mercredi 28 octobre 2026

Sur le chemin de la société spirituelle : les pistes d’un anarchisme spirituel (Hakim Bey)



Résistance 71 :

Nous republions notre traduction de Wilson (Hakim Bey) de 2002, que nous avions publiée en 2022, parce qu’elle est toujours on ne peut plus d’actualité. Nous avons rajouté quelques citations idoines et lectures complémentaires sous l’article pour éclairer plus avant les propos tenus et aussi faire lire certains des auteurs / penseurs mentionnés. A (re)lire et diffuser sans modération. La nouvelle société humaine post-état-marchandise sera spirituelle (et non pas religieuse) ou ne sera tout simplement pas…


“C’est donc bien la coupure politique qui est décisive, et non le changement économique. La véritable révolution, dans la protohistoire de l’humanité, ce n’est pas celle du néolithique, puisqu’elle peut très bien laisser intacte l’ancienne organisation sociale, c’est la révolution politique, c’est cette apparition mystérieuse, irréversible, mortelle pour les sociétés primitives, de ce que nous connaissons sous le nom d’État. Et si l’on veut conserver les concepts marxistes d’infrastructure et de superstructure, alors faut-il accepter de reconnaître que l’infrastructure c’est le politique et que la superstructure c’est l’économique.”
~ Pierre Clastres, 1974 ~

“Là où cesse l’État, c’est là que commence l’Homme, celui qui n’est pas superflu : là commence le chant de ce qui est nécessaire, la mélodie unique et irremplaçable. Là où cesse l’État — regardez donc mes frères ! Ne les voyez-vous pas, l’arc-en-ciel et les ponts du surhumain ?”
~ Friedrich Nietzsche, “De la nouvelle idole” ~

“Le but de la vie est de voir un monde dans un grain de sable, un paradis dans une fleur ; de tenir l’infini dans le creux de votre main et l’éternité dans une heure.”
~ William Blake ~


Anarchisme spirituel : sujets de recherche



Traduit de l’anglais par Résistance 71



1. Conservateur de l’âge de pierre (tribal, grosso modo égalitaire, proto-chamanique, chasseur / cueilleur, jardinier, économie du don, etc…)

Les villes-états sumériennes (4ème Millennaire) : L’effondrement de la politique humaine non stratifiée, l’émergence de la séparation [du pouvoir du corps social] {cf Pierre Clastres)

Enkidu de Gilgamesh : Domestication de “l’homme sauvage”

La bonne vieille cause et l’éternel évangile — Ce que William Blake appelait le Druidisme, qui a en fait toujours été le déguisement de notre chamanisme de l’âge de pierre et la lutte entre le paganisme à “déesse” et l’escroquerie illuminati vieille de 6000 ans : la religion d’Etat (et l’Etat comme religion).

L’émergence de l’argent comme sexualité des morts.

2. L’âge de bronze : paganisme du dieu de la guerre, menant au paganisme impérialiste de Rome à l’âge du fer (NdT : fer inventé et généralisé par les Celtes / Gaulois précisons-le…), la grande bête de la révélation :

Contre cette première église apparaît comme une dialectique de la résistance, spécifiquement dans sa forme Essene ou Nazarite / Ebionite, le zèle, le gnosticisme, la réforme sociale (les monnayeurs hors du temple, l’évangile du pauvre etc..) et le mysticisme néo-platonicien contre le “don de Constantin”, l’appropriation du christianisme par Rome (tout comme les prêtres et rois sumériens s’approprièrent la spiritualité néolithique comme “contenu supprimé” des cultes du temple. NdT : et que les juifs se sont eux-même appropriés tout cela par la suite, essentiellement tout vient de Sumer, voir Gilgamesh et autres…)

Le christianisme, à l’origine un culte gnostique radical (dans sa racine profonde) (“Le royaume des cieux est en vous”), fonctionne maintenant comme une religion d’état : — de sévères contradictions, schizo-culture, etc…

3. Mais toute religion est enracinée dans une contradiction de base : Le vieux contenu spirituel de l’âge de pierre (la mythologie clastrienne si on veut), placardé sur l’idéologie de la séparation hégémonique de l’âge du fer (voir surtout L’Enuma Elish ou “la génèse babylonienne” où le dieu de la guerre Marduk tue Tiamat la déesse néolithique). La religion essaie constamment de dépasser ou de rectifier cette contradiction. Mais les marchands / monnayeurs [du temple] retournent toujours au temple et la rectification est une fois de plus étiquetée d’hérésie, d’apostasie, d’ombres magiques, de crime rituel.

Les sectes hérétiques millénaires parlent de restaurer l’Âge d’Or : ce rêve dérive de mémoires, de souvenirs réels (stockés dans le mythe) de l’âge de pierre et de sa société de chasseur / cueilleur à économie du don essentiellement égalitaire chamano-païenne.

4. La spiritualité n’est pas religion. La spiritualité est l’esprit créateur de l’imaginaire social, la religion est son opposé ou sa négation, son “spectre” comme dit William Blake : — l’aliénation de cette créativité dans les pouvoirs d’opposition, mais, à cause de paradoxes dialectiques complexes, le noyau de la spiritualité est souvent trouvé dans des coquilles de religion— spécifiquement les mystiques comme Maître Eckhart et les moines spirituels franciscains— et le poison des religions souvent entache les hérésies, spécifiquement si elles gagnent un véritable pouvoir.

5. En périodes religieuses, toute parole et pratique non autoritaire seront exprimées en termes religieux— en général en tant qu’hérésie, schisme, apostasie, magie etc. — mais parfois aussi en tant “que réformes au sein de l’église” ou de formes marginales et permises d’excès (communisme monastique par exemple).

Les historiens de l’anarchisme, qui le trace depuis les cyniques de la Grèce antique jusqu’aux Lumières, avec rien entre les deux, n’apprécient pas la réalité de la mentalité : chaque âge doit faire l’expérience de quelque chose de la liberté (si seulement même son rêve) sous peine de perdre son humanité. L’histoire de l’anarchisme a eu conscience (plus qu’une idéologie) qui réside enfouie dans une archéologie de résistance spirituelle. Nous devons relire de nouveau les hérétiques (voir par exemple le travail de Raoul Vaneigem sur l’hérésie de L’esprit libre).

6. Le problème du dualisme gnostique. Des formes extrêmes de spiritualité identifiée sont souvent le monde social au monde naturel, et les condamnés tous deux. Elles rejettent le “dieu de la création” comme un mal et méprise l’”âme” comme Principe de vie. Seul “l’esprit” satisfait de tels extrémistes. Leur haine du corps devient plus exagérée et sévère, plus même que celle de l’église (qui au moins condamne le suicide et promet la résurrection du corps).

Le problème du dualisme hante l’anarchisme, je pense. La haine de Proudhon pour dieu est peut-être dérivée de sa lecture précoce de la littérature dualiste gnostique (alors qu’il mettait en place les caractères d’impression de par son métier de typographe d’imprimerie), une sorte de Catharisme séculier. Le matérialisme athéisme à la Bakounine, cela peut paraître très immatériel parfois, miné par ses propres lutins, ses impératifs catégoriques, son adoration aveugle de la science, de la machine sur l’humain et son étrange asexualité. (NdT : Bakounine n’adorait pas aveuglément la science, bien au contraire… Marx oui, pas Bakounine qui disait ceci : “La science a pour but d’éclairer la vie et non de la gouverner. Le gouvernement de la science et des hommes de la science, s’appelassent-ils même des positivistes, des disciples d’Auguste Comte ou même des disciples de l’école doctrinaire du communisme allemand, ne peut être qu’impuissant, ridicule, inhumain, cruel, oppressif, exploiteur et malfaisant…” et aussi : “La science comprend la pensée de la réalité, non la réalité elle-même, la pensée de la vie et non la vie, voilà sa limite, la seule limite vraiment infranchissable pour elle, parce qu’elle est fondée sur la nature même de la pensée humaine, qui est l’unique organe de la science.”)

Une aide possible pour dépasser un tel crypto-dualisme peut bien venir d’une approche “panthéiste moniste” depuis des modèles chamaniques et païens — ce que T. McKenna appelait le “revivre archaïque”, pas un retour à l’âge de pierre, mais un retour de l’âge de pierre.

7. Parce que nous sommes tous post-Lumières, qu’on le veuille ou non, la “science” nous pose le problème de la téléologie (ou téléologique comme l’appelait Henri Bergson). Nous croyons vraiment en la mort de dieu. L’aspect spectral des Lumières, ce qu’Adomo (?) appelait “la cruelle instrumentalité de la Raison”, aplatit la conscience de permission en une vaste carte 2D. Toute manifestation de sens menacerait le monopole de “l’accident brut”, de la “collision aléatoire des particules”, des modèles mécaniques / comportementalistes de la conscience — “la nuit newtonienne”.

Ainsi donc cette plaie contemporaine du non sens total : nous sentons ses germes tapis derrière le fin écran d’une gaze de lumière. Effondrement de la morale. Aucune pensée pendant sept générations. Arrêtons les feux de forêts en… coupant les forêts. “Il n’existe pas de société.” disait la baronne Margaret Thatcher.

8. Le mouvement du social au niveau inconscient constitua en lui-même une sorte d’(anti)religion. Après tout quel preuve y a t’il pour un athéisme matérialiste ? Tout aussi bizarroïde que dieu en fait, l’absence de sens.

Le parti communiste comme un autre saint empire romain.

La faiblesse philosophique de l’anarchisme réside sûrement quelque part près de la ligne de faille entre le non sens et la morale. Comment peut-il y avoir une bonne et juste façon de vivre dans un univers “absurde” ? Un engagement existentiel ? Un grand saut dans l’obscurité ? Pourquoi ne pas découper sa propre part ou plus ? Quel esprit faquin dit non ? (Voir Stirner et Nietzsche)

Nietzsche bien sûr devint et mourut fou et signa sa dernière lettre “Dionysos et le crucifié”, renaissance d’un dieu, mais seulement dans un abysse sans voix. Nous devons peut-être considérer l’exigence d’une “dure moralité” — et peut-être même aussi une sorte de sens — bien qu’inexpressible — ou même “spirituel”.

9. Maintenant, avec l’effondrement du social et le triomphe du Capital Global, nous, les vestiges pulvérisés, pourrions montrer d’heureux visages et dire que le mondialisme est juste le nouvel internationalisme, l’Étape Finale… finale du Capital et que bientôt les moyens de production tomberont finalement bien mûrs entre les mains d’un prolétariat global éveillés. Ou, nous pourrions admettre tristement que la Totalité nous a gobée, que l’Histoire est morte, que l’aliénation est universelle, que les dernières expropriations ont été menées à bien, que la logique de la combinaison argent-technologie se termine avec l’élimination de l’humain, la pollution de l’espace-temps de Virilio, le Grand Accident. Ou, nous pourrions refuser cette dichotomie, demander l’impossible. Mais qu’est-ce que l’impossible, si ce n’est une sorte de spiritualité ?..

Si à la fois la religion et l’idéologie nous ont trahi, alors peut-être avons-nous besoin d’un nouveau paradigme. Mais toute “nouvelle” vision du monde a des ancêtres. Le post-modernisme n’a pas eu besoin de vouloir dire de simplement tamiser la poubelle de l’histoire pour construire plus de commodités et d’attitudes “révolutionnaires”. Disons que nous essayons d’imaginer in mouvement Écolo non autoritaire fondé sur un anarcho-fédéralisme proudhonien mâtiné d’entraide kropotkinienne, un truc vraiment basique de la “plomberie anarchiste”, mais enraciné dans une forme de spiritualité. Où pourrions-nous regarder pour trouver une inspiration ? En avons-nous une tradition ?

10. Une généalogie de la résistance ? Une “chaîne de transmission en or” passant depuis l’esprit autonomiste de l’âge de pierre ?

Puisque nous avons mentionné l’Europe médiévale, commençons donc par là : malheureusement nous devrons ignorer l’époque classique, l’Orient etc, la Taoïsme par exemple, mais aussi le Chiisme et le soufisme, la Kabale radicale (Sabbatai Sevi and Jacob Frank), l’Hindouisme (tantrique, ou les syncrétistes radicaux comme Sabir ou le Parti Terroriste du Bengale), ainsi que le chamanisme tribal et son histoire de l’âge de pierre à aujourd’hui. En lieu et place nous demeurerons avec le christianisme, ne serait-ce que parce qu’aune vaste majorité d’entre nous sont élevés dans la considération qu’il est l’Ennemi par excellence.

Sujet de recherche :

- Joachim di Fiori et les Franciscains Spirituels, Beghards et Beguines — La confrérie de l’Esprit Libre ;

- Les Adamites (literal return of the Golden Age. Le retour littéral à l’Âge d’Or, nus pour un “signe” —) ;

- L’aile radicale de l’hermétisme de la renaissance, spécifiquement Giordano Bruno, brûlé sur le bûcher pour hérésie en l’an 1600 et l’alchimiste Paracelsus, qui soutint la révolte des paysans de 1525 contre Luther et les princes ;

- La Réforme radicale — ni catholique ni protestante, mais celle des Anabaptistes et du “Communisme de la Bible”.

Les Spiritualistes (Sebastian Franck, Schwenckfeld, Paracelsus) qui prêchèrent une église invisible exotérique sans dogme, sans sacrements, sans ministères ni autorités.

Les Libertins

- La famille de l’amour ;

- Les Rosicruciens, l’idée de la “tolérance radicale”, l’influence de l’alchimie soufie et de la Kabale juive ;

- Les mystiques allemands — puis plus tard Jacob Boehme et les piétistes hermétiques (Jane Leane & les Philadelphiens de Londres) ; 

- La révolution anglaise (voir Christopher Hill and J.P. Thompson) — Diggers, Ranters, Levellers, Seekers, Fifth Monarchy Men and Muggletonians (la mère de William Blake était une Muggletonienne), les Quakers originaux, Antinomians; puis plus tard les Chapelles des Blasphémateurs ;

- La franc-maconnerie de gauche: John Toland, les Druides et Libres Penseurs. Thomas Paine & William Blake comme “druides.” Les sociétés maçonniques qui furent derrière la révolution française…

- William Blake — sine qua non ;

Le romantisme de gauche allemand et anglais, Charles Fourrier en tant qu’hermétique socialiste, les romantiques américains — Thoreau, Emerson, S. Pearl Andrews, Spiritualisme et Radical Reform, la “Religion de la Nature” (L’influence amérindienne) ;

- Gustav Landauer, Gh Scholem, W. Benjamin; Surrealism (spécifiquement la faction de l’hermétisme) — aussi R. Callois et G. Bataille ;

- Le retour du chamanisme (depuis au moins le XVIIIème siècle) ;

- Le Neo-paganisme ; les hérésies universalistes ; les cultes psychédéliques, “entheogenic ceremonialism” ; etc.

11. La critique de la civilisation a besoin d’une forte science pour elle-même. La science post-Lumières avec sa crypto-métaphysique de “matière morte” a besoin d’une révolution kuhnienne, d’une restitution du sens, d’un ré-enchantement du paysage. Pas juste un mythe sorélien, mais un véritable mythe. Une spiritualité surréaliste centrée sur la Terre, une hypothèse Gaïa plus qu’hypothétique, une véritable expérience spirituelle. L’extase comme entase (voir Bakhtin), un festival de conscience comme magie.

Dans ce contexte, l’hermétisme se recommande à cause de sa vision néo-platonicienne rectifiée de la matière comme esprit, la doctrine de la Terre en tant qu’être vivant. (Nicholas of Cusa, Pico, Ficino, Cambridge Neoplatonists, etc.). L’hermétisme n’est pas une religion mais une science de l’esprit et de l’imagination, empirique et expérimentale. Historiquement, il est plus près de nous que le chamanisme ou le mode oriental et plus culturellement familier (bien qu’aussi étrange, toujours étrange…). Il est compatible avec le mysticisme chrétien, juif, musulman et hindou, peut-être aussi avec le Taoïsme et le bouddhisme, certainement avec la Rose Croix et la Franc-Maçonnerie et avec la plupart des grandes hérésies.

12. Je ne veux pas argumenter sur le principe de “spiritualité anarchiste” ou “d’anarchisme spirituel”. Par leurs fruits tu les reconnaîtra. La “recherche” ici veut dire participation, une volonté d’halluciner et d’être balayé au-delà le censeur de la Raison illuminées, peut-être même dans le démoniaque. Psychonautes dans les bathysphères psychiques.

— October 2002

“La vaste majorité des humains est déconnecté de la terre et de ses produits, de la terre et des moyens de production, de travail. Ils vivent dans la pauvreté et l’insécurité. […] L’État existe afin de créer l’ordre et la possibilité de continuer à vivre au sein de tout ce non-sens dénué d’esprit (Geist), de la confusion, de l’austérité et de la dégénérescence. L’État avec ses écoles, ses églises, ses tribunaux, ses prisons, ses bagnes, l’État avec son armée et sa police, ses soldats, ses hauts-fonctionnaires et ses prostituées ; là où il n’y a aucun esprit et aucune compulsion interne, il y a forcément une force externe, une régimentation, un État. Là où il y a un esprit, il y a société. La forme dénuée d’esprit engendre l’État, L’État est le remplaçant de l’esprit.”
~ Gustav Landauer, 1911 ~

“Plus le péril grandit et plus grandit ce qui sauve.”
~ Hölderling ~

“Les prisons sont construites des pierres de la loi.
Les bordels des briques de la religion.
La fierté du paon est la gloire de dieu.
La luxure de la chèvre la récompense de dieu.
La colère du lion, la sagesse de dieu.
La nudité de la femme, son œuvre.”
~ William Blake ~

Lectures complémentaires :

Karmapolis de Zénon

Pierre Clastres sur R71

Léon Tolstoï

Proudhon

Pierre Kropotkine

Gustav Landauer

Raoul Vaneigem

Nietzsche (L’intégrale PDF)

Taoïsme

Le monde et le défi celte

Introduction à la pensée des peuples natifs des Amériques (Russell Means)

Source :
https://resistance71.wordpress.com/2024/06/04/sur-le-chemin-de-la-societe-spirituelle-les-pistes-dun-anarchisme-spirituel-hakim-bey/

*******

Vivre sans Etat 


Réveillez-vous, les utopistes ! L’État moderne, ce concept qui n’a que quatre siècles, organise toute notre vie même si nous ne l’avons pas choisi. "Tracks" ouvre ses archives et propose une plongée inédite dans des modes de vie et de pensée alternatifs qui se frottent aux rigidités de nos structures étatiques pour mieux les assouplir.

De la communauté Sunseed qui lutte contre la désertification dans un coin aride d’Espagne aux anarchistes grecs du quartier rebelle d’Exarchéia à Athènes, en passant par des fondateurs de micro-nations comme celle de l’île Bermond, dans la baie de Marseille, « Vivre sans état » se frotte aux rigidités de nos structures étatiques actuelles pour mieux les assouplir.

En plongeant dans la mémoire de l’émission TRACKS, ce documentaire poursuit une collection dédiée à celles et ceux qui contredisent l’injonction du « think big », se débarrassent des surplus et des diktats, abandonnent les institutions qu’on croyait éternelles. Chaque film est une immersion dans des modes de vie et de pensée alternatifs, sans complaisance ni préjugés. Une invitation renouvelée à bousculer nos certitudes.

(Vidéo disponible jusqu'au 26/01/2028.)