dimanche 1 février 2026

Mort imminente : les témoignages que la science refusent de voir !



La guérison spirituelle - Le plus grand tabou de la médecine
Avec Jean-Jacques Charbonnier, médecin anesthésiste français


Jean-Jacques Charbonier raconte :

À l’âge de neuf ans, une mauvaise chute dans la cour de récréation de l’école pulvérisa mon épaule en une multitude de vilains petits morceaux. Cette articulation bloquée désespérait mes parents. Les séances de rééducation, les mois de plâtres répétés, les manipulations sous sédation ne parvenaient pas à lui rendre sa mobilité. Sur les radios, on voyait bien que la tête humérale ressemblait davantage à la silhouette d’un vieux hérisson malade qu’à celle d’une boule de billard. Il fallait se rendre à l’évidence : mon bras droit était condamné. Une seule solution : attendre l’âge adulte pour bénéficier d’une prothèse qu’il faudrait changer tous les dix ans. Cette sentence prononcée par le chirurgien avait fait pleurer ma mère. J’avais surpris une conversation de mes parents dans la cuisine. Maman se lamentait en essuyant ses larmes : « Tu te rends compte, il ne pourra pas conduire, il ne pourra pas travailler, il ne pourra pas danser, il ne pourra pas se marier. Il ne pourra rien faire ! Personne ne voudra de lui… Sa vie est foutue ! »

À vrai dire, elle était bien plus malheureuse que moi car j’avais fini par m’habituer à ce handicap ; je me débrouillais très bien avec mon bras gauche. L’autre restait collé à mon corps comme l’aile atrophiée d’un petit oiseau blessé, mais ce n’était pas un trop gros problème pour moi.

Puis, un jour, sans vraiment savoir pourquoi, j’ai voulu aller à Lourdes. Aujourd’hui encore, je me demande ce qui a bien pu me pousser à souhaiter entreprendre ce périple.

Ce lieu de pèlerinage, où est apparue à plusieurs reprises la Vierge Marie à Bernadette Soubirous il y a plus de 150 ans, est connu pour ses guérisons miraculeuses. Je le savais, j’en avais entendu parler, mais ce n’était pas cette raison qui me motivait. Je voulais aller là-bas, c’est tout. C’est d’ailleurs ce que je répondais quand on cherchait à en savoir plus. Mes parents, bien qu’étonnés, ne souhaitaient pas contrarier ce surprenant projet. Ma grand-mère maternelle, catholique, aussi pratiquante que convaincue, était très fière que son petit fils veuille se rendre dans cet endroit sacré. « Je viens ! Je vous accompagne. Je serai avec le petit JeanJacques pour prier avec lui ! »

C’était un long voyage pour l’époque. J’habitais à Boussens, un tout petit village situé à plus de 200 km de Lourdes. Les autoroutes étaient rares. Nous partîmes tôt un dimanche matin sans perdre trop de temps car mes parents travaillaient le lendemain. Il était aussi hors de question de me faire louper l’école lundi ! Mamie n’avait, quant à elle, aucune obligation particulière.

Chaque fois que je pense à ce bref séjour dans la cité mariale, mes souvenirs me projettent instantanément là-bas. Je revois parfaitement l’endroit. Des cierges de toutes tailles s’agrippent sur la roche grise constellée de buissons. La montagne pleure des larmes de cire qui tombent en scintillant. Des vagues de pèlerins multicolores viennent mourir au pied du granit où trône au loin la statue de Marie. Et moi, je suis là, au milieu de la foule, ému par ces gens qui s’avancent vers elle en priant. Je ne sais ni quoi dire ni quoi faire devant toute cette misère claudicante et brinquebalante. Les moins amochés ont des béquilles ou sont poussés dans des fauteuils roulants, mais la plupart gisent en grimaçant sur des lits de douleur ornés de machines compliquées et de poulies grinçantes. D’autres tirent une bouteille d’oxygène pour les aider à respirer. Certains prient à haute voix. Beaucoup restent silencieux et joignent les mains en fermant les yeux. Quelques pèlerins progressent à genoux. Un peu partout, des prêtres et des bonnes sœurs essayent tant bien que mal de rassembler leurs ouailles.

Un grondement sourd et rythmé se fait de plus en plus présent ; c’est celui de murmures psalmodiés, celui des innombrables demandes faites à Marie. Ma bouche est sèche, ma gorge serrée, mes lèvres tremblent. Maman, derrière moi, devine mon trouble. Elle pose ses mains sur mes épaules et chuchote : « Tu vois comme c’est beau ici, toutes ces personnes qui prient. » Oui, elle a raison : c’est beau. Je lui demande si nous en avons encore pour longtemps avant d’arriver au pied de la statue. « J’en sais rien. Une demi-heure ?… Une heure ? De toute façon nous sommes bien obligés de faire la queue et de suivre le mouvement. Allez, avance ! » Ni elle ni moi, encore moins ma grand-mère, n’avions envie de renoncer.

Mon père nous observe au loin et nous fait un petit signe d’encouragement. Il semble minuscule derrière la grosse corde qui délimite la file d’attente.

Des chants religieux montent vers le ciel. Nous passons au-dessous des vestiges d’immenses bougies blanches. Ces stalagmites consumées exhalent leurs offrandes parfumées d’encens. Plus que quelques mètres… J’aperçois les profils de visages qui se penchent pour embrasser le minéral au-dessous du monument sacré. Ils se succèdent à un rythme soutenu. Des petits pas, encore… C’est à moi. Je fais comme les autres, je dépose un baiser sur la pierre polie par les espoirs de chacun. Je formule mon souhait sans parler : « Marie, s’il te plaît, fais que tous les gens qui sont là guérissent. » J’ai presque honte de mon histoire d’épaule. Elle est tellement dérisoire qu’elle en est presque ridicule. Un long frisson me glace le sang. Une joie infinie m’envahit. Je devine que Marie m’a entendu. Je regarde vers le haut. Son visage de neige semble me sourire dans l’éclat d’un rayon de soleil qui me fait plisser les yeux.

Quelques heures plus tard, nous roulons en silence vers la maison. Nous sommes au beau milieu de la nuit. Mon père conduit sans dire un mot. À sa droite, maman s’est assoupie. À mes côtés, ma grand-mère égrène son chapelet en remuant doucement ses lèvres. Je colle mon front brûlant sur la vitre embuée de la portière. Cette fraîcheur me fait du bien. Je repense aux malades, aux éclopés de la vie qui étaient avec nous à Lourdes. Que ont-ils maintenant ? Se sentent-ils soulagés ?

Tout à coup, à quelques kilomètres de l’arrivée, je reconnais le même frisson glacé. C’est celui de la grotte miraculeuse. Ce froid contraste avec la chaleur colossale qui enserre mon épaule malade. C’est comme une main de géant sur mon articulation bloquée. Une brûlure apaisante. Je comprends que je suis sur le point de guérir. Je ne dis rien à personne et savoure cette délicieuse sensation.

Le lendemain matin, une énorme surprise nous attend : je bouge mon épaule paralysée sans aucune limitation et sans aucune douleur ! Mes parents sont fous de joie. Ils téléphonent immédiatement à ma grand-mère. Je vous laisse imaginer son bonheur quand elle apprend la nouvelle !

Mais le plus surpris de tous reste quand même le chirurgien qui s’occupait de moi. En examinant les radios quelques jours plus tard, il ne peut s’empêcher de s’exclamer : « C’est à n’y rien comprendre, tout a disparu ! On dirait que cette épaule n’a jamais eu de fracture ! »

Si vous racontez cette histoire à un de mes confrères qui veut avoir réponse à tout, il vous dira sans doute que cette spectaculaire guérison est due à un effet placebo ou à quelque chose de ce genre. C’est probablement l’explication que j’aurai moi aussi donnée juste avant de vivre la chose.