C’est une découverte majeure : des chercheurs japonais ont identifié sur des poussières spatiales toutes les briques de l’ADN et de l’ARN constitutives du vivant sur Terre.
Une équipe de neuf scientifiques japonais a trouvé dans les échantillons de l’astéroïde Ryugu les cinq bases qui forment les briques de l’ADN et de l’ARN, ces molécules présentes chez tout être vivant sur Terre et qui, assemblées en séquences, constituent leur code génétique.
Cet astéroïde renferme les bases du vivant : de quoi troubler notre scénario des origines
Une découverte majeure : des nucléobases, composants essentiels de l'ADN, ont été identifiées dans les échantillons de l'astéroïde Ryugu.
Des analyses d’échantillons rapportés de l’astéroïde Ryugu révèlent la présence de toutes les bases de l’ADN et de l’ARN, molécules essentielles au vivant. Après une découverte similaire sur Bennu, ces résultats suggèrent que les briques chimiques de la vie pourraient être répandues dans tout le Système solaire. Cette découverte renforce l’idée que des astéroïdes auraient apporté sur la Terre primitive les ingrédients nécessaires à l’apparition de la vie, soutenant ainsi l’hypothèse de la panspermie.
L'apparition de la vie sur Terre reste l'un des plus grands mystères scientifiques. Deux grandes visions s'affrontent ou plutôt se complètent.
La première propose que les molécules organiques se soient formées directement sur Terre, dans des environnements riches en énergie comme les océans primitifs ou les sources hydrothermales, une idée notamment héritée des travaux de Stanley Miller et Harold Urey dans les années 1950.
La seconde, appelée panspermie, suggère que les briques élémentaires du vivant auraient été apportées depuis l'espace par des météorites, des comètes ou des astéroïdes. Dans ce scénario, la Terre n'aurait pas tout « inventé », mais aurait reçu une partie de son matériel chimique de l'extérieur. Depuis plusieurs décennies, cette hypothèse gagne en crédibilité, à mesure que l'on découvre des molécules organiques complexes dans des objets extraterrestres.
[...]
Selon une étude réalisée par une équipe de scientifiques japonais et publiée dans la revue Nature, Ryugu contient non seulement des acides aminés, mais aussi des nucléobases, les briques de l'ADN et de l'ARN.
Plusieurs processus sont envisagés pour expliquer la formation de ces molécules complexes dans l'espace, incluant par exemple des réactions chimiques dans les glaces interstellaires sous l'effet des rayonnements ultraviolets ou des rayonnements cosmiques, ou encore des réactions chimiques favorisées par la présence d'ammoniac pour la formation de nucléobases, ouvrant la voie à des mécanismes encore mal compris.
Ces environnements extraterrestres, à la fois froids et riches en chimie, pourraient donc agir comme de véritables réacteurs naturels capables de produire les briques du vivant.
La mise en évidence de toutes les bases de l'ADN et de l'ARN dans un même échantillon constitue une avancée majeure. Elle suggère que ces molécules peuvent se former ensemble dans des environnements extraterrestres, et donc être livrées en « kit » sur une planète comme la Terre.
Ces résultats renforcent fortement l'hypothèse de la panspermie chimique : non pas une vie venue de l'espace, mais une chimie prébiotique d'origine cosmique ayant facilité l’émergence du vivant. Autrement dit, les ingrédients du vivant pourraient ne pas être une exception terrestre, mais une conséquence naturelle de la chimie du cosmos.
La seconde, appelée panspermie, suggère que les briques élémentaires du vivant auraient été apportées depuis l'espace par des météorites, des comètes ou des astéroïdes. Dans ce scénario, la Terre n'aurait pas tout « inventé », mais aurait reçu une partie de son matériel chimique de l'extérieur. Depuis plusieurs décennies, cette hypothèse gagne en crédibilité, à mesure que l'on découvre des molécules organiques complexes dans des objets extraterrestres.
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Selon une étude réalisée par une équipe de scientifiques japonais et publiée dans la revue Nature, Ryugu contient non seulement des acides aminés, mais aussi des nucléobases, les briques de l'ADN et de l'ARN.
Plusieurs processus sont envisagés pour expliquer la formation de ces molécules complexes dans l'espace, incluant par exemple des réactions chimiques dans les glaces interstellaires sous l'effet des rayonnements ultraviolets ou des rayonnements cosmiques, ou encore des réactions chimiques favorisées par la présence d'ammoniac pour la formation de nucléobases, ouvrant la voie à des mécanismes encore mal compris.
Ces environnements extraterrestres, à la fois froids et riches en chimie, pourraient donc agir comme de véritables réacteurs naturels capables de produire les briques du vivant.
Une découverte clé pour la panspermie… mais encore des questions
Ces résultats renforcent fortement l'hypothèse de la panspermie chimique : non pas une vie venue de l'espace, mais une chimie prébiotique d'origine cosmique ayant facilité l’émergence du vivant. Autrement dit, les ingrédients du vivant pourraient ne pas être une exception terrestre, mais une conséquence naturelle de la chimie du cosmos.
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