mardi 21 juillet 2026

Loge maçonnique Athanor, les « têtes pensantes » du réseau criminel condamnées à vingt-cinq ans et trente ans de prison



À Paris, les principaux membres de la loge maçonnique Athanor (Hauts-de-Seine), impliqués dans un vaste réseau criminel, ont été condamnés entre 25 et 30 ans de réclusion criminelle.

Parmi les faits : un meurtre (celui du pilote automobile Laurent Pasquali) et plusieurs tentatives de meurtre. Au total, 22 personnes étaient jugées pour ces exactions.

Ces individus s’organisaient au sein de la loge et s’appuyaient sur des « frères » maçonniques pour recruter et exécuter leurs contrats criminels (intimidations, passages à tabac, incendies...).

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Le monde :

Après plus de trois mois d’audience, la cour d’assises spécialement composée de Paris a rendu son verdict, vendredi 17 juillet, contre les 22 accusés impliqués dans les agissements criminels d’une officine nichée dans une loge maçonnique des Hauts-de-Seine

Ils étaient venus avec un sac ou une valise, le plein de vêtements. Dans l’éventualité, tant redoutée, où il leur faudrait partir en détention. Mais vendredi 17 juillet, au dernier jour du procès Athanor, du nom de cette ancienne loge maçonnique dont plusieurs membres ont orchestré une vaste officine criminelle de 2016 à 2020, la grande majorité des 15 accusés qui comparaissaient libres a pu ramener son linge à la maison.

Après trois mois et demi d’audience, durant lesquels il fut question de tabassages, d’incendies volontaires, de barbouzeries très violentes, et surtout d’un meurtre et de deux tentatives d’assassinat, réalisés dans le cadre de « contrats » plus illégaux les uns que les autres, il a fallu moins d’une demi-heure à la présidente de la cour d’assises spécialement composée de Paris, Caroline Viguier, pour lire le verdict concernant les 22 accusés de ce tentaculaire dossier. Par souci de temps, la magistrate n’est pas entrée dans le détail des motivations de la cour.

A l’égard des acteurs « périphériques » de l’affaire, aux rôles secondaires, les réquisitions du parquet, le 7 juillet, ont été sensiblement allégées lors du verdict. Neuf condamnés l’ont été à des peines inférieures ou égales à cinq ans d’emprisonnement, partiellement assorties de sursis. Parmi eux figure un policier corrompu contre qui le ministère public avait demandé douze ans de réclusion criminelle.