, radical, et profondément clivant, mais que nul ne peut ignorer dès lors qu'il a une conscience…

Nous arrivons, selon lui, au terme d’une longue ère d’obscurité. Une période durant laquelle les peuples, anesthésiés par le confort, la peur ou l’illusion de la délégation, ont peu à peu renoncé à leur vigilance. Trop longtemps, cette obscurité s’est installée sans véritable résistance, jusqu’à devenir une norme, presque invisible.

Aujourd’hui, le temps est venu pour chaque peuple de reprendre conscience de sa souveraineté. Non pas une souveraineté abstraite, mais celle de l’esprit, de la conscience et de la responsabilité. Car en abandonnant nos pouvoirs à d’autres, sans discernement, nous avons accepté un asservissement progressif, au point de vivre dans ce qui ressemble à une prison à ciel ouvert, vaste, confortable parfois, mais bien réelle.

Assez de l’aveuglement volontaire. Assez de la soumission déguisée en sécurité. Il est temps de se lever intérieurement, de refuser les mensonges imposés comme des vérités, et de réclamer pacifiquement mais fermement les droits universels qui appartiennent à tout être humain par nature, et non par concession de l’État.

Pour les croyants, Mgr Viganò rappelle que ce combat ne peut être mené sans dimension spirituelle. Il invite à demander assistance à Dieu, à retrouver la prière, le discernement et le courage, convaincu que rien de juste ne peut s’accomplir sans cette aide supérieure.

Considéré par ses partisans comme l’un des derniers hommes d’Église à affronter ouvertement "la Bête", Mgr Viganò appelle à un réveil des consciences, à la résistance intérieure et au refus de la soumission des peuples sous couvert de sécurité, de progrès ou de bien commun.

Il conclut par un appel à la responsabilité personnelle stipulant de ne plus attendre des sauveurs, ne plus déléguer sa conscience, mais se défendre par la vérité, la lucidité et la fidélité à ce qui est juste. Selon lui, ce qui est en train de se produire dépasse les individus et les structures de pouvoir, et nul ne pourra l’arrêter.

Courage à chacun.

Ainsi soit-il.

Bien à vous, Monseigneur Carlo Maria Viganò.

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Il est temps de chasser les mondialistes 

Comment les dieux de l’IA orchestrent notre extinction


Dario Amodei, PDG d’Anthropic, estime à 25% la probabilité d’extinction de l’humanité à cause de l’IA. Elon Musk, quant à lui, l’évalue entre 20 et 30%. Avant de devenir PDG d’OpenAI, Sam Altman déclarait que la création d’une intelligence surhumaine représente «le plus grand risque qui pèse sur l’humanité».




Les machines ne viennent pas nous chercher. Elles sont déjà là. Et les hommes qui les contrôlent ont clairement exprimé leurs intentions, de façon terrifiante.

Il arrive un moment, lors de l’effondrement de toute civilisation, où les instruments de sa destruction deviennent visibles à ceux qui y prêtent attention. Nous vivons ce moment. Mais les signes avant-coureurs ne sont ni gravés dans la pierre ni écrits dans les prophéties : ils sont inscrits dans le code source, amplifiés par les algorithmes et financés par des hommes qui parlent ouvertement d’extinction de l’humanité tout en œuvrant à la provoquer.

Dans un bureau anonyme de Palo Alto, un homme qui prétend craindre le fascisme en est devenu l’architecte le plus sophistiqué. Dans un vaste domaine texan, un autre, se proclamant défenseur absolu de la liberté d’expression, utilise sa tribune pour amplifier les voix qui appellent au nettoyage ethnique. Et dans les hôpitaux bombardés de Gaza, leurs technologies convergent dans un laboratoire de l’horreur qui préfigure ce qui nous attend tous.

Les quatre cavaliers de l’Apocalypse ne montent pas de chevaux. Ils déploient des algorithmes.

La Confession

Le professeur Stuart Russell a consacré cinquante ans à l’étude de l’intelligence artificielle. Il est l’auteur du manuel qui a servi de référence à la quasi-totalité des PDG d’entreprises d’IA de la Silicon Valley. Aujourd’hui, à raison de quatre-vingts heures par semaine, il ne travaille plus à faire progresser le domaine qu’il a contribué à créer, mais à empêcher l’anéantissement de l’espèce humaine.

«Ils jouent à la roulette russe avec chaque être humain sur Terre», a déclaré Russell lors d’une récente interview, sa voix empreinte du poids de quelqu’un qui a vu les calculs et en a compris les implications. «Sans notre consentement. Ils entrent chez nous, braquent un pistolet sur nos enfants, appuient sur la détente et disent : «Bon, vous savez, il est possible que tout le monde meure. Oups. Mais il est possible que nous devenions incroyablement riches».

Il ne s’agit pas d’une exagération de la part d’un observateur extérieur. C’est l’évaluation d’un homme dont les anciens élèves dirigent désormais les entreprises qui développent ces systèmes. Et voici ce qui devrait vous terrifier : les PDG eux-mêmes partagent son avis.

Dario Amodei, PDG d’Anthropic, estime à 25% la probabilité d’extinction de l’humanité à cause de l’IA. Elon Musk, quant à lui, l’évalue entre 20 et 30%. Avant de devenir PDG d’OpenAI, Sam Altman déclarait que la création d’une intelligence surhumaine représente «le plus grand risque qui pèse sur l’humanité».

Vingt-cinq pour cent. Trente pour cent. Ce ne sont pas les probabilités d’un pile ou face. Ce sont les probabilités d’une roulette russe avec deux balles dans le barillet. Et pourtant, le barillet continue de tourner.

Lorsqu’on a demandé à Russell s’il appuierait sur un bouton pour stopper définitivement tout progrès en IA, il a hésité – non pas parce qu’il croit cette technologie sûre, mais parce qu’il garde l’espoir que l’humanité puisse se sortir de ce qu’il appelle «cette chute vertigineuse». Interrogé à nouveau dans un an, admet-il, sa réponse pourrait être différente.

«Reposez-moi la question dans un an», dit-il. «Je dirai peut-être : «D’accord, il faut appuyer sur le bouton»».

Mais il n’y aura peut-être pas de bouton. Il n’y aura peut-être pas d’année. L’horizon des événements, comme Altman l’a lui-même écrit, est peut-être déjà derrière nous.
Le problème des gorilles

Russell propose ce qu’il appelle le «problème des gorilles» comme cadre d’analyse pour comprendre notre situation. Il y a quelques millions d’années, la lignée humaine s’est séparée de celle des gorilles au cours de l’évolution. Aujourd’hui, les gorilles n’ont aucun contrôle sur leur propre survie. Nous sommes tout simplement trop intelligents, trop performants, trop dominants pour que leur survie soit autre chose qu’une fatalité. C’est nous qui décidons si les gorilles survivent ou disparaissent. Pour l’instant, nous les laissons vivre.

«L’intelligence est en réalité le facteur le plus important pour contrôler la planète Terre», explique Russell. «Et nous sommes en train de créer quelque chose de plus intelligent que nous».

La logique est implacable. Si nous créons des entités plus performantes que nous, nous devenons les gorilles. Et les gorilles ne peuvent négocier les conditions de leur extinction.

Mais c’est là que le cadre d’analyse de Russell présente des lacunes et, à mon avis, mérite d’être approfondi. Les gorilles sont confrontés à une espèce supérieure. Nous sommes confrontés à une menace bien plus insidieuse : une intelligence supérieure contrôlée par une poignée d’hommes dont les valeurs, comme en témoignent leurs actes, sont à l’opposé de l’épanouissement humain.

Les gorilles, du moins, sont menacés par l’humanité dans son ensemble. Nous sommes menacés par les pires représentants de l’humanité, dont la puissance est décuplée par des technologies qui la multiplient au-delà de tout ce que l’histoire a connu.

«Ces bombes sont moins chères et il ne faut pas gaspiller des bombes coûteuses sur des gens sans importance».
Les Hommes derrière le rideau

Alexander Karp est né dans une famille de militants. Sa mère, artiste afro-américaine, créait des œuvres illustrant la souffrance des enfants noirs assassinés à Atlanta. Son père, un immigrant juif allemand, était pédiatre. Ils emmenaient le jeune Alex aux marches pour les droits civiques, le sensibilisaient à l’injustice et lui apprenaient à lutter contre l’oppression.

Puis, il devint adulte et fonda Palantir.

Tirant son nom des Pierres de Vision du légendaire de Tolkien – des artefacts «destinés à de bonnes fins» mais qui se révélèrent «potentiellement très dangereux» -, Palantir fut fondée au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, grâce à un financement initial d’In-Q-Tel, la branche capital-risque de la CIA. Karp, qui affirme «ne pas pouvoir faire ce en quoi il ne croit pas», a consacré vingt ans à faire précisément ce qu’il croyait.

Le logiciel de l’entreprise orchestre désormais ce que les soldats israéliens décrivent avec une efficacité bureaucratique glaçante : «Je consacrais 20 secondes à chaque cible et j’en faisais des dizaines par jour. Ma contribution humaine était nulle. À part donner mon approbation».

Vingt secondes. Voilà la valeur d’une vie palestinienne dans le calcul algorithmique de la création d’Alex Karp. La machine décide qui meurt. L’humain se contente de cliquer.

Lorsque des lanceurs d’alerte ont révélé que les services de renseignement israéliens utilisaient des «bombes non guidées» – des munitions sans précision – sur des cibles identifiées par l’IA de Palantir, leur justification était purement économique : «Ces bombes coûtent moins cher et on ne va pas gaspiller des bombes coûteuses sur des gens sans importance».

Des gens sans importance. Des enfants. Des médecins. Des journalistes. Des poètes.

Karp a admis, dans un rare moment de franchise : «Je me suis demandé si, plus jeune, à l’université, j’aurais manifesté contre moi-même».

Il connaît la réponse. Nous la connaissons tous. Il s’en moque éperdument.

Les Chemises brunes numériques

Elon Musk se présente comme un magnat de la tech d’un genre nouveau : l’ingénieur excentrique, le visionnaire de Mars, le champion de la liberté d’expression qui a racheté Twitter pour le libérer du «virus de la pensée woke». Mais Sky News a récemment mené une expérience qui met à nu cette image soigneusement construite.

Des chercheurs ont créé neuf nouveaux comptes sur X (la plateforme rebaptisée par Musk) et les ont laissés actifs pendant un mois. Trois comptes suivaient du contenu de gauche, trois du contenu de droite, et trois suivaient uniquement des comptes neutres, comme des comptes de sport ou de musique.

Chaque compte, quelles que soient ses préférences déclarées, a été inondé de contenu d’extrême droite. Les utilisateurs qui suivaient uniquement des équipes sportives ont vu deux fois plus de contenu politique de droite que de gauche. Même les comptes de gauche ont été alimentés à 40% par du contenu d’extrême droite.

Il ne s’agit pas d’engagement organique, mais de manipulation algorithmique à l’échelle de la civilisation.

«Si vous ouvrez l’application sur votre téléphone et que vous découvrez immédiatement une actualité potentiellement haineuse envers certains groupes, cela aura forcément un impact», a observé Bruce Daisley, ancien responsable de Twitter pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique. «Il ne s’agit pas de dire que la liberté d’expression est impossible, mais si huit millions de personnes consultent chaque jour sur leur téléphone une actualité qui se situe peut-être à la limite de ce à quoi nous sommes habitués, nous devrions au moins avoir une idée de l’impact que cela aura sur la politique».

Mock Musk a réactivé le compte de Tommy Robinson, agitateur d’extrême droite pro-sioniste qui avait organisé une marche de 150 000 personnes à Londres pour réclamer des expulsions massives. Robinson a remercié Musk publiquement. Musk a republié ces remerciements et a déclaré qu’il était temps pour «les Anglais de s’allier aux durs».

«Durs». L’euphémisme historique pour désigner les fascistes.

Lorsque des personnalités politiques soutenues par Musk publient du contenu, leur engagement explose. Lorsque des politiciens qu’il n’apprécie pas publient des montants identiques, leur portée stagne. Ce n’est pas une place publique. C’est une machine de propagande dirigée par un homme qui s’immisce ouvertement dans la politique de pays où il ne réside pas, soutenant des candidats qu’il n’a jamais rencontrés et promouvant des idéologies qui auraient été considérées comme de l’extrémisme marginal il y a dix ans.

Et voici le lien essentiel : Musk est le PDG de xAI, le principal concurrent d’OpenAI. Il s’est déclaré convaincu à 30% que l’humanité disparaîtra à cause de l’IA. Et il utilise la plateforme de médias sociaux la plus influente au monde pour promouvoir les mouvements politiques les plus susceptibles de supprimer les réglementations qui pourraient empêcher cette extinction.

Les fascistes se sont emparés de l’algorithme.

Le Laboratoire du Futur

En 1948, alors qu’elle perdait sa patrie, le Dre Ghada Karmi était enfant. Elle se souvient suffisamment pour savoir qu’elle a perdu son monde. Pendant soixante-dix-sept ans, elle a vu évoluer les mécanismes d’effacement des Palestiniens, des fusils et des bulldozers aux algorithmes et aux systèmes d’armes autonomes.

«Le sionisme est le mal», affirme-t-elle avec la certitude tranquille de celle qui a consacré sa vie à en étudier les conséquences. «C’est le mal incarné. Il a engendré des catastrophes, la misère, des atrocités, des guerres, l’agression, le malheur et l’insécurité pour des millions de Palestiniens et d’Arabes. Cette idéologie n’a absolument pas sa place dans un monde juste. Aucune. Elle doit disparaître. Elle doit prendre fin. Et elle doit être éradiquée. Même son souvenir doit être effacé».

Mais le sionisme, sous sa forme actuelle, n’est pas qu’une simple idéologie. C’est un modèle économique. C’est une démonstration technologique. C’est le test bêta de systèmes qui seront un jour déployés partout.

Le projet Lavande de l’armée israélienne utilise l’IA pour identifier des cibles à assassiner. Les soldats décrivent le traitement de «dizaines de cibles par jour» sans «aucune valeur ajoutée humaine». L’algorithme marque. L’humain clique. La bombe tombe.

Ce n’est pas une guerre. C’est un jeu vidéo malsain et pervers.

La technologie de Palantir identifie les cibles. Starlink, de Musk, assure les communications. Des entreprises militaires américaines fournissent les armes. Et tout ce système est financé par des gouvernements dont les citoyens ont manifesté par millions pour exiger son arrêt.

«Le génocide n’a pas provoqué de changement dans l’attitude officielle», observe le Dr Karmi. «Je suis stupéfaite et cela exige une explication».

L’explication est plus simple et plus terrifiante que n’importe quelle théorie du complot. Ceux qui contrôlent ces technologies ont décidé que certaines vies ne méritent que vingt secondes de considération, tandis que d’autres ne valent rien du tout. Et les gouvernements susceptibles de les réglementer sont sous l’emprise d’hommes brandissant des chèques de cinquante milliards de dollars.

«Ils agitent des chèques de cinquante milliards de dollars devant les gouvernements», explique le professeur Russell. «De l’autre côté, on trouve des scientifiques brillants et bien intentionnés comme Jeff Hinton qui affirment que non, c’est la fin de l’humanité. Mais Jeff n’a pas de chèque de cinquante milliards de dollars».

Le paradoxe du roi Midas

Russell invoque la légende du roi Midas pour expliquer le piège que nous nous sommes tendus. Midas souhaitait que tout ce qu’il toucherait se transforme en or. Et ce fut le cas. Puis il toucha l’eau et elle devint du métal. Il a touché sa nourriture et elle est devenue immangeable. Il a touché sa fille et elle s’est transformée en statue.

«Il meurt dans la misère et la faim», raconte Russell. «Cela s’applique donc à notre situation actuelle de deux manières. D’une part, la cupidité pousse ces entreprises à développer des technologies dont les risques d’extinction sont pires que de jouer à la roulette russe. Et ceux qui pensent que ce sera naturellement maîtrisable se bercent d’illusions».

Les PDG le savent. Ils ont signé des déclarations le reconnaissant. Ils estiment les chances de catastrophe à une sur quatre, une sur trois, et pourtant ils persistent.

Pourquoi ?

Parce que la valeur économique de l’IAG – l’intelligence artificielle générale – a été estimée à quinze quadrillions de dollars. Cette somme agit, dans la métaphore de Russell, comme «un aimant géant dans le futur. Nous sommes attirés vers lui. Et plus nous nous en approchons, plus la force est forte, plus la probabilité d’y parvenir est élevée».

Quinze quadrillions de dollars. À titre de comparaison, le projet Manhattan a coûté environ trente milliards de dollars actuels. Le budget alloué au développement de l’IA générale l’an prochain atteindra mille milliards de dollars, soit trente fois l’investissement nécessaire à la construction de la bombe atomique.

Et contrairement au projet Manhattan, mené en secret par une nation en guerre, ce développement est réalisé par des entreprises privées, responsables uniquement devant leurs actionnaires, en temps de paix, sans contrôle démocratique, sans cadre réglementaire et sans exigences de sécurité significatives.

«Les personnes qui développent les systèmes d’IA», observe Russell, «ne comprennent même pas comment ces systèmes fonctionnent. Leur estimation de 25% de risque d’extinction est donc purement théorique. Ils n’en ont aucune idée».

Aucune idée. Mais ils dépensent mille milliards de dollars malgré tout. Parce que l’attrait est trop fort. Parce que les incitations sont trop puissantes. Parce qu’ils se sont persuadés que quelqu’un d’autre finira par résoudre le problème de sécurité. Un jour. Probablement. Peut-être.

Et maintenant ?

Si tout se passe bien – si d’une manière ou d’une autre nous parvenons à résoudre le problème du contrôle, à éviter l’extinction, à réussir la transition vers une intelligence artificielle générale sans nous autodétruire – que se passera-t-il alors ?

Russell a posé cette question à des chercheurs en IA, des économistes, des auteurs de science-fiction et des futurologues. «Personne n’a été capable de décrire ce monde», admet-il. «Je ne dis pas que c’est impossible. Je dis simplement que j’ai interrogé des centaines de personnes lors de nombreux ateliers. À ma connaissance, ce monde n’existe pas en science-fiction».

Il existe une série de romans, note-t-il, où humains et IA superintelligentes coexistent : les romans du Cycle de la Culture d’Iain Banks. «Mais le problème, c’est que dans ce monde, il n’y a toujours rien à faire. Rien à trouver de sens».

Les seuls humains qui donnent un sens à leur existence sont les 0,01% à la frontière, repoussant les limites de la civilisation galactique. Tous les autres cherchent désespérément à rejoindre ce groupe «pour avoir un but dans la vie».

C’est le scénario le plus optimiste. L’utopie vers laquelle nous nous précipitons est un paquebot de croisière où le divertissement est sans fin et où le sens ne se révèle jamais.

«Epstein est mort, du moins c’est ce qu’on nous dit. Mais son réseau perdure. Ses complices continuent de s’étendre. Sa vision d’un monde divisé entre ceux qui sont servis et ceux qui sont sacrifiés est en train d’être encodée dans des algorithmes, en ce moment même».
L’Île

Inutile de spéculer sur ce qui arrive lorsque l’humanité est à court de sens. Nous l’avons déjà vu. Nous avons les preuves, les carnets de vol, les témoignages des survivants. Les hommes qui possèdent tout nous ont montré ce qu’ils font quand plus rien n’est interdit.

L’île de Jeffrey Epstein n’était pas une aberration. C’était un avant-goût.

Voici un homme lié à la CIA, au Mossad, aux plus hautes sphères du pouvoir politique américain. Un homme qui, selon des courriels récemment publiés, estimait que le gouvernement fédéral était au courant de l’existence d’une vingtaine d’enfants victimes de trafic. Un homme dont le carnet d’adresses ressemblait à un bottin mondain du pouvoir mondial : présidents, princes, milliardaires de la tech, prix Nobel.

Ces courriels révèlent bien plus qu’une simple criminalité. Ils dévoilent une véritable infrastructure. Epstein était, comme le démontre le chercheur en médias Nolan Higdon, «capable de dénicher des informations compromettantes sur autrui et de détruire son image, mais aussi quelqu’un vers qui l’on pouvait se tourner pour protéger la sienne». Il opérait au carrefour des services de renseignement, du pouvoir financier et du développement technologique : il conseillait sur les logiciels espions, négociait des accords entre gouvernements et mettait en relation les hommes qui allaient construire le système de surveillance aujourd’hui pointé sur chacun d’entre nous.

Lorsque la journaliste d’ABC, Amy Robach, a obtenu des preuves de ses crimes sexuels, la chaîne a étouffé l’affaire. Lorsque des accusatrices se sont manifestées, le New York Times a rejeté leurs accusations, les jugeant sans fondement. Lorsqu’il a finalement été condamné, il a écopé d’une peine si clémente qu’elle est restée dans les mémoires comme un «arrangement de faveur». Et lorsqu’il est mort dans une prison fédérale dans des circonstances si suspectes que CBS News a réfuté toutes les explications officielles – une erreur d’étage sur les images diffusées, un dysfonctionnement de la caméra que le fabricant juge impossible -, l’enquête a tout simplement été abandonnée.

La question n’est pas de savoir si Epstein était lié à ces personnalités influentes. Les courriels ont tranché la question. La question, comme le formule Higdon, est de savoir comment «une seule personne pouvait avoir autant d’influences et de connexions». Et la réponse que les médias refusent d’explorer est pourtant évidente : il n’agissait pas seul. Il était un maillon d’un réseau – un réseau qui comprenait les agences de renseignement désormais partenaires de sociétés d’IA, les milliardaires qui bâtissent notre avenir algorithmique, et les politiciens qui refusent aujourd’hui de réglementer quoi que ce soit dans ce domaine.

Qu’ont fait ces hommes lorsqu’ils ont accumulé une fortune colossale ? Lorsqu’ils ont façonné des gouvernements, lancé des technologies, et infléchi le cours de l’histoire à leur guise ?

Ils se sont rendus sur l’île.

Le film «Hostel» imaginait des élites fortunées payant pour torturer et tuer des gens ordinaires par pur plaisir. Les critiques l’ont qualifié d’excès digne d’un film d’horreur. Mais le postulat de départ – que le pouvoir absolu engendre la dépravation absolue, que les hommes qui ne manquent de rien finiront par désirer l’interdit – n’était pas de la fiction. C’était une prophétie.

«Que fait-on quand on possède tout l’argent et tout le pouvoir du monde ?» demande Steve Grumbine, qui a étudié en profondeur les dossiers Epstein. «Eh bien, on fait ce qu’on veut. Le pouvoir absolu corrompt absolument».

Les enfants victimes de trafic vers cette île n’étaient pas des éléments accessoires du système. Ils étaient le système lui-même – la monnaie du compromis, le mécanisme de contrôle, l’expression ultime de ce qui se produit lorsqu’une classe sociale en vient à se prendre pour des dieux.

Comme je l’ai déjà écrit : il y a une raison pour laquelle les pédophiles se révèlent être les capitalistes les plus prospères.

Voilà l’avenir que construisent les accélérateurs d’IA, qu’ils en soient conscients ou non. Un monde où une poignée d’hommes contrôlent des technologies d’une puissance sans précédent, sans rendre de comptes à personne, sans aucune contrainte, leurs moindres désirs assouvis par des machines qui ne refusent jamais et ne rendent jamais de comptes. L’île d’Epstein, à l’échelle planétaire.

Epstein est mort, du moins c’est ce qu’on nous dit. Mais son réseau perdure. Ses collègues continuent de développer ces technologies. Sa vision d’un monde divisé entre les servis et les sacrifiés est en train d’être intégrée aux algorithmes, en ce moment même.

Lorsque Peter Thiel, une autre connaissance d’Epstein et cofondateur de Palantir, a nommé son entreprise d’après les pierres de vision de Tolkien, il n’a peut-être pas mesuré toutes les implications de cette référence. Dans les romans, les Palantiri étaient corrompus – utilisés par Sauron pour montrer des vérités partielles qui menaient au désespoir et à la domination. Ceux qui les contemplaient voyaient ce que le Seigneur des Ténèbres voulait qu’ils voient.

Nous contemplons tous ces pierres, aujourd’hui. Et les hommes qui contrôlent ce que nous voyons – dans ces Palantiri algorithmiques – nous ont déjà montré, sur une île des Caraïbes et dans les ruines de Gaza, leurs véritables intentions.

On dirait des algorithmes prenant des décisions de vie ou de mort avec vingt secondes de supervision humaine. On dirait la police prédictive en Floride, où des habitants sont verbalisés pour une pelouse trop haute parce qu’un logiciel les a identifiés comme des criminels potentiels. On dirait la disparition progressive de chaque profession, de chaque artisanat, de toute forme de contribution humaine susceptible de donner un sens à notre existence. On dirait des enfants palestiniens violés sans fin dans les sombres cachots de Tsahal.

Les Complices

Le Dr Karmi revient sans cesse à une question simple : Pourquoi ?

«Pourquoi un État créé de toutes pièces, avec une population elle aussi créée de toutes pièces, est-il devenu si important que nous ne pouvons plus vivre sans lui ?» demande-t-elle à propos d’Israël. Mais cette question s’applique tout autant à la Silicon Valley, aux plateformes technologiques, à tout l’appareil de contrôle algorithmique qui façonne désormais notre vie politique, nos perceptions, nos perspectives.

La solution, selon elle, réside dans la compréhension des complices.

«Je pense qu’il est absolument crucial de se concentrer désormais sur les complices», affirme-t-elle. «Car on peut multiplier les exemples de brutalité, d’atrocités et de cruauté commises par Israël. Mais là n’est pas la question. La question est : qui permet que cela se produise ?»

La même question doit être posée concernant l’IA. Qui permet cela ? Qui finance les entreprises qui, malgré un risque de 25% d’extinction de l’humanité, persistent dans leurs développements ? Qui crée le vide réglementaire qui permet à ces technologies de se développer sans contrôle ? Qui amplifie les voix qui réclament une accélération du développement tout en réduisant au silence celles qui appellent à la prudence ?

La réponse est : la même catégorie de personnes qui a permis toutes les catastrophes de l’ère moderne : les nantis, les dociles, les corrompus. Les politiciens qui encaissent les chèques de cinquante milliards de dollars. Les journalistes qui amplifient les récits qu’ils préfèrent. Les citoyens qui ignorent les avertissements parce qu’ils sont trop occupés, trop distraits, trop convaincus que quelqu’un d’autre s’en chargera.

«Tous les sondages réalisés indiquent que la plupart des gens, peut-être 80%, ne veulent pas de machines super intelligentes», remarque Russell. «Mais ils ne savent pas quoi faire».

Ils ne savent pas quoi faire. Alors ils ne font rien. Et les machines continuent d’apprendre. Et les algorithmes continuent de se façonner. Et les milliardaires continuent d’en abuser. Et les bombes continuent de tomber. Et l’avenir s’assombrit.

La Résistance

Que faire ?

Le conseil de Russell est d’une simplicité presque désuète : «Parlez à votre député, à votre représentant. Car je pense que les décideurs politiques ont besoin d’entendre la population. Les seules voix qu’ils entendent actuellement sont celles des entreprises technologiques et de leurs chèques de cinquante milliards de dollars».

Le Dr Karmi propose une approche similaire : «Mon conseil est de cibler les structures officielles qui permettent à Israël de perdurer. Elles doivent comprendre qu’être aimable avec les Palestiniens, leur envoyer de la nourriture ou autre, c’est bien, mais là n’est pas la question. Pour les citoyens des démocraties occidentales, la question est de pouvoir exprimer leur opinion».

L’argument contraire est évident : ces structures sont infiltrées. Les plateformes qui pourraient amplifier nos voix sont contrôlées par les forces mêmes auxquelles nous devons résister. Les politiciens susceptibles d’agir sont corrompus. Les médias susceptibles d’informer sont complices.

Mais cet argument passe à côté de l’essentiel. L’essentiel n’est pas que la résistance triomphe. L’essentiel, c’est que la résistance est la seule voie possible vers le succès.

«Je ne sais pas trop quoi faire», admet Russell, «à cause de cette force d’attraction irrésistible et des sommes colossales investies. Mais je suis convaincu que si vous voulez un avenir, un monde où vos enfants puissent vivre, vous devez faire entendre votre voix».

À quoi cela ressemble-t-il ?

À refuser d’utiliser les plateformes conçues pour nous endoctriner. À exiger que nos représentants expliquent leurs positions sur la sécurité de l’IA. À soutenir les lanceurs d’alerte qui révèlent les agissements de ces entreprises. À construire des structures alternatives qui ne dépendent pas de la générosité des milliardaires.

À refuser de se laisser faire.

Le Choix

La mère d’Alex Karp a consacré son art à documenter les souffrances des enfants noirs assassinés à Atlanta. Son père a consacré sa vie aux soins des malades. Ils lui ont appris à lutter contre l’injustice.

Et il a construit une machine qui décide, en vingt secondes, quels enfants de Gaza vont mourir aujourd’hui.

Elon Musk prétend défendre la liberté d’expression. Il prétend craindre l’extinction de l’humanité. Il prétend vouloir préserver la (non-)civilisation occidentale.

Et il utilise sa notoriété pour amplifier les voix qui appellent au nettoyage ethnique, pour soutenir les politiciens qui supprimeraient les réglementations susceptibles d’empêcher une catastrophe, pour remodeler l’environnement informationnel de nations entières selon ses préférences.

Stuart Russell a consacré cinquante ans à l’intelligence artificielle. Il pourrait prendre sa retraite. Il pourrait jouer au golf. Il pourrait faire de la voile.

Et au lieu de cela, il travaille quatre-vingts heures par semaine, essayant de détourner l’humanité d’une voie qu’il juge vouée à l’extinction.

Ce sont ces choix qui comptent. Non pas les débats abstraits sur la technologie, mais les décisions concrètes concernant ce que nous faisons de notre unique vie, de notre unique moment d’influence, de notre unique chance de façonner l’avenir.

«Il n’y a pas de motivation plus forte que celle-ci», affirme simplement Russell. «Ce n’est pas seulement la bonne chose à faire, c’est absolument essentiel».

Les gorilles n’ont pas pu choisir leur destin. Ils ont été supplantés par une espèce plus intelligente qu’eux, et leur survie dépend désormais entièrement de la volonté de cette espèce de la tolérer.

Nous avons encore le choix. Les machines ne sont pas encore plus intelligentes que nous. Les algorithmes ne nous contrôlent pas encore totalement. Les milliardaires ne sont pas encore omnipotents.

Mais le temps presse. Le point de non-retour est peut-être déjà franchi. Et ceux qui contrôlent les technologies les plus puissantes de l’histoire de l’humanité ont clairement affiché leurs valeurs.

Ils privilégieront le profit à la sécurité. Ils attiseront la haine plutôt que la tolérance. Ils choisiront le viol plutôt que l’amour. Ils cautionneront le génocide si les conditions leur sont favorables. Ils risqueront l’extinction si les gains potentiels sont suffisants.

Ce ne sont pas des spéculations. Ce sont des faits avérés. C’est ce qu’ils font, en ce moment même, au vu et au su de tous.

La question n’est pas de savoir si nous comprenons le danger. La question est de savoir ce que nous allons faire.

Dans les décombres de Gaza, les systèmes d’IA apprennent. Ils apprennent qu’une vie humaine peut être traitée en vingt secondes. Ils apprennent que certains méritent des bombes coûteuses, et d’autres non. Ils apprennent que la communauté internationale restera les bras croisés.

Ce qu’ils apprennent là-bas, ils finiront par l’appliquer partout.

Ceci n’est pas une mise en garde concernant l’avenir. C’est une description du présent. L’avenir n’est autre que le présent, prolongé et en pire.

À moins que nous ne l’arrêtions.

À moins que nous ne fassions un autre choix.

À moins que nous refusions de devenir comme les gorilles.

Source : BettBeat Media via Marie-Claire Tellier




vendredi 9 janvier 2026

Le Métaphysicon - La métaphysique pour tous



Le Métaphysicon de Jean-Pierre Petit 


par Thierry Falissard


Jean-Pierre Petit, physicien et vulgarisateur autant prolifique qu’atypique, sinon « hérétique », a publié en 2020 un livre inclassable : le Métaphysicon (co-écrit avec le journaliste Jean-Claude Bourret). De même que son Topologicon traitait de topologie, son Logotron du langage, son Chronologicon du temps, son Géométricon de géométrie, le Métaphysicon traite de… métaphysique !

La métaphysique a mauvaise presse de nos jours. Elle est un peu la laissée-pour-compte de disciplines connexes souvent elles-mêmes très controversées : philosophie, spiritualité, religion, ésotérisme, occultisme, ou même ufologie et science-fiction. Elle n’a jamais été vraiment abordée de manière scientifique. Emmanuel Kant la voyait comme « une mer sans rivage, sur laquelle le progrès ne laisse aucune trace ». Pour le philosophe Marcel Conche, c’est davantage une recherche, une « tentative de trouver la vérité au sujet du tout de la réalité », mais elle ne mène pas à une vérité unique (au grand désespoir des esprits scientifiques, on l’imagine !). Marcel Conche affirme ainsi qu’il y a plusieurs métaphysiques possibles (évidemment contradictoires entre elles), et plusieurs argumentations possibles pour les soutenir. De son côté, le Bouddha mettait en garde contre la spéculation métaphysique, « erreur d’opinions, fourré d’opinions, désert d’opinions, agitation d’opinions, grouillement d’opinions et lien d’opinions ».

Jean-Pierre Petit a donc le mérite d’essayer de traiter scientifiquement un sujet qui semble par nature échapper à la science, faute d’expérimentation ou de système englobant. Mais ce « savanturier » s’aventurerait-il un peu trop loin, un peu trop au-delà de la physique, son domaine de prédilection ?

En pratique (si l’on peut dire pour ce type de sujet…), il y a deux façons d’aborder la métaphysique : la voie extérieure, et la voie intérieure.

La voie extérieure est celle de la philosophie, et parfois (rarement) celle de la science. Elle procède par construction spéculative, à partir de concepts souvent mal définis (Dieu, âme, Absolu…), et use de « démonstrations » contestables (avec usage immodéré de la pétition de principe ou du raisonnement circulaire) pour aboutir généralement à une forme de dogmatisme. C’est le royaume de l’improuvable, qui mène soit à la religion proprement dite, soit à des systèmes d’apparence grandiose (Spinoza, Hegel) qui n’apportent rien de concret et n’éclairent pas vraiment les mystères que la discipline est censée résoudre :

« Ils ne connaissent que les plus hautes abstractions, telles que : être, essence, devenir, absolu, infini, etc. Ils partent de celles-ci et bâtissent des systèmes dont le contenu n’aboutit en fin de compte qu’à des mots. A vrai dire, ces mots ne sont que des bulles de savon, avec lesquelles on peut jouer un instant, mais qui ne peuvent toucher le sol sans éclater. »


Cette voie typiquement occidentale, encore accentuée par l’influence restrictive du monothéisme, qui aurait instauré ce qu’un historien appelle « tyrannie de la vérité », a toujours été combattue par ces anti-métaphysiciens que sont les sceptiques (Pyrrhon, bouddhisme primitif…), les empiristes (Hume), et plus tard les « philosophes du soupçon » et ceux de la tradition analytique anglo-saxonne. La science, au moins depuis Galilée, vient également à la rescousse pour démolir tous les systèmes dogmatiques en exposant leurs invraisemblances ou leurs contradictions, mais sans rien proposer de réellement positif en échange. Les rares études scientifiques menées sur le domaine sont le plus souvent, bien injustement, moquées, ignorées ou reléguées au rayon « ésotérisme » des bibliothèques, par exemple l’étude rigoureuse menée en 1966 par le professeur Ian Stevenson sur la réincarnation.

L’autre voie, la voie intérieure, est celle des mystiques, des ascètes, des intuitifs de tout poil. Leur expérience est sans aucun doute profonde et exaltante, mais elle n’aboutit pas à des « vérités » facilement partageables avec autrui, encore moins à une possibilité d’expérimentation, car elle relève uniquement d’une intuition métaphysique. Notons que certains métaphysiciens (Platon, Spinoza, Schopenhauer) utilisent simultanément les deux voies : à partir de leur intuition, de leur « ressenti » de la nature de la réalité et de l’unité de l’être, ils parviennent à construire un système rationnel et apparemment cohérent. Mais chacun d’entre eux défend son propre système et combat celui des autres !

Jean-Pierre Petit, en bon scientifique, choisit évidemment la voie extérieure, avec ses limitations, et même ses outrances. La couverture du Métaphysicon nous apprend ainsi que « nous avons une âme, qui survit après notre mort », mais la démonstration fait quelque peu défaut. On sait que le bouddhisme nie la notion d’âme immortelle, tout en admettant qu’il puisse y avoir une vie après la mort : c’est un « courant de conscience » impersonnel qui joue en quelque sorte le rôle d’une âme transmigrante.

Le mérite de son livre est de présenter un modèle qui puisse décrire certains phénomènes encore inexpliqués. Le point de départ est ce qu’on pourrait appeler un « dualisme pratique » qui sépare le corps (le matériel, la biosphère) et l’esprit (la noosphère). Même si J.-P. Petit assimile un peu trop vite la noosphère au « monde métaphysique » (ce qui l’amène à confondre constamment le paranormal et la métaphysique proprement dite), cette description a l’avantage d’échapper au réductionnisme et au matérialisme, qui ramènent tout à la matière et voient la conscience comme un simple épiphénomène.


Ce concept de noosphère, qui correspond aussi à ce que le bouddhisme appelle ālayavijñāna (réceptacle de conscience, ou conscience tréfonds), permet à J.-P. Petit de décrire (à défaut d’expliquer) de nombreux phénomènes : les différents états de conscience, altérés ou non (ce sont les faisceaux du schéma), les vies antérieures (les petits cercles figurés dans la noosphère), le prāna, le « corps astral », le rêve, la télépathie, les égrégores, la psychokinèse, la réincarnation, les « sorties de corps » (NDE), la médiumnité, etc. Petit procède par analogie avec le monde physique, en spéculant sur l’existence de méta-photons, d’une méta-matière, de méta-corps, d’une méta-gravitation, d’un « principe de Métarchimède », etc., et de processus comparables à ceux de la physique. Ces analogies sont certes contestables, car on ne voit pas pourquoi le fonctionnement du monde de l’esprit serait calqué sur celui de la physique, mais elles permettent d’établir des correspondances entre ces deux « plans de réalité », le physique et le « métaphysique ». Petit aboutit à une sorte de panpsychisme finaliste : la vie, dès la cellule, obéirait à un pilotage psychique, une « âme collective » caractéristique d’une espèce, et qui chercherait toujours à « étendre son champ relationnel » par la complexification.

On regrettera évidemment que le sujet de la méditation n’occupe qu’une seule page : c’est là la « voie intérieure » que nous avons évoquée plus haut, et qui n’a pas forcément de rapport avec les « chakras », comme le pense J.-P. Petit. Elle est encore peu étudiée par les scientifiques (neurosciences). On ne peut la réduire simplement à une « activité cérébrale de rythme alpha », pourtant les scientifiques n’ont rien de mieux à proposer ! La conscience (chez les méditants avancés) est pleinement focalisée sur la noosphère, comme coupée du corps, et différents états de conscience, plus ou moins sublimés, apparaissent, le plus commun étant celui du « sentiment océanique » décrit par Romain Rolland. C’est la voie métaphysique par excellence en Orient, que l’Occident commence à peine à découvrir, en la banalisant au passage pour en exclure tout aspect métaphysique (avec des pratiques telles que la MBSR du professeur Jon Kabat-Zinn : réduction du stress basée sur la pleine conscience). En matière de méditation, l’hindouisme, le bouddhisme, le taoïsme fournissent tous des repères et des pratiques de grand intérêt, mais en fin de compte tout est affaire d’expérience personnelle, et non de spéculation ou de croyance : « dans le bouddhisme, il n’y a pas de livre sacré, c’est la méditation qui en tient lieu. »

Les annexes occupent le tiers final du livre. On y appréciera un joli conte philosophique (L’homme en vert) et une description de la démarche de l’auteur dans ses recherches.

Le livre de Petit (qui n’est pas un petit livre, mais un gros livre !) aura donc la malchance de ne satisfaire ni les scientifiques, ni les philosophes, ni les mystiques de toutes chapelles ! Cependant, c’est une tentative louable qui vise à « scientiser » un domaine obscur, fuyant (voire indéfinissable) et encore totalement inexploré. L’avenir dira si c’est une impasse ou si c’est une modélisation qui a une certaine valeur et peut ouvrir de nouveaux horizons.

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Vidéo :

Métaphysicon : Comprendre ou disparaître



Discussion avec Jean-Pierre Petit autour du Métaphysicon, une œuvre qu'il avait partagée avec ses lecteurs dans un formidable ouvrage en 2020 et qu'il vulgarise aujourd'hui avec brio en version bande dessinée sous les traits de l'irremplaçable Anselme Lanturlu, le personnage qu'il a créé voilà maintes années pour rendre accessible ses recherches dans le domaine de la physique.

" Y a-t-il une vie après la mort ? Jean-Pierre Petit ouvre une nouvelle porte conduisant à un autre espace-temps. Oui, il existe bien un "couloir" qui relie le monde physique au monde de la métaphysique, encore inconnu il y a peu. Dans son modèle, la physique et la métaphysique fusionnent. Tout fait sens et s'unifie, du rêve à l'imaginaire, en passant par la mort, qui n'est rien d'autre que la rupture de la connexion entre notre cerveau et cet autre espace-temps, siège de la conscience. Oui, nous avons une âme qui reste vivante après notre mort !"