Pour une commission d’enquête parlementaire immédiate sur l’affaire Epstein !
Certaines semblent impliquées dans l’aspect le plus glauque et monstrueux de l’affaire : la vérité doit être faite.
D’autres entretenaient manifestement des relations proches voire amicales avec Epstein : ils doivent en expliquer la teneur exacte.
D’autres, jusqu’au sommet de l’État ou des institutions européennes, semblaient participer à des relations d’ordre politique ou financière avec le pédocriminel américain : dans quel but, sur quels domaines de travail, avec quelles conséquences sur notre diplomatie et notre vie publique ?
Quid d’éventuelles transactions financières ?
Nous ne pouvons pas simplement « passer à autre chose » : l’affaire est bien trop grave, et plus tentaculaire encore qu’on n’aurait pu l’imaginer.
Les médias méritent aussi d’être convoqués par cette commission d’enquête tant il apparaît que leur traitement de l’affaire depuis des années a eu tendance à en minimiser la gravité et la portée, voire à chercher à discréditer tous ceux qui osaient s’interroger.
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Affaire Epstein : LFI veut une commission d’enquête parlementaire "transpartisane"
Le parti politique français La France insoumise (LFI) a annoncé vouloir créer une commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Jeffrey Epstein, retrouvé mort dans sa cellule à New York en août 2019 alors qu’il attendait d’être jugé pour trafic sexuel de mineures.
Le mouvement souhaite mener ce travail "si possible de manière transpartisane", a déclaré en conférence de presse le député de l’Essonne, Antoine Léaument.
Cette initiative intervient après la publication, le week-end dernier, de plus de trois millions de pages supplémentaires du dossier Epstein par la justice américaine, comprenant notamment des vidéos et des images.
Ingérence
Les noms de plusieurs personnalités françaises apparaissent dans ces documents, a confirmé LFI, précisant que leur simple mention ne présume en rien d’actes répréhensibles.
Selon Antoine Léaument, deux volets justifient l’ouverture d’une commission d’enquête : un volet "pédocriminel" lié à la traite d’êtres humains, et un volet "politique", évoquant des questions d’ingérence ou de financements. Le député a indiqué que LFI proposerait cette commission à la signature de l’ensemble des groupes parlementaires afin qu’elle puisse être constituée.
Il a également estimé que le "silence" autour de ce dossier risquait d’alimenter les théories complotistes, appelant la représentation nationale à "faire sa part du travail".
