lundi 21 avril 2025

Le pape François est mort à 88 ans, en plein week-end pascal.


Bertrand Scholler :

Ce n’est pas un simple événement. C’est un signe. Un signe fort, à la fois spirituel, prophétique et profondément lié à l’époque trouble que nous vivons.

Selon la célèbre prophétie de saint Malachie, chaque pape est associé à une devise symbolique. Celle du pape François – “Petrus Romanus”, “Pierre le Romain” – est la dernière de la liste. Ce texte ancien, que l’Église elle-même regarde avec prudence mais que des siècles de croyants ont scruté avec fascination, annonce qu’après ce dernier souverain pontife, la fin viendra pour Rome, et un jugement terrible pour l’humanité.

Alors… Était-ce vraiment le dernier pape ?

Était-il celui qui, selon certaines lectures mystiques, devait accompagner l’Église dans sa passion, comme le Christ avant la Résurrection ?

Nous le saurons bientôt. Car si un autre pape lui succède, ce sera peut-être un antipape. Ou alors, un pontife éphémère, placé dans un monde déjà prêt à basculer.

Le contexte géopolitique actuel semble, lui aussi, confirmer cette intensité eschatologique. Un simple éclair d’ Israël l’état au régime génocidaire contre les Palestiniens de Gaza, contre l’Iran, et c’est tout le Moyen-Orient – voire le monde – qui s’embrasera. Les tensions s’accumulent comme du bois sec sous une étincelle.

Nous vivons un temps qui dépasse la simple logique humaine : un temps prophétique, un temps de dévoilement, un temps de bascule. Entre effondrement et transfiguration. Entre ténèbres et lumière.

Et la mort du pape François, précisément pendant la fête la plus sacrée du christianisme, n’est pas un hasard.

Le pape François s’éteint à 88 ans le 21 avril 2025. Ce n’est pas un simple décès : c’est un signal, un point de départ, une pendule qui s’enclenche dans des temps eschatologiques. Les chiffres parlent, et leur message est clair : nous sommes à 0:00, l’heure du dévoilement.

Ce jour, le 111e de l’année 2025, n’est pas anodin. Le 21 avril – 21, un nombre de perfection dans la mystique chrétienne – marque un tournant. Selon la prophétie de saint Malachie, François, Petrus Romanus, est le dernier pape, celui qui guide l’Église dans sa passion avant la chute de Rome et le Jugement. Sa mort, survenue ce lundi de Pâques, résonne comme un glas prophétique.

Regardez les chiffres, ils murmurent une vérité. Le 21 avril 2025, réduit en numérologie (2+1+4+2+0+2+5 = 16), donne 16. L’âge de François, 88 ans, se réduit aussi à 16 (8+8 = 16). Et 16 moins 16 ? 0:00. L’heure zéro, l’instant où tout bascule. Plus troublant encore : 16, en numérologie, se réduit à 7 (1+6 = 7), un chiffre divin, celui des sept sceaux de l’Apocalypse. En binaire, 7 s’écrit 111 – comme le 111e jour de l’année. Une coïncidence ? Non, un signe.

Un post énigmatique, publié il y a des mois (numéro 651), montrait François avec, en bas à gauche, un 0:01 clignotant. Aujourd’hui, la pendule affiche 0:00. Il avait annoncé ce jour, ce 21 avril, comme un point de départ. La prophétie de Malachie, vieille de 900 ans, désigne Petrus Romanus comme le pasteur des tribulations finales. Après lui, « la ville aux sept collines sera détruite, et le Juge redoutable jugera les peuples ». Nous y sommes.

Que signifie cette heure zéro ? Un nouveau pape émergera-t-il, ou sera-t-il un antipape, comme certains mystiques le redoutent ? La pendule a démarré, et chaque tic-tac nous rapproche d’un dévoilement. Le 21 avril 2025 n’est pas une fin, mais un commencement : celui des temps derniers, où ténèbres et lumière s’affrontent avant la transfiguration.

Restez éveillés. Les chiffres ne mentent pas. La prophétie s’accomplit.

Bertrand SCHOLLER : mort du Pape




Israël : Violences rituelles dans les milieux extrémistes


Début avril 2025, la vidéo d'une jeune femme a circulé sur Twitter. Cette israélienne, fille de la ministre sioniste des colonies, explique avoir été victime dans son enfance de viols commis par ses parents, filmés pour revendre des vidéos. Elle explique aussi que ses souvenirs récents lui indiquent qu'il s'agissait de violences sexuelles rituelles.

Dans une vidéo de 2 mn environ postée il y a quelques jours sur TikTok, Shoshana Strock (ou Strook il y a les deux orthographes) explique qu'elle a subi des viols commis par ses parents dans son enfance. "Je me suis rendu compte que c'étaient aussi des violences rituelles" explique t-elle.


Témoignage vidéo de Shoshana Strock, la fille de Orit Strook (ministre israélienne des implantations/colonies). Elle explique que les souvenirs qui lui reviennent la poussent à dénoncer publiquement les actes pédocriminels commis par ses parents. Des films étaient tournés lors des viols, plusieurs enfants étaient victimes, elle parle d'abus rituels.
 


Un réseau pédocriminel impuni à Jérusalem


Le 2 avril 2025, le média israélien Israel Hayom évoquait une affaire de violences rituelles sur plusieurs dizaines d'enfants dans une communauté fermée ultra orthodoxe, révélée en 2011 et depuis étouffée sans qu'une enquête digne de ce nom soit menée.

Les faits se sont produits dans un quartier de Jérusalem, Nachlaot. Suite aux violences sur leurs enfants, des parents sont allés se plaindre à la police, dénonçant une dizaine d'auteurs actifs dans le quartier depuis des années. Ils attrapaient les enfants dans les rues, à la sortie de l'école, et il y avait de quoi se servir : chaque famille du quartier a entre 7 et 14 enfants. Il était question de tunnels, de viols collectifs, de réseau, d'une centaine d'enfants -et beaucoup d'autres devaient être entendus... Il y a des familles dans lesquelles tous les enfants ont été agressé par les pédos.

Des adolescentes qu'ils avaient agressées devenues baby-sitters leur donnaient accès aux enfants qu'elles gardaient, à leurs propres enfants, et ainsi de suite. Apparemment, ils ciblaient particulièrement les baby-sitters, ils les agressaient et les harcelaient. Quand les parents étaient absents, les types du réseau pouvaient entrer et récupérer les enfants ou même organiser des tournages dans le logement. Plus de 80 enfants avaient déposé plainte en janvier 2012.

Finalement deux types ont été condamnés à quelques années de prison [1]. Et surtout, on a dit que les enfants avaient menti en inventant des histoires à partir de bandes dessinées, et fortement exagéré des actes isolés. La justice a reproché aux parents d'avoir interrogé leurs enfants et "faussé" l'enquête. C'est le signe que l'affaire dérangeait, car même les articles sceptiques disent que certains témoignages d'enfants n'ont pas pu être écartés et étaient vraiment "fiables".

Par exemple, D., une mère dont l'enfant de 5 ans a été victime d'abus répétés , expliquait : "Les enquêteurs ont présenté à la fillette des photos floues des suspects et, par la suite, l'enquêteur des enfants a déclaré que son témoignage était "problématique" et "non fiable". Il n'y a pas longtemps, dans le quartier, elle a poussé un cri terrible et a montré du doigt l'homme qui l'a blessée, qui se tenait à quelques mètres de nous, et l'a même appelé par son nom. Alors que veut encore la police ? !! Pourquoi ces criminels se promènent-ils encore dans le secteur ?"

L'inaction de la police puis l'étouffement du dossier ont fait scandale. On a retrouvé un suspect pendu (assassiné), une autre battue presque à mort, et les autorités ont sauté sur l'occasion pour accuser les parents des victimes. La "pire affaire de pédophilie dans l'histoire d'Israël" a fini dans l'impasse.

L'article de Israel Hayom parle des témoignages "troublants" apportés par des femmes qui ont subi des abus organisés dans leur enfance, y compris le viol collectif, dans le cadre de rituels et d'actes de culte, par des personnes qu'elles connaissaient, même leurs plus proches" et par des thérapeutes, des proches, en Israël et ailleurs.

Les victimes parlent, plus de 10 ans après les faits

L'une des femmes qui ont parlé au journal Israel Yehom racont
e : "Je me souviens d'une étoile à cinq branches sur le sol, généralement rouge. Lorsque la cérémonie se déroulait en forêt, l'étoile était marquée d'une houe et des bougies étaient allumées en cercle autour. Le rabbin récitait une bénédiction : "Béni soit celui qui permet les interdits", et des hommes priaient autour avec un talith. Ils étaient parfois vêtus de noir et le rabbin portait un manteau blanc. Plusieurs hommes et garçons, âgés de 16 à 17 ans, participaient aux cérémonies d'ascension. Ils priaient Baal Peor.

Il fut un temps où ils me demandaient de creuser un trou et m'y couchaient. Parfois, ils m'injectaient quelque chose en disant : "Maintenant, tu te sentiras mieux", et alors mon corps devenait inerte. Ils récitaient des psaumes à répétition, comme : "Psaume de David, Dieu est mon berger, je ne manquerai de rien." Ils m'ont dit : "Tu es spéciale, tu es choisie", et ils me faisaient l'injection... Je me souviens de bougies de Hanoukka, d'un shofar" [2].

Car il y a des religieux très en vue dans la communauté parmi les agresseurs, bien identifiés par les victimes. Dans la plupart des cas, les violences sexuelles ont commencé dès la petite enfance, à la maison, par un père, un grand-père ou un autre membre de la famille, et les familles sont totalement complices du réseau. Dans d'autres cas, elles ont commencé dans un contexte éducatif ou thérapeutique. Il est difficile de savoir si l'idéologie était un prétexte pour commettre les violences sexuelles contre les enfants, ou si ces violences étaient le fondement de l'idéologie.

Un rabbin dirigeait les opérations, disait aux autres hommes quoi faire, et ils violent les enfants tour à tour, le tout sur fond d'incantations. Si les enfants n'obéissaient pas, ils étaient punis, brûlés, noyés, frappés. Beaucoup des victimes présentent des troubles dissociatifs de l'identité, qui sont sous-diagnostiqués.

Selon le Dr Gore qui suit certaines victimes, celles-ci "subissent des séquelles atroces. C'est aussi l'un des problèmes liés à la révélation des faits, car les victimes sont tellement anéanties qu'il est difficile de les croire. Plus les agresseurs sont cruels et sadiques, et plus les abus sont commis jeunes et sont horribles, moins les criminels ont de chances d'être traduits en justice car il n'y a personne pour témoigner. Les agresseurs brisent tellement l'âme des victimes que cela devient un crime sans témoins, ce qui, bien sûr, sert la société qui continue de maltraiter ou de pratiquer ces rituels".

Une autre parle de violences sexuelles organisées, "notamment d'horribles cérémonies "religieuses" au cours desquelles des personnes pieuses, dont certains membres de sa famille, l'offraient en sacrifice pour son élévation spirituelle ou sa rédemption". Du satanisme ? Officiellement ces individus s'affichaient comme des Juifs ultras. Peut-être comme certains catholiques ou protestants ultras qui pratiquent le satanisme en privé ?

L'article précise que "Plus de dix femmes âgées de 20 à 45 ans décrivent un phénomène profondément troublant qui suscite de vives inquiétudes : comme dans de nombreux autres pays, des abus sexuels organisés sur mineurs se produisent en Israël, sous nos yeux", qui viennent toutes d'Israël. Leurs histoires sont différentes mais les violences rituelles en sont le point commun . Cette femme explique que le caractère insensé, "extrêmement étrange" des rituels a permis au secret d'être maintenu pendant des années, "Comme s’il y avait une logique intrinsèque, mais c’était complètement insensé… Des choses étranges se produisaient, normalisées par le rituel. Il y avait un calendrier, quand réciter quel verset, comment les choses étaient “censées” se dérouler…"

L'article souligne que les femmes qui témoignent "ne se connaissaient pas et ont grandi dans des communautés et des milieux différents, mais leurs histoires d’abus rituels sont étrangement similaires, ce qui nous oblige à les écouter sans détourner le regard. Certaines ont été abusées dans le cadre scolaire, d'autres à la maison, dans des écoles religieuses ou des synagogues.

Cet article ne présente qu'une infime partie des heures d'entretiens et d'informations, et certaines parties sont difficiles à lire. Toutes ces femmes craignent que les abus sexuels organisés sur mineurs se poursuivent encore aujourd'hui." Des affaires similaires ont été rapportées dans des milieux non religieux, selon Israel Hayom.

Une autre de ces témoins, Ayelet, raconte : "C'est toujours un endroit sombre. Il y a six à neuf hommes. Ils m'attachent les mains et les pieds à un lit, se tiennent debout en cercle, murmurent des prières ou des bénédictions, et il y a toujours un rabbin qui dirige. Il y a un rituel, et chacun me viole".

Le témoignage de Shoshana Strock

Shoshana Strock, 38 ans, a donc filmé son témoignage début avril. Elle explique que les souvenirs qui lui reviennent la poussent à dénoncer publiquement les actes pédocriminels commis par ses parents. Des films étaient tournés lors des viols, plusieurs enfants étaient victimes, et elle se souvient d'avoir été forcée à agresser trois de ses plus jeunes frères.

Elle explique aussi avoir contacté Naama Goldberg, une "thérapeute" qui parle publiquement des violences rituelles, et avoir compris qu'elle était en lien avec les milieux de pédos. Au lieu de l'aider, elle lui a fait peur en lui disant que les vidéos pouvaient être diffusées -et c'est justement la menace que les adultes font aux enfants pour les faire taire.

Dans la vidéo, elle dit avoir porté plainte contre ses parents avant de quitter Israël, et qu'elle a à nouveau porté plainte en Italie où elle est partie, et est revenue aujourd'hui en Israël avec son mari, où elle subit un harcèlement. Un de ses frères serait nommé comme agresseur. Elle a demandé la protection de la police contre les "criminels" qui la persécutent et contre sa famille, et lance un appel au public pour diffuser son message.

La mère de Shoshana Strock, Orit Strook, est une militante d'extrême droite fille d'avocats hongrois, sioniste intégriste et mère de 11 enfants, qui est aujourd'hui ministre des Colonies. C'est-à-dire qu'elle pilote l'invasion du territoire palestinien en installant des colons et en légalisant côté israélien une présence totalement proscrite par le droit international -et par l'éthique la plus élémentaire. Elle s'oppose aussi à tout cessez-le-feu à Gaza, qu'elle veut envahir militairement pour y établir des colonies et s'approprier le territoire, comme Israël l'a toujours fait.

En 2007, elle a fermement défendu son fils, un colon qui avait aves ses amis enlevé dans un quartier palestinien, torturé et laissé pour mort un garçon de 15 ans, retrouvé ensuite dans un champ nu, ligoté et inconscient. Il a été condamné à 30 mois de prison par un "tribunal" de cette grande "démocratie" qu'est Israël. Une peine qu'Orit a qualifiée de "lourde".

Suite à l'attaque du Hamas le 7 octobre 2023, Orit Strook a répandu des mensonges au sujet de viols soi-disant commis sur des enfants, dont des bébés, par les membres du Hamas. Cela a permis de faire monter l'hystérie dans le monde entier, et c'était une invention des sionistes [3].

La plainte de Shoshana en Israël aurait débouché sur une enquête menée par l'unité anticorruption Lahav 433, et on ne sait pas ce qu'il en est pour la plainte en Italie. Les médias ont évoqué ces accusations, mais le secret est imposé aux journalistes sur cette affaire : l'enquête fait l'objet d'une ordonnance de confidentialité (à la demande de la justice ou de la police, on ne sait pas) qui interdit aux médias israéliens de publier davantage de détails, ni même de mentionner que les accusations visent la ministre.

Affaire à suivre, même si on se doute que les autorités feront tout pour minimiser les faits et les condamnations.

Quelques autres affaires récentes

Les milieux ultra chez les orthodoxes et les sionistes sont régulièrement mis en cause pour des dérives sectaires
et des violences sexuelles contre les mineurs. En février 2025, le Guatemala a arrêté le leader d'une secte juive très fermée et récupéré 148 enfants soupçonnés d'être victimes de violences diverses et variées, notamment sexuelles.

Par ailleurs, les juifs poursuivis à l'étranger pour des violences sexuelles contre les mineurs (comme pour d'autres crimes d'ailleurs) peuvent venir se réfugier en Israël et échapper à la justice. Il s apprécient beaucoup de se planquer dans les colonies illégales en Cisjordanie [4]. Il y a eu par exemple Jimmy Julius Karow, accusé de viol sur une fillette de 9 ans aux Etats-Unis, qui s'est réfugié en Israël. Mais deux ans plus tard il a été condamné pour des faits similaires dans un autre dossier. Selon CBS News, "beaucoup d'Israéliens poursuivis aux Etats-Unis fuient en Israël".

Il y a aussi le réalisateur d'Hollywood Bryan Singer, accusé d'avoir violé des enfants dans les années 90 et 2000, qu'Israël ne compte pas extrader.

Malka Leifer, ancienne directrice d'une école juive ultra-orthodoxe (affiliée à une secte) à Melbourne, condamnée pour des violences sexuelles commises sur deux élèves, qui a été protégée par le gouvernement à son retour en Israël si bien qu'il a fallu 7 ans avant son extradition en Australie [5]. En juin 2022, l'ancien ministre de la Santé de Netanyahou (2015-2017, et 2019-2020), puis du Logement et de la Construction (2020-2021), Yaakov Litzman, a plaidé coupable pour avoir manœuvré afin qu'elle reste en Israël.

Et le beau père de Malka Leifer, le rabbin Baruch Leifer, a été accusé en 2022 de viols sur une fillette de sa famille âgée de 12 ans lors des faits. Il a eu de la chance : la prescription l'a sauvé.

L'article du Parisien qui évoquait sa condamnation à 15 ans de prison le 24 août 2024 expliquait : "Selon l’acte d’accusation, l’ancienne enseignante a violé une élève en 2006 après l’avoir invitée à dormir chez elle pour des "leçons de kallah", une sorte de cours d’étiquette avant le mariage. Elle a à plusieurs occasions dit aux élèves qu’elle les préparait à devenir des épouses, selon le procureur." Au départ, il était question de 70 victimes.

A New York, 150 plaintes de victimes de violences sexuelles dans des institutions de la communauté juive ont été déposées en 2019-2021, dans le cadre d'une énorme vague de plaintes contre une série d'institutions dans le pays. La communauté juive de Brooklyn a aussi fait scandale quelques années plus tôt pour des abus sexuels et maltraitances répétés sur les enfants, dans l'impunité la plus complète.

En 2017, une vingtaine de types a été arrêtée à Jérusalem, Tel-Aviv et ailleurs pour des actes pédocriminels, et 160 autres étaient recensés par la communauté ultra-orthodoxe à laquelle ils appartiennent comme ayant commis des violences sexuelles contre des mineurs . "Agés de 20 à 62 ans, les suspects étaient connus de longue date pour leurs méfaits au sein de leur communauté, mais ceux-ci n’avaient jamais été portés à la connaissance de la justice israélienne", rappelait Libération (28 mars 2017).

De plus, parmi les violences commises contre les centaines d'enfants palestiniens détenus arbitrairement, les viols et autres agressions sexuelles commises par les soldats et les gardiens ne sont pas rares.

Bref, comme les autres, les milieux juifs ont leurs pervers, dont les pratiques ne sont pas sans rappeler le bon vieux satanisme des dingues occidentaux. La chape de plomb est la même, mais vu le nombre de victimes, comme chez nous elle risque de ne pas faire long feu.

Comme toujours quand règne le secret et que la seule réponse à la parole des victimes est de les harceler, la pédocriminalité prend des proportions dantesques. Car ces affaires ne sont évidemment que la brindille qui cache la forêt vierge, et tout sera mis en œuvre, comme partout, pour que le système ne soit pas ébranlé.

Mais la société, ici ou en Israël, est comme l'Eglise catholique : ses fondements sont vermoulus par ses pratiques, sa crédibilité est perdue, et elle ne tient que par la force d'inertie, avant de s'effondrer sur ses milliards et ses secrets.

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[1] Benjamin Satz a été condamné à 15 ans pour sodomie et actes indécents sur des enfants âgés de 5 à 8 ans. L'autre, Zalman Cohen, a été condamné un peu après pour des actes indécents sur un grand nombre d'enfants de moins de dix ans à six ans et demi de prison.

[2] Instrument de musique religieux à vent taillé dans de la corne.

[3] D'ailleurs, un rabbin qui a répandu les mêmes mensonges avec véhémence a été envoyé en prison aux Etats-Unis pour avoir violé un adolescent. On se demande d'où leur viennent de telles idées ?

[4] Plus de 700 000 colons juifs se sont installés en Cisjordanie, dans 150 colonies illégales généralement situées sur des points d'eau. Ils regroupent les colonies et les relient entre elles par des routes, qui coupent le territoire palestinien.

[5] Leifer a prétexté une maladie mentale, faux certificats de complaisance à l'appui, pour rester tranquillement en Israël. Pas de chance pour elle, des enquêteurs privés l'ont retrouvée en infiltrant une petite communauté israélienne. Ils "ont utilisé plus de 200 heures d'images filmées en caméra cachée pour réfuter les allégations d'incapacité mentale de Leifer, la montrant vaquant à ses occupations quotidiennes et réfutant sa défense. Ces preuves ont conduit à sa nouvelle arrestation et à son extradition vers l'Australie en 2021", d'après la presse locale.

https://dondevamos.canalblog.com/2025/04/israel-violences-rituelles-dans-les-milieux-extremistes.html


dimanche 20 avril 2025

Bienvenue dans le cauchemar orwellien version apartheid

 

L’intelligence artificielle entre dans une nouvelle ère de répression. Ce que fait Israël aujourd’hui aux Palestinien·nes pourrait être demain la norme partout ailleurs.



Bienvenue dans le cauchemar orwellien version apartheid. Selon une enquête conjointe de The Guardian, +972 Magazine et Local Call, l’armée israélienne a développé une intelligence artificielle inspirée de ChatGPT, mais entièrement dédiée à la surveillance et la répression des Palestinien·nes.


Le principe ? Un programme entraîné sur plus de 100 milliards de mots arabes issus de conversations interceptées, destiné à analyser, prédire et identifier les personnes à arrêter. Plus besoin de preuves tangibles : l’IA répond aux questions des militaires et leur balance directement des listes de "suspects".

De la surveillance de masse au fichage automatisé

L’unité 8200, fer de lance du renseignement israélien, n’en est pas à son premier coup. Depuis des années, elle collecte tout : appels téléphoniques, messages privés, réseaux sociaux, conversations entre voisin·es… Cette IA ne fait qu’industrialiser un système déjà bien rodé.

Le plus flippant ? Les Palestinien·nes n’ont pas besoin d’être militant·es pour être ciblé·es. Leur simple existence dans une zone donnée suffit à les faire apparaître sur les radars de l’armée. Comme l’explique Nadim Nashif, de l’ONG 7amleh :

"Les Palestinien·nes sont des cobayes dans le laboratoire israélien. Cette IA est une arme de plus pour maintenir un régime d’apartheid et d’occupation."

Quand l’industrie de la tech collabore avec l’armée

Pour développer ce monstre numérique, Israël a enrôlé des experts du privé, notamment chez Google, Microsoft et Meta. Après le 7 octobre, ces géants de la tech ont vu leurs ingénieur·es rejoindre en masse l’unité 8200, accélérant le projet sous couvert de » mission de réserve".

Un "hasard" ? Pas vraiment. Google a déjà été épinglé pour son partenariat avec Israël via le projet Nimbus, qui fournit au gouvernement des outils cloud et d’IA. De son côté, Microsoft a permis à l’armée israélienne d’accéder aux modèles d’OpenAI pour booster son propre système.

Une IA pour intensifier la répression

Que va-t-il se passer avec cet outil entre les mains de l’armée israélienne ? La réponse est simple : une répression encore plus massive, plus rapide, plus aveugle. Déjà, en Cisjordanie, les arrestations arbitraires explosent. Des commandants militaires exigent des quotas d’arrestations mensuelles, transformant la traque en un simple objectif statistique.

Comme l’explique une source dans l’enquête : "Parfois, c’est juste un commandant qui veut 100 arrestations par mois dans sa zone."

Plus besoin de preuves, plus besoin d’enquête, une IA se charge du sale boulot. Et pendant ce temps, le monde ferme les yeux.
L’avenir : une généralisation de l’IA répressive ?

Israël n’est pas le seul État à rêver d’une IA pour fliquer les masses. De la reconnaissance faciale en Chine à l’IA prédictive aux États-Unis, les gouvernements capitalistes testent et perfectionnent un futur où chaque individu sera sous contrôle permanent.

Ce qui est testé aujourd’hui en Palestine pourrait bien se généraliser demain à toute contestation sociale. Un monde où les algorithmes dictent qui est suspect, qui doit être arrêté, qui doit être réduit au silence.

Refuser l’apartheid numérique

L’intelligence artificielle entre dans une nouvelle ère de répression. Ce que fait Israël aujourd’hui aux Palestinien·nes pourrait être demain la norme partout ailleurs.

Se battre contre cette technologie de l’oppression, c’est se battre pour la liberté de tous.tes. Refuser que des algorithmes décident de qui vit, qui meurt, qui est digne d’exister. Face à cet avenir dystopique, la seule réponse est la résistance.

https://www.leperepeinard.com/articles/ia-et-apartheid-quand-la-tech-est-au-service-dun-genocide/


vendredi 18 avril 2025

Qui est Curtis Yarvin, le pape des «Lumières sombres» derrière Trump ?





Curtis Yarvin est la figure intellectuelle centrale au sein de l'entourage de Trump à la Maison-Blanche. Son projet politique, défini comme «néoréactionnaire», propose d’en finir avec la démocratie. Arnaud Miranda, spécialiste en théorie politique, nous explique qui est le pape des «Lumières sombres», ce contre-projet aux Lumières du 18e, et ce qu'il professe.


Depuis l’investiture de Donald Trump et ses premières mesures de gouvernement, émerge le nom d’un mouvement intellectuel qui serait l’inspiration secrète de la nouvelle administration : la néoréaction, aussi désignée par l’expression «Lumières sombres» (Dark Enlightenment). A la tête de ce mouvement, le blogueur Curtis Yarvin, très proche de Peter Thiel, de Marc Andreessen (milliardaire et conseiller informel du président), mais aussi des cadres politiques comme J. D. Vance et Michael Anton. Yarvin aurait ainsi favorisé l’ascension politique d’Elon Musk et serait notamment à l’origine du plan Gaza.

Il semble difficile, à brûle-pourpoint, de déterminer avec précision l’influence des idées néoréactionnaires sur la nouvelle administration, ce qui supposerait de mener une enquête de terrain. Néanmoins, nous pouvons dès maintenant nous intéresser à la pensée néoréactionnaire.

D’où vient-elle ? Quelles sont ses propositions normatives ? En d’autres termes, en quoi consiste la théorie politique néoréactionnaire qui semble inspirer les premières mesures de la nouvelle administration?

D’où vient la néoréaction ?



Pour saisir toute la spécificité du courant néoréactionnaire, il faut accepter de la voir comme une véritable contre-culture intellectuelle. La néoréaction émerge sur Internet, à travers des blogs et des forums, mais aussi à travers la rencontre virtuelle de deux figures clés: Curtis Yarvin et Nick Land. Nous pouvons isoler deux moments fondateurs dans la structuration de la constellation néoréactionnaire.

En avril 2007, Curtis Yarvin, un ingénieur américain, lance son blog Unqualified Reservations sous le pseudo Mencius Moldbug. Son premier texte, «A Formalist Manifesto», annonce avec grande clarté son projet politique. Yarvin se présente comme un libertarien convaincu, mais déçu. Le libertarianisme, qui vise la limitation ou la disparition de l’État au profit d’un libéralisme dérégulé, est «une idée évidente» qui «n’a jamais pu être appliquée en pratique». L’erreur des libertariens est, selon lui, de voir leur idéologie comme «l’apogée de la démocratie», alors que celle-ci est fondamentalement «inefficace et destructrice». (Yarvin reconnaît à ce titre sa dette à l’égard de Hans-Hermann Hoppe, disciple de Rothbard.)

Entre 2007 et 2008, grâce à un style provocateur et une grande productivité, Yarvin se constitue un contingent de lecteurs – principalement issu des cercles libertariens états-uniens. Rejetant avec fermeté le progressisme comme étant l’une des raisons pour lesquelles nous ne parvenons pas à nous défaire de l’absurdité démocratique, Yarvin se définit lui-même comme réactionnaire, ou même néo, post ou ultraréactionnaire. C’est le terme néoréactionnaire qui sera repris, à partir de 2010, pour décrire la néoréaction comme un mouvement intellectuel à part entière.

Le second moment tient à la découverte de Yarvin par Nick Land. Ce dernier est un ancien philosophe de l’Université de Warwick, figure de proue du CCRU, un collectif intellectuel d’avant-garde. Défendant une perspective «accélérationniste», Land critique le «misérabilisme» d’une gauche qui essaie vainement de contenir les effets néfastes du capitalisme, il faudrait au contraire épouser son mouvement et l’accentuer.

Son accélérationnisme inconditionnel le pousse à adopter une position pro-capitaliste et à s’intéresser à la pensée de Yarvin. À partir de mars 2012, sur son blog Urban Future (depuis supprimé), il lui consacre une série d’articles intitulée «The Dark Enlightenment». Cette série d’articles va conférer à la néoréaction une véritable notoriété en ligne et lui permettre de se constituer comme une contre-culture intellectuelle.

La théorie politique néoréactionnaire

S’il est une théorie politique néoréactionnaire, elle est à trouver sous la plume de Yarvin qui annonce l’ambition, dès son premier article, de «construire une nouvelle idéologie». Si Yarvin la présente comme un dépassement du libertarianisme, il la décrit comme formaliste et néocaméraliste. Essayons d’expliquer ces termes.

L’élément fondamental de la pensée de Yarvin est la question de l’efficacité des systèmes politiques. Un modèle politique est bon s’il parvient à éviter la violence, c’est-à-dire l’apparition de conflits dont l’issue est incertaine. En cela, la politique est une lutte entre ordre et chaos au sein de laquelle «le bien, c’est l’ordre».

Toute autre question, comme la pauvreté et le réchauffement climatique, est insignifiante. Il ne s’agit pas de réimaginer un ordre social plus juste, mais d’affermir l’ordre existant. Cette approche, que Yarvin nomme formalisme, n’a d’autre souci que de construire une ingénierie politique efficace.

C’est dans cette perspective formaliste que Yarvin analyse l’Etat américain comme une gigantesque entreprise complètement engluée dans son inefficacité. Parce que le personnel politique est enferré dans une mystique démocratique et dans une obsession de justice sociale, la politique américaine manque de cohérence. Personne ne sait vraiment qui est aux commandes, ni dans quel but.

Afin de régler le problème, Yarvin propose d’en finir avec l’idée démocratique et de restructurer le gouvernement sur le mode d’une entreprise souveraine (une SovCorp) dont la direction serait confiée à un PDG. Celui-ci prendrait les décisions gouvernementales les plus efficaces pour assurer la prospérité de l’État. Et si vous n’êtes pas satisfaits du service que propose ce gouvernement, vous n’avez qu’à vous en trouver un autre.

Pour Yarvin, cette réponse formaliste revient tout simplement à rétablir la monarchie absolue. En ce sens, il se déclare «royaliste», ou «restaurationniste», et considère que le PDG du gouvernement-entreprise n’est rien d’autre qu’un monarque.

Selon lui, la monarchie est une forme politique extrêmement stable, contrairement à la démocratie. Yarvin nomme son modèle « néocaméralisme », en référence au caméralisme de Frédéric II de Prusse (théorie mercantiliste, adossée à la monarchie, visant à accroître la prospérité économique de l’État).

Néanmoins, le caméralisme n’est pas le seul modèle auquel Yarvin se réfère. Les cités-États comme Dubaï ou Singapour sont, selon lui, des prototypes des futurs États néocaméralistes.

Eviter les confusions

Afin de ne pas se méprendre sur la nature idéologique de la pensée néoréactionnaire, il est important d’éviter certaines confusions intellectuelles.

Tout d’abord, bien que Yarvin soit un défenseur de l’ordre, nous n’avons pas affaire à une simple pensée conservatrice. Yarvin ne promeut pas la préservation de valeurs morales ou religieuses (il se présente d’ailleurs comme athée, ou non théiste).

Il condamne violemment les conservateurs qui, en miroir des progressistes, sont incapables de penser le pouvoir tel qu’il est. Selon Yarvin, les conservateurs sont consubstantiellement arrimés à la démocratie. Le caractère réactionnaire de la pensée de Yarvin se traduit dans une volonté de dissoudre le politique dans une ingénierie économique autoritaire (il loue à ce titre, la prospérité et l’«absence de politique» à Singapour, à Dubaï et à Hongkong).

Si la néoréaction et l’alt-right partagent le refus du conservatisme traditionnel, ces deux courants ne nous semblent pas se confondre pour autant.

L’alt-right est populiste et à tendance suprémaciste, dans le sens où certaines composantes affirment clairement l’idée d’une supériorité raciale blanche. La néoréaction est, quant à elle, essentiellement formaliste et élitiste. Les néoréactionnaires méprisent le populisme comme étant fondamentalement démocratique: s’il y a un changement politique, il ne pourra venir que d’en haut.

Bien entendu, ces deux constellations intellectuelles ne sont pas imperméables et peuvent converger stratégiquement. Ainsi, lorsque Yarvin se défend de compter parmi les suprémacistes, il s’empresse de préciser qu’il les lit avec attention.

La néoréaction est parfois assimilée à l’«accélérationnisme» du fait de ses liens avec Nick Land. Si ces tendances convergent, il faut néanmoins être précis. Land est accélérationniste avant d’être néoréactionnaire. S’il considère la néoréaction comme un instrument efficace de destruction du «grand mécanisme de freinage» qu’est le progrès, elle reste un «accélérationnisme avec un pneu à plat» («Re-Accelerationism», publié sur le site XenosystemNet, le 10 décembre 2013, depuis supprimé).

Inversement, si Land a incontestablement contribué à sa popularité, Yarvin ne le cite pas et reste perméable à une perspective accélérationniste. La pensée néoréactionnaire est avant tout une pensée de l’ordre.

Arnaud Miranda.

jeudi 17 avril 2025

Chronique du Kali Yuga : Qu'est-ce le trumpisme ?



À l'heure où les va-t-en-guerre jouent avec le feu, au lendemain d'un discours alarmiste d'un président en roue libre, au moment où se tient un sommet européen qui pourrait déboucher sur de dangereuses décisions, serions-nous déjà arrivé à "la fin de l'histoire" ?

Possiblement mais pas de la manière que l'on peut imaginer. Cette nouvelle "chronique du Kali Yuga" vous propose une autre lecture des événements. 



mercredi 16 avril 2025

Le pouvoir caché : Dévoiler le monopole bancaire national de l’argent en Amérique




Dans « The Coming Battle: A Complete History of the National Banking Money Power in the United States », M.W. Walbert retrace l’histoire du pouvoir financier des civilisations anciennes aux temps modernes, en soulignant sa transformation en contrôle de l’argent et du crédit.

Le livre plonge dans les débats controversés entre les Pères fondateurs, en particulier le plaidoyer d’Alexander Hamilton pour une banque centrale forte contre les craintes de Thomas Jefferson d’une élite non élue contrôlant l’économie.

Walbert documente méticuleusement la création de la première Banque des États-Unis et son influence ultérieure.

Walbert relate la montée et la chute de la Banque des États-Unis, détaillant ses batailles politiques, ses paniques financières et son rôle dans les difficultés économiques de l’ingénierie grâce à une contraction délibérée de la monnaie. Il dépeint la banque comme un puissant adversaire du gouvernement, influençant les élections et s’opposant aux efforts du gouvernement pendant la guerre de 1812.
Walbert introduit le concept du « pouvoir monétaire moderne », arguant qu’il est devenu une force omniprésente contrôlant les marchés et les économies mondiaux. Il appelle à la « dethronization » de ce pouvoir, plaidant pour le contrôle du gouvernement sur l’émission de devises pour préserver la liberté américaine et assurer la justice pour tous.

Walbert examine la démonétisation de l’argent en 1873, la dépeignant comme un moment charnière orchestré par des financiers internationaux par des moyens trompeurs.

M.W. Walbert « The Coming Battle – A Complete History of the National Banking Money Power aux États-Unis « se penche sur ce sujet complexe et souvent mal compris, offrant un compte rendu complet et révélateur de la façon dont le pouvoir financier a été exercé – et abusé – tout au long de l’histoire de la nation.

Le livre commence par une citation résonnante du président Andrew Jackson: « La justice, la justice pleine et ample, à chaque partie des États-Unis, devrait être le principe directeur de chaque homme libre. » Ces mots ont ouvert la voie à l’exploration par Walbert des idéaux qui sous-tendent la démocratie américaine et des défis posés par la concentration du pouvoir financier. Walbert fait valoir que le « pouvoir monétaire », un terme qu’il utilise pour décrire l’influence des financiers internationaux et de leurs alliés nationaux, a souvent fonctionné au-dessus de la loi manipuler les gouvernements et les économies servir ses propres intérêts.

Walbert emmène les lecteurs dans un voyage dans le temps, à commencer par les premières civilisations où le pouvoir était souvent synonyme de contrôle des ressources et du commerce. Il soutient que dans les temps modernes, ce pouvoir a évolué vers une forme plus insidieuse: le contrôle de l’argent et du crédit. Cette « combinaison gigantesque de marchands d’argent », comme le décrit Walbert, a exercé son influence sur les gouvernements, les économies et même les résultats des guerres.

L’une des sections les plus convaincantes du livre est son compte rendu détaillé des origines du système bancaire national aux États-Unis. Walbert revisite la fin du 18 ème siècle, une époque où les Pères Fondateurs étaient profondément divisés sur le rôle des banques. Alexander Hamilton, avec sa vision d’un gouvernement central fort et d’un système financier robuste, a plaidé pour la création de la première Banque des États-Unis. Thomas Jefferson, cependant, s’est opposé avec véhémence à l’idée, craignant que cela ne crée un élite non élue au pouvoir contrôler l’économie de la nation.

Walbert documente méticuleusement les débats et les décisions qui ont conduit à la création de la banque, en soulignant les avertissements de Jefferson, qui prévoyait le potentiel de corruption et d’influence indue. Malgré ces préoccupations, la banque a été créée, créant un précédent pour les futures institutions financières qui exerceraient un pouvoir important sur le paysage économique du pays.

Le livre se penche ensuite sur l’histoire tumultueuse de la Banque des États-Unis, relatant son ascension et sa chute. Walbert raconte les batailles politiques, les paniques financières et le tollé général qui ont marqué les opérations de la banque. Il décrit comment la banque, parfois, a agi comme un adversaire puissant du gouvernement, en utilisant son influence financière pour influencer les élections et même s’opposer aux efforts du gouvernement pendant la guerre de 1812.

Peut-être l’aspect le plus alarmant du récit de Walbert est sa description du le rôle de la Banque dans l’ingénierie de la détresse financière. Il cite des cas où la banque a délibérément contracté la monnaie, causant des difficultés économiques généralisées. Ce n’était pas simplement un sous-produit de ses opérations, mais une stratégie calculée pour maintenir sa domination et son influence.

Au fur et à mesure que le récit progresse, Walbert introduit le concept de « pouvoir monétaire moderne », un terme qui résume la nature de plus en plus centralisée et internationale du contrôle financier. Il fait valoir que ce pouvoir est devenu si omniprésent qu’il « tient maintenant tous les peuples civilisés et semi-civilisés dans son emprise impitoyable. » Cette affirmation résonne avec de nombreux défis économiques auxquels sont confrontées les nations aujourd’hui, de l’inégalité des revenus à la volatilité des marchés mondiaux.

Il appelle à la « dethronization » du pouvoir monétaire et à sa subordination à la volonté du peuple. Il préconise un retour à un système où le gouvernement, et non les sociétés privées, contrôle l’émission de devises. Ceci, croit-il, est essentiel pour préserver la liberté américaine et assurer la justice pour tous.

Le livre examine également la démonétisation controversée de l’argent en 1873, une décision que Walbert considère comme un moment charnière dans la consolidation du contrôle du pouvoir monétaire. Il fait valoir que cette décision, motivée par des financiers internationaux et promulguée par des moyens trompeurs, a eu des conséquences dévastatrices pour l’économie américaine et les moyens de subsistance de millions de personnes.

Le récit de Walbert sur les manœuvres politiques et les transactions en coulisses qui ont conduit à la démonétisation de l’argent est à la fois fascinant et inquiétant. Il cite des témoignages de sénateurs et de représentants qui ont affirmé qu’ils n’étaient pas au courant des véritables répercussions du projet de loi sur lequel ils votaient. Cette révélation souligne le pouvoir du lobbying et le potentiel de tour de passe-passe législatif.

En savoir plus sur le livre « La Bataille à venir« en regardant la vidéo ci-dessous.
https://www.brighteon.com/embed/051ecb82-858a-4729-9a7d-bd1ca726ec02

Cette vidéo est tirée du BrightLearn canal sur Brighteon.com.

Sources : comprennent

Brighteon.ai

Brighteon.com

https://www.naturalnews.com/2025-04-03-unveiling-national-banking-money-monopoly-in-america.html




mardi 15 avril 2025

Martin Zizi aimerait affronter en débat public Yuval Noah Harari, le gourou de l'oligarchie mondialiste


Martin Zizi :

"Yuval Noah Harari - j'ai lu quasi tous ses livres...

Ce type est une abomination humaine... et je pèse mes mots...

Puissant intellect, mais sa pensée est la plus perverse qui soit depuis les eugénistes nazis... Et malheureusement, il est Israélien ! Et malheureusement il a du talent.. et malheureusement il est au WEF. Et malheureusement il est gay... donc toute attaque contre lui passe pour du racisme, du complotisme, ou de l'antisémitisme.

Ou comment un cerveau brillant s'est perdu en enfer !

Un jour j'aimerais l'affronter en débat public sur TOUTE son œuvre pour démontrer au monde le danger unique posé par cet individu !"

Martin Zizi, biophysicien PhD, professeur de physiologie, ancien directeur épidémiologiste du Département de la Défense, ancien directeur scientifique...




Olivier Demeulenaere :

"Si vous ne le connaissez pas encore, je vous invite à découvrir Yuval Noah Harari, le charmant gourou de l’oligarchie mondialiste..."





lundi 14 avril 2025

René Guénon sur le satanisme




Quoiqu’on ait coutume de parler du « diable » ou du « satan » (deux mots qui signifient la même chose, le premier étant grec et le second d’origine hébraïque), dans le passé on se référait plutôt aux daemons, et ceux-ci n’étaient pas tous mauvais par ailleurs (pour parler des anges, on parlait des « dieux », qu’on distinguait de l’Être-premier). (Même l’idée d’« ange gardien » existait chez les Grecs, comme Platon et Plotin, sauf que ce n’était pas le terme « ange » qui est employé, mais daemon.) C’est avec le catholicisme que le satan est hypostasié et que l’ensemble des forces démoniaques se retrouvent concentrées en un seul terme : diable ou satan. Cela ne peut être dû au hasard, car on retrouve le même phénomène dans le Coran, même si celui-ci emploie parfois le terme de satan au pluriel (les satans, qui est alors synonyme de « démons »). De toute évidence, ce changement de vocable correspond à l’avènement d’une nouvelle réalité, qui ne peut être que celle de l’Antéchrist, qui est cet élément qui synthétise en lui l’ensemble des forces du mal.


Il est toujours pénible d’évoquer le sujet du satanisme lorsqu’on connaît les limitations inhérentes à la mentalité actuelle, profondément rationaliste. Mais on est tout de même obligé d’aborder le sujet, puisque, sans comprendre quelques données de « démonologie », il est impossible de comprendre ce qui se cache derrière certains personnages. A-t-on vraiment réfléchi au sens profond de ces qualificatifs parfois employés pour décrire certains individus, comme celui de « couple infernal », qu’a été utilisé par Faits et Documents pour décrire la relation entre le président français et la dénommée « Brigitte » ? Le « monde infernal » renvoie précisément au domaine d’existence des démons ; et si on sait que la différence entre un ange et un démon est que le second se nourrit des mêmes émotions que le premier mais inversées (ou polarisées négativement, comme humilité/orgueil ou générosité/rapacité), n’est-ce pas là une piste pour comprendre pourquoi, lorsqu’on étudie la vie de certaines personnalités controversées, tout semble complètement inversé, avec des individus se présentant comme femme alors qu’ils sont homme en réalité ? Il n’est pas bien compliqué d’entrevoir déjà, à l’aide de ces indications sommaires, le « mécanisme d’action » du satanisme moderne, qui consiste précisément à produire ces inversions à travers des individus dans lesquels celles-ci se retrouvent au plus haut point (c’est-à-dire des individus qui sont eux-mêmes le fruits des inversions les plus effroyables) et qui serviront alors de « support » à l’activité du satan.

René Guénon parle parfois du satanisme. Dans L’Erreur spirite, au chapitre « La question du satanisme », où il évoque ce problème de la mentalité moderne, il dit la chose suivante :

Il est convenu qu’on ne peut parler du diable sans provoquer, de la part de tous ceux qui se piquent d’être plus ou moins « modernes », c’est-à-dire de l’immense majorité de nos contemporains, des sourires dédaigneux ou des haussements d’épaules plus méprisants encore ; et il est des gens qui, tout en ayant certaines convictions religieuses, ne sont pas les derniers à prendre une semblable attitude, peut-être par simple crainte de passer pour « arriérés », peut-être aussi d’une façon plus sincère. Ceux-là, en effet, sont bien obligés d’admettre en principe l’existence du démon, mais ils seraient fort embarrassés d’avoir à constater son action effective ; cela dérangerait par trop le cercle restreint d’idées toutes faites dans lequel ils ont coutume de se mouvoir.

Si des religieux « seraient fort embarrassés d’avoir à constater […] [l’]action effective » du diable, c’est parce qu’ils ont, malgré eux, une mentalité moderne. Il existe des gens qui professent une sympathie pour le catholicisme, ou qui se disent catholiques, mais qui semblent avoir du mal à croire au satan. On se demande s’ils comprennent quoi que ce soit du catholicisme et des textes religieux de manière générale.

C’est là un exemple de ce « positivisme pratique » auquel nous avons fait allusion précédemment : les conceptions religieuses sont une chose, la « vie ordinaire » en est une autre, et, entre les deux, on a bien soin d’établir une cloison aussi étanche que possible ; autant dire qu’on se comportera en fait comme un véritable incroyant, avec la logique en moins ; mais quel moyen de faire autrement, dans une société aussi « éclairée » et aussi « tolérante » que la nôtre, sans se faire traiter à tout le moins d’« halluciné » ? Sans doute, une certaine prudence est souvent nécessaire, mais prudence ne veut pas dire négation « a priori » et sans discernement ; pourtant, on doit dire, à la décharge de certains milieu catholiques, que le souvenir de quelques mystifications trop fameuses, comme celles de Léo Taxil, n’est pas étranger à cette négation : on s’est jeté d’un excès dans l’excès contraire.

Léo Taxil est un journaliste français. À travers ses livres (comme Le Diable au XIXe siècle), il fit croire aux catholiques que les franc-maçons vénéraient le diable. Il y eut d’autres livres, sortis à la même époque, comme Lucifer démasqué, où les auteurs assimilait toutes sortes de courants au satanisme, allant des rose-croix aux franc-maçons. (C’est de ce genre de livres que vient l’idée de « maçonnerie luciférienne » qu’on retrouve chez les nationalistes français.) C’est ainsi qu’on a produit une opposition entre catholiques et maçons (à travers cette méfiance qu’on a semé, chez les catholiques, envers la maçonnerie) et, ensuite, une fois l’opposition actée, on s’est servi de la maçonnerie (en l’infiltrant) pour détruire le catholicisme et la France. Il existait tout un réseau qui participait à cette entreprise subversive, qui consistait à faire penser aux catholiques que certaines organisations (comme la maçonnerie), vénéraient le diable, et, parmi les individus appartenant à ce réseau, il y avait de véritables satanistes, c’est-à-dire des gens qui pratiquaient les « arts noirs ». Guénon savait qu’il y avait quelque chose de sombre derrière ces fantaisies, et c’est pourquoi il évoque ici la légende de Léo Taxil : car, après s’être faits avoir, les catholiques se sentaient quelque peu ridicules à croire aveuglément à tout ce qu’on leur racontait sur l’influence du diable. Le problème étant que, ne pas admettre l’existence du diable, c’est aussi grave que de le voir partout car :

Si c’est encore une ruse du diable que de se faire nier, il faut convenir qu’il n’y a pas trop mal réussi. Si nous n’abordons pas cette question du satanisme sans quelque répugnance, ce n’est point pour des raisons du genre de celles que nous venons d’indiquer, car un ridicule de cette sorte, si c’en est un, nous touche fort peu, et nous prenons assez nettement position contre l’esprit moderne sous toutes ses formes pour n’avoir point à user de certains ménagements ; mais on ne peut guère traiter ce sujet sans avoir à remuer des choses qu’on aimerait mieux laisser dans l’ombre ; il faut pourtant se résigner à le faire dans une certaine mesure, car un silence total à cet égard risquerait d’être fort mal compris.

La raison pour laquelle Guénon parle du satanisme dans "L’Erreur spirite", c’est parce qu’il s’était aperçu qu’il y avait une influence de cet ordre qui se manifestait durant les séances spirites, ce dont il parlera dans Le Règne de la quantité :

"On peut se demander s’il n’y a pas réellement, depuis l’apparition du spiritisme, quelque chose de changé dans la façon même dont le monde subtil agit dans ses « interférences » avec le monde corporel, et ce ne serait là, au fond, qu’un nouvel exemple de ces modifications du milieu que nous avons déjà envisagées en ce qui concerne les effets du matérialisme ; mais ce qu’il y a de certain, en tout cas, c’est qu’il y a là quelque chose qui répond parfaitement aux exigences d’un « contrôle » exercé sur ces influences psychiques inférieures, déjà essentiellement « maléfiques » par elles- mêmes, pour les utiliser plus directement en vue de certaines fins déterminées, conformément au « plan » préétabli de l’œuvre de subversion pour laquelle elles sont maintenant « déchaînées » dans notre monde." (chapitre « Le néo-spiritualisme »)

Par « influences psychiques inférieures » il entend tout ce qui est de l’ordre du « subconscient », c’est-à-dire la partie ténébreuse de notre âme (les pensées et émotions négatives, un exemple étant la pulsion d’autodestruction qu’on retrouve chez tant de jeunes). Guénon avait compris que l’avénement de la psychanalyse, et la place que celle-ci accordait au subconscient, était un « signe des temps », car :

"Il y a certainement bien plus qu’une simple question de vocabulaire dans le fait, très significatif en lui-même, que la psychologie actuelle n’envisage jamais que le « subconscient », et non le « superconscient » qui devrait logiquement en être le corrélatif ; c’est bien là, à n’en pas douter, l’expression d’une extension qui s’opère uniquement par le bas, c’est-à-dire du côté qui correspond, ici dans l’être humain comme ailleurs dans le milieu cosmique, aux « fissures » par lesquelles pénètrent les influences les plus « maléfiques » du monde subtil, nous pourrions même dire celles qui ont un caractère véritablement et littéralement « infernal »." (chapitre « Les méfaits de la psychanalyse »)

Les démons et les anges sont des extensions de la personnalité humaine : ils sont générés et nourris par les désirs et pensées qui naissent dans l’âme humaine (voir les « sept péchés capitaux » de saint Thomas d’Aquin), c’est pourquoi l’appel au subconscient (au sens freudien du terme) ne peut que s’avérer néfaste, car, en omettant le « superconscient », on réduit l’homme à ce qu’il a de plus inférieur, ce qui revient à le rendre prisonnier du monde infernal.

Pour résumer, disons que voir le satanisme partout n’est aussi grave que de le voir nulle part. Or une des choses qui rend difficile la compréhension du satanisme, c’est que les gens qui en parlent ne savent pas ce que c’est exactement, certains s’imaginant qu’il faudrait des « rites sataniques » pour que l’activité du satan soit confirmée, un peu comme si le satan allait se laisser aussi facilement découvrir. Mais soyez certains que, lorsqu’on organise des choses comme la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris, et lorsqu’on place des personnages aux mœurs dissolues au pouvoir dans tel ou tel pays, ces opérations répondent à des objectifs sataniques bien précis, et, pour ne parler que la cérémonie des JO, il est aisé de voir que, depuis bien des années en France, tout a été fait pour détruire la France catholique, et, un des moyens dont on s’est servi à cette fin, c’est justement la moquerie du religieux (dont Charlie est la manifestation la plus radicale). Nous sommes un peu étonnés que les gens se demandent s’il y a du satanisme derrière ces choses puisque, dans l’Apocalypse de Jean, le caractère distinctif de la Bête est le blasphème :

"Et il se tint sur le sable de la mer. Puis je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème." (Apocalypse 13:1)

"Et elle ouvrit sa bouche pour proférer des blasphèmes contre Dieu, pour blasphémer son nom, et son tabernacle, et ceux qui sont au ciel." (Apocalypse 13:6)

Lorsqu’un certain président disait : « Notre génération doit savoir que la Bête de l’événement est là, et elle arrive […] Je suis dans cet état d’esprit-là », à votre avis, qu’entendait-il par « état d’esprit » ? Ou quel est cet « état d’esprit » qui est le sien ?

Source




dimanche 13 avril 2025

Crétiniser les jeunes pour mieux les contrôler




Jean-Jacques Crèvecoeur :

Une génération sans vocabulaire, sans esprit critique…
La baisse dramatique du niveau d’exigence dans l’enseignement n’est pas un accident. Derrière le projet «Common Core», financé par la Fondation Rockefeller, se cache une volonté claire : crétiniser les jeunes pour mieux les contrôler.


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La réponse de Jean-Paul Brighelli 

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Manipulation cinématographique :
La crétinisation de masse, une fiction drolatique


Bande annonce en français : "Idiocracy", une comédie satirique de science-fiction américaine, réalisée par Mike Judge et sortie en 2006.




samedi 12 avril 2025

Qui est Satan



La ruse Yahvé


par Laurent Guyénot

Belzébuth pour les Nuls.

Depuis que j’ai commencé à exprimer mon scepticisme sur la thèse du gouvernement mondial des pédo-satanistes (Satan-Worshipping Pedophiles, SWP), on me cite Baudelaire (approximativement) : «La plus belle ruse du diable est de faire croire qu’il n’existe pas». Merveille d’irréfutabilité ! Si je ne crois pas au diable, c’est que je suis victime de sa ruse. Les Romains, qui ignoraient l’existence de cet archange rebelle – ils avaient l’inconscience de nommer Lucifer la planète Vénus – étaient donc sous son emprise : la chute de l’Empire romain serait-elle un dommage collatéral de la chute de l’ange ? Et que dire des Chinois qui, à la lutte cosmique entre Dieu et le Diable, ont préféré l’éternelle dialectique du Ciel et de la Terre. Pauvres naïfs ! Les Romains et les Chinois admettaient l’existence des esprits, que les Grecs nommaient daïmones : il existe pour ces derniers de bons démons (Socrate avait le sien), et de mauvais démons, comme il existe de bonnes et de mauvaises personnes. Mais «Le Démon», comme personnification du Mal absolu, ils ne connaissent pas.

Pour ma part, constatant les ravages du satano-complotisme chez les esprits faibles, je suis tenté de dire que la plus belle ruse du diable est de faire croire qu’il existe. Car plus on y croit, plus il existe, cet égrégore maléfique ! C’est le principe de l’exorcisme, une technique hypnotique qui, appliquée avec de vigoureuses incantations, fera surgir le démon du supposé possédé – surtout à Hollywood, à vrai dire. Ainsi, nous autres peuples chrétiens ne cessons de créer le diable, de chasses aux sorcières en paniques sataniques. Je ne vais donc pas chercher à démontrer que Satan n’existe pas, mais plutôt, dans un premier temps, expliquer de quoi il est fait. Comment notre Satan est-il venu au monde ? C’est la première chose à comprendre pour commencer à se libérer de son emprise, c’est-à-dire de l’emprise de ceux qui, aujourd’hui comme hier, se servent de lui pour nous terroriser et nous contrôler.

Le Satan biblique

Notre imaginaire chrétien de Satan a trois sources principales : le Satan de l’Ancien Testament, la diabolisation des dieux païens, et le mythe des anges déchus.

La première composante n’est pas la plus importante, car le Satan de l’Ancien Testament n’a pas de consistance ontologique. L’idée d’une lutte cosmique entre Dieu et Satan est étrangère à la pensée hébraïque. Dieu est la source du bien comme du mal. «Je façonne la lumière et je crée les ténèbres, dit-il, je fais le bonheur et je crée le malheur, c’est moi, Yahvé, qui fais tout cela» (Isaïe 45,7). Dans la Genèse, c’est lui qui, après avoir créé l’humanité, le regrette et en extermine la quasi-totalité par le Déluge. Tous les fléaux qui s’abattent sur l’humanité – la guerre, la famine, les épidémies, le feu du ciel et le Déluge – ont leur source dans la volonté capricieuse de Yahvé. C’est aussi Yahvé qui, selon Zacharie 14,12, punira tous les ennemis d’Israël, en faisant «tomber leur chair en pourriture pendant qu’ils seront debout sur leurs pieds».

Cependant, dans certains livres tardifs apparaît un premier dédoublement : Yahvé fait appel à un assistant angélique pour les sales besognes. Ainsi, en 2Samuel 24, Yahvé envoie la peste sur son peuple, mais dans le même épisode reproduit quelques siècles plus tard dans 1Chroniques 21, on lit successivement que «Yahvé envoya la peste en Israël», «l’Ange de Yahvé ravagea tout le territoire d’Israël», et «Satan se dressa contre Israël». Dans le Livre de Job, «le satan» est un «fils de Dieu», c’est-à-dire un ange, que Dieu autorise à s’acharner contre Job pour tester sa foi. Un peu comme avec la paire Colomb-Moxica dans le film 1492 de Ridley Scott, on préserve la respectabilité de Yahvé en attribuant les sales besognes à son faire-valoir.

Mais lorsque Satan apparaît au début du récit évangélique, dans l’épisode de la tentation du Christ dans le désert (Matthieu 4,8-10), ce n’est encore que comme tentateur. Et même lorsqu’il est dit, en Luc 22,3, que «Satan entra dans Judas», nous pouvons considérer que Satan est toujours l’instrument de la Providence divine, puisque selon le scénario évangélique, il est nécessaire que Judas trahisse Jésus. Ces épisodes vont être incorporés dans la satanologie chrétienne, mais on voit bien qu’en soi, ce Satan n’est qu’une composante mineure de l’imaginaire satanique chrétien.

Retenons surtout que le Satan de l’Ancien Testament n’est pas véritablement l’ennemi de Dieu, mais plutôt son double ou son faire-valoir. C’est vers les vrais ennemis de Yahvé qu’il faut se tourner pour saisir la généalogie de notre Démon. Et des ennemis, Yahvé en a beaucoup : ce sont tous les dieux de tous les peuples autres que le sien.

Le paganisme comme satanisme

Le premier commandement de Yahvé à son peuple est : «tu n’auras pas d’autre dieu que moi» (Exode 20,3, Deutéronome 5,7). Yahvé est le dieu jaloux, ou plus proprement le dieu sociopathe, puisqu’il ne supporte aucun autre dieu. C’est en raison de leur mépris des dieux que les juifs étaient réputés comme une «race haïe par les dieux», selon Tacite (Histoires V,3). Car Yahvé fait de son peuple l’exécutant de sa jalousie passionnelle et meurtrière. En Nombres 25, Yahvé donne à Phinéas et sa descendance «le sacerdoce à perpétuité» parce que, dit-il, «il a été possédé de la même jalousie que moi» en transperçant d’un coup de lance un Israélite et sa femme madianite.

Cette divine et sainte Jalousie de Yahvé justifie le génocide des villes de Palestine : qu’on extermine tous les êtres vivants sans distinction «afin qu’ils ne vous apprennent pas à pratiquer toutes ces abominations qu’ils pratiquent envers leurs dieux» (Deutéronome 20,18). Raser les sanctuaires et détruire les idoles, telle est la mission première des rois de Judée et d’Israël, selon le Second Livre des Rois. C’est ce qui vaut à Ézéchias d’être loué pour avoir «fait ce qui est agréable à Yahvé». Au contraire, son fils Manassé est blâmé pour avoir «fait ce qui déplaît à Yahvé» en élevant «des autels à Baal et (…) à toute l’armée du ciel dans les deux cours du temple de Yahvé» (2Rois 21,2-5). Josias, en revanche, se montre digne de son arrière-grand-père Ézéchias : il fait retirer du temple «tous les objets de culte qui avaient été faits pour Baal, pour Ashera et pour toute l’armée du ciel». Même les prêtres de Yahvé officiant à Béthel «furent immolés par lui sur les autels» (2Rois 23), car Yahvé n’a pas de résidence secondaire.

Ce que ces versets nous apprennent en passant, c’est que le monothéisme exclusif a mis du temps à s’imposer, le Temple bâti par Salomon abritant à l’origine de nombreuses divinités. Mais le Tanakh rédigé durant l’exil à Babylone ou après déclare toutes ces divinités ennemies de Yahvé, démoniaque – ou bien non-existante, cela dépend du contexte.

Deux divinités en particulier sont ciblées : Ashera, la grande déesse adorée sous de nombreux noms dans tous le Moyen-Orient, que des Israélites rebelles vénèrent comme la Reine du Ciel (Jérémie 44) ; et Baal, le dieu cananéen sur lequel s’acharnent d’abord le prophète Élie lorsqu’il égorge de sa main 450 prêtres de Baal (1Rois 18), puis le roi Jehu lorsqu’il convoque tous les prêtres de Baal pour «un grand sacrifice à Baal» et, en guise de sacrifice, les massacre tous. «C’est ainsi, conclut le récit, que Jéhu débarrassa Israël de Baal» (2Rois 10). C’est ainsi, autrement dit, que Yahvé devient le seul dieu d’Israël : par l’éradication de tous les autres cultes. Telle est l’essence véritable du monothéisme hébraïque : la fureur théoclastique.

Baal signifie «seigneur» en cananéen, et par extension «dieu». «Les baals» peut donc se traduire par «les dieux» (comme lorsqu’il est dit en Juges 2 :11 que «les enfants d’Israël firent ce qui est mal aux yeux de Yahvé et ils servirent les baals»), tandis que Baal au singulier désigne Dieu, parfois aussi appelé Baal-Zebul, soit «maître des seigneurs», «chef des dieux», ou «le dieu en chef». Par déformation, Baal-Zebul ou Béelzéboul a donné Belzebuth. Ainsi, ce qui est Dieu pour les Cananéens devient le Diable pour les juifs, puis pour les chrétiens.

Comme nous n’avons pas la version des Cananéens, nous ne savons pas ce qu’ils pensaient de Yahvé, mais il n’est pas exclu que, inversement, ils aient considéré Yahvé comme un démon maléfique, à l’instar des Égyptiens cités par Plutarque, qui disaient que le peuple juif a été engendré par Seth, le dieu du mensonge et de la discorde, meurtrier d’Osiris, soit l’équivalent égyptien du Diable (Isis et Osiris xxxi)1. On nous a apprès que Baal ordonnait des sacrifices humains. C’est fort possible, mais en Nombres 31, c’est Yahvé qui réclame pour lui-même 32 jeunes vierges madianites, et selon la critique historique, lorsqu’il est dit que des Israélites sacrifiaient leurs propres enfants au dieu Molech dans le temple de Yahvé et en son nom (Lévitique 20,2-3 ; Jérémie 7,30-31), il faut comprendre que Molech (qui signifie roi), n’est autre que Yahvé, et non Baal2. Encore un dédoublement tardif visant à blanchir Yahvé de ses turpitudes. Théophraste, un disciple d’Aristote, écrivait vers 250 av. J.-C. que «les Syriens, dont les juifs [Ioudaioi] font partie, sacrifient encore aujourd’hui des victimes vivantes», et qu’ils «furent les premiers à instituer des sacrifices d’autres êtres vivants et d’eux-mêmes»3. Qui croire ?

Le christianisme, en tout cas, nous a appris qu’en épargnant Isaac, le Dieu d’Abraham a fait accomplir à l’humanité un pas de géant. Il nous a aussi transmis la leçon biblique que tous les autres dieux étaient des démons, et que Baal-Zebul, que les Cananéens prenaient pour le Dieu suprême, était en réalité le prince des démons. On lit dans l’Évangile de Marc : «Et les scribes qui étaient descendus de Jérusalem disaient [de Jésus] : «il est possédé de Béelzéboul», et encore : «C’est par le prince des démons qu’il expulse les démons»» (Mark 3,22). Dans le christianisme primitif, ce prince des démons va naturellement fusionner avec Satan, le tentateur du Christ en Matthieu 4,8-10, et le manipulateur de Judas en Luc 22,3.

Retenons que le christianisme nous a imposé le point de vue hébraïque, qui diabolise tous les autres dieux que Yahvé, et même toutes les autres civilisations anciennes qui sont entrées en contact avec les Hébreux : Égyptiens, Babyloniens et Cananéens. Prendre conscience de ce parti pris, c’est s’autoriser à une démarche révisionniste. C’est ainsi que, dans la tradition chrétienne, le satanisme se confond avec le paganisme. Aujourd’hui encore, le baptême catholique est précédé d’une formule d’exorcisme, parce que dans les premiers siècles, un païen qui se convertissait devait d’abord reconnaître que les dieux qu’il vénérait étaient des démons, et s’arracher à son pouvoir.

Que notre diable est le produit de la diabolisation du paganisme est illustré par l’iconographie qui nous est familière. Pourquoi le Diable est-il représenté avec des cornes et des pieds de boucs ? C’est parce qu’il a pris les traits du dieu Pan, un dieu champêtre, originaire d’Arcadie, protecteur des bergers et inventeur de la flute. C’est là encore une illustration du fait que la figure du diable dans le christianisme est issue de la diabolisation des cultes préchrétiens. Même la figure de Mahomet subira le même sort au Moyen Âge, lorsqu’elle sera transformée en Baphomet lors du procès des Templiers.

Le nom de Lucifer est un autre exemple : c’est un mot latin qui signifie «porte lumière», que les Romains réservaient à la planète et déesse Vénus. Dans ce cas, toutefois, l’adoption de ce nom est liée à une autre source de la mythologie du diable : le récit de la chute des anges. Le nom Lucifer apparaît dans la traduction latine (dite Vulgate) du verset 14,12 du Livre d’Isaïe : «Comme tu es tombé du ciel, astre brillant [Lucifer en latin], fils de l’aurore ! Comme tu as été renversé jusqu’à terre, dompteur des nations !» Ce passage se réfère à un roi de Babylone, mais les pères de l’Église ont décidé de l’appliquer à Satan, identifié entre-temps à un archange rebelle tombé du Ciel.

Penchons-nous maintenant sur l’origine de cette théorie de la chute de l’archange Lucifer, qui a joué et joue encore un si grand rôle dans l’imaginaire chrétien.

L’ange déchu

La doctrine de la chute des anges ne se trouve ni dans l’Ancien Testament, ni dans le Nouveau. Elle a été élaborée dans les premiers siècles du christianisme, par des théologiens comme Justin de Naplouse, Irénée de Lyon, Tertullien de Carthage et Origène d’Alexandrie. On en trouve cependant l’ébauche dans L’Apocalypse de Jean, aux versets 12,7-9 :

«Alors, il y eut une bataille dans le ciel : Michel et ses anges combattirent le Dragon. Et le Dragon riposta, avec ses anges, mais ils eurent le dessous et furent chassés du ciel. On le jeta donc, l’énorme Dragon, l’antique Serpent, le Diable ou le Satan, comme on l’appelle, le séducteur du monde entier, on le jeta sur la terre et ses anges furent jetés avec lui».

Ce thème du combat entre puissances angéliques est tiré de la littérature apocalyptique juive de la période hellénistique, influencée par la cosmologie perse et par le néoplatonisme, mais s’appuyant également sur le très bref passage de la Genèse (6,1-4) évoquant des géants (Nephilim) nés de l’union des fils de Dieu (benei Elohim) avec les filles des hommes. Ce thème est élaboré dans la première partie du très populaire Livre d’Hénoch, intitulée «Le Livre des Veilleurs» et rédigée probablement à la fin du IIIe siècle av. JC.

Parmi les apocalypses juives, citons La Vie d’Adam et Ève (ou Apocalypse de Moïse, pour la version grecque), datée du Ier siècle avant ou après JC, et conservée uniquement dans des versions christianisées. On y lit que Dieu, après avoir créé Adam, a réuni les anges pour admirer son œuvre et leur a ordonné de se prosterner devant son chef-d’œuvre, l’homme. L’ange Michel obéit, mais Satan refuse : «Je n’adorerai pas celui qui est plus jeune que moi et inférieur. Je suis plus âgé que lui ; c’est lui qui doit m’adorer !»

Cette littérature juive, dite pseudépigraphique, est le trait d’union entre le judaïsme de la période hellénistique et le christianisme. Mais le mythe de la chute des anges qui y est développé connaît des versions alternatives, rejetées aussi bien par le judaïsme rabbinique que par le christianisme.

Il existe notamment un courant gnostique qui intègre cette thématique du combat des anges dans une cosmogonie complexe visant à expliquer comment le plan divin a été contrarié, et le monde matériel créé par accident. Dans cette version, c’est Yahvé, le créateur du monde matériel, qui est une entité angélique déchue ; il n’est pas seulement tombé dans le monde matériel, il l’a créé, pour devenir le «Prince de ce monde». Selon l’Apocryphon de Jean, daté du IIe siècle de notre ère, c’est un méchant archonte nommé Yaltabaoth, en lequel on reconnaît Yahvé, qui engendre le monde d’en bas et proclame : «Je suis un dieu jaloux, il n’y en a pas d’autre que moi». Puis il tente d’emprisonner Adam dans le Jardin d’Eden, un faux paradis. Mais le Christ lui envoie Ève pour libérer la lumière emprisonnée en lui en lui faisant consommer le fruit libérateur de l’Arbre de la Connaissance. Le Serpent du chapitre 3 de la Genèse est donc ici associé ou assimilé au Christ.

Ce texte, et d’autres du même genre, figurent parmi les manuscrits de Nag Hammadi retrouvés en Égypte en 1945, qui ont probablement été cachés en 367 par les moines du monastère de Saint-Pacôme, lorsque Athanase d’Alexandrie ordonna la destruction de la littérature non canonique. Cela démontre que ce courant de pensée, que l’on dit «gnostique», est resté influent jusqu’à cette date, et même encore un siècle plus tard, puisque des théologiens continuent de le dénoncer. Certaines sectes gnostiques enseignent, selon Irénée, que «la Mère divine utilisa le Serpent pour conduire Adam et Ève à désobéir aux ordres de Yaltabaoth et acquérir la connaissance, provoquant ainsi la colère de ce dernier, qui jeta alors le Serpent dans le monde inférieur, avec Adam et Ève». Selon Tertullien, ces gnostiques «magnifient le Serpent à un tel degré qu’ils le placent même devant le Christ (…). «Car c’est le Serpent, disent-ils, qui nous a donné l’origine de la connaissance du bien et du mal»». Vers l’an 400, dans Contre Fauste, Augustin dialogue avec un manichéen qui, tout en s’affirmant chrétien (et traitant Augustin de demi-chrétien pour n’avoir pas rejeté les écritures juives), voit dans le Serpent le symbole d’un principe divin.

Du point de vue d’un juif ou d’un chrétien, ces gnostiques inversent le mythe de la Genèse. Mais il faut comprendre que, de leur point de vue, c’est le récit de la Genèse qui est une inversion de la vérité, vérité qu’ils ne font que rétablir en remettant le récit à l’endroit. Qui croire ?

Il se trouve que la critique historique donne en partie raison aux gnostiques, car elle reconnaît dans le récit de la Genèse une attaque polémique contre le culte d’une divinité représentée par le Serpent. Plusieurs hypothèses ont été proposées pour identifier ce culte (je renvoie le lecteur à mon article «Qu’est-ce que le gnosticisme ?»). Le plus probable est cependant que la véritable cible du récit du Jardin d’Éden en Genèse 3 n’est pas un culte particulier, mais plutôt la croyance en la capacité donnée à l’homme d’accéder à la connaissance du bien et du mal par ses propres moyens. Cette croyance est moins gnostique que philosophique, et l’on n’est pas étonné que le philosophe Celse, contemporain de Marc Aurèle, dénonçait le dieu des juifs comme un ennemi du genre humain, «puisqu’il a maudit le serpent, de qui les premiers hommes reçurent la connaissance du bien et du mal» (Origène, Contre Celse VI,28). À la différence des gnostiques, les philosophes ne prennent pas Yahvé au sérieux, ni comme Dieu suprême, ni comme mauvais démiurge créateur du monde matériel : il n’est pour eux que le méchant «dieu des juifs».

En définitive, les gnostiques comme les philosophes dénoncent dans le récit biblique une ruse. Ils pourraient donc rétorquer à Baudelaire : «La plus belle ruse de Yahvé est de nous faire croire qu’il est Dieu alors qu’il est un démon malfaisant (ou une Idée malsaine)».

Le grand historien britannique Steven Runciman a écrit ceci sur les sectes gnostiques :

«la plupart des sectes divisaient l’humanité en trois catégories, suivant la mesure d’étincelles divines qui existait en chaque homme. Ces catégories étaient, selon Valentin : les Spirituels, qui étaient remplis de divinité, et auxquels il ne fallait pour être sauvés que la Gnose et les mots du mystère. (…) Ensuite les Psychiques, qui avaient dans l’âme une petite étincelle, mais n’étaient pas assurés du salut. Ils devaient faire le bien pour le mériter. (…) Enfin, il y avait les Matériels, hommes dépourvus de l’étincelle et qui retournaient inévitablement à la poussière d’où ils étaient venus».

Or, que dit Yahvé à l’homme en le chassant du Paradis ? «Tu es poussière et tu retourneras à la poussière» (Genèse 3,19). Tu n’es qu’un être matériel, aucune âme immortelle ne t’habite. Tel est le dogme premier de la religion de Moïse, véritable antireligion du point de vue des religions qui font de l’immortalité de l’âme le socle de la foi et de la morale. C’est une malédiction, en vérité, que Yahvé, le dieu d’Israël, a jeté sur son peuple. N’est-il pas le dieu maléfique par excellence ?

Laurent Guyénot

source : Kosmotheos