mardi 10 février 2026

L'affaire Epstein



par Hervé Ryssen


L'affaire Epstein révèle une fracture très profonde dans les sociétés occidentales, entre d'une part les élites mondialisées d'un côté, et les élites intellectuelles de l'autre.

Les élites mondialisées, vous les connaissez : ce sont d'abord et avant tout ceux qui possèdent les grands moyens d'informations : tous ces milliardaires,

de gauche (Niel, Pigasse, Drahi),

de droite (Bernard Arnault, Pinault, Dassault)

et d'extrême-droite (Bolloré),

ainsi que la myriade de journalistes qui dépendent d'eux. Ce sont aussi tous ces fonctionnaires, tous ces politicards, tous ces élus qui vivent sur le système en place, qui sont rémunérés par le système en place et qui le défendent par intérêt bien compris. Ces gens-là se taisent sur l'affaire Epstein. Ils sont visiblement gênés, du fait que les noms qui sortent sont trop souvent liés à une petite communauté dont font partie certains de leurs très bons amis et mécènes.

Les élites intellectuelles, ce sont ces gens des classes moyennes, instruits, cultivés et curieux d'esprit, qui ont compris depuis longtemps que les vieux médias cachaient l'essentiel et qui exploitent à fond les nouvelles technologies pour rétablir des vérités.

Vous l'avez compris : il y a d'un côté "ceux qui en croquent", et de l'autre, ceux que les médias appellent avec dédain les "conspirationnistes".

Les concepts de droite et de gauche sont ici obsolètes. En effet, les "conspirationnistes" qui vomissent ces élites mondialisées sont aussi bien "de droite" que "de gauche", mais tous nourrissent la même suspicion autour du concept de "peuple élu" et des bienfaits de l'Etat israélien dans le monde, du fait qu'Epstein était un grand ami d'Ehud Barak et travaillait à compromettre les hautes personnalités pour les fidéliser définitivement à l'Etat hébreu.

Face à ces conspirationnistes, les macronards se retrouvent ainsi curieusement avec certains "droitards-clébards" spécialisés dans la dénonciation de l'islam pour dénoncer cette mouvance qu'ils jugent terriblement malsaine. Sur les réseaux sociaux, ils font ensemble un travail qui consiste à ridiculiser les "conspis" ou bien à orienter le lecteur vers de fausses pistes, même de la manière la plus saugrenue.

On a ainsi vu cette semaine CNews et BFM accuser conjointement la Russie de POUTINE dans l'affaire "EPSTINE".

On a vu les "vérifieurs de faits" dits fact-chekers payés par le service public être en tout point d'accord avec des influenceurs de l'extrême-droite pro-isral pour se lamenter du tsunami provoqué par l'affaire.

La vérité est que ces "fucked-chéquards", pseudo-journalistes et politicards pro-Zelensky sont en panique.

C'est un plaisir.