jeudi 19 juin 2025

La planète entière est prise en otage par un culte de la mort


par Pepe Escobar

 
Nul doute que Washington soit impliqué à fond. C’est désormais la Guerre du Maître de Cirque.

Allons droit au but. L’attaque dévastatrice contre l’Iran par le groupe psychopathologique génocidaire et ethno-supremaciste «élu» installé à Tel Aviv – une déclaration de guerre de facto – a été coordonnée dans les moindres détails avec le président des États-Unis, le maître de cirque Donald Trump.

Ce narcissique infantile, noyé dans le miroir de son image, a lui-même vendu la mèche dans un message décousu. Voici quelques extraits :

«J’ai donné à l’Iran toutes les chances de conclure un accord». Il n’y a pas eu d’«accord» ; il s’agissait en réalité de ses exigences unilatérales. Après tout, il a torpillé l’accord initial, le JCPOA, parce que ce n’était pas son «accord».

«Je leur ai dit que ce serait bien pire que tout ce qu’ils connaissent, ont anticipé ou ont entendu dire». La décision de frapper avait déjà été prise.

«Certains extrémistes iraniens ont parlé avec courage, mais (…) ils sont tous MORTS maintenant, et cela ne fera qu’empirer !» La jubilation va de pair avec le territoire.

«Les prochaines attaques déjà prévues seront encore plus brutales». Alignement total sur la stratégie israélienne caractéristique de «décapitation».

«L’Iran doit conclure un accord avant qu’il ne reste plus rien et sauver ce qui était autrefois connu sous le nom d’Empire iranien». Il s’agissait de l’Empire persan (mes italiques), mais après tout, cet homme ne lit pas et n’étudie pas. Remarquez l’art de la diplomatie : acceptez mon accord ou mourez.

Cette décennie incandescente a été lancée par l’assassinat du général Soleimani à Bagdad, comme je l’ai souligné dans mon livre «Raging Twenties» publié en 2021. Il était en mission diplomatique. Le feu vert a été donné personnellement par le président américain de l’époque, Donald Trump.

Le milieu des années 2020 est désormais précipité au bord d’une guerre dévastatrice au Moyen-Orient, avec des répercussions mondiales, par l’assassinat en série des dirigeants du CGRI à Téhéran par l’entité sioniste psychopathe et génocidaire. Après une mise en scène élaborée de tromperie, le feu vert à Tel-Aviv – allez-y, faites-le – est également venu du président des États-Unis, Trump 2.0 (qui a prétendu être «au courant» des attaques).

Une guerre préventive contre les BRICS


Le plan génocidaire psychopathologique consiste à forcer Téhéran à capituler sans même livrer bataille. Le kabuki préliminaire a été magistralement exécuté. Les négociations nucléaires indirectes à Oman ont été prises au sérieux à Téhéran, endormant les dirigeants iraniens, civils et militaires. Ils sont tombés dans le piège et ont été pris, littéralement, dans leur sommeil.

L’ayatollah Khamenei – qui est lui-même en danger physique, Israël appliquant le même modèle de décapitation qu’il a utilisé contre le Hezbollah – a une décision très difficile à prendre : capitulation ou guerre totale. Ce sera la guerre totale – avec les États-Unis comme participant direct.

Les dirigeants iraniens – en réalité plutôt la présidence Pezeshkian, truffée de partisans d’un «accommodement» avec l’Occident – ont été induits en erreur par un faux sentiment de sécurité, oubliant que les tueurs en série ne font pas de diplomatie.

Le prix à payer aujourd’hui pour l’Iran sera donc encore plus insupportable. Téhéran ripostera, à condition que ses capacités soient toujours intactes. Dans ce cas, son industrie pétrolière risque d’être détruite. La question reste ouverte de savoir si les deux autres membres importants des BRICS aux côtés de l’Iran, la Russie et la Chine, permettront que cela se produise, pour des raisons différentes.

Et si nous étions sur le point d’entrer dans cette zone particulièrement dangereuse, l’Iran pourrait jouer sa carte ultime : fermer le détroit d’Ormuz et faire s’effondrer l’économie mondiale.

L’attaque contre l’Iran, pleinement soutenue par l’Empire du Chaos, est avant tout une attaque préventive contre le cœur énergétique des BRICS. Elle fait partie intégrante de la guerre impériale contre les BRICS, en particulier contre la Russie et la Chine. Moscou et Pékin doivent tirer les conclusions qui s’imposent en temps réel.

L’Iran, la Chine et la Russie sont liés par des partenariats stratégiques étroitement imbriqués. Le mois dernier, je me trouvais en Iran pour suivre l’avancement du Corridor international de transport Nord-Sud (INSTC), qui relie la Russie, l’Iran et l’Inde. Ce n’est qu’un exemple parmi toute une série de projets d’infrastructure stratégiques clés qui renforceront encore davantage la connectivité économique eurasiatique. Une guerre dévastatrice au Moyen-Orient et l’effondrement de l’Iran porteraient un coup fatal à l’intégration eurasiatique.

C’est exactement ce qui convient aux plans de l’Empire.

Nul doute que Washington soit impliqué à fond. C’est désormais la Guerre du Maître de Cirque.

Une réponse dévastatrice, une arme nucléaire ou la capitulation

Le message de Téhéran est le suivant : «Nous n’avons pas commencé la guerre, mais l’Iran déterminera comment elle se terminera».

La question brûlante est de savoir s’ils disposent encore d’une capacité de dissuasion – et d’attaque – significative.

Les génocidaires frappent à volonté les systèmes de stockage de missiles balistiques dans le nord-ouest de l’Iran et même l’aéroport civil de Mehrabad à Téhéran. Les défenses aériennes sont introuvables. C’est extrêmement douloureux à voir.

Les forces de défense israéliennes affirment, sans aucune preuve à ce jour, que certains silos de missiles et complexes mobiles ont été détruits avant même d’avoir été mis en état d’alerte. Or, le fait est que la grande majorité du vaste arsenal de missiles balistiques de l’Iran est stockée dans des silos et des tunnels souterrains très profonds, capables de résister à des frappes aériennes massives et à des défenses aériennes surchargées.

Pour l’instant, Téhéran reste étrangement silencieux. C’est logique, car il lui faut, en un temps record, rétablir une chaîne de commandement unifiée qui a été brisée par les attaques ; s’assurer que les lanceurs de missiles peuvent être déployés et ne pas être neutralisés par la suprématie aérienne israélienne ; réorganiser l’opération Vraie Promesse 3, qui était prête à être lancée, comme certains d’entre nous l’ont appris à Téhéran le mois dernier, mais qui doit maintenant être adaptée à la nouvelle situation (pertes notamment) ; et planifier comment porter des coups douloureux à l’infrastructure économique d’Israël.

Rien ne prouve que les attaques aient détruit les infrastructures nucléaires iraniennes, qui sont enfouies profondément sous terre. À l’heure actuelle, les dirigeants de Téhéran apprennent à leurs dépens que la diplomatie – comités, lettres à l’ONU, déclarations à l’AIEA, réunions ministérielles – n’a aucune valeur face à la loi de la jungle.

Les Iraniens ont été assez naïfs pour laisser l’AIEA visiter leurs sites stratégiques, alors que des espions proverbiaux recueillaient toutes les informations dont ils avaient besoin pour faciliter les frappes israéliennes. La RPDC ne serait jamais tombée dans un tel piège.

L’élimination d’une personnalité de premier plan telle qu’Ali Shamkhani, conseiller clé de Khamenei, négociateur en chef de l’Iran sur le nucléaire, qui exerçait depuis des décennies une influence sur le CGRI et les services de renseignement, est un coup dur.

L’élimination systématique des dirigeants militaires et diplomatiques iraniens en quelques heures s’inscrit dans la logique de démantèlement du cercle restreint de Khamenei. Cela a commencé il y a longtemps avec l’assassinat de Soleimani ordonné par Trump et comprend certainement la mort mystérieuse de l’ancien président Raïssi et du ministre des Affaires étrangères Abdollahian dans cet «accident» d’hélicoptère douteux. Il s’agit de créer les conditions d’un changement de régime.

Sur une note rare et encourageante, le CGRI a fait savoir, avant les attaques, qu’il développait une technologie secrète pour intensifier l’impact de ses missiles sur Israël.

Nous sommes tous pris dans la tempête. Une fois de plus, il n’y a pas d’issue : soit un coup dévastateur porté aux psychopathes génocidaires, soit l’Iran assemble une arme nucléaire en un rien de temps. La troisième option est la capitulation, la castration et le changement de régime.

Pendant ce temps, la planète entière est otage d’une menace mortelle. Andrea Zhok est professeur de philosophie morale à l’université de Milan. Outre ses brillantes analyses, il a rédigé la préface de l’édition italienne de mon livre «Raging Twenties», publié l’année dernière.

Le professeur Zhok a succinctement souligné qu’aucune construction politique dans l’histoire moderne n’a jamais accumulé une combinaison aussi toxique de suprémacisme ethnique messianique, de mépris suprême pour la vie humaine (tous ceux qui ne sont pas «élus» sont de toute façon des «Amalek»), de mépris suprême pour le droit international et d’accès illimité à une puissance de feu meurtrière.

Que faire face à un culte de la mort aussi vorace et incontrôlable ?

Pepe Escobar

source : Strategic Culture Foundation


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BONUS 



Le journaliste américain, Tucker Carlson, soutien historique de Trump, dénonce la collaboration des USA avec Israël et traite Trump de « complice » de la récente attaque contre l’Iran. Il dit que la participation des USA dans des guerres étrangères est une trahison des millions d’électeurs qui ont voté pour une politique qui serve d’abord les intérêts des Américains. Il demande au gouvernement US de cesser toute aide militaire à Israël et dit ne pas vouloir de guerre contre l’Iran dont les conséquences seront un embrasement de la région, la mort de milliers d’Américains et la radicalisation de l’islam.



mercredi 18 juin 2025

"HollyWEIRD Wheel of the Year"




Maintenant que vous avez signé le « Serment du Silence », l'initiation commence.

Pour accéder à cette scène, il faut d'abord renoncer à son nom. L'entrée dans le véritable système exige une mort symbolique : la perte de sa véritable identité, de son éthique, de sa volonté. C'est la Première Mort.

Beaucoup subissent un endoctrinement basé sur des traumatismes : abus, humiliation, isolement — la rupture de l’ego.

Hollywood fonctionne sur l'inversion symbolique, un principe luciférien où le bien est le mal et le mal est glorifié. Films, clips musicaux et cérémonies de remise de prix sont des rituels visibles, souvent imprégnés d'images saturniennes, kabbalistiques et maçonniques (cubes noirs, sols en damier, yeux cachés).

La religion cachée d'Hollywood possède ses propres textes sacrés. Ce ne sont pas des livres, mais des scénarios, des contrats et des rituels.

Ces « écritures » enseignent et prêchent : la transgression plutôt que la transcendance, l’inversion comme libération et la gloire comme divinité. C’est celui qui contrôle l’écriture qui contrôle le sort.

Le tapis rouge symbolise le chemin de sang que la star (célébrité) doit emprunter pour atteindre le sommet de la pyramide. Les Oscars sont des idoles d'or. Les stars sont vénérées comme de faux dieux, faisant écho au veau d'or biblique. Le rituel est toujours présent dans l'art.

Comme toute religion, le culte hollywoodien a ses sacrements. Le tapis rouge est une procession sanglante. Les cérémonies de remise de prix sont des cérémonies d'adoration d'idoles. Les talk-shows sont des confessionnaux déguisés en plaisanteries. Les clips et les films ont servi de mythe initiatique et d'instruction codée.

Ces rituels servent à enchanter les masses, à lier les initiés et, bien sûr, à glorifier les dieux du système : Saturne, Vénus, Lucifer, Mammon, Moloch.

Saturne, dieu du temps, du contrôle et de la limitation, symbolisé par le Cube Noir, est le Dieu suprême. Lucifer, porteur de lumière et rebelle, est l'archétype de l'antihéros hollywoodien. Bien sûr, Mammon, dieu de la richesse et du matérialisme. Et surtout, Baal/Moloch, dieu des sacrifices d'enfants, la bête derrière la célébrité.

Ces forces sont des égrégores archétypaux : des entités psychiques renforcées par l’attention, le sacrifice et la répétition.

La religion cachée est transactionnelle. Le sacrifice est requis : non pas métaphorique, mais littéral, symbolique et spirituel.

Les célébrités sont des saints et des martyrs. Leurs dépressions, leurs overdoses ou leurs décès servent de sacrifices publics pour rappeler aux autres le prix de la trahison ou d'une ascension ratée. Les dépressions des célébrités sont souvent des morts rituelles : humiliation publique, rasage de la tête (reddition) ou overdoses « accidentelles ».

Les enfants stars sont préparés au sacrifice ou à la sexualisation. Tandis que les étoiles montantes arrivent souvent après la « chute » de leurs prédécesseurs.

Ces décès, effondrements ou scandales servent d’offrandes énergétiques à l’esprit de l’Industrie, d’avertissements aux autres Initiés ET de rituels de réinitialisation pour rafraîchir le courant du pouvoir.

La scène doit être baignée de sang avant de pouvoir accueillir un dieu.

Hollywood suit chaque année une progression rituelle spécifique qui définit les étapes de création, de contrôle et d'effondrement des célébrités :

• Initiation (janvier-mars) : endoctrinement, construction de masques, mort de l'ego

• Inversion (avr.–juin) : rites sanglants, inversion des genres, spectacle sacramentel

• Illumination (juillet-septembre) : sacrifice d'enfants, renaissance du phénix, lancement de personnages

• Incarcération (octobre-décembre) : ligature, rites funéraires, recouvrement de dettes, jugement saturnien

Voici le cycle rituel annuel. Tous les événements, initiations, ruptures et spectacles publics peuvent être analysés à l'aide de cette structure temporelle ésotérique. Le calendrier est le moteur rituel d'Hollywood.

"TOUT CE QUE VOUS AVEZ, C'EST DU TEMPS."

• Initiation (janv.-févr.)

• Purification par décomposition (mars)

• Rite du sang (avr.)

• Inversion et transmutation (mai-juin)

• Moisson de jeunesse (juillet)

• Mort et renaissance (août)

• Reprogrammation publique (septembre)

• Ouverture du voile (octobre)

• Comptabilité du sang (novembre)

• Glorification de la Bête (déc.)

« Le monde entier est une scène ET nous en sommes tous les acteurs. Enfin… ceux qui le choisissent. »

N'oubliez pas : glorifiez l'ÉTOILE NOIRE. 

Plus d'informations sur Patreon. Deuxième édition de « Esoteric Hollyweird : Magie du cinéma, contrôle mental et cinéma » à venir.

Hidden Hamuraka.




mardi 17 juin 2025

Le Dalaï-lama et la Kabbale

 


Roland Thévenet, le livre de Kamenetz.


"Le Juif dans le lotus", de Rodger Kamenetz. Le livre relate la rencontre d’un groupe de rabbins avec le dalaï-lama, à Dharamsala, afin de mettre en miroir les grands principes du judaïsme et du bouddhisme.

« JewBu », terme né aux États-Unis, désigne le courant d’adhésion au Bouddhisme, apparu dès les années 1960 dans les milieux Juifs Américains : le musicien Philip Glass, cofondateur de Tibet House à New York, le Dr Kabat Zinn, expert de mindfulness, ou le poète Allen Ginsberg, icône de la Beat Generation, figurent, entre autres, parmi le grand nombre de personnalités du monde de l’art et de la science qui ont incarné leur engagement dans la voie du Bouddhisme.

Le documentaire "Jews and Buddhism", des réalisateurs américains Bill Chayes et Isaac Solotaroff, montre l’intérêt, déjà, pour le bouddhisme du Premier ministre David Ben Gourion.


Jusqu’à 30 % de juifs participent à des groupes bouddhistes


Le bouddhisme a attiré un grand nombre de juifs : Leonard Cohen, le docteur Kabat-Zinn, le compositeur Philip Glass, le poète Allen Ginsberg… Autant d’adeptes du bouddhisme aux États-Unis, membres, selon les termes du lama tibétain Chögyam Trungpa, de "l’école Oi Vo Voï" (expression hébraïque qui signifie approximativement "Malheur ! Hélas !").

D'après un article de L'arche.

Chögyam Trungpa a initié ses adeptes à la "folle sagesse", une pratique qui consiste à utiliser des méthodes bizarres et parfois perverses prétextant l'éveil spirituel.

Dans une série de sermons de 1983, il a comparé l’obtention de la sagesse spirituelle à l’acte de viol. Son majordome a raconté, dans ses mémoires, comment Trungpa avait torturé un chien pour illustrer la façon dont les non-éclairés devraient apprendre les vérités intransigeantes du bouddhisme.

Trungpa a également enseigné une technique appelée "transmutation", par laquelle une personne éveillée transforme les aspects ordinaires ou même honteux de sa vie en sublime, se purifiant ainsi.

Les textes tantriques, la logique et le rituel par lesquels se produit la transmutation sont tous censés être gardés secrets, ce qui a joué en faveur de Trungpa. Son véritable ministère, s’il avait été connu ouvertement, ne l’aurait guère attiré dans les bonnes grâces des Occidentaux.

Leslie Hays était l’une des sept épouses tantriques (esclaves sexuelles) de Trungpa. Après avoir été appelée au chevet de Trungpa, "Leslie Hays est sortie dans la soirée, secrètement soulagée que Trungpa soit en train de mourir. Elle n’aurait plus à satisfaire ses exigences sexuelles, à supporter ses pincements, ses coups de poing et ses coups de pied, ni à l’écouter raconter, ivre, des conversations hallucinées avec des lamas du Tibet médiéval morts depuis longtemps." (Source : Enquête sur des décennies de mauvais traitements à Shambhala International, fondé par Chögyam Trungpa.)


Le Kalachakra Tantra (rituel du bouddhisme tibétain) 
et le Talmud (texte juif)

Lors des étapes supérieures et secrètes de l’initiation au tantra du Kalachakra, des rites sexuels magiques ont lieu dont le but est de transformer la “sexualité” en puissance temporelle et spirituelle. Le rite commence avec des fillettes âgées de dix ans.

Source :
https://bouddhanar-1.blogspot.com/2024/09/kalachakra-au-dela-de-la-conscience-du.html


Selon le TALMUD, l'un des textes fondamentaux du judaïsme rabbinique, il est dit que pour ne pas risquer de châtiment divin, le sodomite doit s'en prendre aux fillettes de moins de 3 ans.

Source :

https://bouddhanar-12.blogspot.com/2020/12/un-rabbin-les-preceptes-talmudiques-sur.html


Pour en savoir plus sur le bouddhisme tibétain :

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Roland Thévenet, ancien adepte des spiritualités orientales revenu au catholicisme, démonte pièce par pièce les fondements philosophiques, historiques et politiques de cette fausse sagesse orientale. Il montre comment le bouddhisme, loin d’être un simple enseignement moral, est une religion gnostique et profondément antichrétienne, fondée sur l’erreur métaphysique, l’anéantissement de la personne humaine, et une infiltration programmée dans la culture occidentale. [...]

Le succès du bouddhisme en Occident n’est pas le fruit du hasard. Dès le XIXe siècle, des cercles universitaires, maçonniques et théosophiques l’ont promu comme alternative au catholicisme. Le Collège de France, soutenu par des loges, a attribué des chaires à des orientalistes comme Burnouf ou Renan, qui ont présenté le bouddhisme comme la vraie religion de l’avenir.

Le but n’était pas de comprendre l’Orient, mais de substituer au Christ une fausse spiritualité, dépouillée de dogme, de sacrements, et surtout de l’idée de salut éternel. Cette offensive était clairement dirigée contre le magistère de l’Église, perçu comme obstacle à l’émancipation de l’homme moderne.




lundi 16 juin 2025

Greta Thunberg

 


C'est une figure de la lutte contre le réchauffement climatique. Mais ces derniers mois, Greta Thunberg se mobilise pour un autre combat : la cause palestinienne. La militante suédoise de 22 ans qualifie les attaques israéliennes sur la bande de Gaza de "génocide" et s'affiche régulièrement dans des manifestations.

Keffieh sur la tête, elle s'est par exemple invitée de façon surprise à un rassemblement propalestinien à Leipzig (Allemagne), début 2024. Elle appelait alors à élever la voix contre l'oppression, l'impérialisme, la guerre et toutes les formes de discrimination et de racisme. "Nous ne devrions jamais permettre à quiconque de nous faire taire", avait-elle lancé.
(France info)

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Pour être honnête, je n’avais jamais vraiment prêté attention à Greta Thunberg. Je savais vaguement qui elle était, sans suivre de près. Mais depuis qu’elle s’est engagée pour Gaza, je l’écoute. Et là, j’ai compris.

Elle ne parle jamais d’elle. Même quand on l’attaque, elle ne détourne pas l’attention vers sa personne. Elle décale systématiquement le regard vers la cause, vers les victimes, vers l’essentiel. C’est glaçant de lucidité et de dignité.

Trump l’a appelée une « angry woman » qui aurait besoin d’« anger management ». Elle aurait pu réagir comme tant d’autres. Mais non. Elle a juste répondu :

« Je pense que le monde a besoin de beaucoup plus de femmes en colère. »



Voilà. Pas d’apitoiement. Pas de détour.

Juste une phrase qui claque, qui élève, et qui rappelle que sa colère, comme celle des autres, n’est pas un état d’âme, mais un cri politique.

Et depuis, je vois en elle une chose rare : une militante qui ne s’oublie pas, mais qui se met délibérément en retrait pour mieux amplifier la voix des autres.

Et ça, c’est puissant.

Bravo Greta.

Tomy le Magnifique




dimanche 15 juin 2025

L' Agenda : Leur Vision, Votre Avenir






"L'Agenda : Leur Vision, Votre Avenir" est un long métrage documentaire indépendant produit par Mark Sharman, ancien cadre de la radiodiffusion britannique chez ITV et Sky (anciennement BSkyB).

Depuis des décennies, une élite transnationale travaille à effacer les nations et la démocratie. Objectif : instaurer une technocratie globale, pilotée par des non-élus, sans comptes à rendre. Et aujourd’hui ?

Ils ont les outils pour réussir :

- Surveillance totale ;

- Intelligence artificielle ;

- Identité numérique ;

- Monnaie digitale contrôlée par les banques centrales.

Ils veulent tout transformer :

- Réduire l’agriculture ;

- Contrôler ce que tu manges ;

- Doser ton électricité ;

- Remplacer ta monnaie par des crédits sous conditions Ce n’est pas de la fiction. C’est le monde qu’ils construisent. Et ça avance vite. Très vite.

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Dans la fiction comme dans la réalité, des individus et des organisations ont toujours ambitionné de contrôler le monde. Aujourd'hui, les oligarques qui tirent les ficelles de la finance et du pouvoir disposent enfin des outils nécessaires pour atteindre leurs objectifs mondiaux : surveillance omniprésente, intelligence artificielle, monnaie numérique et, finalement, identités numériques. Le potentiel de contrôle social de nos vies et de nos esprits est d'une réalité alarmante.

Ce plan, élaboré depuis des décennies, a vu l'infiltration des gouvernements, des collectivités locales, des grandes entreprises, de la société civile, des médias et, surtout, du secteur éducatif. Une quête incessante d'une nouvelle réalité, faisant écho au Meilleur des mondes d'Aldous Huxley ou à 1984 de George Orwell.

"L'Agenda : Leur Vision, Votre Avenir" examine la prison numérique qui nous attend si nous ne réagissons pas dès maintenant. Comment votre alimentation, votre énergie, votre argent, vos voyages et même votre accès à Internet pourraient être limités et contrôlés ; comment le pouvoir financier étrangle la démocratie et comment des institutions mondiales comme l'Organisation mondiale de la santé sont instrumentalisées pour défendre des objectifs idéologiques et budgétaires.

Au cœur de ces enjeux se trouve le changement climatique d'origine humaine et, avec lui, la course à la neutralité carbone. Ces deux enjeux sont incarnés par les Nations Unies et leur Agenda 2030. Une force du bien ? Ou un « chèque en blanc pour un contrôle totalitaire mondial » ?

L'Agenda présente des points de vue d'experts du Royaume-Uni, des États-Unis et d'Europe.



Planetes360

La version doublée en français du film L'Agenda – Leur Vision | Votre Futur (durée : 1h52) :



samedi 14 juin 2025

La caricature de l’islam

 



L’ennemi désigné après les attentats du 11 Septembre, c’est le terrorisme islamiste, le premier terme de cette expression étant progressivement devenu synonyme du second, l’islamisme ne pouvant s’exprimer d’une autre manière que par la violence, associée à la volonté de conquête. Dès lors, difficile de parler d’islam en France sans que les positions s’arc-boutent, d’autant que cette image déplorable de la religion musulmane est entretenue avec le plus grand soin par ceux-là mêmes qui prétendent la combattre. Les musulmans sont présents sur tous les continents et sont implantés en Europe depuis des siècles (dans les Balkans). Aussi, une question se pose : l’islam n’est-il rien d’autre que la religion des Arabes ?


Dans le courant du XXe siècle, on compte quelques intellectuels français qui se sont intéressés à l’islam de manière non politique, comme René Guénon, Henri Corbin ou même Louis Massignon. La question de l’islam politique s’est finalement imposée comme essentielle dans la deuxième moitié du XXe siècle. Les conséquences de la création de l’État d’Israël en 1948, la guerre d’Algérie, la révolution iranienne en 1979 sont autant d’épisodes liés à l’influence occidentale sur des terres peuplées de musulmans. Cependant, l’un des tournants majeurs est certainement la guerre d’Afghanistan, de 1979 à 1989, durant laquelle la CIA, cherchant à contrecarrer l’avancée soviétique, finança la formation des moudjahidines avec l’aide de l’Arabie saoudite qui en profita pour y infuser le salafisme.

Si l’on prend une métaphore mécanique pour comprendre le rôle attribué à l’islam en Occident à partir des années 2000, on pourrait voir l’islamisme comme un accélérateur d’une politique visant à créer une situation d’instabilité dans les pays occidentaux, et en particulier en France, où la politique migratoire digne des « sociétés ouvertes » a été le carburant nécessaire pour la combustion de l’unité nationale. Dans ce système, les attentats islamistes ont joué le rôle de l’embrayage qui permettait de passer à la vitesse supérieure. Après les attentats de Charlie Hebdo et du Bataclan, et les nombreuses autres attaques sur le sol français et européen, la destruction des musulmans de Palestine par Israël pouvait être présentée, par les thuriféraires du régime de Tel-Aviv, comme une réponse à l’impérialisme islamiste, au « fascislamisme » – néologisme absurde de BHL – au nazisme musulman enfin, puisque Nethanyahou ira jusqu’à déclarer, lors du 37e Congrès de l’Organisation sioniste mondiale qui s’est tenu à Jérusalem du 20 au 22 octobre 2015, que la responsabilité de la Shoah reposait sur le mufti de Jérusalem qui aurait suggéré à Hitler de « brûler » les juifs d’Europe afin qu’ils ne viennent pas se réfugier en Palestine [1].

La politique expansionniste de l’État d’Israël peut compter sur ses relais en France pour justifier son projet en se prévalant d’une lutte de la civilisation occidentale contre les invasions barbares. Éric Zemmour va jusqu’à écrire, par exemple, que Saint Louis était un roi juif et qu’il n’a expulsé les juifs du royaume que par admiration pour le concept de peuple élu, concept qu’il souhaitait dorénavant détourner au profit du peuple franc [2]. Dans ce récit de civilisation, l’islam est essentiel, même si le discours médiatique maintient une distinction hypocrite entre « islamisme » et islam.

Il faut donc commencer par une chose : l’islam est-
il au service des Arabes comme la Torah est au service des Juifs ? Faut-il penser que le Coran est destiné à une interprétation tribale de la révélation ?

1. Lectures profanes, textes sacrés

L’arabe est une langue synthétique, le français, une langue
 analytique. Il est impossible de traduire en français certaines tournures de l’arabe sans en réduire la portée. Pour exemple, le mot ‘Aql (عقل) est traduit parfois en français par intellect, mais le plus souvent par raison, ce qui est une erreur majeure, puisque le ‘Aql désigne une faculté intellective supérieure à la raison. L’islamologue français d’origine iranienne, M. Amir-Moezzi propose par exemple de traduire ce terme par « hiéro-intelligence ». Quoi qu’il en soit, cette confusion autour de la raison ne vient pas uniquement des Occidentaux. L’islam a largement été influencé par la philosophie grecque, surtout sous les Abbassides, et de nombreux savants musulmans d’aujourd’hui pensent le ‘Aql comme une forme de raison, proche de celle que concevaient les Lumières.

Sans entrer plus avant dans ce genre de considérations, restons sur une approche simple et « politique », telles qu’elle forme l’alpha et l’oméga de la pensée moderne, que ce soit chez les contempteurs occidentaux de l’islam ou chez les fanatiques et les idiots utiles de l’islam dévoyé.

Sur les 114 sourates que contient le Coran, 113 commencent par le nom du Miséricordieux. Or quand un « intellectuel » d’aujourd’hui parle du Coran, le mot qui vient en premier, c’est la violence. Michel Onfray a lu le Coran, du moins la traduction, ce qui lui fait au moins un point commun avec le salafiste de base, mais ce n’est pas le seul, nous le verrons. Prenons le temps de regarder quelques versets caractéristiques de cette violence et essayons d’en dégager quelques enseignements.

Parmi les passages coraniques qui furent cités par les plus enragés des djihadistes lorsqu’ils commettaient des actes abominables, souvent sur des musulmans, il y a le verset 33 de la sourate 5 (Al Ma’ida – La table servie) : « La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et son messager, et qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposés, ou qu’ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux l’ignominie ici-bas ; et dans l’au-delà, il y aura pour eux un énorme châtiment. » [3]

On se réfèrera avec profit à l’analyse détaillée qu’a produite l’islamologue Moreno al Ajamî qui s’appuie sur une méthode très raisonnable pour dégager une signification des versets les plus malmenés [4]. En substance, il montre que ce verset fait référence à un épisode que l’on retrouve dans la Bible : au Xe siècle avant Jésus-Christ, Jeroboam, qui était au service du roi Salomon, en vient à craindre pour sa vie et s’enfuit en Égypte où il trouve refuge auprès de Shishak, identifié comme le Pharaon Sheshonq Ier, fondateur de la XXIIe dynastie et ayant régné de 943 à 922 avant Jésus-Christ. À la mort de Salomon, Jeroboam retourne à Canaan où il entre en conflit avec le nouveau roi Roboam, fils de Salomon. Un schisme se produit en 928 avant notre ère entre les douze tribus : dix tribus suivirent le roi Jéroboam, et fondèrent le royaume d’Israël, mettant ainsi fin à l’État hébreu de David et Salomon. Les deux autres tribus, celles de Juda et de Benjamin, suivirent Roboam à Jérusalem dans ce que l’on nomma le royaume de Juda. Jeroboam fit réaliser deux veaux d’or qu’il présenta à son peuple en leur enjoignant de les adorer. En 926 ou 925 avant notre ère, le roi d’Égypte nommé « Shishak » entra en Canaan, ravagea plusieurs villes et s’empara, d’après le livre des Rois, de « tous les boucliers en or que Salomon avait faits » [5]. De fait, le récit de la campagne militaire de Sheshonq Ier en Canaan a été gravé sur le mur du temple d’Amon à Karnak.

Ainsi, le verset du Coran décrit le châtiment subit par les « enfants d’Israël » mentionnés dans le verset précédent (Al-Ma’ida 5:32) pour avoir commis des « excès sur la terre » : ils furent tués, ou crucifiés, ou mutilés ou expulsés du pays par les armées du pharaon. Ils se sont détournés de Dieu et se sont eux-mêmes livrés à la vindicte des hommes. Interpréter ce verset comme une licence divine pour la cruauté, c’est l’exact illustration de ce proverbe chinois : « Quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt ».

Autre passage souvent cité pour dénoncer la violence du Coran, le verset 34 de la sourate 4 (An-Nisa’ – les femmes) et notamment l’extrait suivant : « Quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, faites lit à part, et frappez les… ». Le verbe arabe, traduit aujourd’hui de manière systématique par frapper, est le verbe daraba ( َض َرب ). En arabe ancien, ce verbe possède une quarantaine de significations différentes et il est utilisé à de nombreuses reprises dans le Coran mais très rarement avec le sens de frapper. Par ailleurs, le verset suivant invite les époux en désaccord à avoir recours à un arbitre afin de favoriser la réconciliation. Tout indique que le sens du verbe daraba est ici « s’éloigner » et non frapper [6]

Pourquoi les Arabes ont-ils compris qu’il fallait frapper les femmes et non s’éloigner d’elles, alors même que le prophète de l’islam n’a jamais frappé aucune de ses épouses ? Pour une raison simple : les Arabes ont une vision tribale du prophète et du Coran. Pour beaucoup d’entre eux, il s’agit d’un prophète arabe et d’un livre arabe, avant d’être une révélation divine.

Dernier exemple, celui du verset très connu concernant le châtiment réservé aux voleurs. Le verset 38 de la sourate 5 (Al Ma’ida) est ainsi traduit : « Le voleur et la voleuse, à tous deux coupez la main, en punition de ce qu’ils se sont acquis, et comme châtiment de la part d’Allah. Allah est Puissant et Sage. » Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce verset n’a pas donné lieu à une application régulière et indiscutée car il posait un certain nombre de problèmes pratiques. En réalité, sa traduction est aussi fautive que sa compréhension par les locuteurs arabes eux-mêmes. En effet, le verset utilise le mot main au pluriel suivi du possessif « leurs » (ايديهما). Or en arabe, le pluriel ne commence qu’à partir de trois puisque pour désigner deux éléments, on utilise le duel. Ainsi, cela signifierait qu’il faudrait couper à chacun d’eux (le voleur et la voleuse) trois mains, ce qui est bien sûr absurde. C’est ce constat qui amène M. al Ajami à traduire ce verset ainsi : « Le voleur et la voleuse, réduisez leur puissance en rétribution de ce qu’ils auront tous deux acquis. » [7] D’un verset qui condamne l’accumulation et la rétention du capital favorisant la pauvreté, on a fait un verset qui pouvait s’abattre sur le misérable condamné à voler, potentiellement à cause d’une mauvaise répartition de la richesse. L’inversion est complète.

2. « Nul n’est prophète en son pays »

Ces quelques éléments permettent de rappeler que, si le Coran est la source du savoir en islam, son interprétation nécessite un accompagnement. Nombre d’éléments fondamentaux de la religion sont cités dans le Coran sans les détails nécessaires à leur réalisation pratique, à commencer par les prières quotidiennes qui ne sont décrites en détail que par les hadiths.

Cet état de fait mène à deux questions fondamentales : comment interpréter un texte dont la valeur symbolique détient en elle-même des significations accessibles à tous (mais même dans ce champ de compréhension, les exemples des versets cités précédemment montrent que, sur des questions concrètes, l’interprétation commune peut renverser complètement le sens du texte originel) et des sens qui sont de l’ordre des « grands mystères » ?

La deuxième question concerne le porteur de la Révélation. Dans l’islam, le prophète Muhammad transmet le message divin, compilé dans le Coran, et explicite son contenu. Explicitations qui sont rapportées par les hadiths qui constituent la sunna. Par conséquent, la solidité de cet édifice repose sur la confiance des musulmans envers l’impeccabilité du messager.

Il y a déjà quelques années de cela, le polémiste algérien Aldo Sterone, qui prend bien soin de préciser qu’il n’est ni sunnite, ni chiite, revenait sur les bases islamiques enseignées dans les écoles algériennes [8]. Au-delà des critiques, très nombreuses, que l’on peut émettre par ailleurs sur ce bloggeur, il s’interrogeait sur la différence qui existe entre les deux grandes écoles de l’islam concernant cette impeccabilité du prophète. Il cite ainsi la sourate 80 (‘Abasa – Il s’est renfrogné) : le verset mentionne une personne qui a dédaigné un pauvre homme, mais sans nommer celui qui est à l’origine de cette attitude hautaine. Pour les savants sunnites, celui qui s’est « renfrogné » et s’est détourné d’un aveugle (ibn Umm Maktum) venu le questionner est le prophète lui-même. Pour les savants chiites, l’impeccabilité du prophète rend impossible cette interprétation et attribuent l’acte à un membre des banu Umayyah (qui fonderont plus tard la dynastie des Omeyyades). Cette divergence, qui pourrait paraître secondaire, prend une tournure bien plus déterminante si l’on observe les événements qui se sont déroulés juste avant la mort du prophète, et à plus forte raison après sa mort. En effet, il existe un épisode attesté par l’histoire islamique officielle qui permet de saisir les enjeux de l’impeccabilité ou non du prophète. Ainsi, alors que ce dernier agonisait sur son lit, il s’adressa aux compagnons qui l’entouraient en leur demandant de lui apporter de quoi écrire afin qu’il leur transmette une dernière instruction qui préserverait la communauté des croyants de l’erreur après sa mort. Or, Omar ibn al-Khattab, celui qui devait devenir le deuxième calife, s’opposa à ce que l’on accède à la demande du prophète en affirmant que ce dernier était en train de délirer et que le Coran suffisait amplement à la communauté des croyants. S’ensuivit une dispute parmi les compagnons présents à laquelle le prophète mis fin en leur demandant de se retirer [9].

Cet épisode est désigné sous l’expression de « calamité du jeudi » dans les sources islamiques. Et en effet, cette dispute qui a éclaté en présence du prophète agonisant n’a jamais été réglée. Les sunnites ont par la suite justifié l’attitude d’Omar en expliquant qu’il souhaitait simplement épargné des efforts supplémentaires à un mourant, les chiites y voient le refus d’Omar et de ses partisans de laisser le prophète nommer son successeur en la personne d’Ali ibn Abi Talib. Mais en parlant de « délire », on laissait planer un doute considérable : si le prophète de Dieu, tel qu’il était théoriquement reconnu par l’ensemble de la communauté musulmane (puisque l’attestation de la foi musulmane contient le témoignage de l’unicité divine et de l’authenticité du messager) pouvait délirer, à partir de quand cette possibilité devait-elle être envisagée ? Cela peut-il s’étendre à d’autres paroles du prophète ? Pire, à la Révélation elle-même ? Il ne s’agit donc pas d’une question secondaire et la querelle qui est née alors brûle encore aujourd’hui. Il faut savoir que les chiites et les sunnites s’appuient sur deux hadiths, ou plutôt deux versions d’un même hadith, pour trancher cette question. La première version, celle sur laquelle les chiites fondent leur affirmation, est reconnue par les deux écoles puisqu’elle se trouve dans les sources sunnites les plus importantes. C’est le hadith dit al-Thaqalayn (les deux trésors), que le prophète a prononcé à plusieurs reprises, mais dont la version la plus souvent mise en avant est celle énoncée lors du pèlerinage d’adieu au moment d’une étape sur la route du hajj reliant Médine à La Mecque, dans le lieu-dit Ghadir Khumm situé près d’un point d’eau. Dans cette région désertique, sous un soleil de plomb, il tint un célèbre discours devant la communauté islamique rassemblée autour de lui, dont le passage suivant constitue la conclusion :


« Il semble que j’ai été appelé et que je vais répondre (à cet appel divin). En vérité, je laisse parmi vous deux choses précieuses, l’une étant plus grande que l’autre : le Livre d’Allah et ma famille, mes Ahl al Bayt (َ أَهْلبَيْتِي). Regardez bien comment vous me remplacerez à leur sujet, car ces deux-là ne se sépareront jamais jusqu’à ce qu’ils me rejoignent au Bassin (du Paradis). »… Puis il a pris la main d’Ali et a dit : « Celui dont je suis le maître, voici son maître. Ô Allah, aime ceux qui l’aiment et sois l’ennemi de ceux qui lui sont ennemis. » [10]

L’authenticité de ce récit n’est donc pas remise en question mais l’interprétation sunnite en minimise la portée (ce qui interroge une fois de plus sur l’importance accordée à la parole du Prophète) et met en avant une autre version de ce hadith dans laquelle « ma famille » est remplacée par « ma sunna » (سنتي) [11]. Les savants sunnites sont pourtant très critiques envers les rapporteurs de cette version du hadith car ils ne sont pas considérés comme fiables. D’aucuns précisent d’ailleurs qu’une confusion a été possible entre deux mots que l’ont ne peut différencier lorsque les points diacritiques sont absents, ce qui était courant dans l’écriture arabe des premiers siècles de l’islam. Ainsi, sans les points, la confusion entre سنتي (ma sunna) et نسبي (ma lignée) devient possible. De surcroit, cette version pose un autre problème puisque l’interdiction de la compilation des hadiths a été promulguée sous le premier calife, Abu Bakr et fut maintenue jusqu’au calife Omar II (calife de 717 à 720 du calendrier chrétien) [12].

3. Mu’awiya avant Machiavel

Dans l’histoire officielle de l’islam, après la mort du prophète établie généralement en l’an 10 de l’hégire, soit l’année 632 du calendrier chrétien, quatre califes dits « bien dirigés » se succédèrent à la tête de la Oumma jusqu’en 66 de l’hégire (661), date de l’assassinat du quatrième calife Ali. La séquence qui s’ensuit est considérée comme une période trouble, marquée par les dissensions et les conflits, cela jusqu’à ce que la dynastie des Omeyyades asseye définitivement son pouvoir. En réalité, les troubles ont commencé bien avant et le clan des banu Umayyah, issu de la tribu des Quraysh, y joua un rôle déterminant. Le premier membre du clan des banu Umayyah à parvenir au pouvoir après la mort du prophète est Uthman qui fut calife de 644 à 656 du calendrier chrétien. Uthman eut une conception très clanique de son califat et plaça les membres de sa famille à des postes clés du pouvoir. Cette attitude couplée à l’utilisation des fonds du trésor de la Oumma pour gratifier les Omeyyades suscita des mécontentements, en particulier en Égypte où les musulmans se soulevèrent contre son pouvoir. Uthman fut finalement assassiné en l’an 35 de l’hégire (656 de notre ère) et ceux qui l’avaient désigné comme calife se tournèrent vers Ali pour lui en confier la charge. Cela marque ce que l’on nomme la Grande Discorde ou Première Fitna durant laquelle les musulmans se divisent entre sunnites, chiites et kharidjites. Si les kharidjites sont bien apparus au moment du conflit qui opposa Ali à Mu’awiya, les tensions entre sunnites et chiites étaient antérieures, même si les termes pour désigner ces deux camps n’étaient pas encore définis.

Mu’awiya était le fils d’Abu Sufyan, du clan des banu Umayyah qui fut un ennemi acharné du prophète jusqu’à sa conversion en 630 après la conquête de la Mecque par Muhammad. L’islam remettait en cause la position sociale du clan omeyyade et Abu Sufyan prit rapidement la tête de la lutte contre la nouvelle religion, en particulier après la défaite subie par les Mecquois polythéistes à la bataille de Badr en 624. Après la conversion à l’islam du clan omeyyade, ses membres reçurent l’amnistie et on leur confia des postes importants ; leur influence politique s’accrut. Lorsque Uthman devient calife en 644, son neveu Mu’awiya est déjà gouverneur de Syrie et contrôle la Palestine. Mu’awiya, homme politique très habile, parvient à manier les alliances pour défier Ali qu’il refuse de reconnaître comme Calife. Officiellement, Mu’awiya fonda son combat sur la nécessité de venger l’assassinat de son oncle Uthman. Lors de la bataille de Siffin, en 657, et alors qu’il était sur le point d’être défait, l’un des généraux de Mu’awiya, Amr ibn al-As, demanda à ses troupes de hisser des feuillets du Coran au bout des lances pour demander une conciliation avec Ali. Ce geste sema la confusion dans les troupes du calife qui fut contraint d’accepter un arbitrage à l’issue duquel il fut décidé que le califat ne devait revenir ni à Ali, ni à Mu’awiya. En rentrant en Syrie, ce dernier se fit proclamer « prince des croyants ». Une partie de l’armée d’Ali fit défection et les kharidjites entreprirent d’assassiner les trois protagonistes de l’arbitrage de Siffin : Ali, Mu’awiya, et l’un des arbitres, Amr ibn al-As. Ce dernier échappa à l’attentat, Mu’awiya fut blessé mais survécu. Seul Ali périt, frappé par une lame recouverte de poison alors qu’il était prosterné pour la prière matutinale, le 19 du mois de Ramadan en l’an 40 de l’hégire, soit le 26 janvier 661.

Après sa mort, Mu’awiya contraint le fils d’Ali, Hassan, à signer un traité dans lequel ce dernier renonçait au califat au profit de Mu’awiya qui, en échange, jurait de ne pas désigner de successeur. Hassan se retira à Médine où il mourut empoisonné en 670. À la mort de Mu’awiya, en 680, c’est son fils Yazid qui lui succède, en violation du traité signé par Mu’awiya et Hassan. Le frère de ce dernier, Hussein, refusa la nomination de Yazid qui passait par ailleurs pour un débauché, et se mit en route pour Koufa afin de rejoindre ses partisans qui lui garantissaient leur loyauté. Hussein et ses fidèles, soit 72 personnes dont les membres de sa famille, sont arrêtés dans la plaine de Karbala (située à une centaine de kilomètres au sud-ouest de l’actuel Bagdad) à l’automne 680, par les armées de Yazid et sont taillés en pièce. Hussein est décapité et sa tête est amenée à Damas.

Dès l’accès au califat de Mu’awiya en 661, celui-ci ordonna que le nom de Ali soit maudit lors des prières du matin et du soir. Cette injonction fut effective jusqu’à l’arrivée au pouvoir de Omar II qui mit fin à l’insulte quotidienne, en l’an 717. Pendant plus de cinquante ans, des confins de l’Asie centrale jusqu’à l’Afrique du nord, et plus tard, jusqu’à la péninsule ibérique, les émirs omeyyades insultaient et maudissaient celui que le prophète de l’islam avait désigné comme le « maître des croyants » lors du pèlerinage d’adieu à Ghadir Khumm [13]. Nous savons par ailleurs que Mu’awiya a financé la rédaction de hadiths dont l’objectif était de salir le nom d’Ali tout en s’attribuant pour lui-même et les membres de son clan des qualités illustres [14]. Une version arabe et ancienne du « salir et récupérer ».

Encore en 915, alors que les Abbassides sont au pouvoir, An-Nasai, l’auteur d’un des plus grands recueils de hadiths, fut battu à mort par la population de Damas qui lui reprochait d’avoir refusé de fabriquer un hadith affirmant la supériorité de Mu’awiya sur Ali.

Mu’awiya était un homme politique très avisé, au sens machiavélien du terme. Il a su user et abuser des influences et des tensions claniques pour retourner à maintes reprises des situations confuses et assurer à sa famille une assise dynastique remarquable. Les musulmans lui en savent d’ailleurs gré tant la critique de Mu’awiya demeure encore aujourd’hui pusillanime dans le monde sunnite majoritaire. Ali, qui fut l’homme de toutes les batailles, représentait une menace considérable pour les intérêts claniques. Aucun de ses ennemis n’a d’ailleurs jamais remis en cause sa valeur au combat : c’est même ce qui lui était implicitement reproché, dans la mesure où il avait été amené à tuer, en combat singulier ou dans le cours des batailles, nombre de personnages importants au sein des clans arabes. Ses partisans voyaient en lui un archétype chevaleresque, mais ses opposants ne percevaient que le danger d’un homme qui plaçait la révélation au dessus de toute chose.

L’idée que la conversion à l’islam des tribus arabes avait définitivement éteint leur désir de vengeance ne tient pas face à l’histoire. En réalité, la crise de la « première discorde » n’était que la continuation de la dispute qui s’était tenu devant le lit de mort du prophète. La désignation d’Ali comme « maître des croyants » fut présentée comme un simple magistère spirituel. D’ailleurs, Ali fut le conseiller privilégié des premiers califes et un grand nombre de confréries soufies font remonter leur silsila (chaîne initiatique) à Ali, qui avait lui-même tiré sa science du Prophète. Et c’est un état de fait dont bon nombre de musulmans se sont accommodés, considérant que le spirituel ne devait pas nécessairement prévaloir dans la conduite de la politique. Mais il y avait un autre problème : pour les Arabes qui voyaient s’ouvrir devant leurs yeux des horizons impériaux et des richesses sans limites, la préservation de ces intérêts gigantesques et nouveaux ne pouvaient s’inscrire qu’à l’intérieur de réflexes claniques dans lesquels ils évoluaient mais que le Coran dépassait. L’autorité des Ahl al Bayt (les gens de la Maison), affirmé dans le hadith de Ghadir Khumm, était placée en soutien de l’autorité coranique. Aussi fallait-il définir qui étaient ces Ahl al Bayt. Sans revenir sur les débats pluriséculaires qui agitent les musulmans au sujet de la désignation précise des membres des « gens de la Maison », disons seulement que dans chacune de ces définitions (chiite ou sunnite) se retrouvent au minimum, en plus du Prophète, quatre membres de sa famille : sa fille Fatima, son gendre Ali et ses deux petits-enfants Hassan et Hussein. Le hadith du Prophète, reconnu par tous les musulmans, averti la communauté islamique de sa responsabilité envers eux après sa mort. Or Ali a été assassiné, Hassan a été empoisonné, alors même qu’il avait renoncé au califat, Hussein a été massacré à Karbala. Quant à la fille du prophète, Fatima, le premier calife lui retira la terre de Fadek qui lui avait été donnée par son père. Alors que Abu Bakr venait d’être désigné comme le premier calife lors de la « consultation », il se rendit avec Omar jusqu’à la maison de Ali et Fatima pour obtenir le serment d’allégeance du gendre du prophète. Plusieurs sources rapportent qu’Omar aurait menacé d’incendier la maison d’Ali pour l’en faire sortir [15]. On trouve même chez l’historien Al Dhahabi le récit selon lequel Omar s’était introduit dans la maison de Fatima et lui donna un coup de pied si violent dans le ventre qu’elle en perdit l’enfant qu’elle portait [16]. Quoi qu’il en soit, elle est décédée peu de temps après et fut enterrée sans la présence d’Omar et Abu Bakr. Son lieu de sépulture est d’ailleurs inconnu.

Le sort des membres de la famille du prophète n’est pas dû aux chrétiens, aux juifs ou aux zoroastriens : ce sont les Arabes musulmans qui en sont responsables.

* * *

On comprend alors toutes les dérives du salafisme actuel qui ambitionne de revenir à l’islam pur en s’appuyant sur l’interprétation littérale des pieux ancêtres (al salaf al-salih) qui comprend les trois premières générations de musulmans. S’il y a eu une unité des musulmans autour du prophète, elle n’a pas attendu sa mort pour se déliter. La logique exclusive des salafistes conduit au takfirisme, c’est-à-dire la dénonciation de tout ce qui s’écarte du dogme tel qu’ils le définissent. Ainsi, pour ces « islamistes », le chiite est un ennemi bien plus grand que le sioniste. Cette perception n’est pas apparue au XXe siècle ; elle a prospéré sur le terreau haineux mis en place par les premiers Omeyyades, lui-même nourri par une conception tribale de la religion. D’où les liens en apparence contradictoires, mais en réalité si forts, entre l’islamisme et le sionisme. Ils se rejoignent sur la compréhension matérialiste et tribale de la divinité. Sous prétexte de croire en l’Absolu, ils excluent toute intercession entre l’homme et Dieu. Cela conduit les sionistes à ne plus attendre un quelconque Messie, qui a trop tardé. Pour les islamistes, c’est la détestation de ceux qui reconnaissent dans les « gens de la Maison » les détenteurs de la lieutenance divine sur Terre. Dans un cas comme dans l’autre, ils perçoivent la révélation comme une histoire morte dont ils veulent s’attribuer les reliques et les bénéfices matériels qu’ils peuvent en tirer. Plus généralement, il suffit de compter combien de pays musulmans mènent officiellement une politique contraire au sionisme : la liste n’est pas bien longue.

Les principaux caricaturistes du prophète ne sont pas des occidentaux libertaires devenus les idiots utiles du sionisme messianique, mais les tenants d’un islam dit « rigoriste » qui s’appuie religieusement parlant sur deux choses :

une interprétation tribale d’un livre sacré dont la portée universelle est pourtant fondamentale ;

un corpus de hadiths et de traditions juridiques (dont certaines inspirées de la Halaka) qui met en avant les aspects matériels d’une religiosité étroite tout en évacuant, par ignorance, les profondeurs métaphysiques du Coran.

Cette vision de l’islam est finalement bien utile en Occident, en particulier en France colonisée (par le bas et par le haut), car elle permet de réduire la révélation islamique à une religion d’Arabes. Empêchant toute compréhension, la caricature de l’islam est l’outil indispensable à la montée des tensions en n’offrant à la population française aucune autre perspective que celle d’un conflit de civilisation. L’esprit français, s’il existe encore, devrait pourtant permettre une vision plus intelligente et profonde de l’islam, plus indépendante, afin de ne pas tomber dans le piège de ceux qui l’érigent en contre modèle. Les musulmans français devraient, quant à eux, se demander pourquoi ils n’ont comme image de l’islam que des Chalghoumi vendus à la cause sioniste, des racailles analphabètes qui jurent sur le Coran (qu’ils ne savent pas lire), des gauchistes wokistes pour qui le voile islamique n’est qu’un accessoire de plus dans la grande marche des fiertés qui nous conduit vers l’abîme.

Si, comme le disait le Prophète, « l’islam est né expatrié et reviendra expatrié », il y a certainement une place, en France, pour une compréhension raisonnable de l’islam, à défaut de parvenir au supra-rationnel. Une compréhension délivrée des injonctions contradictoires d’un système politique asservi à une vision pathologique du monde.

Hyacinthe Maringot



Notes

[1] https://www.liberation.fr/planete/2...

[2] Éric Zemmour, Destin français, 2018.

[3] l s’agit traduction en Français du Coran sous le patronage de la ligue islamique mondiale saoudienne réalisée en 1989. Cette traduction fait référence dans le monde islamique et a éclipsé les autres, notamment celle de Mohammed Hamidullah qui datait de 1959.

[4] https://www.alajami.fr/2019/03/24/l...

[5] 1 Rois 11:26-14:31

[6] Dr al Ajamî, Que dit vraiment le Coran ?, 2020 pp. 71-76.
On peut également se référer à l’analyse complète en ligne : https://www.alajami.fr/2018/11/06/f... qui explique notamment pourquoi le verbe « daraba » peut aussi s’employer sans la particule ‘an et conserver malgré tout le sens de « s’éloigner ».

[7] op.cit. p.85 et l’article en ligne : https://www.alajami.fr/2018/01/25/a...

[8] https://www.youtube.com/watch?v=Z-f...

[9] Les Traditions Islamiques -Tome 1 El Bokhâri « De la science » Chapitre XXXIX : « De la mise par écrit de la tradition » hadith n°4 p. 56. On trouve également ce récit dans le Sahih Muslim, 22/1637.

[10] Ce hadith est cité dans de nombreux recueil de hadiths sunnites. Citons ici simplement le Sunan al-Nasa’i, édition al-Risalah, volume VII, p. 310. Les arabophones pourront consulter la version en ligne : https://shamela.ws/book/8361/11241#p1

[11] Mustadrak ‘ala al sahihayn, volume 1, page 284, éditions Dar al ma’rifah

[12] Pour les détails concernant ce hadith, on peut se référer à l’analyse proposée par un savant chiite qui s’exprime en français et qui cite chacune de ses sources sur le sujet : https://youtu.be/pkeSwwGx2z0?si=m74...

[13] Cette haine de Muawiya envers Ali est rapportée dans de nombreuses sources. Par exemple, Ibn Kathir, Al Bidayah wa al-Nihayah, Volume XI, p. 50, ou encore Ibn Sa’ad, Kitâb Tabaqât al-Kubra volume V, p.307.

[14] Ibn Abi al Hadid, Sharh Nahj al-Balagha, vol. IV, p. 73.

[15] On trouve cet épisode rapporté dans plusieurs sources importantes : le Moussannaf d’Ibn abi Shayba, hadith n°37045 ou encore al Baladhuri, Kitâb Ansâb al-Ashrâf, vol.I p.586, hadith n°11, qui affirme qu’Omar a mis sa menace à exécution.

[16] Al Dhahabi, Siyar a`lam al-nubala’, vol. XV, p. 578





vendredi 13 juin 2025

Le karma de l'Occident

 

La prophétie de Jesse Jill



Jesse Jill est un auteur et analyste de questions géopolitiques et stratégiques internationales.

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BONUS



Paul Craig Roberts économiste et journaliste américain :

"La civilisation occidentale a-t-elle suffisamment de croyances pour continuer à exister ?

Mon opinion personnelle est que les Américains, comme les Européens, (...) qui se sont laissés divertir et tromper par les récits officiels et le lavage de cerveau du multiculturalisme, ont perdu leur pays.

Si l'on observe honnêtement les États-Unis d'aujourd'hui, ainsi que la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, le Canada et les autres pays, que peut-on défendre ? Pourquoi un homme blanc hétérosexuel mourrait-il pour Washington, ou pour le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, le Canada ou tout autre pays ayant renoncé à son identité nationale ?

Le fait le plus significatif de notre époque est que le monde occidental tout entier est un corps mort, privé du système de croyances qui soutenait la civilisation occidentale..."


De Pierre le Vénérable, de Martin Luther et d’autres affidés des Frères musulmans

 



"Safar" est une bande dessinée qui revient sur sept siècles de voyages et de rencontres, de l’abbaye de Cluny à Budapest, de Bagdad à l’Andalousie, pour suivre les traces du Coran dans la culture européenne.


De Pierre le Vénérable, de Martin Luther et d’autres affidés des Frères musulmans


Vous l’ignoriez sans doute, mais l’entreprise d’infiltration des islamistes en Europe a commencé depuis des siècles, bien avant la naissance des Frères musulmans. Parmi les complices de ce projet de subversion, on trouve pêle-mêle Martin Luther et Bonaparte, Pierre le Vénérable et le Pape Léon X. Tous ont œuvré à introduire le Coran et ses enseignements pernicieux sur le Vieux Continent.
« Faire des Européens une oumma qui s’ignore »

Heureusement, du haut de sa science qui lui a valu la Légion d’honneur et portes ouvertes dans tous les médias de l’extrême droite, et bien au-delà, l’anthropologue Florence Bergeaud-Blackler sonne une nouvelle fois le tocsin et dénonce ce travail de sape. Se vantant d’avoir été la première personne auditionnée par la commission gouvernementale sur les Frères musulmans, elle excommunie un projet de recherche qui avait échappé au commun des mortels, « Le Coran européen ». Celui-ci serait « très intéressant pour les Frères musulmans » et viserait à une « islamisation de la connaissance, c’est-à-dire un savoir compatible avec la charia ». « Un tel projet pourrait servir un certain révisionnisme historique qui vise à faire des Européens une oumma (nation islamique) qui s’ignore1 ».

Quelle est donc cette entreprise subversive ? Un programme qui remonte à 2019 et qui s’achève cette année. Il est financé par le Conseil européen de la recherche (plus connu avec son acronyme anglais ERC) sur une base scientifique rigoureuse — seul un projet soumis sur dix est accepté. Ce programme mobilise une large équipe de chercheurs de différentes disciplines et s’attache à étudier la réception du Coran en Europe et ses traductions en latin, en italien, en néerlandais, etc. Ses responsables expliquent :

Nous étudierons comment le Coran est traduit dans des langues européennes, comment il circule dans les milieux intellectuels européens, et comment il est compris, commenté, utilisé et réinterprété par des intellectuels européens (chrétiens, juifs, déistes, athées, ou autres).

Mohammed serait « un clerc chrétien frustré de ne pas avoir été élu pape »

La charge de Bergeaud-Blackler serait risible si elle ne reflétait pas l’air du temps, comme en témoignent les attaques du président étatsunien Donald Trump contre les universités ; si elle ne contribuait pas à vicier tout débat scientifique. La plupart des textes publiés dans le cadre du « Coran européen » sont sans doute inaccessibles au commun des mortels et sûrement à la coqueluche de l’extrême droite (et du ministre de l’intérieur Bruno Retailleau), dont les connaissances dans le domaine médiéval ou des langues utilisées au Moyen Âge avoisinent le zéro. Le seul intérêt de cette polémique sera, il faut l’espérer, d’amener plus de lecteurs à prendre connaissance de ce récit graphique co-scénarisé par l’historien franco-américain John Tolan, une des déclinaisons grand public du projet « Le Coran européen ». Intitulé Safar qui signifie « voyage » (un mot arabe pour titre, quelle horreur !), il nous invite à une longue balade à travers les siècles, du Moyen Âge à l’époque contemporaine, via l’abbaye de Cluny, la ville de Bâle ou le Vatican, avec une étape à Bagdad.

Point de départ, Pierre le Vénérable, élu abbé de Cluny en 1122, qui part en Espagne, encore sous domination musulmane, à la recherche de lettrés capables de traduire le Coran, mais aussi des textes qui relatent la vie de Mohammed ou qui éclairent le livre sacré des musulmans et permettraient de « connaître réellement la religion des sarrasins et de corriger l’ignorance de nos confrères, » précise-t-il. À l’époque, on croit encore que Mohammed serait « un clerc chrétien qui, frustré de ne pas avoir été élu pape, fonda sa propre doctrine ». Le projet de Pierre reste de convertir les musulmans, mais, avec les idées plutôt qu’avec les épées, un programme dont on comprend qu’il hérisse Bergeaud. D’autant qu’il n’exclut pas une volonté de comprendre et d’être au plus près des textes, en allant à la recherche de manuscrits disséminés à travers les continents — tâche ô combien difficile avant l’invention de l’imprimerie.

On rencontre durant cette exploration des personnages fascinants comme Jean de Ségovie, au milieu du XVe siècle, alors que les principautés musulmanes résistent pour quelques décennies à la Reconquista, et qui va réaliser une édition trilingue du Coran en arabe, latin et castillan. Son entreprise témoigne « d’un besoin sincère de compréhension du texte coranique ». Ou encore Al-Hassan, dit Léon l’Africain, rendu célèbre en France par l’écrivain Amine Maalouf. Musulman de naissance, né à Grenade en 1486 avant la chute de la ville en 1492, réfugié à Fès, il sera capturé par un navire espagnol en 1518 et livré au Pape Léon X. Celui-ci le baptisa et en fit un conseiller pour la traduction de documents arabes.
« Le diable du Pape est plus grand que le diable du Turc »

On découvrira aussi pourquoi Luther imposa à la ville réformée de Bâle la traduction du Coran en allemand contre toutes les réticences. « Il n’y a pas de meilleur moyen d’affronter le Turc que d’exposer les mensonges et les fables de Mahomet. » Avant le préciser que « la vraie cause de l’invasion turque, c’est la punition divine pour la corruption de l’Église romaine. Le diable du Pape est plus grand que le diable du Turc ». Autre utilisateur du Coran, le général Bonaparte qui durant sa campagne d’Égypte proclama : « Nous sommes de vrais musulmans, n’avons-nous pas détruit le Pape qui voulait leur faire la guerre ? »

Le livre s’achève au XIXe siècle, avec la surprenante figure du rabbin allemand Geiger et son ouvrage Quels sont les emprunts que Muhammad a fait au judaïsme ?. C’est un moment de bascule. On entre dans une nouvelle période où s’impose désormais la méthode scientifique de l’étude du Coran plutôt que la méthode polémique, dont on aurait pu espérer qu’elle avait été abandonnée dans les milieux scientifiques. Mais, à écouter Bergeaud et consorts, on mesure notre erreur.

Alain Gresh, spécialiste du Proche-Orient, auteur de plusieurs ouvrages, dont "Palestine, un peuple qui ne veut pas mourir".



jeudi 12 juin 2025

"Je ne suis pas un faire valoir qu'on utilise pour vendre ses livres"



Le 12 mai 2025, Pierre Jovanovic affirme que le GIGN a tenté de le faire interner à cause de son dernier livre intitulé "2008 quand les banquiers ont volé l'Humanité". 

Depuis cette date, le livre est "numéro un" des meilleures ventes Amazon dans Commerce international et investissement.

Dans la vidéo ci-dessous, "Réponse à Pierre Jovanovic en 7 questions", Richard Boutry précise : "Je ne suis pas un faire valoir qu'on utilise pour vendre ses livres".

Pierre Jovanovic est un auteur prolix
e. Son thème favori est une sorte de spiritualisme New Age d'inspiration plus ou moins biblique.

Un vulgaire mercantilisme spirituel ?

Livres de Jovanovic :

- Enquête sur l'existence des Anges gardiens ;

- Le Prêtre du Temps ;

- Biographie de l'Archange Gabriel ;

- Dialogues avec Dieu et les Anges ;

- Le Livre des Secrets d'Enoch ;

- L'Explorateur de l'Au-Delà ;

- Le Mensonge Universel ;

- Notre-Dame de l'Apocalypse ;

- 777 Chute du Vatican et Wall Street ;

- Blythe Masters ;

- 666 La planche à billets ;

- L'Histoire de John Law ;

- A.H. où la vengeance ;

- 888 L'Humour noir du Christ ;

- 2008 quand les banquiers ont volé l'Humanité.

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La Minute de Ricardo


Urgent : réponse à Pierre Jovanovic en 7 questions !





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mercredi 11 juin 2025

L'affaire Jovanovic

 

par Bertrand Scholler


Le 12 mai, moi aussi je suis tombé dans le piège.



L’affaire Jovanovic m’a saisi comme beaucoup : par l’émotion, par l’effet de meute, par ce frisson étrange que donne un récit parfaitement calibré. Relayé partout, comme une seule voix, comme un seul corps. J’ai partagé. J’ai commenté. Et cela a généré plus de 300 000 impacts. J’ai été utilisé. À l’insu de mon plein gré.

Très vite pourtant, quelque chose a sonné faux. Un doute. Une faille.
Mais je ne voulais pas y croire. Car s’il fallait admettre ce doute…
…cela revenait à reconnaître que la vermine était presque partout dans ce qu’on appelle encore “la dissidence”.

Puis il y a eu le post de Camille Moscou,



juste après le live de Jovanovic chez Richard Boutry. Et là, tout a basculé. Ce que j’ai découvert dépasse l’entendement. Pas une erreur. Une opération. Pas une faute individuelle. Un système.

J’agis aujourd’hui non pas par vengeance, ni par honte d’avoir été berné. 
Mais parce que ça va trop loin. Parce que ce que je sais désormais ne peut plus être tu. Parce que vous avez le droit de comprendre. Et parce que la Vérité est plus forte que leurs réseaux.

Nous sommes bien seuls. Entourés par la pince du diable : celle que l’on regarde… et celle qui nous a infiltrés. Et je ne sais pas dire laquelle est la plus dangereuse.

Vous pouvez continuer à les croire, ces visages de la pseudo-résistance, alors qu’ils savaient, et ont fait comme s’ils ne savaient pas. Comme prévu, ils effacent. Leurs tweets. Des extraits de leurs vidéos. Des traces de leurs propres mots. Trop tard. La tempête qu’ils ont eux-mêmes orchestrée… ils voudraient maintenant l’enterrer dans le silence. Mais ce silence n’est pas une paix. C’est un aveu.

Alors, qu’en dites-vous ? Sont-ils les maîtres du narratif ? Croyez-vous encore à leurs versions révisées ? À leurs indignations sélectives ? à leurs retournements qui sentent la peur ? À leurs envolées sans preuve, suivies de fuites sans explication ?

Je sais. Car eux sont puissants. Et je suis seul. Ils sont unis comme une mafia — et j’ai choisi de leur faire face. Ils sont organisés comme une secte — et leur duplicité me dégoûte. Ils ont leur propre Hasbara. Leurs conclaves secrets. Leurs portes-flingues. Leurs porte-voix. Leurs relais. Leurs injonctions. Leurs silences complices.

Et moi ? Moi, je n’ai que vous. Et la foi — inébranlable — que la vérité, même seule, est plus forte que toutes leurs alliances.

J’ai la conviction qu’à la fin, ce ne sont ni les cris, ni les puissances,
ni les alliances secrètes qui sauveront ce monde… Mais la vérité.


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Rappel des faits par l'avocat François Danglehant :

- Pierre Jovanovic, une grosse mise en scène pour vendre son dernier livre sur la crise de " 2008 ", un livre de peu d'intérêt. Il insulte Richard Boutry en direct, puis il coupe la communication : "Vas de faire foutre".