mardi 29 novembre 2016

Le monstre bicéphale de la "démocratie" (2007-2017)

Dans le livre enquête de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, "Un président ne devrait pas dire ça…", les auteurs rapportent des propos tenus par François Hollande à l’encontre de son prédécesseur. C’est assez saignant. Hollande dégaine à son encontre : « C’est le petit De Gaulle. On a eu Napoléon le petit, eh bien là, ce serait De Gaulle le petit », dénonçant son cynisme et un goût immodéré pour l’argent.

Pour Hollande, Sarko n’est qu’un « lapin Duracell, toujours en train de s’agiter », la salle de bains retapée de l’Elysée à sa demande est l’expression pure et simple du « mauvais goût », note François Hollande. Un mauvais goût sans doute oriental… Et ce n’est pas tout. Les traits de caractère sont aussi passés au crible et sur ce point, il ne peut s’empêcher d’énumérer les innombrables défauts de Nicolas Sarkozy. “Grossièreté”, “cynisme”, “méchanceté”… sont les mots qu’il utilise pour le définir.

Selon les propos rapportés, le président s’interrogerait aussi sur les postures de son prédécesseur et n’aurait de cesse de pointer ses erreurs de casting autant que son côté bling-bling : « Ce qu’on ne voit pas chez lui, c’est qu’il ne fait pas le partage entre ce qui est possible et ce qui n’est pas possible, le légal et le non-légal, le décent et le non-décent. Pourquoi cette espèce d’appât de l’argent ? […] Il s’entoure de gens d’argent. Pourquoi ? […] L’argent est toujours l’argent ! C’est ça qui est étonnant ». Il dévoile en l’occurrence une anecdote qui l’a frappé. Une scène qui s’est jouée en décembre 2013, lorsque les deux hommes se sont recroisés après leur passation de pouvoir : « Il commence à me parler de l’argent qu’il gagnait avec ses conférences. […] Je me dis : il ne vas pas oser quand même. […] Uniquement l’argent ! Que l’argent ». Eh bien si, Sarkozy a continué à parler argent. 


 Robert SPIELER

Un président ne devrait pas dire ça...