lundi 2 novembre 2026

Les Guerriers de lumière & la Grande mutation



D’anciens membres racontent les « cercles d’éveil », la peur permanente et les méthodes utilisées par leur leader. Certains ont quitté le groupe, tandis que d’autres continuent de défendre celui que la justice considère comme ayant exercé une emprise sur eux.

Un reportage en immersion dans l’univers des sectes, des mécanismes d’emprise et des familles qui tentent de retrouver leurs proches.



Élysée Adé s'était autoproclamé chef d'un groupe baptisé "Les Guerriers de lumière". 

Les « Guerriers de Lumière » se préparaient à affronter les Illuminati et à survivre à une supposée troisième guerre mondiale.

Élysée Adé recrutait ses adeptes lors d'interminables et épuisantes séances de kung-fu dans le parc de la Villette, au nord-est de Paris.

Charismatique, Élysée Adé avait réuni les parfaits ingrédients d'une secte : création d'une hiérarchie chez les membres, menaces d'exclusions, thérapies payantes... Sans compter son emprise sur des femmes du groupe, sommées de peser à peine 40 kilos.


"Les huit portes orgasmiques"

(...) 
"Le gourou a l'idée d'une grande mission et ce n'est ni plus ni moins que de sauver le monde grâce aux femmes qu'il a su découvrir, explique-t-il. Ces femmes à qui il aura appris à avoir des orgasmes seules et à avoir passé les huit portes orgasmiques qui existeraient, qui n'ont donc pas besoin d'homme, seront à même d'apporter la paix sur la Terre."

Des adeptes, promues "expertes en orgasme", contraintes de se masturber au moins cinq fois par jour et d'en rendre compte. 




La Grande mutation, groupe fondé par Etienne Guillé, ex-enseignant chercheur au CNRS décédé en 2018, à l'âge de 81 ans.

Le gourou affirmait avoir parcouru 22 planètes avant de revenir sur Terre pour sauver la race humaine des forces occultes. Son dogme reposait sur l'existence de «bons» êtres, les REC pour «Races éternelle constitutive» et de «mauvais», les ARC, pour «Anti-race constitutive». Il prétendait être en mesure de les distinguer les uns des autres à l'aide d'un pendule.

Les proches des adeptes étaient bien souvent désignés comme des êtres malfaisants, ce qui a conduit à des divorces, des ruptures familiales et même au suicide de l'une des disciples.