samedi 8 mars 2025

Un acteur clé d’une guerre eschatologique

 


Macron vient de quasi officiellement déclarer la guerre à la Russie. Rappelez vous depuis des mois Poutine annonce que le problème viendra d’un pays nucléaire, mais pas des USA. Il se tient loin de Macron car les shaman de Yakuti l’ont alerté du danger réel.





Un acteur clé d’une guerre eschatologique


Depuis cinq ans, je martèle une vérité que beaucoup refusent encore de voir : Macron n’est pas la France. Il n’est ni un simple pion ni un technocrate zélé, mais une force destructrice, un architecte du chaos, un rouage d’un projet qui dépasse les frontières hexagonales. Avec son binôme à l’Élysée, il façonne l’Histoire dans une direction précise : dissolution, asservissement, mensonge total. Ceux qui le réduisent à un exécutant d’intérêts étrangers sous-estiment la gravité du mal qu’il incarne. Pour moi, il est un acteur clé d’une guerre eschatologique qui approche, un feu bien plus vaste que les calculs politiciens ne peuvent saisir.

Longtemps, mes alertes ont résonné dans le vide. Mais voilà que Scott Ritter, ancien officier du renseignement américain, lâche une bombe verbale qui fait écho à mes mises en garde. Dans un texte récent (6 mars 2025), il déclare : « Il est temps d’affaiblir et de calmer la France. » Pour lui, tant que Macron dirigera un pays doté de l’arme nucléaire, la sécurité mondiale restera en péril. Il va plus loin, suggérant que si les Français ne règlent pas cela via les urnes, les États-Unis pourraient considérer la France comme une « menace existentielle » et agir – une allusion à peine voilée à une intervention. Ritter, comme moi, voit dans la France sous Macron un danger, non pas à cause de son peuple, mais à cause de ceux qui la mènent à sa perte. Bientôt, d’autres voix, comme celle de Jeffrey Sachs, pourraient rejoindre ce constat, pointant des dynamiques similaires à Tel Aviv, bien que dans une moindre mesure.

En face, Dmitri Medvedev, dans un tweet d
u 5 mars 2025, adopte une posture radicalement différente. Réagissant aux propos de Macron sur la « menace russe », il ironise : Macron « ne représente pas une grande menace » et « ne manquera à personne » après 2027, date de la fin de son mandat. Cette lecture minimisante m’inquiète profondément. Elle risque de tromper les Russes – et d’autres – sur la dangerosité réelle du duo Macron, en le réduisant à une parenthèse électorale. Medvedev va même jusqu’à relayer une fake news grotesque : un message sur X (début mars 2025) prétendant que Macron aurait été « assassiné » dans un complot, une rumeur absurde qu’il amplifie avec son sarcasme habituel pour discréditer le président français. Cette désinformation, bien que risible, illustre une stratégie : minimiser Macron pour mieux détourner l’attention de son rôle, au sein de son binôme étrange d’un couple d’inconnus, dans les tensions actuelles.

Là où Ritter décèle une crise immédiate – un Macron « désespéré » prêt à des actes imprudents, selon sa référence à Shakespeare (« Ô méfait, tu es prompt à entrer dans les pensées des hommes désespérés ! ») –, Medvedev mise sur une disparition banale en 2027. Ni l’un ni l’autre ne saisit pleinement la dimension eschatologique que je défends. Ritter s’arrête à une menace stratégique, Medvedev à une moquerie simpliste. Pourtant, les faits s’accumulent et j’en reprendrai beaucoup dans la suite de cette lettre : discours belliqueux de Macron sur l’Ukraine, proposition d’étendre le parapluie nucléaire français à l’Europe (5 mars 2025), fake news russes amplifiant le chaos, mais avant l’incendie de Notre Dame, les cérémonies des JO, la politique Covid de la France, etc. Ces éléments se télescopent, signes d’un bouleversement plus profond que les analyses conventionnelles ne captent.

Macron n’est pas la France, mais c’est la France – et peut-être le monde – qui risque de payer le prix de ses actes. Chaque jour, des analystes chevronnés rejoignent mes pas, mais trop peu osent nommer l’ennemi pour ce qu’il est : un mal implacable qui avance tandis que les consciences reculent. Jusqu’à quand tiendrons-nous avant que le feu ne consume tout ?


Il est facile de se perdre dans le bruit médiatique incessant, les récits simplistes et les manipulations grossières qui dominent les discussions sur la Russie, l’Ukraine, et leurs relations avec l’Occident. On nous répète à l’envie que tout est noir ou blanc : la Russie serait un agresseur assoiffé de conquêtes, l’Europe une victime potentielle, et Zelensky un héros défendant la liberté. Mais si l’on prend un peu de recul, si l’on gratte sous la surface, on se rend vite compte que cette version est non seulement simpliste, mais aussi vulgairement fausse et trompeuse. C’est en effet tout l’inverse, comme en Palestine d’ailleurs !

Je sais, je sais, ce n’est pas la première fois que j’aborde ce sujet. Mais comment faire autrement ? Partout autour de nous, on est submergés par un flot incessant de messages qui parasitent nos réflexions, nos échanges, et qui sèment des doutes aussi inutiles que destructeurs. Vous me direz peut-être que vous ne regardez plus trop les grands médias – et je vous crois, tant mieux ! – mais est-ce qu’on peut vraiment leur échapper complètement, en plus vous écoutez parfois comme une drogue des marchands du temple, que vous n avez pas encore démasqués pour ce qu’ils sont ?

La politique est partout, les mensonges niés et les vérités travesties et inversées en mensonges ou en propagandes voir en complots.

Cette musique empoisonnée, mes amis, s’insinue dans nos vies avec la sournoiserie d’une ombre qui jamais ne s’efface. Elle n’a pas de visage, pas de nom, mais elle est partout, tenace, implacable. Prenez l’école, par exemple : dès le berceau de l’enfance, on y façonne les esprits, on y plante les graines d’une pensée docile, d’un monde déjà dessiné pour eux. On leur apprend à réciter avant même de réfléchir – une leçon bien apprise, n’est-ce pas ? Puis vient le travail, ce théâtre quotidien où la machine à café devient l’autel des grandes vérités. Là, entre deux gorgées tièdes, les voilà qui s’improvisent stratèges géopolitiques, débitant des certitudes qu’ils ont avalées sans mâcher, sans jamais se demander d’où elles viennent.

Et que dire de nos loisirs, ces instants où l’on croit naïvement s’échapper ? On allume un écran, on ouvre un livre, on tend l’oreille à une mélodie, pensant se libérer, mais elle est là encore, tapie, prête à surgir. Cette musique empoisonnée ne nous lâche pas – elle est le murmure incessant qui accompagne chaque pas, chaque souffle. Mais le pire, permettez-moi de le souligner avec une pointe d’amertume, ce sont ceux qui se targuent d’être armés, intellectuellement parlant. Ces esprits soi-disant affûtés, ces chevaliers autoproclamés de la pensée libre, qui s’effondrent pourtant dès le premier dîner en ville. Oh, ils brillent un instant, entre le foie gras et le Château Margaux, mais à la moindre bourrasque du discours dominant, les voilà qui plient, par lâcheté ou par conformisme. Incapables de tenir bon, incapables de risquer une fissure dans leur petite image soigneusement polie. Tout ça pour quoi ? Pour préserver encore un peu leurs existences fragiles de jet-setters d’opérette, ces vies vaines qui s’effritent au moindre souffle de vérité.

Comprenez bien ceci : ce poison ne se contente pas d’effleurer la surface. Il s’enracine, il corrompt, il nous détourne de ce qui compte. Mais il y a une issue, une lumière dans cette nuit – et elle passe par le courage, par la foi en quelque chose de plus grand que ces mascarades. Cette bataille, je vous le dis, est eschatologique. Elle exige que nous soyons lucides, humains, libres. Alors, ouvrez les yeux, tendez l’oreille, et refusez de danser sur cette mélodie qui n’est pas la nôtre, c’est celle du diable et de son bal des vampires.

Réfléchissons deux secondes : dans les films hollywoodiens ou les séries qu’on se tape sur Netflix, les méchants ont toujours un accent slave (ou arabes et parfois chinois) et une gueule patibulaire, comme s’ils étaient nés pour faire peur. Ce n’est pas un hasard, c’est une machine à stéréotypes bien huilée. Depuis des lustres, l’Est, et surtout la Russie, est vendu comme le grand méchant loup. On pourrait se marrer de cette caricature si elle ne servait pas à manipuler l’opinion et à justifier des décisions qui nous écrasent un peu plus chaque jour.

Prenez un instant pour examiner vos dernières factures – électricité, gaz, essence – ou le prix de votre baguette à la boulangerie. Peut-être avez-vous aussi cherché un dentiste, en vain, avant de recevoir une note salée pour vos soins. Ces chiffres, qui grimpent en flèche, ne vous ont sans doute pas échappé. Et pourtant, que faisons-nous ? Nous restons, pour la plupart, étrangement silencieux. On nous sert des explications bien commodes : les tensions avec la Russie, les sanctions économiques, une conjoncture internationale soi-disant inévitable. Mais la vérité, celle que l’on évite soigneusement de prononcer, mérite d’être mise en lumière.

Ces sanctions, orchestrées par des esprits que l’on pourrait qualifier d’exaltés – pour rester polis –, ne sont pas sans conséquences. Elles se retournent contre nous tel un boomerang, faisant s’envoler les prix, fragilisant notre industrie et resserrant chaque jour un peu plus l’étau de notre dépendance. Pendant ce temps, ceux qui les ont décidées semblent indifférents à notre sort. Ils évoluent dans un univers dont la plupart d’entre nous ne soupçonnent même pas l’existence, un monde où l’argent ne se contente pas de couler : il déborde, il inonde.

Réfléchissons-y un instant. Comment expliquer que des bouteilles de vin ou de cognac s’arrachent à plusieurs milliers d’euros pour 75 centilitres ? Que des sacs à main minuscules coûtent davantage qu’une automobile ? Que des souliers atteignent le prix d’un tour du monde en classe affaires ? Et, plus troublant encore, comment justifier que des transitions de genre – présentées comme une nécessité médicale, jamais comme un caprice ou une pente glissante encouragée par certains – soient prises en charge par l’assurance maladie, alors que tant de besoins élémentaires restent ignorés ?

Ce contraste, n’est pas anodin. Il révèle une fracture, un décalage vertigineux entre ceux qui décident et ceux qui subissent. Les premiers vivent dans une opulence qui défie l’entendement ; les seconds, vous et moi, voyons notre quotidien s’éroder sous le poids de choix qui nous échappent. Alors, ouvrons les yeux : ces sanctions, ces priorités absurdes, ne sont pas des fatalités. Elles sont le fruit de décisions humaines, et il nous appartient de les questionner.

Donc, pourquoi ce cirque ? Les naïfs diront que c’est juste de la géopolitique foireuse. Les lucides, eux, savent que c’est plus tordu : c’est un plan pour nous habituer à morfler, à nous diviser, à nous pousser vers le chaos – des guerres civiles, carrément sadique … et ça marche, ils n’ont pas d’oppositions qui comprennent leur manège. Car comprendre c’est risqué d’être ridiculisé ou mis en garde à vue, voire même en prison.

Les peuples sont déjà à bout, rincés par les injections forcées qu’on nous a enfoncées dans le bras, les manipulations climatiques bidon, et les agendas sociétaux à la con, genre LGBTQ+, qu’on nous fait avaler de force. C’est pas une théorie fumeuse que j’affirme, c’est sous nos yeux, et ça pue la volonté de nous écraser en nous divertissant et détournant de notre humanité.

Regardez autour de vous : même les syndicats, qui devraient protéger les plus fragiles, les ordres professionnels (dont médicaux etc.) sont largués, coincés entre leurs vieux combats et les délires qu’on leur impose, ils dépendent de l’argent de Bruxelles ou sont infiltrés d’envoyés spéciaux par des sociétés secrètes dont le rôle et de servir et d’asservir le beau et le saint, en marécage et sables mouvants (…). Et les églises, ces soi-disant refuges de paix et de spiritualité ? Foutaises. Même là, c’est la merde, merci McKinsey et “le vaccin c'est l’amour” qu’ils ont réussi à nous injecter dans l’âme urbi et orbi. Les cardinaux se permettent même de taper sur la Russie en public. C’est pas un détail innocent, c’est une preuve : l’Église, qui devrait planer au-dessus des magouilles politiques, plonge tête la première dans le jeu des puissants. Ils ne font qu’attiser le feu au lieu d’être des médiateurs neutres qui défendent la vie.

Et heureusement, il y a la Russie au milieu de ce bordel – la “sainte Russie”, comme on l’appelait avant, avec son passé chargé de foi et de grandeur. Aujourd’hui, c’est Vladimir Poutine qui tient la barre, et il divise autant qu’il fascine. Il va à la messe, parle de Dieu, défend des valeurs qu’on a piétinées chez nous, il respecte les puissants et les déshérités, il relève une société fracturée et sait prouver que son pays, son peuple ne va pas rompre. Pour beaucoup, pour moi, c’est le leader le plus chrétien du monde actuel. Écoutez sa sortie sur “le bal des vampires est terminé” : une façon de dire que notre décadence crasse, nos excès et notre abandon de toute morale nous mènent dans le mur, mais aussi qu’il y a en notre des seins des assoiffés de sang et qui ont signé un pacte avec le diable. D’accord ou pas, il cogne là où ça fait mal, il désigne et nomme les ennemis qui se reconnaissent, et il voit les enjeux et risques réels de fin du monde mieux que nos clowns en costard, qui pour la plupart n’ont pas compris qu’ils étaient manipulés. Lui ne fait pas parler la poudre pour relancer une industrie, il le fait pour sauver l’humanité !

Bertrand Scholler.

Dans les ombres de l'histoire, une vérité sombre murmure, une vérité que peu osent évoquer : un groupe d'individus, maîtres de mystères et d'ombres, a tissé sa toile à travers le monde. Ils ont signé un pacte, avilissant, dans l'obscurité avec chaque peuple, chaque nation, pour les asservir dans un esclavage moral, absolu et total.


*******
BONUS

55 OFFICIERS FRANCAIS TUES A DNIPRO & A ODESSA EN REPONSE AU DISCOURS DE MACRON.

(11:05)



mardi 4 mars 2025

Les sages qui viennent en ce monde pour « secouer le cocotier »



Un lecteur :

"J’ai tout rejeté : le catholicisme, le bouddhisme, le new age, les gourous, pourtant j’ai suivi le catéchisme, vécu dans une secte, tout lu sur la philosophie hindoue et autres… Il me reste à part vous (la revue Undercover), Rudolf Steiner, Krishnamurti et c’est tout.

J’essaie de trouver en moi la vérité et le réconfort malgré la pression de mes proches, "moutons" à 100% - mais vivre au milieu de ses "ennemis" va peut-être finir par aboutir un jour ? En tous cas ça stimule !"

Undercover :

Rudolf Steiner et Jiddu Krishnamurti, en voilà deux qui ne recevront jamais les lauriers en ce bas monde. 

L’association de Steiner et de Krishnamurti est intéressante puisque Steiner a rompu avec l’influence orientale précisément lorsque les intelligences derrière la Société Théosophique tentèrent un coup de force en investissant l’enfant Krishnamurti de la mission d’être le Christ revenu sur la terre, dans les années 20 du 20e siècle. C’est une histoire compliquée mais déterminante lors de la naissance du nouvel âge décadent, auquel ces deux hommes s’opposèrent, chacun à sa manière, tout en répandant un souffle annonçant l’ère nouvelle.

Steiner contesta la prétention absurde des occultistes orientaux d’introniser un Christ Maitreya en cette phase de l’âge noir, mais il est mort sans avoir connu le revirement de Krishnamurti qui avait rejeté l’autorité des « maîtres de la loge blanche » - le consortium occulte qui prétend régenter l’ordre mondial. L’un et l’autre ont pris des voies opposées, puisque Steiner s’est recentré sur l’ésotérisme chrétien alors que Krishnamurti a fait table rase des traditions avec une virulence qui a jeté plus d’un chercheur dans une crise profonde.

Les anthroposophes fidèles à la pensée de Steiner objecteront que Krishnamurti prône une libération qui n’est plus d’actualité dans le cycle « michaélique » actuel. De leur côté, les krishnamurtiens répondront sans doute à la légère, que l’ésotérisme alambiqué de Steiner n’est qu’une « création de la pensée ».

Je crois qu’un destin rapprochait ces deux êtres, sachant que le plan de la loge orientale était de faire de Krishnamurti le « Christ » et de Rudolf Steiner son « Jean-Baptiste » qui devait le présenter à l’occident. 

Les théosophes, érudits en bouddhisme ésotérique, manquaient toutefois de la connaissance des mystères du Christianisme, domaine qui leur était peu sympathique à cause de la récupération du Christ par l’église romaine. Comment justifier le retour du Christ si on ne sait rien des mystères chrétiens ? Steiner aurait servi de caution, mais il déclina l’offre.

Pourquoi les loges occultes misaient-elles sur ces deux êtres ? Parce que l’un et l’autre étaient d’un niveau exceptionnel. Pour cette raison, la loge orientale ainsi que les loges occidentales auraient voulu en faire des serviteurs de leur politique.

Les confréries occultes essaient de récupérer les grands esprits, en faisant dévier leur mission supérieure vers des buts politiques. Ainsi, Héléna Blavatsky, inspirée à ses débuts par la fraternité occidentale « régulière », passa ensuite sous l’influence d’une loge (la maçonnerie occulte) qui la mit sous « camisole occulte », ce dont elle fut délivrée par des initiés orientaux, mais pour des raisons intéressées. Ils en firent leur propagandiste internationale jusqu’à ce qu’elle soit délivrée de leurs liens occultes par la mort – révélant finalement qu’elle avait été trompée par ses « maîtres ».

Sur la terre, rares sont les êtres dotés de qualités spirituelles supérieures. La loge orientale voulait le corps de Krishnamurti pour son Maitreya.

Au début du 20e siècle, les jésuites ont dénoncé Steiner comme leur ennemi numéro Un car il divulguait les mystères du Christianisme. Il fut entravé dans sa mission et empoisonné en buvant du thé ! Les groupes occultes qui mirent en place l’idéologie nazie avaient également identifié Steiner comme l’homme à abattre ; « Ce docteur Steiner est le seul en Allemagne qui connaît notre plan », selon des propos d’Hitler dans les années 20. ( ?) 

S’il y a une chose que Steiner savait faire, c’était voir à travers la matière. On tenta de le tuer sur le quai d’une gare où il s’était rendu malgré qu’il ait su ce qui l’attendait. Il déclara tranquillement aux amis venus le chercher in extremis que « sauver sa vie à l’aide de la clairvoyance aurait été de la magie noire ».

Quant à Krishnamurti, son conditionnement de jeunesse pour faire de lui le « Christ », jusqu’à sa révolte à l’âge adulte, avait pour cause sa pureté qui en faisait une proie recherchée par des occultistes cherchant un corps sans karma, ce qui est rare sur la terre. C’est pourquoi, il fut choisi pour incarner le pseudo Maitreya d’un certaine loge orientale. Mais à la suite d’une crise intérieure, il arracha le voile de ses yeux et brisa le sortilège.

Quant à lui, Rudolf Steiner dissimula sans doute le sens de sa véritable mission, en se noyant dans d’innombrables considérations ésotériques secondaires qui avaient peut être pour but de détourner l’attention de ses adversaires. On pense que certaines informations ont été cachées par ses « légataires », ce qui est de règle avec les auteurs spirituels importants. 

Ici ou là, au détour d’une digression, Steiner nous livre une information secrète de très haute importance. Par exemple, il est le seul ésotériste a avoir signalé le but politique d’Ahasverus, le maître secret du Judaïsme. Ses avertissements sur « les mensonges de notre temps » et la robotisation de l’humanité future sont prophétiques. Il a donné à manger à tout le monde : science, médecine, religion, métaphysique, art, agriculture, éducation…

Les sages qui viennent en ce monde pour « secouer le cocotier » doivent se comporter comme des commandos en terrain ennemi. Alors, ils dissimulent leur message sous une forme conventionnelle adaptée à leur époque, la seule qui soit compréhensible par ceux qui les suivent.

Steiner et Krishnamurti, sont comme deux météores qui se croisent. Il n’est pas étonnant que des chercheurs à l’esprit libre reconnaissent la valeur de ces deux enseignements apparemment opposés.


dimanche 2 mars 2025

Moulages ectoplasmiques obtenus en séances organisées par le Dr Gustave Geley


(6:18)


Gustave Geley était né le 13 avril 1868 à Montceau-les-Mines, en France. Il avait suivi de brillantes études à la faculté de médecine de Lyon, d’où il était sorti lauréat, puis, après son internat, il s’était installé à Annecy où il avait exercé la profession de médecin jusqu’en 1918. Au cours de ses années d’exercice, le Dr Geley s’était construit une excellente réputation et il était devenu un médecin respecté non seulement à Annecy, mais dans toutes la région. Personne ne pensait qu’il abandonnerait un jour ce métier qu’il aimait tant, et pourtant…

Le Dr Gustave Geley était fasciné par le spiritisme, qu’il étudiait depuis plus de vingt ans, se montrant particulièrement intéressé par les phénomènes de lucidité, de somnambulisme et de prémonition. Depuis 1850, les plus grands esprits se penchaient sur cette science nouvelle, qui était également un véritable phénomène de mode, ce qui attirait de nombreux escrocs. Dans tous les salons du monde les tables tournaient et partout les faux médiums se donnaient en spectacle, faisant sortir de curieux ectoplasmes de tissu de leurs bouches sous les yeux d’une assistance sidérée.

De 1916 à 1918, le Dr Geley se livra à une série d’expériences avec Eva Carrière, une médium qui donnait des spectacles d’un gout pour le moins douteux, proposant à une centaine de savants de venir assister à l’une ou l’autre d’entre elles. Ses tests étaient si stricts qu’il en disait : "Je ne dirai pas simplement qu’il n’y a pas de fraude. Je dirai qu’il n’y a pas eu la possibilité d’une fraude."

En 1918, il abandonna son cabinet de médecin et l’année suivante, il ouvrait avec le professeur Rocco Santoliquido et Jean Meyer, qui étaient animés par la même passion pour le spiritisme que lui, un laboratoire de recherches, l’Institut Métapsychique International, dans un hôtel particulier situé au 89 de l’avenue Niel, à Paris. A la demande de ses collègues, Gustave Geley prit alors la direction du centre, qui fut reconnu d’utilité publique.

A peine installé, le Dr Geley fit venir de Pologne Franek Kluski, un médium réputé, avec lequel il entreprit diverses expériences. Au cours de ces séances, se produisirent de nombreux phénomènes inexplicables qui fascinèrent le scientifique. Le médium avait le pouvoir de produire des matérialisations lumineuses qui présentaient une forme humaine, bougeaient, et possédaient une sorte de densité qui leur donnait de l’épaisseur et du relief. Comme il souhaitait apporter une preuve tangible et irréfutable de ces manifestations, le Dr Geley eut alors la brillante idée d’en réaliser des moulages et, pour contrer toute manœuvre frauduleuse, il mit en place de telles conditions que les résultats de ses expériences ne purent être mis en doute.

Du 8 novembre au 31 décembre 1920 Gustave Geley organisa à Paris 14 séances extraordinaires supervisées par les professeurs Ch. Richet, de Grammont, et par lui-même. Dans une pièce éclairée de quelques bougies, le médium s’asseyait sur une chaise puis il rentrait en transe. Un bac rempli d’une eau très chaude à la surface de laquelle flottait une couche de paraffine fondue était alors amené près de lui. Afin d’éviter toute substitution du produit initial le Dr Jeley rajoutait secrètement à la paraffine un colorant ou quelque substance qui pouvait aisément se retrouver dans le produit final, et durant l’expérience, les mains du médium étaient tenues en permanence par des contrôleurs, qui s’assuraient continuellement de la position de ses jambes et de ses pieds.

Lorsqu’une entité se manifestait, elle était invitée à plonger une main, un pied, ou une partie de son visage dans la paraffine. Se formait alors un moule, qui durcirait à l’air ou qui était refroidit dans un bac d’eau froide, puis l’entité se dématérialisait, abandonnant le moule aux expérimentateurs.

Selon le Dr Jeley: "Les moulages se formaient sur demande pendant la séance. L’opération commençait généralement après vingt minutes en moyenne, mais était rapidement conduite, une à deux minutes, parfois moins. L’opération, dont on suivait les phases par le bruit de brassage du liquide, se faisait en deux ou trois temps. La main agissante se plongeait dans le bassin, en sortait et venait avec les doigts imprégnés de paraffine chaud toucher les mains des contrôleurs, puis replongeait dans le bassin. Après quoi, le gant de paraffine encore chaud, mais déjà solide, était déposé généralement contre la main d’un des contrôleurs."

Par la suite, il était demandé à des mouleurs professionnels de couler du plâtre dans le récipient ainsi formé, puis la paraffine qui l’entourait était généralement fondue en plongeant l’ensemble dans de l’eau chaude, laissant le membre de plâtre intact. Au cours de cette expérience, outre des apparitions, dont l’une d’entre elles fut formellement reconnue, les chercheurs parvinrent à obtenir huit moulages, parmi lesquels sept mains, un pied d’enfant, admirable de netteté dans ses contours, et un bas de visage sur lequel il était possible de distinguer les lèvres, une fossette et un menton barbu.

Étrangement, si les mains étaient formées comme des mains d’adultes, la plupart avaient la taille de celles d’un enfant de cinq à sept ans et les doigts étaient positionnés de telle manière qu’il aurait été impossible à qui que ce soit de sortir la main du moule sans le briser. Toutes ces preuves furent ensuite soumises pour analyse à M. Bayle, directeur de l’Identité Judiciaire à Paris et dans un rapport, M. Gabrielli et son fils, mouleurs experts, attestèrent de authenticité des moulages ainsi obtenus:

"Je soussigné, Charles Gabrielli, mouleur expert, 6, rue de Cheroy, certifie avoir expertisé des moules de paraffine remplis de plâtre qui m’avaient été confiés à cet effet par le Dr Geley, directeur de l’Institut Métapsychique international. Après un examen rapide dans le laboratoire du Docteur Geley, nous avons emporté ces pièces dans notre atelier pour une étude approfondie. Nous avons été immédiatement frappés par les trois remarques suivantes :

1° L’opération de coulage du plâtre dans les moules de paraffine révèle des fautes de technique qui prouvent objectivement, en dehors de toute autre considération, le manque de compétence de l’opérateur, en même temps que sa bonne foi. Par exemple, dans le document n°1, les extrémités des doigts sont restées pleines d’air, ce que l’on voit nettement par transparence. Le plâtre n’a donc pas pu atteindre ces extrémités. Cette défectuosité qu’un mouleur expérimenté eût très facilement évitée, est la preuve formelle que le plâtre a bien été coulé dans les moules et que la pièce n’est pas un moule de plâtre qui a été plongé dans de la paraffine fondue. Du reste, le plâtre n’a pas rempli entièrement les moules de paraffine. Sur les parcelles des gants de paraffine qui débordent des plâtres, on trouve l’impression des détails anatomiques dont nous parlerons plus loin.

Donc aucun doute possible sur la manière dont les documents soumis à notre examen ont été obtenus ; ce sont bien des moules de paraffine qui ont été remplis de plâtre.

2° La seconde remarque que nous avons faite est celle de la minceur extrême de la couche de paraffine constituant les moules. Les parois n’atteignent nulle part un millimètre. Elles ont la minceur d’une feuille de papier. Cette minceur est telle qu’on voit à travers la couche de paraffine, sur le plâtre sous-jacent, tous les détails anatomiques, plis de la peau, sillons, lignes, ongles.

3° La troisième remarque est celle de la finesse et de la vérité des détails anatomiques. On sent positivement la vie en dessous de ces moules étranges et décevants. Ce sont, de toute évidence, des mains vivantes qui ont servi à ces moulages. Nous retrouvons non seulement les détails anatomiques, mais aussi des traces de contractions musculaires explicables seulement par des mouvements volontaires. Il y a des froissements de la peau qui ne laissent aucun doute à ce sujet.

Après ce premier examen, nous avons procédé au démoulage en nous servant d’un jet de vapeur qui nous permit d’enlever la paraffine, écaille par écaille, sans altérer le plâtre sous-jacent. Nous retrouvâmes sur les plâtres les détails perçus à travers la couche de paraffine. De notre examen minutieux et prolongé, nous sommes à même de conclure :

Des moulages aussi parfaits, avec une telle finesse de détails, avec des indices de contractions musculaires actives et les plis de la peau, n’ont pu être obtenus que sur une main vivante. Ce sont des moulages de première opération, des originaux et non des surmoulages. Nous avons alors recherché comment il serait possible d’obtenir, par les procédés les plus divers, des moulages analogues à ceux que nous venions d’examiner. Nous avons étudié spécialement les deux procédés indiqués par le Dr Geley, dans la Revue Métapsychique, n° 5.

1° Le procédé du démoulage par section d’une partie des moules de paraffine et raccord, après sortie de la main opérante, n’a sûrement pas été employé dans les pièces que nous avons expertisées.

a) En effet, nous n’avons constaté ni traces de soudures, ni grattages, ni aucune des déformations inévitables avec ce procédé. Il n’y a pas de raccords dans les gants que nous a soumis le docteur Geley. Il y a çà et là des cassures ou des affaissements, par places, des gants, cassures et affaissements explicables par la fragilité extrême de ces gants, mais il n’y a rien qui ressemble à un raccord, qui puisse être confondu avec un raccord.

b) En tout état de cause, l’opération du démoulage d’une main vivante n’eût pas été réalisable avec des gants aussi minces. Ces gants se seraient infailliblement brisés à la moindre tendance de retrait. C’est ce dont chacun peut s’assurer facilement. La sortie d’une main vivante d’un moule de paraffine n’ayant qu’une épaisseur moindre d’un millimètre est une impossibilité.

c) Même avec des moules épais, le démoulage d’une main vivante de certaines des pièces que nous avons examinées, même après section à la base, eût été impossible; c’était le cas des pièces n° 1, 4, 5, 6.

2° L’autre procédé indiqué par le Dr Geley, dans la revue, consiste dans l’usage d’une main fusible et soluble (sucre, gélatine ou autre). Cette main serait plongée dans un bain de paraffine, puis dissoute dans un baquet d’eau froide, ce qui permettrait d’obtenir un moule de paraffine complet, sans raccord, et aussi mince qu’on le voudrait. Le procédé est fort ingénieux, mais, à notre avis, il n’a pas servi aux documents qui nous ont été soumis par le motif déjà exposé plus haut:

Un surmoulage ne saurait offrir la même finesse de détails qu’un moulage de première opération. Des traces délicates disparaissent inévitablement dans les surmoulages. Un artiste spécialiste ne confondra jamais un moulage de première opération avec un surmoulage. A notre avis, formel et sans réserve, les pièces que nous avons étudiées sont, nous le répétons, des moulages de mains vivantes.

Nous nous sommes demandés si l’usage de mains de cadavres eût pu, à la rigueur, être employé. Nous avons conclu par la négative. Les traces de contractions musculaires prouvent qu’il s’agissait de mains vivantes. Du reste, il y aurait eu impossibilité à sortir des mains de cadavres de moules tels que ceux-là, quel que fût l’artifice employé. Nous avons fait de nombreuses tentatives pour produire artificiellement, par les moyens les plus divers, des gants analogues à ceux qui nous avaient été soumis. Elles ont complètement échoué. Nous concluons qu’il nous est impossible de comprendre comment les moules de paraffine du Dr Geley ont été obtenus. C’est pour nous un mystère. «

Signé : Gabrielli Père et Fils.

En 1922 et en 1923, le Dr Geley organisa une série de démonstrations à l’Institut parisien, utilisant les plus sévères conditions de contrôle. Plusieurs personne de qualité, dont la plupart affichaient un complet scepticisme, furent invitées à assister à ces séances. Se trouvaient parmi eux des membres de l’Académie Française, de l’Académie des Sciences, de l’Académie de médecine, des docteurs en médecine, en droit, des écrivains, des ingénieurs, et des experts de la police. Après de longues investigations, ils affirmèrent leur croyance en l’authenticité des phénomènes observés et signèrent un rapport prudent mais catégorique, Le Manifeste des 34.

Malheureusement, le 15 juillet 1924, alors qu’il revenait de Varsovie où il avait assisté à quelques séances de matérialisations, Gustave Geley, 56 ans, périssait dans un accident d’avion. Quelques années plus tard, dans les années 1930, malgré les résultats encourageants de l’Institut métapsychique International et de diverses expériences et, le mouvement spirite était peu à peu délaissé, discrédité par les nombreux charlatans qui n’avaient de médiums que le nom.

Personne n’a jamais pu prouver qu’un quelconque procédé frauduleux avait été utilisé pour créer les moulages ectoplasmiques du Dr Geley. Un siècle plus tard, ces fascinantes mains de plâtre gardent toujours leur mystère. L’Institut Métapsychique International existe toujours. Sa devise est pleine de promesses : "Le Paranormal nous n’y croyons pas, nous l’étudions."





jeudi 27 février 2025

LA MORT IMMINENTE (E.M.I.)



Il est essentiel de comprendre que le fait d'avoir survécu à une situation mortelle n'est pas synonyme de résurrection. Jamais une enquête sérieuse n'a indiqué qu'un expérimentateur de EMI était réellement mort, du moins dans l'acception du terme qui nous est familière. Il est probable, en revanche, que les rescapés ou les survivants aient gravi les premiers échelons du processus de la mort. En fait, ce point demande à être développé et il conviendra de se mettre d'accord sur une juste définition de la mort. Ce qui, contrairement aux idées reçues, n'a rien d'une évidence.

Notons tout d'abord deux traits majeurs unanimement cités.

Le premier est l'incommunicabilité de l'expérience : il s'agit d'une expérience ineffable. L'expérimentateur estime qu'il est impossible de décrire dans le langage habituel, du moins avec la meilleure précision, les événements vécus au cours d'une EMI, ainsi que leurs composantes émotionnelles. La difficulté quasi insurmontable de les commenter de manière intelligible est attribuée aux limites de notre champ sémantique - souvenons-nous que ce phénomène est vécu dans une dimension de la réalité inconnue de la majorité d'entre nous. Pour cette raison le recours à la métaphore est fréquent, bien que celle-ci ne traduise qu'imparfaitement la comparaison souhaitée.

L'autre appréciation que les expérimentateurs mettent régulièrement en avant est le fort sentiment de réalité qui se dégage de leur EMI. Ils affirment que ce n'est ni un rêve ni une hallucination. Il paraît important de signaler que face à la fréquente incrédulité de l'entourage, les expérimentateurs choisissent souvent de se taire. Mais lorsqu'ils acceptent de se confier le récit commence généralement par ce genre de préliminaires : « Vous n'allez pas me croire... Il n'existe pas de mots... C'est une histoire dingue... Ce qui m'est arrivé est incroyable... Je ne suis pas sûr que vous puissiez me comprendre... Il n'y a pas de comparaisons possibles... Je n'en ai jamais parlé à personne… »

1 - La perception de sa propre mort

L'annonce de son propre décès par un tiers est quelquefois entendue. Mais, hors d'une unité de soins, la probabilité d'entendre ce verdict funeste est évidemment assez réduite, sauf que l'un des témoins présents, un médecin le plus souvent, vienne à se prononcer en ce sens.

« Voici donc un homme qui meurt, et, tandis qu'il atteint le paroxysme de la détresse physique, il entend le médecin constater son décès... »

Le plus souvent c'est le sujet lui-même qui prend conscience de sa mort. Cette pensée ne manque pas de l'étonner, sans qu'il ressente une profonde affliction. Des témoignages montrent que la prise de conscience de sa propre mort n'est pas toujours instantanée, encore moins systématique : des personnes « décédées » choisissent tout d'abord de nier le fait, d'autres demeurent quelque temps dans le doute ou bien, plus rarement, n'ont à leur retour aucun souvenir d'avoir été mortes.

Une femme témoigne : « Parce que je n'ai pas compris tout de suite qu'il s'agissait de mon corps. Je ne pensais pas que j'étais mort. J'ai entendu l'infirmière annoncer : « Je ne trouve plus son pouls. Elle ne respire plus, elle y est passée. »
Je me sentais très détachée, très à l'aise. Je pensais en moi-même : qu'est-ce qui t'arrive ? Il y a quelque chose qui ne va pas, je le sais. Et alors, tout d'un coup j'ai pensé : Oh ! Je suis en train de mourir, c'est donc ça - et honnêtement j'en étais heureuse. Et alors je l'ai entendue (l'infirmière) crier : « Mon Dieu ! Elle est morte ». Et à travers cette obscurité j'entendis mon mari, comme s'il était très loin, s'écrier : Cette fois, c'est fini ! Et moi je pensais : Oui, il a raison, c'est fini ! J'ai même entendu le médecin dire à l'infirmière de ne plus s'occuper de moi, que j'étais quasiment morte. »

2 - Disparition de la douleur et sensation de paix

Une sensation de paix et de calme parfait accompagne la complète disparition de la douleur physique, y compris la douleur habituellement très intense chez les patients atteints de maladies graves ou chez les grands blessés. À ce stade prédomine un sentiment de légèreté et de bien-être... On évoque parfois une impression de ne plus être en union avec son corps, de ne plus le percevoir comme le support de sa propre pensée. L'idée d'un détachement corps/conscience est déjà sous-jacente. « Je me sentais paisible. Je me sentais calme... Je me souviens uniquement de cette sensation de beau absolu. De paix... et de bonheur ! Oh ! D'un si grand bonheur... le soulagement... La peur n'existait plus. Je ne ressentais absolument rien si ce n'est paix, réconfort, bien-être, un grand calme. J'avais l'impression que tous mes ennuis avaient cessé, et je me disais : Que c'est doux, que c'est paisible, je n'ai mal nulle part. C'était bien, je n'avais pas mal. En fait, je ne sentais rien du tout. Je pouvais voir, mais je ne pouvais pas avoir de sensations. » 

3 - Présence ou, au contraire, absence totale d'éléments sonores

A l'inverse du trait précédent, la présence d'éléments sonores est beaucoup moins fréquente. Lorsque c'est le cas, le sujet perçoit soudain un bruit plutôt désagréable : bourdonnement, violent son de cloches, sifflement aigu, sirènes, rafales de vent, craquements, grincements...

Quelquefois, à l'inverse, il s'agit d'une mélodie très plaisante, qualifiée de musique divine ou angélique. L'un des expérimentateur a certifié avoir entendu à ce moment-là une « musique vivaldienne ».

Une mélodie extraordinairement belle qu'il entendait pour la première fois et qu'il n'a jamais oubliée depuis... quarante quatre ans ! Par ailleurs, il est persuadé que cette musique n'a jamais été éditée ni même jouée par quiconque. Son jugement repose sur une parfaite connaissance du répertoire de Vivaldi auquel il s'intéressa à la suite de son EMI.

Si quelques rescapés évoquent un épisode sonore, la grande majorité, en revanche, ne remarque rien de particulier à ce propos. Certains affirment même n'avoir connu qu'un silence absolu, « grandiose » disent-ils parfois. Malgré cela, la présence sporadique des types de sonorités précédemment énumérés doit retenir l'attention. C'est un trait caractéristique dont l'irruption dans le processus d'une EMI est d'une remarquable constance chronologique. Jouant en quelque sorte un rôle charnière cette composante sonore précède toujours la décorporation ou la phase du tunnel. Sachant que l'ouïe est le dernier de nos sens à disparaître, on pourrait considérer cette ultime stimulation auditive, avant le « grand passage », comme une espèce de signal de la suspension de l'activité du système nerveux central. Dans la dynamique de l'EMI cette dernière audition, associée à la phase très symbolique du tunnel, représente un élément transitionnel notable vers une continuation marquée par la transcendance.

« La première chose dont je me souvienne c'est d'un formidable grondement. Il me semble avoir entendu comme une espèce de sirène. Une sirène et quelque chose qui ressemblait à un grand bruissement dans les arbres. Au souffle d'un grand vent dans les arbres. Je commençais à entendre une espèce de musique : une musique très belle, très majestueuse. Tout se passait dans un profond silence, le plus grand silence que j'aie connu. Il n'y avait pas un bruit. Je n'avais plus mal et le silence régnait. Mais ce n'était pas un silence inquiétant. C'était un silence apaisant. »

4 - Le phénomène autoscopique ou décorporation

Voici évoqué le phénomène qui heurte notre logique rationaliste, puisque l'expérimentateur prétend maintenant que sa conscience se situe à l'extérieur de son enveloppe physique. Il dit qu'elle s'en est extrait ou, plus souvent, qu'elle a été projetée hors de son corps. D'une façon ou d'une autre, la conscience s'élève puis se stabilise, généralement à une hauteur qui varie de quelques dizaines de centimètres à plusieurs mètres. Elle « flotte » alors au-dessus du corps, un peu à la manière d'un astronaute dans le vide spatial. Le plus souvent elle est localisée au niveau du plafond, mais elle peut également se situer dans un endroit quelconque de la pièce ou de l'environnement immédiat du corps, voire à plus grande distance, de préférence en hauteur. De ce point d'observation privilégié elle suit le cours des événements qui se déroulent autour du corps avec lequel elle vivait précédemment en symbiose. Pour les cas recensés en milieu hospitalier ces événements concernent essentiellement les procédures de réanimation et les interventions chirurgicales, parfois aussi les visites effectuées par les proches.

Cette conscience dé-corporée jouit des facultés sensorielles ordinaires hormis le sens tactile. En effet, l'expérimentateur projeté hors de son corps ne peut toucher ce qu'il voit. Lorsqu'il s'y essaie il est étonné de traverser la matière, vivante ou non. Élément supplémentaire entravant la communication : il est évidemment dépourvu de la parole. Ses tentatives de communiquer avec l'entourage restent donc vaines. En revanche, l'acuité auditive et visuelle est d'une grande finesse : il entend et voit parfaitement. L'odorat et le goût peuvent être conservés puisque des témoignages, certes peu fréquents, en font état.

Les expérimentateurs ne signalent que très rarement l'existence d'un « corps spirituel » ayant une forme bien définie, qui serait le nouveau support de leur conscience. Lorsque c'est le cas ils lui concèdent tantôt un aspect humanoïde assez flou, tantôt le comparent à une masse informe (brouillard, nuage, halo...). Mais d'une manière générale, au cours de leur EMI, l'attention des expérimentateurs n'a pas été attirée par le « corps éthérique ».

À propos de ces descriptions rarissimes faites par certains expérimentateurs, il conviendrait sans doute de se poser la question du rôle de l'imaginaire et de l'influence des croyances antérieures. Car cette notion de « matérialisation » d'un corps éthérique (il existe une confusion de langage entre le périsprit des spirites, le corps éthérique et le corps astral) renvoie à une littérature d'une fertilité imaginative sans égal, et il est probable qu'il faille y voir la source de telles descriptions. Par contre, et en renfort de cette hypothèse, aucun des nombreux témoignages cités dans les études menées au cours des deux dernières décennies sur les EMI ne suggère la présence d'un lien, tel que décrit dans les ouvrages spirites et occultistes, rattachant ce supposé corps éthérique au corps physique. Le fait que ce lien subtil, appelé « corde d'argent ou cordon d'argent », ne soit jamais mentionné dans un témoignage d'EMI disqualifie ipso facto toutes les ratiocinations qui tentent d'en accréditer l'existence ou d'y associer le phénomène qui nous intéresse. (note : La corde d’argent ne se brise qu’en cas de mort définitive et non lors d’une expérience de mort imminente. L’auteur de cette étude révèle sa méconnaissance de l’anatomie occulte et son préjugé rationaliste : « ce qui ne se voit pas n’existe pas ». En effet, la mort fait simplement passer sur une autre dimension, mais ne rend pas pour autant conscient des dimensions supérieures. Certains aspects spirituels de l’être humain demeurent entièrement invisibles aux désincarnés)

En revanche, il vaut la peine de signaler le cas de certaines personnes handicapées ou mutilées dans leur existence terrestre. Celles-ci prétendent avoir récupéré, lors de leur décorporation, leur intégrité physique et des capacités fonctionnelles normales ; plus aucune infirmité ou handicap n'affligeait leur « nouveau corps ». On rapporte le cas d'une patiente de 70 ans, aveugle depuis l'âge de 18 ans, qui, après une crise cardiaque, a assisté de visu à sa propre réanimation. Par la suite elle a décrit très exactement les instruments qui ont été utilisés ainsi que leurs couleurs. Dans ce cas précis, il est remarquable que la plupart des instruments qu'elle a dépeints n'existaient pas cinquante ans plus tôt, avant qu'elle ne perde la vue. De recherches entreprises outre-Atlantique s'intéressent tout particulièrement aux EMI vécues par des aveugles.

D'autres phénomènes paranormaux surviennent parfois lors de cette phase autoscopique. Ainsi, certains expérimentateurs soutiennent avoir assisté à des événements qui se produisaient dans une autre pièce ou dans des endroits plus éloignés, voire dans leur vie future. Quelques-uns disent avoir lu dans la pensée des personnes qui se trouvaient en ces lieux. Peu fréquentes, ces aptitudes extraordinaires méritent tout de même d'être signalées tant elles s'avèrent déconcertantes lorsqu'elles sont vérifiées.

Malgré son côté extraordinaire, la décorporation demeure l'un des éléments d'une EMI susceptible d'offrir des bases d'étude intéressantes dans la mesure où certaines assertions, concernant au premier chef ces étonnantes perceptions paranormales, peuvent être soumises à vérification. Ceci étant, il demeure extrêmement malaisé de procéder à un tel contrôle, en raison de la relative rareté de ces perceptions à même d'être corroborées par des témoins. Des témoins eux-mêmes difficiles à retrouver par les enquêteurs qui, le plus souvent, prennent connaissance de ces éléments paranormaux longtemps après les faits.

Des expérimentateurs « décorporés » ont éprouvé des sentiments d'impuissance et de tristesse face au désespoir manifesté par des proches. Devant leurs lamentations ils auraient souhaité leur faire savoir qu'il n'y avait aucune raison de s'inquiéter puisque pour eux tout allait pour le mieux.

« Ma mère et ma bonne criaient et pleuraient parce qu'elles pensaient que j'étais morte. Je me sentais vraiment navrée pour elles et pour mon corps. Juste une profonde, profonde tristesse. Je peux encore ressentir cette tristesse. Puis je me souviens que j'étais collé au plafond et je regardais les gens en dessous de moi qui s'occupaient de mon corps. Après quoi je me retrouvai en train de flotter à peu près à un mètre cinquante au-dessus du sol, à environ cinq mètres de la voiture. (À la suite d'un accident de la circulation ) Je m'élevais doucement en l'air, et pendant que je montais je vis d'autres infirmières pénétrer dans la chambre en courant. » « Alors j'ai voulu attraper les mains pour les empêcher de me triturer, mais en vain... (Au cours d'une intervention chirurgicale) Je ne sais pas si les miennes leur passaient au travers. Je ne sentais pas le contact de ces mains que j'essayais d'empoigner. J'avais l'impression d'avoir un autre corps. Il était très mince, très délicat. Très léger, très léger.

Ce n'était pas un corps : rien qu'un très léger brouillard, une vapeur. Cela ressemblait à ces nuages que produit la fumée des cigarettes lorsqu'ils s'éclairent en passant auprès d'une lampe. »

« Tandis que je sortais de mon corps, je les voyais très nettement. Je voyais également ma soeur qui est infirmière à l'hôpital X (où se trouvait hospitalisé le sujet). Je la voyais entrer dans l'hôpital pour travailler. Quelqu'un lui annonça ce qui se passait et elle se précipita en haut à toute vitesse. Je l'ai vue faire. Je l'ai vue monter par l'ascenseur, dire aux gens qu'ils ne pourraient pas sortir à leur étage - ce qu'elle m'a raconté ensuite et moi de même - parce qu'elle utilisait le dispositif d'urgence de l'ascenseur, et elle est montée droit à l'étage. »

5 - Le passage dans un lieu sombre

Dans une perspective chronologique, cette phase pourrait représenter une étape de transition offrant l'accès à un niveau supérieur, que l'on qualifiera ici de transcendantal. Si quelques rares témoins disent avoir eu l'impression de tomber dans un trou obscur ou dans un puits, la sensation de flotter dans un lieu sombre se poursuit le plus souvent par une progression ascendante. Certains récits de vision autoscopique montrent que leurs auteurs se trouvaient déjà entourés par les ténèbres à l'instant même de la sortie hors du corps. Mais, ici également, on rencontre quelques divergences puisque d'autres expérimentateurs font état d'un environnement initial d'une extrême luminosité. Il n'en reste pas moins que les lieux les plus fréquemment dépeints par ceux qui ont atteint ce stade de l'EMI ont pour caractéristique commune l'obscurité : tunnel, vallée, immense tuyau ou tube, couloir, entonnoir, espace vide et infini, etc.

Ce périple dans l'obscurité, d'ordinaire assez bref, s'effectue le plus souvent dans un silence total. Quelques témoignages relèvent toutefois la présence d'un accompagnement musical plutôt agréable. Si l'impression de sérénité prédomine, l'étrangeté de la situation éveille parfois une appréhension passagère. La rapidité du déplacement varie selon les récits : d'une allure modérée (escalator ou ascenseur) jusqu'à la vitesse de la lumière (fréquemment citée), en passant par la sensation d'aller très vite tout simplement. Quelques expérimentateurs déclarent avoir éprouvé le sentiment diffus d'une présence qui les aurait accompagnés et rassurés, alors que d'autres l'ont nettement identifiée à un ou des guides.

À la suite d'événements tragiques engendrant de nombreuses victimes (carambolages meurtriers, opérations de guerre, accidents technologiques, catastrophes naturelles, etc.), des rescapés affirment avoir parcouru cette obscurité - ou, selon, des lieux moins sombres - en compagnie d'autres consciences désincarnées. Ces présences ne sont pas nettement identifiées mais plutôt perçues intuitivement, quoiqu'une description plus précise puisse parfois être rapportée.

Dans un registre voisin, des expérimentateurs eurent une pensée attristée ou ressentirent un certain malaise en observant d'étranges silhouettes errant dans ces lieux plus ou moins obscurs. Ils en déduisirent s'être trouvés en présence « d'âmes pitoyables et totalement désorientées », à la recherche d'un guide ou d'une solution à des problèmes de leur vie terrestre qu'ils n'avaient pas conscience d'avoir quittée ; en quelque sorte des âmes fortement attachées à leur existence matérielle passée. Selon ces mêmes témoins beaucoup de ces ombres entr'aperçues là-bas auraient enfreint la règle en se suicidant, sans être parvenus pour autant à résoudre leurs problèmes terrestres.

« Ces âmes étaient-elles égarées ? Les personnages avaient un aspect plus humanisé mais aucun n'avait une forme tout à fait humaine comme nous. Dans cet endroit particulier tout était d'un gris terne, très triste. Ils paraissaient hésiter, ils regardaient en arrière. Ils avaient l'air de planer ; leur regard était toujours tourné vers le bas, jamais en haut. Ils avaient l'air abattu, accablé, gris. Extrêmement désorientés. »

« On les voyait en train d'essayer d'établir le contact (avec les vivants), mais personne ne se rendait compte de leur présence, personne ne faisait attention à eux. Ils essayaient de communiquer, mais ils n'y réussissaient jamais. Personne ne paraissait savoir qu'ils étaient là. »

« Je pouvais voir mon corps qui était couché là... J'ai vu tout le spectacle... Je montais lentement, comme si je flottais dans une sorte de couloir obscur ou semi-obscur...

Je me souviens avoir avancé dans un tunnel, un tunnel très obscur... il était très, très vaste.

Quand je dis tunnel, la seule chose qui me vienne à l'esprit, c'est... vous savez ces grosses canalisations qu'on met dans les égouts ? C'était cylindrique comme cela, mais énorme.

La première chose qui se produisit - tout a été très rapide - fut que je m'en allai à travers ce grand vide mais à une vitesse folle.

Cette musique divine continuait à m'accompagner et je montais. Je montais doucement dans une obscurité totale. »

6 - La rencontre avec des guides ou des défunts

Outre ces âmes en peine, très rarement signalées tout de même, d'autres personnages, auxquels est souvent attribué un rôle de guide ou de conseiller, vont se manifester. Ce sont des proches décédés : parents ou amis, anciens voisins ou relations, voire un animal familier aimé jadis, parfois aussi de parfaits inconnus. L'expérimentateur communique avec eux grâce à une sorte de langage télépathique qui autorise un échange de pensées et d'émotions instantané. Rappelons-nous cependant que le contact avec les « chers disparus », à l'instar d'autres éléments caractéristiques, peut avoir lieu à un moment quelconque des phases précédentes, voire se prolonger tout au long de l'EMI.

Jeanne Guesné, a expérimenté le phénomène de décorporation de façon consciente, lors d'exercices de méditation orientés en ce sens. La vision des « chers disparus » relèverait, pour elle, d'une projection mentale en relation avec un important investissement affectif : « Chaque fois ces gens retrouvent un parent ou des parents et amis morts, qui leur parlent, les entourent. C'est normal, cela appartient à leur mémoire mentale. C'est ainsi que je vis (une seule fois) mon père quelques instants, je vis surtout ses mains qui serraient les miennes, me disant qu'il lui fallait me quitter car il ne pouvait plus rester. Mais, très vite, je compris que c'était moi qui, en pensant à lui, provoquait son image incroyablement vivante. »

Remarquons toutefois l'appréciation de Jeanne Guesné est à considérer avec prudence, le contexte des phénomènes autoscopiques qu'elle a vécus n'ayant jamais été celui de l'approche de la mort.

Ces retrouvailles suscitent un vif sentiment de bonheur. Si le plaisir de ces rencontres est réciproque, il n'empêche que, au bout d'un certain laps de temps, les défunts retrouvés invitent généralement le visiteur à rebrousser chemin et à réintégrer son corps. Cependant, il n'y a pas lieu d'en faire une règle stricte car les récits qui mettent l'accent sur le désir de ces défunts de garder l'expérimentateur auprès d'eux ne sont pas rares. Par ailleurs, des narrations font état d'un vécu purement mystique. Les personnages rencontrés appartiennent alors au panthéon religieux de la confession de l'intéressé. Mais c'est plutôt là un élément spécifique de l'étape suivante.

« Je suis arrivé dans un endroit où il y avait toute ma famille, ma grand-mère, mon grand-père, mon père, mon oncle. Ils sont tous venus à ma rencontre et m'ont accueilli.

« Avec moi il y avait mon frère aîné qui était mort quand j'étais encore un gosse. Je ne pouvais pas le voir, mais je savais qu'il était tout près de moi, il m'a même tapé sur l'épaule en me disant : C'est vraiment comme tu veux... tu peux rester et je serai à tes côtés et tout ira bien. »

« Et ensuite il y a eu un autre moment où deux de mes tantes - qui sont mortes - assises sur une clôture d'une magnifique prairie se sont mises à m'appeler. « Avance, Giselle, me disaient-elles, avance ». Et j'étais très contente de les voir. Et même, quand j'ai entendu le médecin parler de ma mort, j'ai cru que j'allais reprendre connaissance. C'est à ce moment que je me suis aperçue de la présence d'un tas de monde, presqu'une foule, planant à la hauteur du plafond de ma chambre. Tous des gens que j'avais connus autrefois et qui étaient passés dans l'autre monde. Ils avaient tous l'air content, c'était une circonstance heureuse, et je savais qu'ils étaient venus pour me protéger ou pour me guider. Ce fut une minute magnifique, toute de splendeur. »

« Au cours de ce mois de mai, ma compagnie avait perdu quarante deux hommes (témoignage d'un GI gravement blessé lors d'une opération de guerre au Viêt-Nam). Les quarante deux gars étaient tous là. Ils n'avaient pas la forme sous laquelle nous percevons le corps humain, et je ne peux pas dire quelle allure ils avaient, parce que je ne le sais pas. Mais je sais qu'ils étaient là. Je sentais leur présence. Nous communiquions sans parler avec nos voix. »

7 - La perception de la lumière

C'est incontestablement l'aspect le mieux connu du grand public, mais aussi le plus brocardé par les détracteurs des expériences de mort imminente. Sans doute parce qu'il a été exploité à des fins douteuses par quelques talentueux affabulateurs et autres « messies des temps nouveaux ».

La vision de la lumière est spécifique de l'accès à la phase transcendantale. Il s'agit maintenant d'une luminosité intense, l'expérimentateur approche d'une lumière dont il est difficile de rendre compte avec des mots : « mille fois plus puissante que le soleil » dira-t-il. L'extrême clarté envahit peu à peu tout l'espace sans que, paradoxalement, il en soit ébloui. Certains témoignages situent cette vision dès l'entrée dans l'espace sombre, sous forme d'un point lumineux qui s'agrandit au fur et à mesure de la progression du sujet. Selon d'autres descriptions, elle n'intervient qu'après la sortie de la zone d'obscurité, brutalement parfois. Les nuances relevées varient du blanc très brillant à l'orangé ou au doré, parfois au rougeoyant ou au bleuté, mais les descriptions s'attardent davantage sur son intensité et sur le rayonnement dont elle emplit tout l'espace.

« Au début, elle m'a paru un peu pâle, mais, tout à coup, il y a eu ce rayon intense. La luminosité était prodigieuse, rien à voir avec un éclair d'orage, une lumière insoutenable, voilà tout. »

« C'était d'un blanc étincelant, tirant un peu sur le jaune - mais surtout blanc. Cela éclairait tout alentour la salle d'opération, le docteur et les infirmiers, tout. J'y voyais très distinctement, sans être aveuglé. »

« J'ai de nouveau vu cette lumière. Quasiment la même que j'avais aperçue au bout du tunnel. Elle était du même doré vif, jaune. »

« Tout ce qu'il y avait, c'était une lumière éclatante qui brillait de plus en plus, mais ça ne vous faisait pas mal aux yeux. »

« Je flottais tout près du plafond. Je suis sortie dans le couloir et j'ai vu ma mère en train de pleurer (Il s'agit d'une petite fille en réanimation). Elle ne pouvait pas m'entendre. Alors une belle dame est arrivée parce qu'elle savait que j'avais peur. Elle m'a emmenée dans un tunnel et on est arrivé au ciel. Quand nous avons vu la lumière, j'ai été très contente. Pendant longtemps, j'ai voulu y retourner. Je veux toujours retourner à cette lumière quand je mourrai. La lumière était très brillante. »

« Là ce fut comme si des nuages, ou plutôt un brouillard rose, s'amassaient autour de moi et de là vers cette lumière de pur cristal, une lumière blanche qui rayonnait ; une lumière très belle, très brillante, irradiante. Mais elle ne faisait pas mal aux yeux. On ne peut comparer cette lumière à rien de ce qui existe sur terre. »

« Ce que je peux dire de la lumière - non, ce n'était pas une lumière mais l'absence d'obscurité, totale et absolue. Eh bien, quand vous pensez à la lumière, vous imaginez une grande lumière qui éclaire tout et qui fait des ombres, etc. Cette lumière était vraiment l'absence d'obscurité. Nous n'avons pas l'habitude de ce genre de concept. Mais cette lumière était tellement totale, tellement absolue que vous ne regardiez pas la lumière, vous étiez dans la lumière. »

8 - La fusion dans la lumière et le sentiment d'un amour inexprimable

Nous sommes là au cœur de la phase transcendantale. Bientôt une présence est associée à la lumière. De cette entité lumineuse se dégage une tendresse et une bonté infinies. Puis, soudain, c'est une onde d'amour d'une intensité inouïe qui submerge notre expérimentateur. Phyllis Atwater a elle-même vécu trois EMI différentes. Afin que nous en comprenions mieux la portée voici un bref extrait de son analyse :

« Il me paraît utile de redéfinir l'amour et, en particulier, l'amour inconditionnel: l'amour que nous rencontrons au moment de la mort n'a rien d'émotionnel. Il n'est lié à aucun sentiment. Nous avons beau sentir qu'il s'adresse à nous, il ne présente aucun caractère personnel. Il correspond davantage à un état, une façon d'exister. Un niveau de conscience, inimaginable et incompréhensible à la raison humaine. C'est un amour qui coule à travers vous. Il ne vient pas de vous et ne vous est pas personnellement destiné. On ne peut le posséder. Pour savoir à quoi il ressemble, il faut le donner et regarder ce qui se passe.

Cet amour, qui est l'amour véritable, n'appartient à personne et fait partie de chacun. Il n'existe que dans une liberté totale ; il ne demande rien et n'exige rien en retour. Il se fait accueillant à tous et n'exclut personne. C'est le ciment qui maintient l'univers et la création tout entière. Quand on vit dans un tel amour, les émotions, les sentiments, les besoins, tous les liens se dissipent. En revenant sur terre, l'expérimentateur flotte encore dans ce climat. Il lui faut du temps pour reprendre pied, pour se réimpliquer. »

Il est aisé de comprendre que beaucoup d'expérimentateurs fassent preuve d'une certaine pudeur à parler de ce flot d'amour infini qui les a submergés. La gêne qu'ils manifestent vient en partie de leur incapacité d'en exprimer le caractère extraordinaire, supra-ordinaire - l'aspect ineffable de l'expérience. Ils estiment alors que leur narration ne restituera que de façon médiocre ce qu'ils ont ressenti, puisqu'aucun qualificatif de notre vocabulaire ne parvient à le définir. De plus, certains craignent de passer pour de nouveaux prophètes ou pour des illuminés un peu naïfs.

Mais encore, il est probable que cet amour suprahumain ne corresponde pas aux conceptions antérieures de l'expérimentateurs. Et certainement pas au climat d'hostilité et de violence qui préside trop souvent aux relations entre les éphémères locataires de notre petite planète ; le choix d'une fraternité pacifiste y passant pour un gage de faiblesse ou pour une utopie. Ainsi cet expérimentateur se trouve-t-il fréquemment en décalage non seulement avec ses opinions passées, mais encore avec celles d'une majorité de ses contemporains. Enfin, sa réinsertion affective au sein de la famille et des proches, en raison de leur incompréhension de cette notion d'amour dont ils se sentent exclus, n'est pas la moindre difficulté qu'il lui faut surmonter. Garder le silence sur ce sentiment incommunicable, qu'il n'est donc pas en mesure de faire partager, est pour lui une manière de se préserver et de sauver les apparences.

Du faible pourcentage des expérimentateurs parvenus à ce stade de l'EMI quelques-uns estiment avoir été en symbiose avec tout l'univers, évoquant un sentiment de fusion avec le cosmos et de savoir universel. Ils ont connu un état d'expansion de la conscience difficile à décrire, là aussi, et disent avoir bénéficié alors d'une faculté de perception infiniment supérieure à celle de leur état habituel de conscience. Même s'ils ne gardent qu'un souvenir flou de leur « enseignement », ils affirment qu'à cet instant précis de leur expérience ils possédaient l'explication de toute chose. Si le bouleversement émotionnel alors ressenti est toujours parfaitement mémorisé, ce n'est pas le cas, hélas, de cette connaissance illimitée. D'autre part, beaucoup se plaisent à souligner l'impression de familiarité ressentie de « l'autre côté », comme s'ils étaient revenus chez eux après une brève absence.

Il est fréquent que l'entité lumineuse se voie attribuer une identité : Dieu, Jésus, Allah, Mahomet, Bouddha, la Vierge, un saint, un prophète, un messager divin ou quelque autre figure emblématique de la religion de l'intéressé.

Ces apparitions sont en relation directe avec la culture religieuse de l'expérimentateur, subjugué par le réalisme de ces représentations. C'est un élément culturel du même ordre qui préside sans aucun doute au choix des sites merveilleux qui accueillent le visiteur : cités étincelantes d'or et paysages paradisiaques. La vision de ces tableaux exprime un ravissement des sens, une extase.

Ce témoin mélomane, déjà cité, a carrément été enlevé de son lit d'hôpital par deux archanges vêtus de blanc qui restèrent à ses côtés le temps d'une lente et solennelle ascension. Ajoutez à cela un air de Vivaldi et vous aurez une meilleure idée de l'intensité émotionnelle de son vécu. D'autant que, par la suite, il s'est trouvé face à un personnage majestueux, vêtu d'une toge immaculée, assis sur un trône somptueux. Ses traits étaient en parfaite conformité avec l'iconographie chrétienne, cette vision anthropomorphique du Créateur telle que l'avait reproduite Michel-Ange dans les fresques de la chapelle Sixtine : beau visage de vieillard encadré d'une barbe blanche. Avec, ajoutera cet homme, « un regard qui pénètre jusqu'au tréfonds de l'âme ».

« Il y eut cette lumière brillante. Elle était de plus en plus brillante, et j'ai eu l'impression de la traverser. Et il y avait de la musique. Je me voyais dans un paysage de campagne, avec des ruisseaux, des arbres, des montagnes. Ce n'était pas vraiment des arbres, ni rien de connu. Ce qui m'a paru le plus étrange c'est qu'il y avait du monde ; pas sous un aspect physique, corporel : les gens étaient là, c'est tout. On éprouvait un sentiment de paix absolue et de bonheur. D'amour. Et j'avais l'impression de m'intégrer à tout ça. »

« J'apercevais une ville. Il y avait de grandes maisons, séparées les unes des autres, qui étincelaient. Ceux qui y habitaient étaient heureux. On voyait des sources jaillissantes, des fontaines. Une ville de lumière, voilà comment je serais tentée d'appeler cela. C'était splendide. Il y avait aussi de la belle musique. Tout resplendissait, merveilleux. » « Je faisais des efforts pour rejoindre cette lumière parce que j'avais le sentiment que c'était le Christ, et je voulais arriver jusqu'à Lui. Il n'y avait rien là d'effrayant ; c'était même plutôt agréable. »

« C'était la lumière qui me parlait, elle avait une voix. Et cependant, à partir du moment où elle a commencé à me parler, je me suis senti délicieusement bien, protégé et aimé. L'amour qui émanait de la lumière est inimaginable, indescriptible. Et par-dessus le marché elle dégageait de la gaîté ! Elle avait le sens de l'humour, je vous assure ! »

« La première chose que j'ai vue en me réveillant à l'hôpital était une fleur et j'ai pleuré. Croyez-le ou pas, je n'avais jamais vraiment regardé une fleur avant de revenir de la mort. Une des grandes choses que j'ai apprises quand je suis mort, c'est que nous faisons partie d'un grand tout, de l'univers vivant. Si nous pensons pouvoir faire du tort à une autre personne ou à une autre chose vivante sans nous faire du tort à nous-mêmes, nous nous trompons lourdement. »

« J'ai eu tout à coup la sensation de posséder la connaissance de toutes choses - de tout ce qui avait eu lieu depuis le commencement du monde et de tout ce qui allait avoir lieu indéfiniment. Cette science intégrale s'était comme ouverte devant moi. J'ai su que ma maladie durerait encore un certain temps et qu'il m'arriverait à nouveau de voir la mort de près (et en effet j'ai été plusieurs fois à deux doigts de mourir après cela). On m'a expliqué que c'était afin d'effacer cette connaissance universelle que j'avais reçue car j'avais pénétré les secrets de l'univers. »

9 - Le panorama de la vie et le jugement

C'est le plus souvent en présence de la lumière, et parfois en compagnie de ses guides, que l'intéressé se voit proposer le bilan de sa vie passée. Proposer est un euphémisme puisque, dans la plupart des cas, cette revue de la vie s'impose d'elle-même. Elle se déroule devant ses yeux sans qu'il lui soit demandé le moindre effort de mémoire. L'expérimentateur perçoit les menus détails de chaque scène et en ressent toutes les émotions ; les siennes tout autant que celles des autres protagonistes.

Il n'est pas facile d'expliciter ce panorama de la vie car, dans certains récits, il est fait état de la perception simultanée de plusieurs scènes. D'un témoignage à l'autre, le déroulement chronologique peut suivre un axe opposé : de la naissance jusqu'à la période précédent l'EMI ou inversement. Mieux encore, de temps à autre s'intercalent des visions du futur, comme si ce bilan s'appliquait à la totalité de l'existence y compris à l’avenir.

Culpabilisante ou au contraire gratifiante, la revue des événements de la vie s'exprime sur un registre émotionnel relativement modéré, paradoxal parfois.

L'expérimentateur revit pourtant des pans entiers de son existence, oubliés la plupart du temps. Il se trouve aussi en situation de participer, au plan émotionnel, en lieu et place des autres personnes présentes. De cette façon il juge véritablement de l'effet de ses actes.

« L'Être de lumière », ainsi qu’on le désigne en écho aux paroles de nombreux témoins, se montre compréhensif et compatissant. Il se garde de tout jugement moral, laissant au sujet lui-même le soin de le faire. Il est intéressant de noter que bien des d'expérimentateurs estiment s'être livrés à une sorte d'auto-jugement, considérant l'Être de lumière comme l'émanation transcendée de leur propre conscience. Dans quelques récits, il est également fait mention d'une impression de moquerie amusée manifestée par la lumière, voire d'un humour plus ou moins sarcastique.

Différentes études tendent à indiquer que le bilan panoramique de la vie revient avec plus de fréquence dans les cas où l'imminence de la mort revêt un caractère inopiné (accident), tel que la victime ne peut manifestement pas s'être préparée à sa fin prochaine. Selon les mêmes sources, ces rescapés d'une mort imprévisible rapporteraient moins de récits d'apparitions lumineuses ; un constat qui ne trouve pas explication pour l'heure.

Nombre d'expérimentateurs parvenus à ce stade évoquent une question précise, émanant de la source lumineuse, qui semble introduire la phase du jugement : « Qu'as-tu fait de ta vie ? »

« Dès qu'il m'est apparu, l'Être de lumière m'a tout de suite demandé : Montre-moi ce que tu as fait de ta vie. Ou quelque chose d'approchant. Aussitôt les retours en arrière ont commencé. Il choisissait certains passages de mon existence et les faisait revivre devant moi pour me les remettre en mémoire. Il ne manquait pas une occasion pour me faire remarquer l'importance de l'amour. Il insistait beaucoup sur l'importance de la connaissance. » « Je suis tombé à la renverse et toute ma vie a défilé devant moi comme sur un ordinateur, et je pensais à toutes les choses que j'avais faites ou, peut-être, que je n'avais pas faites. »

« À l'instant de l'impact, ma vie a commencé à défiler devant moi ; cela remontait à l'époque où j'étais bébé, puis les images se sont mises à progresser dans le temps. Je me rappelais tout et tout était incroyablement vivant. Il n'y avait rien de pénible, j'y assistais sans regrets. La projection d'une série de diapositives, comme si quelqu'un faisait défiler les photos à toute vitesse. »

« J'ai eu peur parce que je voyais que le camion allait heurter le parapet du pont. Eh bien, pendant le court laps de temps pendant lequel le camion glissait, j'ai repensé à tout ce que j'avais fait. Je devais avoir deux ans, au moment d'aller à l'école. Chacune de mes années de classe, j'ai revu tous mes professeurs, et les faits marquant de chaque année. Et tout le reste jusqu'à l'heure présente. Cela n'a duré qu'une fraction de seconde. »

« Les pensées de mon enfance et ma vie entière m'attendaient au bout du tunnel, jaillissant devant moi. Je ne sais pas comment vous l'expliquer, mais tout était là, tout se trouvait là en même temps. Je pensais à mes parents et j'aurais tant voulu ne pas avoir fait les choses que j'avais faites, j'aurais voulu revenir en arrière pour les défaire. »

« Il s'est fait autour de moi une exposition, disons, où tout ce que j'avais fait dans ma vie se trouvait comme à l'étalage. J'étais dévoré de honte à cause d'un tas de choses que j'avais faites, parce que maintenant je voyais tout sous un jour différent ; la lumière me révélait ce qui était mal, ce en quoi j'avais mal agi. Et tout cela était très réel. C'était une espèce de jugement et il y eut un dialogue ; pas avec des mots, rien qu'avec les pensées. Je ne voyais pas seulement tout ce que j'avais fait, mais même les répercussions que mes actes avaient entraînées pour d'autres personnes, je ressentais tout ça, ça s'accompagnait de sentiment. Nos pensées ne se perdent jamais. »

10 - La frontière et le retour

Vient le moment où l'expérimentateur, même s'il n'a pas parcouru l'ensemble des phases précédentes, rencontre une sorte de frontière matérielle ou symbolique : barrière, grille, porte, fleuve, orée d'un bois, montagne, ravin, souvenir des proches laissés en arrière ou sentiment de responsabilité à leur égard (enfants), notion d'une œuvre, d'un destin ou d'une vie inachevés...

Dans certains témoignages, ce sont les défunts rencontrés par l'expérimentateur ou la présence ressentie dans la lumière qui lui demandent de s'en retourner. Citons une fois encore cet amateur de Vivaldi, envoyé Ad Patres par une grave infection, au chevet duquel veillait sa mère. Il fut « refusé à l'arrivée » et « réexpédié » à celle-ci lors d'une scène où Dieu, assis sur un trône somptueux, le désigna du doigt aux deux archanges qui l'encadraient en ordonnant, d'une voix puissante et sur un ton qui ne se discute pas : « Ramenez cet enfant à sa mère ! ». D'autres fois c'est de sa propre initiative que l'expérimentateur revient dans son corps, généralement parce qu'il pense que son rôle ici bas n'est pas achevé. Il estime le plus souvent, ainsi qu'il vient d'être dit, que ses proches, en particulier ses enfants, ont encore besoin de lui.

Cette dernière étape de l'EMI est fréquemment mal acceptée. A son grand regret, encore sous le coup des extraordinaires sentiments d'amour, de paix et de joie qu'il a connus, l'expérimentateur doit réintégrer une enveloppe charnelle souvent douloureuse et revenir à une vie qui lui semble, comparativement, triste et futile. L'état de conscience ordinaire lui devient instantanément synonyme de viscosité mentale. De fait, cette soudaine réduction du champ perceptif et des capacités intellectuelles, associée à la lourdeur du corps physique, sinon à la douleur, représente une rééducation fort déplaisante, bien que généralement brève. Il n'empêche que beaucoup, à la pensée de leur extraordinaire périple, restent longtemps affectés par une profonde nostalgie.

Si quelques récits de ce « retour à la vie » suggèrent l'idée d'enfiler une combinaison moulante, on relève dans d'autres témoignages que leurs narrateurs se sont sentis propulsés brutalement dans leur enveloppe physique. Mais ils sont nombreux à n'en posséder aucun souvenir précis, hormis de s'être éveillés brusquement dans leur corps, comme sur un claquement de doigts disent certains.

Le processus de retour a parfois été décrit avec la sensation de réintégrer le corps soit par le haut du crâne soit par les pieds. Sur ce point, plutôt accessoire, il est probable que les expérimentateurs qui disent être revenus dans leur corps par les pieds, signifiaient ainsi que c'étaient les pieds de leur supposé « corps spirituel » qui entraient les premiers en contact, au niveau de la tête, avec leur corps physique. C'est ce qu'indique, par exemple, le premier des témoignages ci-après ; les deux suivants évoquent également cet aspect précis.

« Je luttais contre les médecins qui tentaient de me ramener à la vie. Mais je me battais plus encore contre ces maudites machines (appareils d'assistance respiratoire, défibrillateur cardiaque, moniteurs divers). Ce sont les machines qui m'attiraient vers mon corps et je sentais ma résistance fléchir de plus en plus. Je les ai vus me donner des secousses électriques pour rétablir mon cœur et j'entendais que les bip des machines accéléraient. Si je considère que je possédais un autre corps, je dirais que j'étais attirée par les pieds de celui-ci vers mon corps physique. Car à mesure que je réintégrais, que je sentais que je ne gagnerais pas sur les machines, ma pensée, elle, était toujours à l'extérieur. »

« J'étais comme aspiré, et le point de départ de l'aspiration était dans ma tête, comme si je rentrais par la tête. L'instant d'avant je me trouvais à plusieurs mètres de mon corps, et d'un seul coup c'était fini. »

« J'ai dit : Non, je veux vivre, et ensuite, ce fut quasiment (avec un claquement de doigts) instantané. J'avais réintégré mon corps. Je n'hésiterai pas à dire que je pense être rentré dans mon corps en passant par la tête (avec une intonation étonnée). Mais j'ignore pourquoi. » « J'essayais d'arriver là mais il y avait quelque chose qui n'arrêtait pas de me repousser. J'ai commencé à être entraînée en arrière et je suis revenue en flottant et je suis redescendue vers mon corps. »

« J'ai décidé que j'allais revenir, et immédiatement, ça a été comme une secousse, une secousse qui me projetait dans mon corps ; et j'ai senti exactement à ce moment-là que je retournais à la vie. »

« Voilà que j'ai vu surgir mon oncle Charles, mort depuis des années. Il m'a barré le passage en disant : « Il faut t'en retourner, tu n'as pas achevé ton ouvrage sur la terre ; retourne sur tes pas maintenant. » Je n'avais aucune envie de repartir, mais je n'avais pas le choix. Dans l'instant même j'avais retrouvé mon corps, avec cette douleur affreuse dans la poitrine. Et j'entendais mon petit garçon qui pleurait en disant : Mon Dieu, fais que maman revienne ! »

« En revenant à moi, je n'ai pas arrêté de pleurer pendant toute une semaine parce qu'il me fallait continuer à vivre dans ce monde-ci après avoir entrevu l'autre. Je ne voulais pas revivre. »

« Le docteur avait constaté ma mort, mais je vivais toujours ; et l'expérience que j'ai traversée ne m'apportait que de la joie, aucune sensation désagréable. J'ai eu l'impression d'avoir été rappelée, je dirais presque aimantée, par la puissance de l'amour que me portaient ma sœur et mon mari. Depuis lors, j'ai toujours cru que l'on pouvait ranimer les autres par amour. »

11 - Des changements objectifs

Cette dernière caractéristique ne concerne pas une phase proprement dite de l'EMI, mais les répercussions de celle-ci sur le comportement ultérieur de l'expérimentateur. Ces répercussions se traduisent essentiellement par une profonde remise en cause des valeurs auxquelles il se référait précédemment. Il en vient par exemple à rejeter l'esprit de compétition et l'individualisme, références dominantes dans nos sociétés, pour leur préférer un modèle plus en harmonie avec ce qu'il vient de connaître : coopération et altruisme. Le sentiment d'unité avec le genre humain éprouvé pendant son EMI pourrait expliquer ce remaniement des valeurs qui le conduit également à pardonner plus facilement à ceux qui lui ont porté préjudice, ou simplement à relativiser celui-ci.

Mais, et ceci est à souligner, cette mutation positive est loin d'être effective dans l'instant qui suit une EMI. Cette évolution ne s'amorce parfois que bien des années plus tard et l'ampleur des transformations reste le plus souvent très modeste. En fait, l'EMI est une aventure qui pour extraordinaire n'en concerne pas moins des êtres ordinaires. Selon leur personnalité, fruit d'un vécu antérieur unique, ils seront plus ou moins réceptifs au potentiel transformateur de leur EMI. Et on ne peut nier que beaucoup se montrent incapables d'en tirer le meilleur profit.

Cependant, si l'on s'en tient au schéma standard, idéal, on notera que les préoccupations matérielles ne constituent plus une priorité pour l'expérimentateur-type. Touché par la grâce, si l'on peut dire, celui-ci tente d'adopter une espèce de philosophie humaniste renforcée d'une conscience écologique responsable. Ces changements de repères influent sur la qualité de sa relation aux autres et n'échappent pas à son entourage.

A l'occasion, cet expérimentateur se découvre une soif de connaissances jusqu'alors inconnue, qui l'amènera à se replonger dans un cycle d'études jadis interrompu. La certitude d'avoir possédé, même un bref instant, la connaissance suprême n'est peut-être pas étrangère à ce nouveau goût pour l'étude. La plupart insistent sur la nécessité qu'il y a pour chacun d'acquérir non pas le plus grand savoir, mais le meilleur savoir possible ; l'ignorance ne pouvant que concourir au malheur des hommes. Dans l'ensemble ils se refusent toutefois à jouer les moralisateurs, faisant d'ailleurs preuve d'une grande méfiance à l'égard des modèles dogmatiques. À l'inverse de certains prédicateurs que motive le vedettariat, ils se gardent, hors de rares exceptions, de quelque forme de prosélytisme que ce soit.

Il arrive que des croyances religieuses se voient confortées. Mais ceci ne conduit pas obligatoirement, loin de là, à un renforcement de l'assiduité au culte, pas plus qu'à une adhésion à la doctrine officielle. Il est fréquent que l'expérimentateur manifeste une certaine indépendance à l'égard des clergés et de leurs liturgies. Les témoins qui ont vécu les expériences les plus profondes estiment que les religions ont été dénaturées par l'homme, du moins par ceux de ses représentants qui se déclarent les porte-parole de Dieu. D'après ces mêmes expérimentateur la rigidité des dogmes religieux, facteur d'intolérance, ne correspond absolument pas à une quelconque volonté divine. Si la croyance n'est pas remise en cause, la faveur va plutôt à un syncrétisme libéré des contraintes doctrinales.

Les expérimentateur restent à jamais marqués par leur EMI qui bouleverse leurs conceptions antérieures sur la mort, qu'ils ne redoutent définitivement plus, et donne un sens nouveau à leur vie. Les témoins que j'ai rencontrés m'ont unanimement fait part de la disparition de toute crainte de la mort, quelle que soit la qualité de leur cheminement spirituel ultérieur. La plupart n'ont pas manqué d'ajouter qu'ils ne feraient jamais rien pour précipiter le terme de leur vie, même s'ils conservent une profonde nostalgie de leur EMI et se réjouissent à l'idée de la revivre au dernier jour. Ils estiment que le suicide n'est pas la solution adéquate car le problème qui le motive, bien terrestre, ne sera pas résolu de l'autre côté. Cela étant, pour sortir un peu du schéma type, il faut préciser que les expérimentateurs ne sont pas à l'abri d'une telle extrémité, et que la nostalgie de ce paradis entrevu de trop brefs instants est parfois bien mauvaise conseillère. Reste que les cas de suicide ou les tentatives de suicide d'un expérimentateur de mort imminente sont tout à fait exceptionnels.

Les questions d'ordre métaphysique sont complètement remaniées : certitude d'un but à l'existence terrestre et d'une vie après la mort. Qu'ils aient été croyants, athées ou agnostiques, ils estiment désormais que la mort est une simple transition, une brève étape vers un plan d'existence différent. Quelques-uns se souviennent de mots, de formules ou de thèmes ramenés de leur expérience et s'interrogent longtemps parfois sur leur sens.

L'expérimentateur se soucie moins du superficiel, il attache plus d'importance au dedans des choses plutôt qu'à leur apparence. Pour autant, il ne méconnaît pas l'importance de certains détails. Ainsi apprécie-t-il davantage les menus événements du quotidien : un sourire, un regard, un mot agréable, le chant d'un oiseau, le parfum d'une fleur... En bref, il semble être devenu plus respectueux de la Vie, plus tolérant envers ses contemporains, jusqu'à la naïveté quelquefois, et plus attentif à leurs besoins.

Faut-il considérer ces changements comme les répercussions du seul phénomène EMI ou résultent-ils du sentiment d'avoir échappé à la mort ?

Tout porte à croire que c'est sur la base du premier élément que s'établissent les changements qui affectent l'expérimentateur. En effet, chez les sujets qui ont échappé à la mort sans avoir vécu d'EMI, les répercussions les plus remarquables diffèrent sensiblement de celles qui viennent d'être énumérées. Ceux-là tendent le plus souvent à se délecter des plaisirs immédiats que procurent les avantages matériels, profitant sans retenue de toutes les opportunités susceptibles de leur apporter une satisfaction dans l'instant. Ce qui est plutôt en opposition avec la philosophie adoptée par l'expérimentateur, davantage orientée vers une progression spirituelle, et pour lequel les considérations matérielles se révèlent secondaires.

Il ne faudrait pas en conclure que les expérimentateurs se muent en personnages austères ayant opté pour un mode de vie spartiate. Ce n'est pas du tout le cas. Eux aussi estiment être en sursis et sont loin de renoncer aux petits plaisirs du quotidien. S'ils évoluent davantage dans l'instant, dans le moment présent, ils les savourent de façon différente, sans boulimie, en gourmets. Car pour beaucoup d'entre eux, en effet, le moment présent est fondamental et ils ont souvent beaucoup de difficultés à se projeter dans l'avenir, tout autant qu'à faire émerger certains souvenirs de l'avant expérience de mort imminente.

Leur nouvelle façon de concevoir l'existence n'est pas pour faciliter celle des membres de leur entourage, pour lesquels tous ces changements ne sont pas faciles à accepter ni à gérer. On a évoqué plus haut la difficulté rencontrée par l'expérimentateur, étranger parmi les siens, à se remettre au niveau affectif de ses proches ; les séparations et divorces ne sont pas rares consécutivement à une EMI.

Par ailleurs, il ne met pas en doute la réalité de ce qu'il a vécu et ceci ne va pas sans poser d'autres problèmes encore. Au cours de son EMI, les repères les plus familiers de notre monde physique lui sont apparus sous un aspect totalement différent, insoupçonné. De là son étonnement à l'égard des concepts de temps et d'espace propres à son « voyage ». Les limites temporelles de son EMI lui restent incompréhensibles. Le temps ne peut s'y mesurer à l'aune d'une quelconque échelle humaine puisque les événements d'une vie entière s'y déroulent en quelques fractions de seconde. Tout ceci, il le sait, ne reflète guère la cohérence. De plus, si lors de son expérience la notion de durée a été singulièrement modifiée, les autres certitudes terriennes ont tout autant été chahutées. Le principe de causalité n'y est plus hégémonique et nombre de nos lois physiques y sont caduques : la gravitation n'a plus cours, l'air n'offre aucune résistance, pas plus que les solides d'ailleurs.

Et que dire de cette télépathie sans cesse évoquée ? La pensée amenant la conscience à destination de façon instantanée.

On comprend mieux, ainsi, que lorsque les expérimentateurs tentent de raconter cette incroyable odyssée hors de leur corps et hors de notre espace-temps, ils ne rencontrent, le plus souvent, qu'incrédulité, suspicion ou mépris. C'est pourquoi, très tôt, alors qu'ils brûlent d'envie de témoigner de l'existence d'une autre dimension de l'être, la plupart décident de ne pas se confier.

Mais il est probable que cet aspect tendra à s'amenuiser dans la mesure où le phénomène bénéficie d'une notoriété grandissante. Ce qui est déjà le cas aux Etats-Unis où, à l'inverse d'un vieux continent qui n'en finit pas d'exorciser ses démons moyenâgeux, les EMI y souffrent moins des préjugés qui ont cours de ce côté-ci de l'océan. Cela dit, comme on le constate bien souvent, les américains ne sont pas à l'abri des récupérations les plus opportunistes. (néo-spiritisme, new age…)

Il faut encore signaler la plus intrigante des répercussions d'une EMI. Il s'agit du développement soudain, plus ou moins notable, de ces facultés paranormales : télépathie, clairvoyance, précognition, ou pouvoir de guérison. À ce propos, l'exemple d'un guérisseur qui, dit-il, est passé par deux fois dans le tunnel, ayant vécu deux expériences de mort imminente, à quelques années de distance. Il affirme que celles-ci ont favorisé le développement de ses dons, mais n'en signale pas moins l'éventualité d'une origine héréditaire. En tout état de cause, bien des expérimentateurs affirment posséder un sixième sens beaucoup plus développé qu'avant leur EMI et être capables de jauger très rapidement leur interlocuteur. Quelques-uns s'étonnent de leur facilité à deviner une visite impromptue, un appel téléphonique inattendu, les répliques d'un tiers lors d'une conversation, etc.

Une forme de répercussion à connotation paranormale est plus rarement signalée. Il s'agit du sentiment, très réaliste parfois, d'expérimenter des épisodes autoscopiques à la suite d'une EMI.

Dans les cas les moins spectaculaires, certains sujets ont l'impression de n'avoir pas complètement réintégré leur corps, comme si une partie de leur conscience demeurait encore à l'extérieur de celui-ci ; cette impression peut persister de quelques jours à plusieurs années après l'EMI. Une double vie qui, on le conçoit facilement, rend assez problématique l'adaptation à la réalité quotidienne. Dans les cas extrêmes on a carrément affaire à des sorties intégrales de la conscience hors de l'enveloppe physique. Ce sont alors des phénomènes très réalistes, vécus de manière involontaire ou, plus exceptionnellement, de manière volontaire.

Ajoutons, pour conclure cette revue des répercussions d'une EMI, que dans les rapports humains, les expérimentateurs ont souvent une attitude conciliante et modératrice. À l'occasion d'un litige, il n'est pas rare que l'on fasse appel à leurs qualités de médiateur.

« Depuis lors, on m'a souvent fait remarquer que je produisais un effet calmant sur les gens, agissant de façon immédiate lorsqu'ils se sentent soucieux. Et je me sens mieux accordée avec l'entourage, il me semble que j'arrive à deviner les gens beaucoup plus vite qu'avant. »

« Un don que je crois avoir reçu à la suite de ma « mort » est que j'arrive à deviner les besoins des autres. j'ai presque le sentiment de pouvoir lire leurs pensées sur leur visage. »

« C'était comme si... je voyais mon mari en même temps qu'une image de nous, cinq ans plus tard. Je nous voyais en compagnie de nos enfants. Et on aurait dit que je voyais et que je savais les enfants que j'allais avoir. Et j'ai eu deux garçons. J'avais vu deux enfants de dos. Et elles étaient très nettes (les scènes), pas du tout brouillées. »

« Depuis mon accident, j'ai souvent l'impression de déchiffrer les pensées et les vibrations qui émanent des gens ; je perçois aussi leurs ressentiments. J'ai souvent été capable de savoir d'avance ce que les gens allaient dire avant qu'ils n'ouvrent la bouche. »

« J'ignore vraiment combien de temps cela s'est poursuivi. Parfois, quand j'y réfléchis, j'ai l'impression que c'était une éternité. »

« Ce qu'il y a d'intéressant là-dedans, c'est que ça devait se passer en dehors du temps et de l'espace. C'est obligé, parce qu’on ne peut pas le classer dans un genre de chose temporel. On ne peut l'associer à aucune notion de temps. »

« Je n'ai plus peur de mourir, encore aujourd'hui même, la mort ne me fait plus peur et je me rends compte que ça (l'EMI) y est pour beaucoup. »

« Cette expérience a changé ma vie comme d'une simple pichenette. Je me faisais toujours du souci au sujet de la vie : comment la vivre, essayer de rendre la vie plus facile en travaillant plus dur pour gagner plus d'argent. J'ai arrêté de faire ça. J'ai vu la mort et cela ne me dérange pas. Je n'en ai pas peur. La mort n'est plus quelque chose qu'il faut subir. J'ai encore ma vie à vivre. J'en suis très heureux. »

« Pendant mes 56 premières années, j'ai vécu dans la peur constante de la mort. Je voulais avant tout éviter la mort qui m'apparaissait comme une chose épouvantable. Après cette expérience j'ai compris qu'en vivant dans cette crainte de la mort, je m'empêchais de profiter de la vie. »

« Vous savez, cette expérience se répercute sur votre vie de tous les jours, et pour toujours. Le seul fait de marcher dans la rue devient une expérience totalement différente, vous pouvez me croire. Avant, je marchais enfermé dans mon petit monde à moi tout en pensant à une foule de petits problèmes. Maintenant, quand je marche dans la rue, je me sens baigné dans un océan d'humanité. J'ai envie de connaître tous les gens que je croise et je suis sûr que, si je les connaissais, je les aimerais. »

« Avant ma crise cardiaque, je n'avais que mépris pour les intellectuels, j'ai toujours pensé que les professeurs n'étaient que des paresseux, c'est une expérience qui m'a rendu humble. Je ne méprise plus les professeurs. Le savoir est important. Maintenant, je lis tout ce qui me tombe sous la main, vraiment. Je suis heureux d'avoir le temps de m'instruire à présent. L'histoire, la science, la littérature, tout m'intéresse. »

« La chose la plus importante que m'a apprise cette expérience est que je suis responsable de tout ce que je fais. Les excuses et les échappatoires étaient impossibles quand j'étais avec lui en train de revoir ma vie. J'ai vu que la responsabilité n'était pas un mal, loin de là. Si nous savions ce que nous faisons aux gens quand nous agissons sans amour ! C'est un véritable défi, chaque jour de ma vie, de savoir qu'à ma mort je vais revoir chacun de mes actes et que je ressentirai enfin tout ce que j'ai provoqué chez les autres. C'est sûr que cela m'arrête et me fait réfléchir. Je n'en ai pas peur. Je m'en réjouis. » (Un ancien séminariste) « J'ai vu dans cette vision quel âne bâté j'étais avec toute cette théologie, à regarder de haut tous ceux qui n'appartenaient pas à la même religion que moi. Beaucoup de gens que je connais vont être surpris quand ils sauront que le Seigneur ne s'intéresse pas à la théologie. Apparemment, il trouve cela plutôt amusant, parce qu'il ne s'intéressait pas du tout à mon appartenance religieuse. Il voulait savoir ce que j'avais dans le cœur, pas dans la tête. »

« J'avais peur de la mort. Je me souviens que du temps où j'étais jeune femme, quand j'ai eu mes deux enfants, je me réveillais parfois au milieu de la nuit en pleurant, et que mon mari me prenait dans ses bras, parce que cela m'arrivait brusquement au milieu de la nuit. Mais j'avais toujours peur de la mort. C'était la première fois (au cours de son expérience de mort imminente) que je me trouvais face à face avec la mort et je n'avais pas peur. Je me souviens de cette sensation absolument merveilleuse. Et je n'ai depuis jamais plus eu peur de la mort. »

« Je crois vraiment que la mort n'est qu'une étape d'un long cycle continu. Je pense qu'au moment de la naissance, la conscience est introduite dans un corps. Et que l'on grandit, se développe et apprend. Et je crois que l'on essaye d'atteindre - que l'on en soit conscient ou non - de développer, un plus grand éveil à une conscience plus vaste. Je pense que chacune de nos morts est comme se dépouiller d'un vieux vêtement pour en revêtir un nouveau, afin que notre conscience progresse de plus en plus jusqu'à devenir une avec celle de Dieu, ou de la Création, ou de quoi que ce soit dont il s'agit. Quelle que soit cette chose immense. »

Undercover.

*******

BONUS

Nicole Dron a écrit un livre qui s'intitule "45 secondes d'éternité" où elle raconte son enfance et son EMI.



Mes souvenirs de l'au-delà

Cet ouvrage nous interroge sur l'origine de la conscience, la pluridimensionnalité de l'être humain, sa finalité et sa place dans l'univers. Il restitue l'Homme dans sa grandeur et sa dignité.

Voici un témoignage bouleversant d'authenticité et de sincérité, celui de Nicole Dron qui a vécu l'expérience la plus mystérieuse et la plus profonde qu'il soit donné à un être humain d'éprouver : la traversée des " Portes de la Mort ".

À 26 ans, au cours d'une opération chirurgicale, le cœur de Nicole s'arrête de battre. Tout semble terminé. Pourtant, commence pour elle " l'aventure " qui bouleversera toute sa vie. Au cœur de la Lumière, Nicole découvre qu'elle est éternelle et qu'il n'y a que la vie. Elle y goûte une paix et un amour infini qu'elle ne pourra jamais plus oublier.

Elle y retrouve, avec une émotion palpable, ce jeune frère parti trop tôt et découvre, avec un bonheur immense, que les liens d'amour ne meurent jamais...

Un Être de lumière lui pose cette question si exigeante : Comment as-tu aimé et qu'as-tu fait pour les autres ? Des révélations troublantes sur le futur de l'humanité lui sont accordées. Il lui est dit que seule, une transformation individuelle et globale de la conscience humaine pourra sauver notre terre.

Comment vit-on après une telle expérience ?



dimanche 23 février 2025

"Māyānaise" indigeste


Māyā (माया illusion) : le bouddhisme originel évite les affirmations tranchées.

Anne Cardynale sur X :

"Poutine est bientôt mort et l'Ukraine va gagner la guerre contre la Russie, c'est sûr !

Florilège de nos "experts" et autres "analystes" de plateaux TV. De belles brochettes de russophobes échappés de l'asile et qui prenaient les Français pour des cons !"



"La langue française est, parmi toutes les langues qui peuvent être apprises en Europe, celle qui, si je peux m’exprimer ainsi, pousse l’âme des hommes à la surface, à la surface la plus extrême de l’être humain. Elle serait celle qui peut conduire l’homme à mentir de la manière la plus honorable à la plus frivole. Elle se prête d’autant plus à cela qu’on peut y mentir de manière spontanée et loyale, parce qu’elle n’a plus aucun lien juste avec l’intériorité des hommes. Elle est parlée tout à fait à la surface de l’homme." Rudolf Steiner.