Alphabet, la société mère de Google, a demandé l'autorisation de lâcher, d'ici deux ans, jusqu'à 32 millions de moustiques ayant subi un traitement spécial en Californie et en Floride. Bien sûr, cette initiative est dans l'intérêt de tous. Des mâles non piqueurs seront infectés par des bactéries naturelles, puis relâchés. Ceux-ci s'accoupleront ensuite avec les femelles sauvages. Cela les rend stériles, ce qui entraîne immédiatement une baisse de la population de moustiques. C'est ainsi qu'on espère, à l'avenir, éradiquer des maladies graves telles que la dengue, le virus Zika, la fièvre jaune ou le paludisme.
Google n'est pas le seul à travailler depuis des années sur des insectes génétiquement modifiés : la Fondation Gates, Pfizer ou encore l'OMS s'y consacrent également. Dommage que l'essai en plein champ mené par la société de biotechnologie Oxitech au Brésil ait complètement échoué ! La réduction de la population de moustiques obtenue au départ s'est rapidement inversée, mais les moustiques étaient ensuite beaucoup plus résistants et redevenaient, comme auparavant, des vecteurs de maladies. Un échec total ! Ce schéma s'est également reproduit lors d'essais menés en Afrique.
Les philanthropes du monde entier en ont-ils tiré des leçons ? Eh bien voyons ! Au lieu de se faire expulser, comme ça a été le cas au Burkina Faso par exemple, ils utilisent désormais des pays plus riches, tels que l'Autriche et les États-Unis, comme terrains d'expérimentation. Dès 2022, l'organisation « Management Sciences for Health » a étudié ce que les pays du monde entier étaient prêts à payer pour utiliser les moustiques contaminés par des bactéries mentionnés plus haut.
D'un autre côté, cela pourrait déboucher sur une nouvelle attaque contre notre génome, en utilisant, dans un deuxième temps, les moustiques pour transmettre de l'ARNm lorsqu'ils piquent.
