Les leaders US sombrent dans une spirale infernale sans éthique ni code moral, sans autre divinité qu’eux-mêmes. La destitution ou le procès à La Haye ne suffiront pas à venir à bout de tels criminels.
Par Dennis Kucinich, le 28 février 2026
Aujourd’hui, l’administration Trump, à la demande du gouvernement décadent de Netanyahu, a joué un rôle déterminant dans le bombardement d’une école primaire de filles, tuant 57 enfants. Réfléchissez-y bien. Voyagez au cœur de la folie et du naufrage des dirigeants américains pour voir des parents iraniens désespérés fouiller les décombres, à la recherche du moindre signe de leurs petites filles.
Maintenant, dites à ces parents, comme on nous l’a dit, que l’Amérique l’a fait pour que le peuple iranien puisse être libre. C’est la nouvelle équation de l’Empire : Liberté = Mort.
L’approche meurtrière à laquelle l’administration Trump s’est livrée sans scrupules s’apparente à la politique du gouvernement Netanyahu de bombarder les écoles à Gaza et d’assassiner des enfants innocents dans le but (psychopathique) d’éviter toute représailles futures. Le meurtre d’enfants est devenu le sacrement de l’État.
Il ne s’agit en fait que d’une extension de la saga Epstein, la destruction de l’innocence par le viol, le meurtre et le cannibalisme d’enfants par des puissants dont la soif de sang ne sera jamais étanchée dans ce carnage de sacrifices humains appelé guerre.
Peter Berger, dans Pyramids of Sacrifice, établit un parallèle entre le culte des sacrifices humains de la civilisation aztèque et l’effondrement de son empire, en écrivant :
“Ainsi, la grande pyramide de Cholula offre un paradigme métaphorique des relations entre théorie, pouvoir et leurs victimes : les intellectuels qui définissent la réalité, les détenteurs du pouvoir qui façonnent le monde pour le conformer à leurs définitions, et ceux qui sont appelés à souffrir des conséquences de ces deux entreprises”.
Réfléchissons au contexte plus général dans lequel ces événements se produisent : d’une part la montée du sionisme prédateur, avec sa stratégie d’extermination, de nettoyage ethnique, d’assassinats, de génocide et ses ambitions d’empire allant de l’Euphrate au Nil. D’autre part, la répression de la dissidence sur les campus universitaires américains, avec la menace de suppression des financements universitaires, les modifications apportées à la loi sur le Premier Amendement au niveau des États pour punir les détracteurs d’Israël, la domination des deux partis politiques américains par l’AIPAC et les groupes affiliés, la domination des médias par les partisans de la cause honteuse du gouvernement du Likoud de Netanyahu, Smotrich et Ben Gvir, plus dévoués à celle-ci qu’à la Constitution des États-Unis.
Nous sommes aux premières loges pour assister au déclin inexorable de la “civilisation” occidentale, sous l’impulsion du gouvernement américain qui a récemment déclenché la guerre Irak-Iran, la guerre d’Afghanistan, la guerre d’Irak, la guerre contre le Liban, la guerre contre la Syrie, la guerre contre Gaza et la Cisjordanie, la guerre contre le Yémen et qui présente aujourd’hui la (deuxième) guerre américaine contre l’Iran.
Renommer le ministère de la Défense en ministère de la Guerre est une magnifique vérité promotionnelle.
L’effondrement de l’économie américaine est quant à lui imminent, croulant sous les dettes, mais s’apprêtant à consacrer 1 500 milliards de dollars par an à la guerre, soit la majeure partie des dépenses discrétionnaires de l’année prochaine qui auraient autrement été consacrées à la santé, l’éducation et le bien-être général du peuple américain.
Aujourd’hui, les États-Unis, “l’armée la plus puissante du monde”, ont été relégués au rang de bras armé du gouvernement israélien au service du Grand Israël.
Que nous ayons fait nôtre la guerre tant désirée de Netanyahu contre l’Iran montre que la prière de Lincoln “Un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ne périra pas” ne fait plus partie de la devise nationale. Les avertissements de George Washington sur les implications étrangères sont également ignorés, tout comme ceux du président Eisenhower sur le complexe militaro-industriel.
Non, aujourd’hui, les dirigeants américains rejettent des siècles de sagesse politique cumulée et sombrent dans une spirale infernale, pire encore que celle imaginée dans l’Enfer de Dante, un lieu réservé à ceux qui sacrifient leur nation au profit de leur richesse et leur pouvoir personnels, pour qui tout est permis, sans éthique ni code moral, sans autre divinité qu’eux-mêmes.
Et les sanctions modernes que sont la destitution et le procès à La Haye ne suffiront pas à venir à bout de tels criminels.
Traduit par Spirit of Free Speech
